QCM : La crise de 1929 et ses conséquences — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel effet la faiblesse du pouvoir d’achat européen produit-elle sur les économies étrangères avant 1929 ?

Elle stimule la consommation européenne et soutient les prix agricoles
Elle favorise l’accumulation des stocks industriels et la surproduction agricole
Elle augmente les investissements européens dans l’agriculture américaine
Elle accélère les exportations industrielles et réduit les stocks disponibles

Elle favorise l’accumulation des stocks industriels et la surproduction agricole

Explication

Un pouvoir d’achat européen faible limite les débouchés, ce qui favorise l’accumulation des stocks industriels et la surproduction agricole en Amérique latine. Le crédit à la consommation, au contraire, tend à stimuler la demande.

2. Quelles décisions monétaires ont surévalué les monnaies britannique et française avant la crise ?

L’abandon de l’étalon-or britannique en 1928 et français en 1929
La création d’une monnaie commune entre le Royaume-Uni et la France
Le retour à l’étalon-or de la livre en 1925 et du franc en 1928
La dévaluation de la livre en 1925 et la convertibilité du franc en 1923

Le retour à l’étalon-or de la livre en 1925 et du franc en 1928

Explication

Le Royaume-Uni rétablit la convertibilité de la livre en or en 1925, puis la France fait de même pour le franc en 1928. Cette orientation surévalue les monnaies et pénalise leurs exportations.

3. Pourquoi l’Allemagne doit-elle mener une déflation très sévère après le retrait des capitaux américains en 1929 ?

Parce qu’elle veut accroître ses importations grâce à une monnaie dévaluée
Parce qu’elle cherche à financer une forte expansion de sa consommation
Parce qu’elle dépend des capitaux étrangers après l’inflation de 1923
Parce qu’elle dispose de réserves monétaires abondantes après l’inflation de 1923

Parce qu’elle dépend des capitaux étrangers après l’inflation de 1923

Explication

Après l’inflation de 1923, l’Allemagne dépend des capitaux étrangers pour soutenir son économie. Leur retrait en 1929 la contraint à une déflation très sévère.

4. Que désigne le « jeudi noir » du 24 octobre 1929 à la Bourse de New York ?

L’effondrement durable de la production industrielle américaine de moitié
La faillite simultanée des principales banques américaines et européennes
La mise en vente de 12 millions d’actions sans acheteurs suffisants
Le retrait des capitaux américains investis dans les économies étrangères

La mise en vente de 12 millions d’actions sans acheteurs suffisants

Explication

Le 24 octobre 1929, 12 millions d’actions sont mises en vente sans trouver d’acheteurs, ce qui déclenche le krach boursier. Le krach désigne l’effondrement des cours, tandis que le jeudi noir en désigne le déclenchement.

5. Comment reconnaître une bulle spéculative sur le marché des actions ?

Le cours d’une action augmente fortement sans suivre la croissance réelle
Le cours d’une action diminue lorsque les entreprises accroissent leurs bénéfices
Le cours d’une action progresse au même rythme que les résultats économiques
Le cours d’une action reste stable malgré une amélioration de la production

Le cours d’une action augmente fortement sans suivre la croissance réelle

Explication

Une bulle spéculative correspond à une hausse démesurée des cours déconnectée de la croissance réelle de l’économie. Une progression fondée sur les résultats économiques ne constitue pas une telle bulle.

6. Par quel mécanisme la crise boursière gagne-t-elle le système bancaire et l’économie réelle ?

Les bénéfices boursiers et les dépôts supplémentaires augmentent les crédits, soutenant investissement et consommation
Les exportations croissantes et les remboursements anticipés accroissent les réserves, relançant les prêts industriels
Les achats publics d’actions et la hausse des salaires renforcent les banques, stimulant la demande intérieure
Les dettes impayées et les retraits d’épargne tarissent les crédits, réduisant investissement et consommation

Les dettes impayées et les retraits d’épargne tarissent les crédits, réduisant investissement et consommation

Explication

Les spéculateurs ruinés ne remboursent plus leurs dettes et les épargnants retirent leurs capitaux, ce qui assèche les crédits. L’investissement puis la consommation diminuent, contrairement au mécanisme de relance décrit dans une autre proposition.

