Fiche de révision : La chute du Second Empire

Plan du Cours

  1. Seconde République et victoire de Bonaparte
  2. Réaction conservatrice et loi électorale
  3. Préparation du coup d’État
  4. Coup d’État de 1851 et répression
  5. Second Empire autoritaire et soutiens
  6. Développement économique et politique de grandeur
  7. Réformes libérales de l’Empire
  8. Échec du Mexique et oppositions
  9. Guerre de 1870 et chute de l’Empire
  10. Science, Église et modernité
  11. Libéralisme et question ouvrière

1. Seconde République et victoire de Bonaparte

Notions clés & Définitions

  • Seconde République : Régime républicain instauré en 1848, initialement porté par un espoir accru de libertés et de progrès.
  • Parti de l’Ordre : Courant majoritaire issu du vote rural, qui domine l’Assemblée et soutient un tournant plus conservateur.
  • Louis-Napoléon Bonaparte : Président élu au suffrage universel masculin, qui rassemble des soutiens variés puis s’impose face au Parti de l’Ordre.
  • Loi des Burgraves : Loi électorale de 1850 qui réduit le suffrage universel en imposant résidence et paiement d’une taxe.
  • Parti de l’Élysée : Regroupement autour du président, composé surtout de bonapartistes qui prennent leurs distances avec le Parti de l’Ordre.

Points essentiels

  • La Constitution fait apparaître la fraternité, et Lamartine qualifie l’espoir républicain naissant d’illusion lyrique.
  • Au suffrage universel masculin, Louis-Napoléon Bonaparte remporte une victoire triomphale puis domine le Parti de l’Ordre à l’Assemblée.
  • Le Parti de l’Ordre fait voter des mesures liberticides contre les républicains « rouges », notamment par la restriction de libertés (presse et réunion) et la dissolution de certaines sociétés de secours mutuels.
  • La loi des Burgraves (1850) exige 3 ans de résidence et le paiement d’une taxe pour figurer sur les listes électorales, ce qui exclut environ 30 % des électeurs.
  • Entre 9 millions et 6 millions d’électeurs, la République perd son base populaire initiale et devient plus conservatrice malgré l’orientation attendue vers les ouvriers.
  • Autour de Louis-Napoléon Bonaparte, le Parti de l’Élysée rassemble des bonapartistes qui se démarquent de l’Assemblée dominée par le Parti de l’Ordre.

Astuce mémo

Chose à retenir : « chat et souris » pour Bonaparte = façade sociale + rassurer républicains + séduire orléanistes + rallier bonapartistes.

2. Réaction conservatrice et loi électorale

Points essentiels

  • La victoire de Louis-Napoléon Bonaparte s’appuie sur le suffrage universel masculin, ce qui lui donne une légitimité majeure face au Parti de l’Ordre.
  • À partir des élections, des mesures conservatrices sont votées qui réduisent les libertés, notamment sur la presse et la réunion, et frappent les sociétés de secours mutuels.
  • La loi électorale de 1850 impose 3 ans de résidence dans une commune et le paiement d’une taxe pour être inscrit sur les listes.
  • Cette loi exclut environ 30 % des électeurs, soit près de 3 millions de personnes, faisant passer le total de 9 millions à 6 millions.
  • La République, pensée pour servir les ouvriers, se transforme en régime plus conservateur, avec un conflit grandissant entre le président bonapartiste et l’Assemblée.
  • Autour du président se forme le Parti de l’Élysée, qui prend ses distances avec le Parti de l’Ordre.

Astuce mémo

Burgraves = “3 ans + taxe” : moins d’électeurs, plus de contrôle (≈30% exclus).

3. Préparation du coup d’État

Notions clés & Définitions

  • Opération Rubicon : L’opération Rubicon est le plan secret du coup d’État, présenté comme une étape de passage à l’action en 1851.
  • Postes stratégiques : Les postes stratégiques sont des fonctions clés où Louis-Napoléon Bonaparte place des hommes fiables pour contrôler l’armée et l’encadrement parisien.

