QCM : La crise de 1929 — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément distingue la prospérité américaine des années 1920 d’une prospérité fondée principalement sur des bases réelles ?

Elle s’appuie surtout sur la réduction de la production industrielle et des investissements.
Elle résulte principalement de la baisse de la consommation et de l’endettement public.
Elle dépend principalement de la hausse des salaires et de l’épargne des ménages.
Elle repose aussi sur le crédit à la consommation et la spéculation boursière.

Elle repose aussi sur le crédit à la consommation et la spéculation boursière.

Explication

La prospérité des années 1920 associe croissance et production à des mécanismes fragiles comme le crédit et la spéculation. Une prospérité fondée sur les revenus et la production ne rend pas compte de cette dépendance aux achats à crédit et aux actifs spéculatifs.

2. Quel ensemble de signes montre que l’économie américaine commence à s’affaiblir dès 1928 ?

La progression des revenus, la pénurie de marchandises et la hausse de l’épargne.
La hausse des exportations, l’essor de la demande et la baisse des dettes.
La diminution du crédit, la reprise industrielle et l’augmentation des achats.
L’endettement, la stagnation de la consommation et la surproduction.

L’endettement, la stagnation de la consommation et la surproduction.

Explication

Dès 1928, l’endettement, la stagnation de la consommation et la surproduction révèlent les fragilités de l’économie américaine. La pénurie de marchandises et la progression de la demande décriraient une situation opposée à la surproduction.

3. Que se passe-t-il le 24 octobre 1929 lors du krach de la Bourse de New York ?

Les banques suspendent leurs crédits et les exportations américaines augmentent.
Environ 16 millions d’actions sont échangées et les cours progressent fortement.
Plus de 12 millions d’actions sont vendues et leur valeur s’effondre.
Les entreprises ferment massivement et la production industrielle diminue de moitié.

Plus de 12 millions d’actions sont vendues et leur valeur s’effondre.

Explication

Le 24 octobre 1929, plus de 12 millions d’actions sont vendues en une journée, ce qui entraîne l’effondrement de leur valeur. Les faillites d’entreprises et la baisse de la production appartiennent à la transmission économique de la crise, pas à la définition immédiate du krach boursier.

4. Quelle conséquence directe le jeudi noir du 24 octobre 1929 provoque-t-il ?

La réalisation de 16 millions de transactions et l’ouverture d’une nouvelle période de croissance.
Le passage du chômage à 25,2 % et la fermeture généralisée des entreprises.
La baisse de moitié de la production industrielle et la migration des fermiers endettés.
La ruine de 1,5 million d’actionnaires et la fin d’une longue phase spéculative.

La ruine de 1,5 million d’actionnaires et la fin d’une longue phase spéculative.

Explication

Le jeudi noir ruine 1,5 million d’actionnaires et met fin à près d’une décennie de croissance et de spéculation. Les 16 millions de transactions caractérisent le mardi noir du 29 octobre, tandis que les autres effets relèvent de la crise générale.

5. Par quelle chaîne la chute des actions se transforme-t-elle en crise économique générale ?

Elle augmente les exportations, soutient les entreprises et relance la consommation intérieure.
Elle fait progresser les cours, accroît les investissements et favorise l’ouverture de nouvelles usines.
Elle ruine des épargnants, fragilise les banques, limite le crédit et réduit la production.
Elle enrichit les épargnants, renforce les banques, élargit le crédit et stimule la production.

Elle ruine des épargnants, fragilise les banques, limite le crédit et réduit la production.

Explication

La chute des actions entraîne une succession de faillites bancaires, une limitation des crédits, un recul de la production et des fermetures d’entreprises, puis l’effondrement des exportations. Une progression des cours et une extension du crédit produiraient des effets contraires à ceux observés.

6. De combien la production industrielle américaine recule-t-elle pendant la crise ?

Elle recule de 12,6 %.
Elle recule de 25,2 %.
Elle recule de 50 %.
Elle recule de 3,1 %.

Elle recule de 50 %.

