QCM : La crise de 1929 et ses conséquences — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le mieux une bulle spéculative ?

Une baisse prolongée des valeurs provoquée par la diminution de la consommation
Une progression régulière des valeurs fondée sur l’augmentation de la production
Une stabilité des cours résultant d’un équilibre entre l’offre et la demande
Une hausse excessive des valeurs fondée sur des anticipations, suivie d’un possible effondrement

Une hausse excessive des valeurs fondée sur des anticipations, suivie d’un possible effondrement

Explication

Une bulle spéculative correspond à une hausse démesurée des cours, souvent alimentée par l’anticipation de nouvelles hausses, puis susceptible d’éclater brutalement. La croissance économique repose plutôt sur l’activité réelle et ne se confond pas avec cette dynamique spéculative.

2. Comment la spéculation à crédit contribue-t-elle à la formation d’une bulle spéculative ?

Elle réduit les achats d’actions en limitant l’accès des investisseurs au financement
Elle rapproche le prix des actions de leur valeur fondée sur la production réelle
Elle éloigne le prix des actions de leur valeur liée à l’économie réelle
Elle stabilise les cours en empêchant les investisseurs d’anticiper une hausse

Elle éloigne le prix des actions de leur valeur liée à l’économie réelle

Explication

L’achat d’actions à crédit alimente la demande et peut faire monter les cours sans progression équivalente de l’économie réelle. L’idée d’une stabilisation des cours ne correspond donc pas à l’effet de ce mécanisme.

3. De combien le prix des actions est-il multiplié au cours des dix années précédant le krach ?

Il est multiplié par deux
Il est multiplié par quatre
Il est multiplié par dix
Il est multiplié par six

Il est multiplié par quatre

Explication

Avant le krach, le prix des actions est multiplié par quatre en dix ans, ce qui illustre l’ampleur de la hausse spéculative. Les autres multiplicateurs ne correspondent pas à l’évolution indiquée.

4. Quel événement se produit le 24 octobre 1929 à Wall Street ?

La chute des prix agricoles réduit les débouchés des producteurs
La baisse de la production industrielle entraîne une vague de licenciements
La fermeture des banques américaines interrompt les retraits d’épargne
La vente de 13 millions de titres provoque l’effondrement de la Bourse

La vente de 13 millions de titres provoque l’effondrement de la Bourse

Explication

Le 24 octobre 1929, 13 millions de titres sont vendus en quelques heures, provoquant l’effondrement de Wall Street. Les autres événements relèvent des conséquences économiques et financières qui se développent ensuite.

5. Comment les pertes du jeudi noir et celles de la semaine entière se distinguent-elles ?

Le jeudi noir entraîne 10 milliards de dollars de pertes, tandis que la semaine atteint 25 %
Le jeudi noir entraîne 50 % de pertes, tandis que la semaine atteint 80 %
Le jeudi noir entraîne 30 milliards de dollars de pertes, tandis que la semaine atteint 25 %
Le jeudi noir entraîne 25 % de pertes, tandis que la semaine atteint 30 milliards de dollars

Le jeudi noir entraîne 25 % de pertes, tandis que la semaine atteint 30 milliards de dollars

Explication

Les pertes du jeudi noir s’élèvent à 25 %, tandis que le montant cumulé sur une semaine atteint 30 milliards de dollars. Ces deux données mesurent donc des aspects différents du krach et ne doivent pas être inversées.

6. Quelle évolution des cours est observée dans les six jours qui suivent le krach ?

Les cours diminuent de 25 % et la valeur des actions chute de 50 %
Les cours diminuent de 80 % et la valeur des actions chute de 30 %
Les cours diminuent de 50 % et la valeur des actions chute de 80 %
Les cours diminuent de 30 % et la valeur des actions chute de 50 %

Les cours diminuent de 50 % et la valeur des actions chute de 80 %

Explication

En six jours, les cours baissent de 50 %, tandis que la valeur des actions chute de 80 %. La confusion entre ces deux pourcentages conduit à attribuer à chaque indicateur la baisse de l’autre.

7. De combien la production industrielle américaine diminue-t-elle entre 1929 et 1932 ?

Elle baisse de 25 %
Elle baisse de 50 %
Elle baisse de 80 %
Elle baisse de 30 %

Elle baisse de 50 %

Explication

La production industrielle des États-Unis diminue de 50 % entre 1929 et 1932. Les autres pourcentages ne correspondent pas à la baisse industrielle indiquée pour cette période.