Points essentiels

  • Louis-Napoléon Bonaparte conçoit le coup d’État comme une solution planifiée, avec l’opération Rubicon et des fidèles placés aux postes stratégiques.
  • Il vise à contrôler l’armée (ministre de la Guerre), l’administration et la préfecture de police de Paris pour maîtriser Paris le jour J.
  • Charles de Morny est préparé pour devenir ministre de l’Intérieur après le coup d’État.
  • Pour légitimer son action, Bonaparte demande l’abrogation de la loi des Burgraves, mais l’Assemblée refuse en novembre 1851.
  • Le refus de l’Assemblée lui sert de prétexte pour déclencher le coup d’État le 2 décembre 1851, date reliée au sacre de Napoléon Bonaparte.
  • Une proclamation annonce la mise en place du Second Empire après l’occupation de Paris par l’armée et l’arrestation de députés surtout au centre et à l’opposition.

Astuce mémo

Rubicon = plan secret : une demande (loi des Burgraves) refusée en novembre 1851, puis passage à l’action le 2 décembre 1851.

4. Coup d’État de 1851 et répression

Notions clés & Définitions

  • Répression de 1851 : La répression de 1851 désigne l’action répressive menée après le coup d’État contre les républicains.
  • Déportation en Guyane : La déportation en Guyane correspond à l’envoi de condamnés dans des bagnes, avec une mortalité très élevée.
  • Déportation en Algérie : La déportation en Algérie désigne l’envoi de condamnés dans des bagnes en Afrique du Nord.
  • Politique de clémence de 1852 : La politique de clémence de 1852 regroupe les grâces accordées par Louis-Napoléon Bonaparte pour réduire la sévérité du régime.
  • Plébiscite de 1852 : Le plébiscite de 1852 est un vote organisé fin 1852 pour faire approuver le coup d’État et le nouveau régime.

Points essentiels

  • Environ 27 000 républicains sont arrêtés après le coup d’État de 1851.
  • Beaucoup de condamnés sont déportés ou expulsés, notamment vers la Guyane et vers l’Algérie dans des bagnes.
  • Environ 10 000 personnes sont concernées par ces déportations, avec une mortalité élevée au bagne de Guyane.
  • Dès 1852, Louis-Napoléon Bonaparte accorde des grâces à plusieurs condamnés pour afficher sa clémence.
  • À la fin de l’année 1852, un plébiscite vise à faire approuver le coup d’État et le nouveau régime.
  • Le plébiscite de 1852 recueille environ 7 millions de « oui » contre environ 650 000 « non », avec une opposition plus visible dans les grandes villes comme Paris.

Astuce mémo

27k arrêtés, 10k déportés : Guyane = « mouroir », puis grâces en 1852 et plébiscite : ~7M « oui » contre ~650k « non ».

5. Second Empire autoritaire et soutiens

Notions clés & Définitions

  • Césarisme : Le césarisme désigne un pouvoir fondé sur un homme fort, appuyé sur le peuple, qui marginalise les assemblées pour imposer la stabilité.
  • Système des candidatures officielles : Le système des candidatures officielles consiste à faire désigner par le pouvoir les candidats, afin d’orienter le vote et de contrôler la vie politique locale.
  • Soutien catholique : Le soutien catholique repose sur l’alliance du régime avec l’Église, renforcée par des subventions publiques accordées à celle-ci.
  • Soutien des milieux d’affaires : Le soutien des milieux d’affaires regroupe industriels et grands banquiers, favorables au régime grâce à une conjoncture perçue comme avantageuse.