Explication

La production industrielle américaine diminue de moitié pendant la crise, soit un recul de 50 %. Les autres pourcentages renvoient notamment aux données du chômage et ne mesurent pas la baisse de la production industrielle.

7. Quelle évolution du chômage américain est observée entre 1929 et 1933 ?

Il passe de 12,6 % à 25,2 % de la population active, soit 3,1 millions de chômeurs.
Il passe de 25,2 % à 3,1 % de la population active, soit 12,6 millions de chômeurs.
Il passe de 3,1 % à 12,6 % de la population active, soit 25,2 millions de chômeurs.
Il passe de 3,1 % à 25,2 % de la population active, soit 12,6 millions de chômeurs.

Il passe de 3,1 % à 25,2 % de la population active, soit 12,6 millions de chômeurs.

Explication

Le chômage augmente fortement, passant de 3,1 % de la population active en 1929 à 25,2 % en 1933, ce qui représente 12,6 millions de personnes. Les autres propositions inversent les données ou associent incorrectement le nombre de chômeurs au pourcentage indiqué.

8. Quel enchaînement explique la diffusion internationale de la crise de 1929 ?

La dévaluation des monnaies et la hausse des salaires réduisent les financements, les exportations et le commerce
La nationalisation des banques et l’augmentation des importations réduisent les financements, les exportations et le commerce
Le rapatriement des capitaux et le protectionnisme réduisent les financements, les exportations et le commerce
La progression des investissements et la baisse des tarifs douaniers réduisent les financements, les exportations et le commerce

Le rapatriement des capitaux et le protectionnisme réduisent les financements, les exportations et le commerce

Explication

Le retrait des capitaux américains prive l’étranger de financements, tandis que le protectionnisme freine les importations et les échanges, ce qui entraîne des faillites. La dévaluation monétaire constitue un mécanisme différent et ne correspond pas à cet enchaînement précis.

9. Quelle succession d’événements bancaires illustre l’aggravation de la crise européenne en 1931 ?

Les deux banques s’effondrent simultanément au début du mois de juillet
La Kreditanstalt disparaît le 13 juillet, puis la Danat Bank s’écroule le 11 mai
La Kreditanstalt disparaît le 11 mai, puis la Danat Bank s’écroule le 13 juillet
La Danat Bank disparaît le 11 mai, puis la Kreditanstalt s’écroule le 13 juillet

La Kreditanstalt disparaît le 11 mai, puis la Danat Bank s’écroule le 13 juillet

Explication

La banque autrichienne Kreditanstalt disparaît le 11 mai 1931, avant l’effondrement allemand de la Danat Bank le 13 juillet. L’ordre inverse confond les étapes de la contagion bancaire entre l’Autriche et l’Allemagne.

10. Pourquoi l’Allemagne fait-elle faillite en 1931 dans le contexte de la crise internationale ?

L’arrêt des prêts américains provoque une crise du crédit et une cascade de faillites en Europe
La dévaluation de la livre provoque une reprise du crédit et une cascade de faillites en Europe
La hausse des prêts américains provoque une expansion du crédit et une cascade de faillites en Europe
La baisse des exportations britanniques provoque une crise monétaire et une cascade de faillites en Europe

L’arrêt des prêts américains provoque une crise du crédit et une cascade de faillites en Europe

Explication

L’arrêt des prêts américains prive l’Allemagne de financements et déclenche une crise du crédit, accompagnée de nombreuses faillites industrielles et commerciales en Europe. La hausse des prêts aurait plutôt soutenu le financement au lieu de provoquer cet effondrement.

11. Comment Jacques Marseille caractérise-t-il la crise mondiale de 1929 ?

Comme une somme de crises nationales qui se propagent dans le monde
Comme une crise américaine dont les effets restent concentrés sur Wall Street
Comme une crise européenne née de la seule faillite des banques allemandes
Comme une crise commerciale provoquée par la seule baisse des productions agricoles

Comme une somme de crises nationales qui se propagent dans le monde

Explication

Jacques Marseille présente la crise comme l’addition de crises nationales qui se diffusent à l’échelle mondiale. La réduire au seul krach américain néglige les mécanismes et les difficultés propres à chaque pays.