8. Quel enchaînement explique le rôle des faillites d’investisseurs dans l’aggravation de la crise bancaire ?

Elles renforcent les banques, puis les dépôts supplémentaires facilitent le crédit
Elles entraînent des faillites bancaires, puis les retraits d’épargne bloquent le crédit
Elles stimulent les investissements, puis la hausse des dépôts rétablit la confiance
Elles diminuent les retraits, puis les banques augmentent leurs prêts aux entreprises

Elles entraînent des faillites bancaires, puis les retraits d’épargne bloquent le crédit

Explication

Les faillites d’investisseurs fragilisent les banques, tandis que les retraits d’épargne réduisent leurs liquidités et bloquent progressivement le crédit. Une banque privée de liquidités ne peut pas continuer à prêter les dépôts retirés.

9. Quelle conséquence directe le manque de crédit produit-il sur les particuliers et les entreprises ?

Il réduit leurs emprunts, mais entraîne une hausse des investissements et une progression du pouvoir d’achat
Il bloque les emprunts, tout en favorisant la hausse des salaires et la reprise de la consommation
Il facilite leurs emprunts, stimule les embauches et augmente les prix ainsi que le pouvoir d’achat
Il limite leurs emprunts, provoque des licenciements et des faillites, puis réduit les prix et le pouvoir d’achat

Il limite leurs emprunts, provoque des licenciements et des faillites, puis réduit les prix et le pouvoir d’achat

Explication

Le manque de crédit empêche les particuliers et les entreprises d’emprunter, ce qui favorise les licenciements et les faillites, puis la baisse des prix et du pouvoir d’achat. L’idée d’une hausse des investissements ou des salaires est incompatible avec cet enchaînement récessif.

10. Quel niveau atteint le chômage aux États-Unis en 1932 ?

35 % de la population active américaine
15 % de la population active américaine
25 % de la population active américaine
6 millions de personnes en âge de travailler

25 % de la population active américaine

Explication

En 1932, le chômage atteint 25 % de la population active des États-Unis. Le chiffre de 6 millions de chômeurs correspond à l’Allemagne et non aux États-Unis.

11. À quelle date Roosevelt est-il élu président des États-Unis ?

Le 24 octobre 1929
Le 8 novembre 1932
Le 6 juin 1934
Le 4 mars 1933

Le 8 novembre 1932

Explication

Roosevelt est élu le 8 novembre 1932 comme 32e président des États-Unis. Les autres dates ne correspondent pas à cette élection.

12. Quelle combinaison de mesures caractérise le New Deal de Roosevelt ?

Rouvrir les banques, financer de grands travaux et créer une protection sociale ciblée
Augmenter les dépenses militaires, limiter les retraites et suspendre les prêts bancaires
Réduire les salaires, fermer les banques et interrompre les investissements publics
Soutenir les exportations, supprimer les impôts et privatiser les entreprises publiques

Rouvrir les banques, financer de grands travaux et créer une protection sociale ciblée

Explication

Le New Deal réouvre les banques, garantit leur solvabilité, organise de grands travaux et crée une sécurité sociale pour certains employés des sociétés d’État. Il ne repose donc pas sur la fermeture des banques ni sur la réduction des investissements publics.

13. Quelle limite économique du New Deal est mise en évidence par son bilan ?

Il apaise les difficultés, mais la croissance revient avec la Seconde Guerre mondiale
Il rétablit la croissance avant 1932, mais accroît fortement la pauvreté rurale
Il améliore les salaires, mais entraîne l’effondrement durable de la production industrielle
Il supprime rapidement le chômage, mais provoque une nouvelle crise bancaire

Il apaise les difficultés, mais la croissance revient avec la Seconde Guerre mondiale

Explication

Le New Deal atténue les difficultés économiques et sociales sans suffire à rétablir complètement la croissance. Le retour à la croissance ne se produit qu’avec la Seconde Guerre mondiale, et non immédiatement grâce aux mesures de Roosevelt.

14. Pourquoi le rapatriement des capitaux américains par Hoover déstabilise-t-il l’économie mondiale ?

Il protège les banques européennes en garantissant leurs réserves internationales
Il augmente les crédits disponibles en Europe et stimule les investissements industriels
Il remplace les prêts américains par une aide publique destinée aux pays endettés
Il retire à l’Allemagne des financements essentiels et fragilise les économies liées à ces capitaux

Il retire à l’Allemagne des financements essentiels et fragilise les économies liées à ces capitaux

Explication

Le rapatriement des capitaux américains retire des financements essentiels, notamment à l’Allemagne, et déstabilise ainsi l’économie mondiale. Il ne constitue pas une aide supplémentaire ni une garantie pour les banques européennes.