Points essentiels

  • Entre 1852 et la transformation en empire, Louis-Napoléon Bonaparte s’appuie sur un plébiscite qui obtient 7,8 millions de oui contre environ 250 000 non.
  • Le régime mène une pratique autoritaire en encadrant la vie politique, notamment via le système de candidatures officielles et le contrôle des moyens de propagande.
  • Les libertés sont limitées : les républicains sont freinés par la restriction des possibilités de créer des partis et par l’encadrement des réunions publiques.
  • Le pouvoir utilise aussi une propagande qui rappelle les plébiscites de 1851 et 1852 pour consolider l’adhésion au régime.
  • Le régime cherche des soutiens sociaux variés : il s’appuie sur les catholiques, sur des industriels et des hommes d’affaires, et profite d’un contexte économique favorable.
  • Le régime est décrit comme antiparlementaire : le chef prend l’avantage sur les assemblées au nom de la stabilité.

Astuce mémo

Candidatures officielles = tri du pouvoir : le peuple choisit surtout parmi les candidats “validés”.

6. Développement économique et politique de grandeur

Notions clés & Définitions

  • Politique de grandeur : Politique du Second Empire qui cherche à renforcer la puissance française à l’intérieur comme à l’extérieur par l’action économique et les opérations militaires.
  • Tourisme balnéaire : Développement des stations balnéaires, encouragé par le régime, qui transforme les séjours de la mer en loisirs pour l’élite fortunée.
  • Nouvelle-Calédonie bagne : Colonisation utilisée comme outil de peuplement et de maintien de l’ordre, avec la déportation vers la Nouvelle-Calédonie.

Points essentiels

  • Le régime s’appuie sur des soutiens sociaux précis : catholiques par subventions publiques, puis milieux d’affaires et grands banquiers par une politique favorable aux entreprises.
  • Le Second Empire favorise l’essor urbain et touristique, dont le pari haussmannien, et relance le tourisme balnéaire proche de Paris grâce au chemin de fer.
  • La politique de grandeur passe par des succès militaires, notamment la guerre de Crimée (siège de Sébastopol, 1854-1855) contre la Russie avec des alliés franco-ottomans et britanniques.
  • En Italie, les victoires de Magenta et Solférino (1859) mènent à une paix rapide avec l’Autriche puis au rattachement de Nice et de la Savoie à la France validé par plébiscite en 1860.
  • La popularité du régime repose aussi sur l’adhésion lors de plébiscites, avec 7,8 millions de « oui » contre 250 000 « non » pour le soutien à Louis-Napoléon Bonaparte.
  • Le prestige impérial intègre une dimension nationaliste et coloniale, avec la poursuite de la conquête en Nouvelle-Calédonie et l’usage du bagne pour contrôler le territoire.

Astuce mémo

Grands travaux + grands voyages + grandes guerres : rue et stations, puis Crimée/Italie, et enfin colonies comme Nouvelle-Calédonie.

7. Réformes libérales de l’Empire

Notions clés & Définitions

  • Évolution libérale 1860-1870 : Ensemble de réformes du Second Empire qui assouplissent la vie politique et donnent davantage de pouvoir au Corps législatif entre 1860 et 1870.
  • Droit d’adresse : Prérogative du Corps législatif qui permet une critique politique du gouvernement et renforce, progressivement, sa responsabilité.
  • Droit d’interpellation : Droit du Corps législatif permettant de questionner directement le gouvernement, ce qui rapproche le régime d’un fonctionnement parlementaire.
  • Délit de coalition : Infraction liée aux coalitions ouvrières qui est supprimée pour autoriser plus largement l’association des travailleurs.

Points essentiels

  • En 1860, le droit d’adresse est rétabli et le contrôle financier passe par le vote du budget par le Corps législatif.
  • En 1867, le Corps législatif obtient le droit d’interpellation du gouvernement devant l’assemblée.
  • En 1870, la responsabilité des ministres devant le Corps législatif fait basculer le régime vers un fonctionnement parlementaire.
  • En 1859, une amnistie permet le retour des républicains en France.
  • En 1860, un traité de libre-échange est conclu avec l’Angleterre.
  • En 1864, la loi sur le délit de coalition est abrogée, ouvrant la voie au droit d’association ouvrière.

Astuce mémo

Adresse (1860) → Interpellation (1867) → Responsabilité ministérielle (1870).