12. Quelle évolution connaît la valeur du commerce international entre 1929 et 1933 ?

Elle est divisée par trois, ce qui correspond à une baisse de deux tiers
Elle est multipliée par trois, ce qui correspond à une hausse de deux tiers
Elle diminue d’un tiers, ce qui correspond à une baisse de la moitié
Elle est divisée par deux, ce qui correspond à une baisse de la moitié

Elle est divisée par trois, ce qui correspond à une baisse de deux tiers

Explication

Entre 1929 et 1933, la valeur des échanges internationaux est divisée par trois, donc deux tiers de sa valeur disparaissent. Une division par deux ne représenterait qu’une baisse de moitié, ce qui sous-estime le recul observé.

13. Quelle définition correspond au New Deal mis en œuvre à partir de 1933 ?

Une politique commerciale protectionniste visant la reprise par la réduction des dépenses publiques
Une politique monétaire britannique visant la reprise par la conversion de la livre en or
Une politique économique centralisée de Roosevelt visant la reprise et l’amélioration du niveau de vie
Une politique de laissez-faire visant la reprise par une réduction de l’action publique

Une politique économique centralisée de Roosevelt visant la reprise et l’amélioration du niveau de vie

Explication

Le New Deal est une politique dirigée par Franklin Delano Roosevelt qui renforce l’intervention économique de l’État pour redresser l’économie et améliorer les conditions de vie. Le laissez-faire repose au contraire sur une intervention publique limitée.

14. Quelle combinaison de mesures appartient au New Deal ?

Une privatisation des banques, une diminution des infrastructures, une limitation du crédit et une suppression des assurances
Des investissements publics, un assainissement bancaire, des travaux routiers et la sécurité sociale
Une hausse des tarifs douaniers, une conversion en or, une réduction des travaux publics et une baisse des salaires
Une baisse des investissements publics, une dérégulation bancaire, des restrictions routières et la suppression des protections sociales

Des investissements publics, un assainissement bancaire, des travaux routiers et la sécurité sociale

Explication

Le New Deal associe l’investissement public, la remise en ordre des banques, la reconstruction des routes et l’instauration de la sécurité sociale. La dérégulation bancaire et la réduction des protections sociales relèvent d’une logique opposée à cette intervention de l’État.

15. Quel bilan convient au New Deal avant la Seconde Guerre mondiale ?

Il stabilise les banques sans modifier durablement les faillites ni le chômage
Il accroît progressivement les faillites et le chômage en aggravant la crise économique et sociale
Il supprime rapidement les faillites et le chômage en rétablissant une prospérité durable
Il réduit progressivement les faillites et le chômage sans supprimer complètement la crise économique et sociale

Il réduit progressivement les faillites et le chômage sans supprimer complètement la crise économique et sociale

Explication

Le New Deal améliore progressivement la situation en faisant reculer les faillites et le chômage, mais la crise économique et sociale n’est pas totalement résolue avant la Seconde Guerre mondiale. Affirmer une disparition rapide de ces difficultés exagère donc les résultats de la politique menée.

16. Quel enchaînement chronologique décrit correctement les effets politiques de la crise en France ?

La crise commence en 1936 et l’extrême droite manifeste le 6 juin 1934.
La crise commence en 1931 et l’extrême droite manifeste le 6 février 1934.
La crise commence en 1934 et l’extrême droite manifeste le 6 février 1931.
La crise commence en 1929 et l’extrême droite manifeste le 6 février 1931.

La crise commence en 1931 et l’extrême droite manifeste le 6 février 1934.

Explication

La crise atteint la France à partir de 1931, puis l’extrême droite organise une manifestation le 6 février 1934. La confusion entre ces deux repères inverse donc la date du début de la crise et celle de la manifestation.