15. Pourquoi l’Allemagne est-elle particulièrement vulnérable à la crise mondiale ?

Elle finance sa reconstruction grâce à ses propres ressources et dépend peu des capitaux étrangers
Elle bénéficie de réserves financières importantes accumulées après la Première Guerre mondiale
Elle est endettée auprès des États-Unis pour rembourser les dommages de guerre
Elle possède une économie fondée sur des exportations diversifiées et peu exposées aux crédits

Elle est endettée auprès des États-Unis pour rembourser les dommages de guerre

Explication

L’Allemagne dépend de capitaux américains pour rembourser les dommages de la Première Guerre mondiale, ce qui la rend vulnérable à leur retrait. Une économie financée principalement par ses propres ressources aurait été moins directement exposée à ce mécanisme.

16. Quel effet général la crise produit-elle sur l’économie mondiale ?

Elle limite ses effets aux États-Unis sans perturber durablement les économies européennes
Elle provoque une contraction de l’économie mondiale qui atteint également l’Europe
Elle déplace la croissance vers l’Europe grâce à la baisse des prix des matières premières
Elle entraîne une expansion des échanges mondiaux concentrée dans les pays européens

Elle provoque une contraction de l’économie mondiale qui atteint également l’Europe

Explication

La crise provoque une contraction de l’économie mondiale et touche l’Europe. Elle ne reste donc pas limitée aux États-Unis et ne favorise pas une expansion générale des échanges.

17. Quelle situation sociale caractérise l’Allemagne pendant la crise ?

6 millions de chômeurs, soit 25 % de la population, avec des soupes populaires et des marches de la faim
Une baisse limitée du chômage, malgré l’augmentation de la production et la disparition des pénuries alimentaires
25 % de chômeurs dans la population active américaine, avec une hausse des prix et de la production
6 millions de chômeurs, accompagnés d’une croissance industrielle et d’une amélioration des salaires

6 millions de chômeurs, soit 25 % de la population, avec des soupes populaires et des marches de la faim

Explication

En Allemagne, la crise entraîne 6 millions de chômeurs, soit 25 % de la population, ainsi qu’un effondrement des prix et de la production. Les soupes populaires et les marches de la faim illustrent cette détresse sociale, tandis que le chômage de 25 % aux États-Unis renvoie à un autre contexte national.

18. Par quel mécanisme la crise économique favorise-t-elle l’arrivée d’Hitler au pouvoir ?

La récession et le mécontentement social renforcent l’essor du nazisme et son accès au pouvoir
La prospérité agricole et l’amélioration des salaires facilitent la victoire des mouvements pacifistes
La stabilité économique et la hausse des investissements étrangers consolident les institutions républicaines
La reprise industrielle et la baisse du chômage accroissent le soutien aux partis démocratiques

La récession et le mécontentement social renforcent l’essor du nazisme et son accès au pouvoir

Explication

La récession allemande et la crise économique favorisent l’essor du nazisme, ce qui contribue à l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Les autres réponses décrivent une amélioration économique incompatible avec le contexte de crise étudié.

19. Pourquoi les économies latino-américaines sont-elles vulnérables à la chute des cours mondiaux ?

Elles contrôlent les prix mondiaux grâce à une industrie développée et à des exportations variées
Elles financent leurs investissements par des réserves nationales suffisantes et des échanges équilibrés
Elles cumulent une dette envers les États-Unis et une mono-exportation agricole ou minière
Elles disposent d’économies diversifiées et dépendent principalement de leur consommation intérieure

Elles cumulent une dette envers les États-Unis et une mono-exportation agricole ou minière

Explication

La dette envers les États-Unis et la mono-exportation rendent les économies latino-américaines très sensibles à la baisse des cours mondiaux. Une économie diversifiée serait moins dépendante d’un nombre limité de produits exportés.

20. Quelle conséquence politique découle du mécontentement social provoqué par la crise en Amérique latine ?

Une instabilité politique et l’instauration de dictatures militaires
Une neutralité politique renforcée par la progression des exportations agricoles
Une démocratisation rapide accompagnée d’une hausse durable des salaires
Une consolidation des régimes parlementaires et une diminution des tensions sociales

Une instabilité politique et l’instauration de dictatures militaires

Explication

Le mécontentement social lié à la crise latino-américaine entraîne une instabilité politique et favorise l’instauration de dictatures militaires. Il ne conduit donc pas, dans ce contexte, à une consolidation générale des régimes parlementaires.

21. Quel événement caractérise l’entrée brutale de la France dans la crise économique en 1931 ?

Une reprise de la production accompagnée d’une baisse des salaires et d’un recul des exportations
Une hausse de 30 % du PIB accompagnée d’une progression des prix et d’un manque de main-d’œuvre
Une baisse de 30 % du PIB accompagnée d’une chute des prix et d’un chômage de masse
Une stabilisation du PIB accompagnée d’une hausse des prix et d’une diminution des faillites

Une baisse de 30 % du PIB accompagnée d’une chute des prix et d’un chômage de masse

Explication

En 1931, la crise frappe brutalement l’économie française, avec une baisse de 30 % du PIB, une diminution des prix et un chômage de masse. Les accords Matignon appartiennent à juin 1936 et ne correspondent donc pas au début de la crise française.