8. Échec du Mexique et oppositions

Notions clés & Définitions

  • Expédition du Mexique : Une intervention française au Mexique destinée à soutenir un projet impérial en profitant de l’instabilité mexicaine et des difficultés des États-Unis.
  • Régime de Maximilien : Un gouvernement imposé au Mexique par l’archiduc Ferdinand Maximilien d’Autriche, qui s’installe comme roi mais fait face à une forte contestation.
  • Guérilla mexicaine : Une résistance armée contre le pouvoir soutenu par les Français, qui se développe après l’installation de Maximilien.
  • Opposition républicaine : Un courant politique contestataire au Second Empire, porté par des figures comme Jules Ferry et Léon Gambetta et relayé par une presse moqueuse du régime.

Points essentiels

  • L’expédition française au Mexique dure de 1861 à 1864, puis les troupes s’emparent de Mexico en 1863.
  • En 1864, Maximilien est installé roi du Mexique mais il est rejeté, ce qui déclenche une guérilla contre son pouvoir.
  • La fin de la guerre de Sécession permet aux États-Unis d’exiger le départ des Français, et la France évacue en 1867 en abandonnant Maximilien qui est fusillé.
  • En 1869, le Corps législatif compte 30 républicains, 41 royalistes et 218 bonapartistes, tandis que les grandes villes votent massivement pour l’opposition républicaine.
  • En 1870, Napoléon III fait approuver ses réformes par un plébiscite avec 7,3 millions de « oui » contre 1,5 million de « non » malgré la montée de l’opposition.

9. Guerre de 1870 et chute de l’Empire

Notions clés & Définitions

  • Guerre de 1870 : Conflit franco-prussien déclenché en juillet 1870, qui entraîne la fin militaire et politique du Second Empire.
  • Capitulation de Sedan : Événement de la guerre de 1870 où Napoléon III est capturé lors de la reddition du 2 septembre 1870.
  • Siège de Paris : Encerclement de la capitale pendant la guerre, débutant le 19 septembre 1870 et durant environ quatre mois.
  • Proclamation de la IIIe République : Acte politique consécutif à la défaite, quand des députés républicains proclament la IIIe République le 4 septembre 1870 à Paris.

Points essentiels

  • Bismarck cherche l’unification allemande autour d’un sentiment nationaliste et pousse le conflit, menant Napoléon III à déclarer la guerre en juillet 1870.
  • Napoléon III est fait prisonnier lors de la capitulation de Sedan le 2 septembre 1870.
  • La défaite arrive à Paris le 4 septembre 1870 et, dans un contexte d’humiliation, les députés républicains proclament la IIIe République à l’Hôtel de Ville.
  • Le siège de Paris commence le 19 septembre 1870 et dure quatre mois dans des conditions extrêmes de famine.
  • Gambetta quitte Paris en ballon pour organiser la résistance en province et lève une armée d’environ 600 000 hommes.
  • Le général Bazaine capitule à Metz en octobre 1870 avec environ 150 000 soldats, perçu comme une trahison.

Astuce mémo

2/9 (Sedan) = prison de Napoléon III ; 4/9 = proclamation IIIe à l’Hôtel de Ville ; 19/9 = siège de Paris (4 mois).

10. Science, Église et modernité

Notions clés & Définitions

  • Enquêtes sociales : Des enquêtes empiriques utilisent des observations pour révéler la misère et certains effets concrets de l’industrialisation sur la population.
  • Dr Villermé : Un médecin-chercheur associé à des travaux datés de 1840 qui mettent en évidence des indicateurs sociaux comme la mortalité infantile et la souffrance ouvrière.
  • Racisme scientifique : Une pseudo-approche présentée comme scientifique qui prétend fonder une hiérarchie humaine sur des critères supposés naturels, souvent raciaux.
  • Criminologie physique : Un discours de criminologie qui tente d’expliquer des crimes par des caractéristiques physiques, en classant des individus comme « voleurs » ou « malfaiteurs ».

