★ À maîtriser
La guerre coûte à la France 1,4 million d’hommes en âge de combattre et entraîne un déficit des naissances, les « classes creuses », ainsi que 630 000 veuves.
Après la guerre, la France, auparavant riche en capitaux, est lourdement endettée, notamment de 32 milliards de francs envers les Britanniques.
Compléments
La Première Guerre mondiale marque la France de l’entre-deux-guerres, et ses dirigeants des années 1920 et 1930 sont d’anciens combattants.
Les zones de combat du Nord et de l’Est sont dévastées par la guerre.
En 1921, la production industrielle française ne représente que 45 % de son niveau de 1914.
La dette publique intérieure française atteint 154 milliards de francs et contribue à une longue crise monétaire et financière dès le début des années 1920.
★ À maîtriser
En 1929-1930, alors que l’Allemagne et l’Angleterre sont déjà touchées, la France paraît épargnée par la crise, mais connaît déjà des faillites bancaires et des disparitions d’entreprises.
En 1930, l’indice de la production industrielle française atteint 108 sur une base 100, tandis que la production de charbon, d’acier et d’automobiles demeure stable.
L’économie française entre en crise à l’automne 1931.
Compléments
France d’abord préservée, puis durablement déprimée
★ À maîtriser
Alfred Sauvy situe en 1931 le début de la crise française, lorsque la production commence à reculer. - Histoire économique de la France entre les 2 guerres
La dépression française dure plus longtemps que dans la majorité des pays et la France reste en crise jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, malgré des signes de reprise, notamment en 1938-1939.
Compléments
Dès le printemps 1929, certaines branches industrielles exportatrices, notamment les secteurs du textile, de l’acier et de l’automobile, reculent et nécessitent un soutien de l’État.
Les difficultés françaises s’étendent de 1931 à 1946, et les Trente Glorieuses ne commencent qu’en 1947-1948.
★ À maîtriser
L’économie française, moins intégrée au capitalisme mondial, est dominée par les petites et moyennes entreprises dans le commerce et l’industrie.
La faible intégration de la France à l’économie mondiale la protège d’abord du retrait des capitaux américains et des difficultés bancaires internationales, mais contribue ensuite à la durée de la crise.
🔄 La rétraction du commerce international provoque une chaîne de conséquences :
Compléments
Dans les années 1920, la petite exploitation familiale agricole est à son apogée et la moitié de la population rurale vit de cette économie en 1929.
Les entreprises et exploitations françaises sont tournées vers le marché national, investissent leurs propres capitaux et se méfient du crédit bancaire.
Les barrières douanières protègent les entreprises françaises de la contraction du marché international à partir de la fin de 1929.
La valorisation de l’épargne conduit à la thésaurisation plutôt qu’au dépôt dans les banques ou à l’investissement dans l’économie, ce qui rend le marché français peu élastique.
En 1931, le budget français devient déficitaire parce que les recettes diminuent avec l’activité.
En 1931, la balance des paiements française se détériore en raison de la baisse des recettes touristiques, des réparations et des exportations.
L’or commence à quitter la France en 1933.
Structures économiques traditionnelles → protection initiale, puis crise prolongée
★ À maîtriser
Avant la crise, les prix français étaient 20 % inférieurs au marché mondial ; après la dévaluation de la livre, les produits français deviennent trop chers et ne peuvent plus rivaliser.
La surélévation des prix français réduit les exportations, entraîne l’accumulation des stocks, fait s’effondrer les cours et contribue à la baisse de la production.
En 1931-1932, la production industrielle française baisse de 30 %.
Compléments
📌 La crise frappe surtout les branches anciennes, fortement employeuses et à forte production, tandis que les secteurs modernes et mieux équipés — électricité, automobile, pétrole et industries chimiques — résistent ou progressent.
Livre dévaluée → franc surévalué → exportations en baisse → production en recul
★ À maîtriser
Le chômage français passe de quelques milliers de personnes en 1930 à environ 40 000 en 1931, plus de 400 000 en 1935 et environ 500 000 en 1936.
La production industrielle chute d’un tiers et la crise s’étend ensuite à l’ensemble de la société, des campagnes aux villes et aux fonctionnaires.
Entre 1930 et 1935, le revenu moyen des Français diminue de 30 % et le coût de la vie baisse de 20 %.
Compléments
📌 Les agriculteurs, petits commerçants, petits industriels, fonctionnaires et ouvriers sont parmi les groupes les plus touchés, par l’effondrement des revenus agricoles, la baisse des traitements, le chômage ou la diminution des salaires horaires.
Les tensions sociales opposent notamment les ouvriers aux fonctionnaires accusés d’être des « budgétivores », les paysans qui réclament l’arrêt des importations de blé et une hausse du prix du grain aux citadins qui protestent contre la hausse du prix du pain.
La crise sociale fragilise les partis de gouvernement et le régime parlementaire ; des mécontents se tournent vers les partis socialistes ou communistes, tandis qu’une partie des classes moyennes redoute la solution socialiste et souhaite un pouvoir fort rétablissant l’ordre et la sécurité.
★ À maîtriser
Les travailleurs étrangers sont parmi les premiers licenciés pendant la crise et certains quittent la France.
Avant la crise, la France recense 3 millions d’étrangers ; entre 1932 et 1936, un demi-million de personnes quittent la France, volontairement ou sous contrainte, sans être toutes expulsées.
Compléments
★ À maîtriser
André Tardieu, président du Conseil à trois reprises entre 1929 et 1932, privilégie les dépenses de grands travaux, l’augmentation des revenus des fonctionnaires et la hausse des pensions des anciens combattants, sans réformer les structures économiques.
Les mesures adoptées comprennent : le protectionnisme par surtaxes et contingents, le stockage du blé pour lutter contre la surproduction agricole, l’interdiction de créer de nouvelles entreprises, la limitation de l’immigration, un plan d’investissements publics contre le chômage, la déflation par réduction des dépenses de l’État
Les décrets-lois Laval de 1935 réduisent de 10 % les dépenses de l’État, notamment par la baisse des salaires des fonctionnaires, la baisse imposée des prix et le reclassement des chômeurs.
Compléments
L’instabilité ministérielle de la IIIe République, où le gouvernement est responsable devant l’Assemblée, rend difficile toute politique durable de lutte contre la crise.
Les politiques mises en œuvre après l’arrivée de la crise n’ont pas d’effets positifs notables dans les années suivantes, car elles ne modifient pas les structures économiques.
La réduction des dépenses publiques comprime le marché intérieur et aggrave la crise ; malgré une amélioration timide en 1935, les déficits persistent et le pouvoir d’achat recule.
La politique de déflation nourrit la colère contre les gouvernements successifs, l’État, les élites politiques et la République.
Traiter les effets de la crise sans réformer ses structures
Teste tes connaissances sur La crise française des années 1930 avec 23 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. En 1929-1930, quelle comparaison décrit le mieux la situation de la France par rapport à l’Allemagne et à l’Angleterre ?
2. En juin 1935, un président du Conseil cherche à rendre l’économie compétitive tout en refusant de dévaluer le franc. Quelle politique met-il en place ?
Mémorisez les concepts clés de La crise française des années 1930 avec 60 flashcards interactives.
Combien d’hommes français en âge de combattre la guerre coûte-t-elle à la France ?
1,4 million d’hommes.
Quelles conséquences démographiques la guerre entraîne-t-elle en France ?
Un déficit des naissances, appelé « classes creuses », et 630 000 veuves.
Quelle dette la France doit-elle aux Britanniques après la guerre ?
32 milliards de francs.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches