📋 Plan du Cours
- Enjeu allemand et dilemmes américains
- Guerre froide : méfiance et projets irréconciliables
- Construction européenne : sécurité et cloisonnement économique
- France et décolonisation : plan Pleven et crise de Suez
- Finlandisation et résistances au communisme
- Khrouchtchev : déstalinisation et stabilisation occidentale
- Question allemande et fragilisation de la RDA
- Nouvelle Guerre froide : Vietnam, Afghanistan et euromissiles
- Armes nucléaires : vecteurs, bombes et missiles
- Gorbatchev, perestroïka et échec soviétique
- Révolutions de l’Est : cas roumain
📖 1. Enjeu allemand et dilemmes américains
🔑 Notions clés & Définitions
- Reconstruction d’une armée allemande : Décision envisagée par certains responsables américains dès 1943 pour éviter un affaiblissement excessif de l’Allemagne après la guerre.
- Pastoralisation de l’Allemagne : Idée de traitement durablement affaiblissant l’Allemagne, jugée trop coûteuse pour les États-Unis par certains responsables américains.
- Organisation universelle : Projet politique américain présenté comme irréconciliable avec les objectifs soviétiques, contribuant à la rupture Est-Ouest.
- Zones d’influence : Principe soviétique consistant à contrôler des régions stratégiques, opposé aux projets américains et moteur de la Guerre froide.
- Neutralité allemande : Objectif soviétique visant une Allemagne unifiée mais tenue à l’écart des camps, défendu brièvement après 1953.
📝 Points essentiels
- Dès 1943, certains Américains estiment qu’il faudra reconstruire une armée allemande pour éviter un vide dangereux en Europe centrale.
- Les Américains jugent impossible de redresser l’économie européenne sans participation allemande, car le potentiel industriel allemand reste largement intact à la fin du conflit.
- Hoover estime que la « pastoralisation » coûterait soit des subventions indéfinies, soit le déplacement ou la mise à mort de 25 millions d’Allemands.
- La Guerre froide naît notamment de projets irréconciliables : organisation universelle côté américain et zones d’influence côté soviétique.
- Les États-Unis et l’URSS cherchent à attirer les Allemands dans leur camp, les Américains disposant d’atouts matériels et d’une conquête moins violente que celle des Soviétiques.
- Les Soviétiques ont comme atout principal la proposition de réunification, mais Staline et ses successeurs hésitent entre contrôle ferme à l’Est et influence sur tout le pays, ce qui bloque un choix clair.
💡 Astuce mémo
Allemagne = clé du redressement + clé du camp : reconstruire une armée, éviter le vide, et choisir entre contrôle à l’Est ou influence sur tout le pays.
📖 2. Guerre froide : méfiance et projets irréconciliables
🔑 Notions clés & Définitions
- Seconde crise de Berlin : Événement de la Guerre froide (1958-1963) centré sur Berlin, dont le mur de 1961 constitue l’élément le plus spectaculaire.
- Mur de Berlin : Ouvrage mis en place en 1961 à Berlin, symbole majeur de la séparation entre les blocs pendant la Guerre froide.
- Communisme soviétique : Modèle politique fondé sur le marxisme-léninisme, utilisé pour légitimer le pouvoir et structurer la lecture du monde par les dirigeants.
- Démocraties libérales : Régimes occidentaux décrits comme capables d’évoluer et de corriger partiellement leurs erreurs grâce à leur nature démocratique.
- Bataille du charbon : Campagne lancée par la France en 1945-1946 pour pallier le manque de charbon après la guerre.
📝 Points essentiels
- La seconde crise de Berlin (1958-1963) est liée, hors Europe, à Cuba, avec des dynamiques présentées comme largement connectées.
- La supériorité américaine est décrite comme économique, militaire et idéologique, tandis que le communisme en Europe orientale ne se maintient que par la force.
- Le soulèvement ouvrier de Berlin de juin 1953 illustre, d’après le texte, une dictature sur le prolétariat plutôt qu’une dictature du prolétariat.
- En 1956 à Budapest, Andropov est présenté comme impressionné par la rapidité de l’effondrement du système communiste.
- Les dirigeants américains jugent l’économie soviétique « malsaine » et estiment que, sur la durée, leur système l’emportera malgré des difficultés.
- Le marxisme-léninisme sert à la fois d’outil de légitimation du pouvoir et de grille d’analyse du monde pour les dirigeants du bloc soviétique.
💡 Astuce mémo
Berlin 58-63 → Mur 61 : « séparation visible » ; Cuba = « même crise, autre théâtre ». | Marxisme-léninisme : « légitime + explique », mais devient « moins adapté » avec le temps.
📖 3. Construction européenne : sécurité et cloisonnement économique
🔑 Notions clés & Définitions
- Menace soviétique : La menace soviétique désigne le danger stratégique venant du bloc communiste, qui pousse les Occidentaux à coopérer davantage.
