★ À maîtriser
Kondratiev affirme en 1926 que les cycles économiques durent entre 40 et 60 ans et comprennent une phase ascendante A puis une phase descendante B.
Selon Schumpeter, les innovations déclenchent une croissance lorsque les agents économiques s’équipent, puis la saturation des marchés provoque un ralentissement jusqu’à une nouvelle grappe d’inventions.
Compléments
★ À maîtriser
Le 24 octobre 1929, 13 millions d’actions sont mises en vente sans trouver preneur, puis le 29 octobre 16,5 millions d’actions sont vendues à n’importe quel prix.
Avec une base 100 en 1926, le Dow Jones atteint 381 en septembre 1929, tombe à 147 en décembre 1929, à 54 en décembre 1931 et à 42 en mars 1933.
Compléments
Valeur boursière ≠ valeur réelle
★ À maîtriser
À partir de 1928, la Réserve fédérale augmente les taux d’intérêt, ce qui provoque une pénurie de crédits et rend le financement plus difficile.
La concentration des richesses, la faible progression des salaires malgré les gains de productivité du taylorisme et la saturation des marchés réduisent la consommation et provoquent une sous-consommation.
Compléments
Avant 1929, l’endettement des États-Unis dépassait 370 % de leur produit intérieur brut dans le système du Gold Exchange Standard.
Les réparations allemandes sont fixées à 128 milliards de marks-or, tandis que le plan Young de janvier 1929 prévoit un rééchelonnement de la dette allemande.
En 1928, les États-Unis comptent une automobile pour cinq habitants, ce qui témoigne de la saturation du marché automobile.
★ À maîtriser
Après le krach, les prêteurs réclament leurs fonds, les débiteurs ne peuvent plus rembourser et les faillites des sociétés d’investissement et des banques se multiplient.
1 350 établissements de crédit font faillite aux États-Unis en 1930 et près de 5 000 faillites bancaires sont enregistrées entre 1929 et 1932.
La baisse de la consommation réduit les investissements et les emplois, ce qui diminue encore les revenus et la consommation dans un cercle vicieux de la crise.
Entre 1929 et 1932, les prix diminuent de 30 % aux États-Unis, de 16 % en Allemagne et de 11 % en France, tandis que le commerce international se contracte d’environ deux tiers.
Compléments
Banques → investissements → emplois → consommation
★ À maîtriser
Les États-Unis rapatrient leurs capitaux investis à court terme en Europe, limitent les nouveaux crédits et contribuent ainsi à transmettre la crise par le canal financier.
Entre 1929 et 1934, les échanges internationaux diminuent de 22 % en volume et de 66 % en valeur.
Compléments
Capitaux puis marchandises
★ À maîtriser
En 1933, le chômage atteint 25 % aux États-Unis, 17 % en Allemagne, 13 % au Royaume-Uni et 4 % en France.
Aux États-Unis, le nombre de chômeurs passe de 4,5 millions en avril 1930 à 8 millions en mars 1931, 12 millions en mars 1932 et 15 à 16 millions en 1933.
La crise agricole américaine combine l’effondrement des prix, l’endettement des fermiers et la surproduction, aggravée par leurs efforts pour produire davantage et rembourser leurs dettes.
Compléments
À Détroit, le chômage touche la moitié des habitants en 1933, tandis qu’à Philadelphie il atteint 40 % de la population active en 1931.
Aux États-Unis, les taudis de fortune où se réfugient les familles expulsées sont appelés « hoovervilles », en référence au président Hoover.
Aux États-Unis, les prix agricoles diminuent de moitié entre 1929 et 1933, et des milliers de paysans de l’Oklahoma fuient la sécheresse vers la Californie.
★ À maîtriser
Hoover privilégie le rétablissement de la confiance, la coopération volontaire des entreprises, l’équilibre budgétaire et l’aide aux banques plutôt que l’aide directe aux chômeurs.
En 1930, la loi Hawley-Smoot augmente les droits de douane sur plus de 20 000 types de biens, ce qui renforce le protectionnisme.
Compléments
En 1930, Hoover augmente les impôts afin de préserver l’équilibre budgétaire, tandis que la Banque centrale maintient une politique de limitation du crédit.
En France, Pierre Laval applique en 1935 une politique déflationniste qui réduit de 10 % toutes les dépenses publiques, y compris les salaires des fonctionnaires et les intérêts des emprunts.
Hoover aide les banques, pas les chômeurs
★ À maîtriser
À partir de 1933, Roosevelt lance le New Deal pour relancer la consommation, soutenir les banques, réduire le chômage et accroître le pouvoir d’achat.
La NIRA de juin 1933 impose notamment des prix minimums, des quotas de production, un niveau minimal de salaires et la liberté syndicale, tandis que la PWA reçoit 3,3 millions de dollars pour les travaux publics.
La FERA reçoit 500 millions de dollars en mai 1933 pour aider les États et les collectivités locales à secourir les plus démunis, tandis que l’AAA réduit les cultures pour faire remonter les prix agricoles.
Le second New Deal comprend l’ERA, dotée de 5 milliards de dollars en avril 1935, le WPA, la loi Wagner, la sécurité sociale d’août 1935 et un impôt plus progressif avec le Revenue Act.
Compléments
★ À maîtriser
Le Front populaire fait passer la durée hebdomadaire du travail de 48 à 40 heures et accorde deux semaines de congés payés.
Les politiques de relance démocratiques atténuent les effets de la crise et réduisent ponctuellement le chômage, mais elles ne suppriment pas durablement la crise ni la précarité.
Compléments
Le Front populaire nationalise les entreprises d’armement et les entreprises ferroviaires, avec la création de la SNCF en 1937.
En 1937, l’ONIB fixe un prix correct du blé en réunissant producteurs, meuniers et consommateurs.
En 1936, la France dévalue le franc de 35 puis de 25 % et engage 20 milliards de francs dans une politique de grands travaux.
★ À maîtriser
Les régimes totalitaires répondent à la crise par le dirigisme économique, l’autarcie, les grands travaux et l’augmentation des dépenses militaires.
En Italie, l’État crée l’AGIP et l’IRI, développe la « bataille du blé » et contrôle en 1939 45 % de la sidérurgie, 80 % des constructions navales et la quasi-totalité des entreprises ferroviaires et d’armement.
En Allemagne, la bataille du travail réduit le chômage grâce au réarmement et au service militaire obligatoire instauré en 1935, mais elle repose sur des productions non rentables et prépare la guerre.
Le chômage allemand passe de 5,4 millions en janvier 1932 à 2,1 millions en 1935, 1,6 million en 1936 et 400 000 en 1938.
Compléments
Réarmement → baisse du chômage → marche à la guerre
Trois doctrines économiques
| Doctrine | Rôle de l’État | Réponse à la crise |
|---|---|---|
| Libéralisme | Fonctions régaliennes בלבד | Laisser fonctionner les marchés |
| Keynésianisme | Intervention limitée | S’endetter pour financer la relance |
| Communisme | Étatisation totale | Contrôler directement l’économie |
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1. Quelle distinction décrit correctement la récession et la dépression dans un cycle économique ?
2. Quelle caractéristique Kondratiev attribue-t-il aux cycles économiques en 1926 ?
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Qu'est-ce qu'un cycle économique ?
Un cycle économique alterne croissance et récession ou dépression.
Quelle durée Kondratiev attribue-t-il aux cycles économiques ?
Entre 40 et 60 ans.
Quelles phases composent un cycle selon Kondratiev ?
Une phase ascendante A et une phase descendante B.
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