7. Quelle évolution caractérise l’industrie américaine entre 1929 et 1932 ?

La production industrielle recule de 50 % et les faillites accroissent fortement le chômage
La production industrielle reste stable et les faillites touchent principalement les ménages
La production industrielle progresse légèrement et les entreprises embauchent davantage
La production industrielle augmente de 50 % et les faillites réduisent fortement le chômage

La production industrielle recule de 50 % et les faillites accroissent fortement le chômage

Explication

Entre 1929 et 1932, la production industrielle américaine diminue de moitié. Les faillites d’entreprises entraînent parallèlement une forte hausse du chômage.

8. Comment le retrait des capitaux américains transmet-il la crise aux économies étrangères ?

La hausse des investissements américains protège l’Europe, puis réduit les difficultés des entreprises locales
Le rapatriement des placements américains fragilise l’Europe, puis les autres secteurs d’activité
Le rapatriement des capitaux européens soutient les banques américaines, puis relance le commerce mondial
L’augmentation des placements américains renforce l’Europe, puis stimule les autres secteurs d’activité

Le rapatriement des placements américains fragilise l’Europe, puis les autres secteurs d’activité

Explication

Le retrait des capitaux américains et le rapatriement des placements transmettent la crise financière à l’Europe. La crise gagne ensuite les autres secteurs de l’activité, tandis que l’investissement extérieur pouvait soutenir les économies étrangères.

9. Quel facteur aggrave rapidement la crise en Amérique latine après 1929 ?

La hausse des investissements européens et la progression des salaires agricoles
La contraction du marché américain et la baisse des prix agricoles exportés
La reprise des importations américaines et l’augmentation des prix industriels
L’expansion du marché américain et la hausse des prix agricoles exportés

La contraction du marché américain et la baisse des prix agricoles exportés

Explication

La demande américaine se contracte et les prix des produits agricoles exportés diminuent fortement, notamment celui du café, qui baisse de 45 %. Ces évolutions aggravent rapidement la crise latino-américaine.

10. De combien environ la valeur du commerce mondial diminue-t-elle entre 1929 et 1933 ?

De plus des deux tiers, sous l’effet de la crise et du protectionnisme
De moins d’un tiers, en raison de la reprise rapide des exportations
D’environ un dixième, malgré la crise et la baisse des droits de douane
De près de la moitié, grâce à l’essor des échanges entre continents

De plus des deux tiers, sous l’effet de la crise et du protectionnisme

Explication

Entre 1929 et 1933, la valeur du commerce mondial diminue de plus des deux tiers. La crise réduit les échanges et le renforcement du protectionnisme accentue ce recul.

11. Comment définit-on le chômage de masse ?

Une hausse ponctuelle du chômage touchant quelques travailleurs
Une forte augmentation du chômage qui atteint un niveau très élevé
Une recherche d’emploi limitée aux personnes récemment licenciées
Une situation où les salaires diminuent malgré un emploi stable

Une forte augmentation du chômage qui atteint un niveau très élevé

Explication

Le chômage de masse désigne un phénomène collectif marqué par une forte progression du nombre de chômeurs et un taux très élevé. Un chômage individuel ou limité à quelques travailleurs ne suffit pas à caractériser cette situation.

12. Quelle évolution du chômage est observée dans les pays industrialisés entre 1920 et 1932 ?

Le nombre de chômeurs reste proche de 10 millions
Le nombre de chômeurs augmente jusqu’à 13 millions dans tous les pays
Le nombre de chômeurs passe de 30 à 10 millions
Le nombre de chômeurs passe de 10 à plus de 30 millions

Le nombre de chômeurs passe de 10 à plus de 30 millions

Explication

Dans les pays industrialisés, le chômage passe de 10 millions de personnes en 1920 à plus de 30 millions en 1932. Les 13 millions correspondent au nombre de chômeurs aux États-Unis, et non au total mondial des pays industrialisés.