22. Quel mécanisme une politique de relance keynésienne cherche-t-elle à mettre en œuvre ?

Augmenter le pouvoir d’achat pour stimuler la consommation
Faire baisser les prix pour encourager l’épargne des ménages
Diminuer les dépenses publiques pour limiter les déficits budgétaires
Réduire les salaires pour ralentir la demande intérieure

Augmenter le pouvoir d’achat pour stimuler la consommation

Explication

La relance keynésienne vise à accroître le pouvoir d’achat afin de soutenir la consommation et l’activité économique. La baisse des prix relève plutôt d’une politique de déflation, qui ne constitue pas le mécanisme décrit ici.

23. Dans quelles circonstances les accords Matignon sont-ils conclus en juin 1936 ?

Après une baisse des prix, entre les agriculteurs et les commerçants sous l’arbitrage des tribunaux
Après une grève générale, entre le patronat et les syndicats sous l’arbitrage du gouvernement du Front populaire
Après une défaite électorale, entre les entreprises et les consommateurs sous l’arbitrage des préfets
Après une crise bancaire, entre les députés et les banques sous l’arbitrage du président de la République

Après une grève générale, entre le patronat et les syndicats sous l’arbitrage du gouvernement du Front populaire

Explication

Les accords Matignon sont conclus en juin 1936 après une grève générale, entre le patronat et les syndicats, sous l’arbitrage du gouvernement du Front populaire. Ils ne résultent pas d’une crise bancaire ni d’une négociation entre représentants politiques et banques.

24. Quelle mesure sociale figure parmi les dispositions des accords Matignon ?

L’instauration de la semaine de 40 heures et des congés payés
La suppression des contrats collectifs et l’allongement de la semaine de travail
La limitation des congés et la baisse du nombre de jours travaillés
La réduction des salaires et la disparition des représentants ouvriers

L’instauration de la semaine de 40 heures et des congés payés

Explication

Les accords Matignon instaurent notamment la semaine de 40 heures et les congés payés, ainsi que des contrats collectifs, une hausse des salaires et des délégués ouvriers dans certains établissements. Les autres propositions inversent ou suppriment ces avancées sociales.

25. Comment se définit une crise économique ?

Un ralentissement brutal de l’activité avec une hausse du chômage et des faillites
Une progression durable de l’activité avec une baisse du chômage et des investissements
Une hausse rapide des cours boursiers accompagnée d’une augmentation des dividendes
Une période de croissance régulière marquée par une augmentation des créations d’entreprises

Un ralentissement brutal de l’activité avec une hausse du chômage et des faillites

Explication

Une crise économique correspond à un ralentissement brutal de l’activité, qui s’accompagne notamment d’une hausse du chômage et de faillites d’entreprises ou de banques. Une croissance durable et une progression des créations d’entreprises décrivent une situation économique différente.

26. Quelle caractéristique distingue une dépression économique d’un simple ralentissement conjoncturel ?

Son principal effet consiste en une hausse ponctuelle des dividendes
Son évolution repose sur un effondrement des cours de la Bourse
Son ralentissement important s’inscrit dans la durée
Son déclenchement résulte d’une augmentation rapide de la consommation

Son ralentissement important s’inscrit dans la durée

Explication

Une dépression est un ralentissement important et durable de l’activité économique. L’effondrement des cours de la Bourse définit plutôt un krach, tandis que les deux autres propositions ne donnent pas le critère de la dépression.

27. Que désigne le terme « krach » dans le vocabulaire économique ?

Une diminution progressive des dépenses des ménages
Un effondrement des cours de la Bourse
Une baisse durable de la production industrielle
Une augmentation générale du chômage et des faillites

Un effondrement des cours de la Bourse

Explication

Un krach désigne un effondrement des cours de la Bourse. Une baisse durable de la production correspond davantage à une dépression, tandis que le chômage et les faillites sont des conséquences possibles d’une crise économique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur La crise de 1929 et ses conséquences.

Qu'est-ce qu'une bulle spéculative ?

Une hausse démesurée du cours d'une action ou secteur qui éclate brutalement.

Quelle puissance sont devenus les États-Unis après la Première Guerre mondiale ?

Une grande puissance économique, technologique et culturelle.

Quel effet a la spéculation à crédit sur la valeur des actions ?

Elle déconnecte la valeur des actions de l'économie réelle.

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