17. Quelle définition correspond au Front populaire français ?

Une organisation patronale chargée de rétablir la production dans les usines occupées.
Une coalition de partis conservateurs formée pour répondre aux manifestations de février 1934.
Un mouvement syndical qui négocie les accords sociaux après les grèves de juin 1936.
Une alliance du Parti communiste, des socialistes et du Parti radical victorieuse en mai 1936.

Une alliance du Parti communiste, des socialistes et du Parti radical victorieuse en mai 1936.

Explication

Le Front populaire réunit le Parti communiste français, les socialistes et le Parti radical, et remporte les élections législatives de mai 1936. Les accords de Matignon sont, eux, des accords sociaux conclus après cette victoire.

18. Dans quel contexte les accords de Matignon sont-ils signés ?

En septembre 1936, sous l’impulsion des employeurs, durant une période de reprise industrielle.
En mai 1936, sous l’impulsion des syndicats, avant les élections législatives et les grèves.
En février 1934, sous l’impulsion du Parti radical, après la manifestation de l’extrême droite.
En juin 1936, sous l’impulsion de Léon Blum, pendant des grèves et des occupations d’usines.

En juin 1936, sous l’impulsion de Léon Blum, pendant des grèves et des occupations d’usines.

Explication

Les accords de Matignon sont signés en juin 1936 sous l’impulsion de Léon Blum, alors que les grèves et les occupations d’usines créent une forte pression sociale. Mai 1936 correspond à la victoire électorale du Front populaire, pas à la signature des accords.

19. Quelle mesure fait partie des acquis sociaux des accords de Matignon ?

Deux semaines de congés payés et une semaine de travail fixée à 40 heures.
Une hausse des impôts et une réduction des contrats collectifs de travail.
Une semaine de congés payés et une semaine de travail fixée à 48 heures.
Une suppression des salaires négociés et une prolongation de la journée de travail.

Deux semaines de congés payés et une semaine de travail fixée à 40 heures.

Explication

Les accords de Matignon instaurent notamment deux semaines de congés payés et la semaine de 40 heures, avec une hausse des salaires et des contrats collectifs. Les autres réponses remplacent ou inversent les principales avancées sociales obtenues en 1936.

20. Comment le chômage de masse et la surproduction agricole transforment-ils les sociétés pendant la crise ?

Ils stimulent les exportations agricoles et consolident l’adhésion des sociétés aux politiques libérales.
Ils provoquent une misère inédite et alimentent la remise en cause du système économique libéral.
Ils entraînent une reprise rapide de l’emploi et limitent les débats sur l’organisation économique.
Ils réduisent la misère sociale et renforcent la confiance dans le fonctionnement du marché libéral.

Ils provoquent une misère inédite et alimentent la remise en cause du système économique libéral.

Explication

Le chômage de masse et la surproduction agricole aggravent fortement la misère et conduisent les sociétés à contester le bien-fondé du libéralisme économique. La remise en cause du libéralisme relève d’une conséquence politique et idéologique, tandis que le chômage constitue d’abord une conséquence sociale.

21. Quelle évolution caractérise la crise économique dans le temps ?

Elle cesse au début de la guerre et ne provoque plus de difficultés après les mesures économiques.
Elle s’achève rapidement après 1931 et disparaît complètement grâce aux premières politiques de relance.
Elle se prolonge jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale et ne disparaît pas totalement avec les relances.
Elle prend fin avant 1936 et laisse place à une prospérité durable dans les pays industrialisés.

Elle se prolonge jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale et ne disparaît pas totalement avec les relances.

Explication

La crise dure jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale et les politiques de relance ne suffisent pas à la faire disparaître totalement. L’idée d’une résolution rapide et complète après les premières mesures économiques contredit donc sa durée réelle.

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Sur quoi repose la prospérité américaine des années 1920 ?

Sur l’euphorie, la croissance économique, la spéculation boursière, le crédit à la consommation et l’automobile.

Quels signes de faiblesse l'économie américaine montre-t-elle dès 1928 ?

L’endettement, la stagnation de la consommation et la surproduction.

Qu'est-ce que la surproduction ?

Une quantité de produits supérieure à la demande.

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