13. Quel pays fait exception en ayant créé une allocation chômage dès 1911 ?

Les États-Unis
Le Royaume-Uni
L’Allemagne
La France

Le Royaume-Uni

Explication

Le Royaume-Uni a instauré une allocation chômage en 1911, ce qui le distingue de nombreux autres pays touchés par la misère des chômeurs. Dans les autres pays évoqués, les chômeurs ne bénéficient pas d’une aide comparable.

14. Pourquoi la surproduction agricole provoque-t-elle une nouvelle baisse des prix ?

Les agriculteurs réduisent leurs récoltes afin de faire monter les cours
Les consommateurs achètent davantage, ce qui fait reculer les prix agricoles
Les agriculteurs produisent davantage pour compenser la diminution de leurs revenus
Les banques augmentent les salaires agricoles pour soutenir les exploitations

Les agriculteurs produisent davantage pour compenser la diminution de leurs revenus

Explication

La baisse des prix réduit les revenus des agriculteurs, qui cherchent à compenser en produisant davantage, ce qui accentue l’offre et fait encore baisser les cours. Réduire les récoltes aurait au contraire tendance à limiter la surproduction.

15. Que deviennent certains farmers américains endettés pour moderniser leur exploitation ?

Ils vendent leur terre à bas prix et migrent vers la Californie
Ils obtiennent une hausse des prix qui leur permet de rembourser leurs emprunts
Ils quittent les campagnes pour travailler dans les usines de la côte Est
Ils conservent leur terre et augmentent leurs investissements agricoles

Ils vendent leur terre à bas prix et migrent vers la Californie

Explication

L’endettement, associé à la crise agricole, conduit certains farmers à vendre leur terre à bas prix puis à migrer vers la Californie, comme les Okies de l’Oklahoma. Les propriétaires non endettés sont moins directement contraints de vendre leurs exploitations.

16. Qui peut voir son niveau de vie augmenter lorsque les prix diminuent pendant la crise ?

Les chômeurs et les travailleurs récemment licenciés
Les propriétaires et les personnes qui conservent leur emploi
Les petits exploitants endettés et les ouvriers sans emploi
Les migrants et les familles privées de revenus réguliers

Les propriétaires et les personnes qui conservent leur emploi

Explication

La baisse des prix favorise les propriétaires fonciers ou immobiliers ainsi que les personnes qui gardent leur emploi, car leur pouvoir d’achat peut progresser. Les chômeurs, au contraire, s’appauvrissent faute de revenus suffisants.

17. Qu’est-ce que le populisme dans le contexte des périodes de crise ?

Un mouvement parlementaire cherchant à renforcer les institutions établies
Un régime politique fondé sur la suppression des revendications populaires
Un discours prétendant défendre le peuple et protéger les faibles contre les puissants
Une doctrine économique favorisant les propriétaires contre les travailleurs

Un discours prétendant défendre le peuple et protéger les faibles contre les puissants

Explication

Le populisme est un discours politique qui se présente comme le défenseur du peuple et des faibles face aux puissants. Il ne se définit pas par la suppression des revendications ni par le soutien particulier aux propriétaires.

18. Quelle évolution politique la crise favorise-t-elle dans plusieurs régions du monde ?

La disparition des mouvements politiques contestant l’ordre établi
Le renforcement général des démocraties parlementaires et des partis modérés
L’essor de mouvements extrémistes comme le nazisme et l’antiparlementarisme
La généralisation de politiques sociales identiques en Europe et en Amérique

L’essor de mouvements extrémistes comme le nazisme et l’antiparlementarisme

Explication

La crise favorise la progression de mouvements extrémistes, avec notamment le nazisme en Allemagne, l’antiparlementarisme en France et le populisme en Amérique latine et aux États-Unis. Elle n’entraîne donc pas un renforcement uniforme des partis modérés.

19. Quel est l’objectif principal d’une politique de relance inspirée par John Maynard Keynes ?

Limiter les prestations sociales pour favoriser l’équilibre budgétaire
Encourager les importations pour accroître la concurrence intérieure
Soutenir la demande et réduire le chômage par l’intervention de l’État
Réduire les dépenses et les revenus afin de stabiliser les prix

Soutenir la demande et réduire le chômage par l’intervention de l’État

Explication

Selon Keynes, la relance stimule la demande grâce à l’intervention publique, ce qui vise à soutenir l’activité et l’emploi. La réduction des dépenses et des revenus correspond plutôt à la logique déflationniste.