Points essentiels

  • Des enquêtes sociales menées par le Dr Villermé en 1840 dénoncent la misère, une mortalité infantile élevée, et l’effet de la mécanisation textile sur les travailleurs.
  • Le racisme « scientifique » du XIXe siècle s’appuie sur des critères physiques pour justifier la supériorité de l’homme blanc sur d’autres groupes humains.
  • Certains discours de criminologie cherchent à relier des traits physiques à des comportements criminels comme ceux de « malfaiteurs » ou de « voleurs ».
  • La statistique et l’observation de terrain servent aussi, parfois, à soutenir des hiérarchies abusives lorsqu’elles sont détournées en « sciences » de classement.

Astuce mémo

Enquêtes (faits) → discours (classements) : quand l’observation devient prétexte à hiérarchie, on tombe dans le « racisme scientifique ».

11. Libéralisme et question ouvrière

Notions clés & Définitions

  • Commune de Paris : La Commune de Paris est un mouvement insurrectionnel de 1871 visant une démocratie directe et des mesures sociales pour améliorer le sort des travailleurs.
  • Démocratie directe : La démocratie directe désigne un fonctionnement où les responsables sont élus et peuvent être révoqués par les citoyens.
  • Semaine Sanglante : La Semaine Sanglante est la période de reconquête militaire de Paris (mai 1871) marquée par une répression très violente des communards.
  • Louise Michel : Louise Michel est une militante communarde, surnommée la « Vierge Rouge », déportée en Nouvelle-Calédonie puis libérée par une loi d’amnistie en 1880.

Points essentiels

  • Le 10 mai 1871, le traité de Francfort impose à la France la perte de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine (Moselle), une indemnité de 5 milliards de francs-or et une occupation jusqu’au paiement complet.
  • À Paris, l’insurrection du 18 mars 1871 éclate quand Thiers tente de récupérer les canons de la Garde nationale à Montmartre, entraînant fraternisations, fusillades de deux généraux et l’évacuation de Paris vers Versailles.
  • Le 26 mars 1871, les Parisiens élisent le Conseil de la Commune et, parmi 85 élus, on compte une majorité de républicains et de socialistes avec une forte part d’ouvriers.
  • La Commune met en place notamment l’élection révocable des responsables, la laïcité (séparation Église-État, école laïque gratuite et obligatoire, y compris pour les filles), et des mesures sociales comme l’impôt progressif et l’abolition du travail de nuit.
  • Du 21 au 28 mai 1871, la Semaine Sanglante oppose environ 130 000 Versaillais à la Garde nationale derrière 900 barricades, avec environ 30 000 communards tués contre environ 1 000 Versaillais.
  • Après la répression, la Commune entraîne environ 40 000 arrestations, 10 000 exils, 95 mises à mort, 250 condamnations au bagne et 4 500 déportations en Nouvelle-Calédonie, dont Louise Michel.

Astuce mémo

18 mars = canons à Montmartre ; 26 mars = élections de la Commune ; 21-28 mai = Semaine Sanglante et répression.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1850Vote de la loi électorale de 1850, appelée loi des Burgraves
2 décembre 1851Coup d’État : déclenchement et mise en place du Second Empire
2 décembre 1852Proclamation de Napoléon III empereur de France
19 septembre 1870Début du siège de Paris
4 septembre 1870Proclamation de la IIIe République à l’Hôtel de Ville
18 mars 1871Insurrection à Paris : Montmartre et déclenchement de la Commune
26 mars 1871Élection du Conseil de la Commune
21-28 mai 1871Semaine Sanglante et répression
10 mai 1871Traité de Francfort

Tableaux de synthèse

Les trois tendances de la République (1871)

TendanceSoutiens/LeadersObjectifs
ConservateurAdolphe ThiersAccepter la République mais sans changement social (République d’ordre)
RadicauxLéon GambettaAméliorer le sort des plus faibles, éducation, lutte contre les inégalités
Socialistes« Les Rouges », BlanquistesDémocratie directe, réduction radicale des inégalités et remise en cause du capitalisme