20. Quel pays a poursuivi une politique déflationniste jusqu’en 1936 ?

La France
Les États-Unis
Le Royaume-Uni
Le Japon

La France

Explication

La France a maintenu la déflation jusqu’en 1936, tandis que le Japon et le Royaume-Uni l’ont abandonnée en 1931, et les États-Unis en 1933. La durée de cette politique distingue donc la France des autres pays cités.

21. Quelle mesure Franklin Delano Roosevelt met-il en œuvre aux États-Unis à partir de 1933 pour relancer l’économie ?

La nationalisation des chemins de fer par une entreprise fédérale
L’autarcie économique destinée à remplacer les importations
Le New Deal, fondé sur une intervention accrue de l’État
La réduction des dépenses publiques destinée à contracter la demande

Le New Deal, fondé sur une intervention accrue de l’État

Explication

À partir de 1933, Roosevelt lance le New Deal afin de relancer l’économie par l’intervention de l’État. L’autarcie correspond à une autre stratégie, associée notamment à l’Italie et à l’Allemagne.

22. Qu’est-ce qu’un État-providence ?

Un État qui limite son intervention aux fonctions régaliennes classiques
Un État qui garantit une protection sociale par des prestations collectives
Un État qui transfère les entreprises publiques vers des investisseurs privés
Un État qui remplace les importations par une production nationale accrue

Un État qui garantit une protection sociale par des prestations collectives

Explication

L’État-providence protège les individus grâce aux indemnités chômage, aux retraites et à la sécurité sociale. La limitation de l’intervention publique relève plutôt du libéralisme classique.

23. Que met en place le Social Security Act aux États-Unis en 1935 ?

Une allocation familiale fédérale gérée par les syndicats et financée par les employeurs
Une retraite nationale gérée par les entreprises et financée par les collectivités
Une allocation chômage gérée par les États et financée par un impôt fédéral
Une assurance maladie privée gérée par les banques et financée par les salariés

Une allocation chômage gérée par les États et financée par un impôt fédéral

Explication

Le Social Security Act de 1935 institue une allocation chômage administrée par les États, mais financée par un impôt fédéral. Il ne s’agit donc pas d’un dispositif géré par des entreprises ou des banques.

24. Pourquoi la conférence de Londres de juin et juillet 1933 échoue-t-elle à apporter une solution concertée à la crise ?

Les désaccords portent principalement sur la création d’une monnaie mondiale
Les égoïsmes nationaux empêchent les pays de s’accorder
Les participants refusent de discuter des politiques de protection sociale
Les gouvernements suspendent la conférence après une reprise économique rapide

Les égoïsmes nationaux empêchent les pays de s’accorder

Explication

Les 66 pays réunis à Londres ne parviennent pas à dépasser leurs intérêts nationaux divergents. L’échec n’est pas attribué à une reprise rapide ni à un refus de traiter la protection sociale.

25. Quelle évolution résulte de la recherche d’autarcie menée par l’Italie et l’Allemagne ?

La réussite du remplacement des importations permet une réduction durable des dépenses militaires
La protection sociale devient le principal moyen de compenser la baisse de la production nationale
Les limites du remplacement des importations favorisent les revendications territoriales et l’économie de guerre
La dépendance aux marchés étrangers conduit ces pays à renforcer le libre-échange européen

Les limites du remplacement des importations favorisent les revendications territoriales et l’économie de guerre

Explication

L’autarcie montre ses limites, ce qui pousse l’Italie et l’Allemagne à revendiquer un territoire plus vaste et à préparer une économie de guerre. Cette orientation ne correspond ni à un renforcement du libre-échange ni à une démilitarisation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur La crise de 1929 et ses conséquences.

Quels dangers sont signalés aux États-Unis dès 1927 ?

Les dangers des crédits à la consommation et de la spéculation.

Quelle faiblesse favorise la surproduction agricole en Amérique latine avant 1929 ?

La faiblesse du pouvoir d’achat européen.

En quelle année le Royaume-Uni rétablit-il la convertibilité de la livre sterling en or ?

En 1925.

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