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre la loi des Burgraves (1850 : 3 ans de résidence + taxe, exclusion d’environ 30% des électeurs) avec le fait que le suffrage reste « universel masculin » au moment de l’élection présidentielle de Bonaparte.
  2. Inverser les repères de temps du coup d’État : l’opposition n’est pas à la veille de 2 décembre 1852, mais le coup d’État a lieu le 2 décembre 1851 et la proclamation impériale ensuite.
  3. Confondre 2 septembre 1870 (capitulation de Sedan : Napoléon III capturé) et 4 septembre 1870 (proclamation de la IIIe République à l’Hôtel de Ville).
  4. Croire que la Commune naît du 26 mars : l’insurrection éclate le 18 mars, puis le 26 mars les Parisiens élisent le Conseil de la Commune.
  5. Sous-estimer la Semaine Sanglante : elle se déroule du 21 au 28 mai 1871 et se termine par une répression massive.
  6. Mélanger les catégories d’opposition : l’opposition « républicaine » au Second Empire (presse moqueuse, Jules Ferry, Gambetta) n’est pas la résistance communarde de 1871.
  7. Confondre racisme « scientifique » et enquêtes sociales : l’enquête sociale (ex. Dr Villermé) vise à dénoncer la misère, alors que le racisme « scientifique » prétend classer des humains pour justifier une hiérarchie.

Checklist Examen

  1. Expliquer l’euphorie initiale de la Seconde République et l’idée de « fraternité » / « illusion lyrique » (Lamartine).
  2. Identifier le rôle du vote paysan, du Parti de l’Ordre, et la victoire de Louis-Napoléon Bonaparte au suffrage universel masculin.
  3. Citer les mesures liberticides de l’Assemblée contre les « rouges » et l’importance de la dissolution des sociétés de secours mutuels.
  4. Décrire précisément la loi des Burgraves (1850) : 3 ans de résidence + taxe, et l’exclusion d’environ 30% des électeurs.
  5. Expliquer comment Louis-Napoléon Bonaparte prépare le coup d’État : opération Rubicon, postes stratégiques, et refus de l’Assemblée en novembre 1851.
  6. Donner le déroulement et la logique du coup d’État du 2 décembre 1851 : proclamation, occupation de Paris, arrestations, résistances et répression.
  7. Présenter la répression et ses chiffres clés, puis la logique de la clémence en 1852 et le résultat du plébiscite de 1852 (≈7 millions « oui » contre ≈650 000 « non »).
  8. Expliquer le « césarisme » et l’usage du système des candidatures officielles pour contrôler la vie politique et limiter la compétition des républicains.
  9. Décrire la politique de grandeur et ses temps forts : Crimée (Siège de Sébastopol, 1854-1855), Italie (Magenta/Solférino, 1859) et rattachement Nice-Savoie (1860) ; puis la dimension coloniale (Nouvelle-Calédonie/bagne).
  10. Rappeler l’évolution libérale 1860-1870 (droit d’adresse, interpellation, responsabilité ministérielle en 1870) et ses effets vers un fonctionnement parlementaire.
  11. Expliquer l’expédition du Mexique (1861-1864, évacuation en 1867) et les étapes menant à la chute : guerre de 1870 (juillet), Sedan (2 septembre 1870), siège de Paris (19 septembre 1870) et proclamation de la IIIe République (4 septembre 1870).
  12. Présenter les repères 1871 sur la Commune : insurrection du 18 mars, élections du 26 mars, mesures (démocratie directe, laïcité, mesures sociales), et Semaine Sanglante du 21-28 mai 1871 avec bilan répressif.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur La chute du Second Empire avec 22 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel changement politique marque l’instauration de la Seconde République en 1848 ?

2. Quelle base électorale permet à Louis-Napoléon Bonaparte de remporter la présidence ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de La chute du Second Empire avec 21 flashcards interactives.

Seconde République — date ?

1848

Parti de l’Ordre — rôle ?

Domine l’Assemblée, tendance conservatrice

Louis-Napoléon Bonaparte — élu ?

Suffrage universel masculin, 1848

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