- Raymond Aron : Raymond Aron est l’auteur cité pour caractériser l’Allemagne d’après 1945 comme un pays désormais non plus perturbateur mais à reconfigurer.
- Amiral Castex : L’amiral Castex est cité comme référence de catégories permettant de qualifier le rôle de l’Allemagne dans l’après-guerre.
- CECA : La CECA est la première grande étape de la construction européenne, lancée en 1950, centrée sur la coordination de secteurs économiques.
- Traités de Rome : Les traités de Rome sont l’étape suivante majeure, signée en 1957, qui consolide la dynamique européenne.
📝 Points essentiels
- Les États-Unis exigent une coordination des programmes de reconstruction et imposent de renoncer au paiement de réparations par l’Allemagne.
- La politique allemande doit être repensée : il ne s’agit plus d’affaiblir l’Allemagne ni de la maintenir divisée, mais d’apprendre à travailler avec elle.
- Le rapprochement est facilité par la menace soviétique et par le fait que l’Allemagne ne constitue plus une menace stratégique pour les Occidentaux.
- L’arrivée simultanée de dirigeants démocrates-chrétiens en Allemagne occidentale, en France et en Italie aide à ouvrir une voie européenne malgré des positions initiales plus nationalistes.
- La construction européenne progresse de la CECA (1950) aux traités de Rome (1957), mais elle n’est pas une marche triomphale car elle heurte de nombreux intérêts.
- La CECA peut produire des effets économiques négatifs localement, comme la récession minière dans le secteur de Bruay-Auchel liée à la concurrence des importations charbonnières.
💡 Astuce mémo
Cause→effet : menace soviétique + besoin américain ⇒ rapprochement ; mais CECA ⇒ gagnants et perdants (ex. Bruay-Auchel).
📖 4. France et décolonisation : plan Pleven et crise de Suez
🔑 Notions clés & Définitions
- CED : La CED est un projet européen visant à organiser une défense commune, présenté comme une voie de réarmement encadré.
- Quatrième République : La Quatrième République désigne le régime français d’après-guerre, marqué par des choix de politique étrangère et de défense instables.
- Crise de Suez : La crise de Suez est un épisode international d’octobre-novembre 1956 qui reconfigure les rapports de force autour de l’outre-mer.
- Cartiérisme : Le cartiérisme est une approche médiatique qui critique le coût de l’outre-mer et influence l’opinion à partir de 1956.
- Raymond Cartier : Raymond Cartier est un journaliste français (1904-1975) qui défend l’idée que l’outre-mer coûte trop cher pour être maintenu.
📝 Points essentiels
- La CED est vue par les Allemands comme un moyen de retrouver un outil militaire, tandis que les Italiens restent longtemps soutiens des initiatives américaines après 1945.
- Les difficultés de la CED affaiblissent la position française car la France impose un système complexe puis le rejette ensuite.
- La question de l’outre-mer revient fortement lors de la crise de Suez (octobre-novembre 1956), liée pour la France à la guerre d’Algérie (1954-1962).
- L’hostilité américaine et la prudence britannique poussent les Français à se tourner vers l’Allemagne, présentée comme l’alliée principale au début de la Quatrième République.
- Pour beaucoup de Français, le maintien de l’outre-mer (Union française) devient à la fois impossible en pratique et peu souhaitable, ce que les sondages montrent avant la classe politique.
- Raymond Cartier développe l’idée que l’outre-mer n’étant pas rentable et devenant un gouffre budgétaire, il n’y a pas de raison de continuer à payer.
💡 Astuce mémo
CED = « outil militaire » côté Allemagne, « soutien américain » côté Italie ; Suez = « outre-mer coûte trop cher » (cartiérisme).
📖 5. Finlandisation et résistances au communisme
🔑 Notions clés & Définitions
- Finlandisation : Compromis imposé à la Finlande où le pays reste libre, mais l’URSS obtient un droit de veto de fait sur le personnel politique et les choix de politique extérieure.
- Guerre russo-finlandaise de 1939-1940 : Conflit entre l’URSS et la Finlande qui nourrit la conscience finlandaise du danger du communisme et renforce la résistance politique.
- Coup de Prague : Événement de février 1948 où les communistes prennent le pouvoir en Tchécoslovaquie, facilitant l’installation d’un régime communiste.
- Coup d’Helsinki : Expression utilisée pour souligner l’absence de prise de pouvoir communiste en Finlande, contrairement à la situation tchécoslovaque.
- Crise yougoslave : Rupture et affrontement entre l’URSS stalinienne et la Yougoslavie de Tito, aboutissant à une rupture totale en 1948.
📝 Points essentiels
- L’URSS envisage d’imposer un régime communiste en Finlande, car le pays lui paraît appartenir à sa zone d’influence.
- La Finlande résiste grâce à la masse des Finlandais et à sa classe politique, très conscientes du communisme à cause de la proximité avec l’URSS et du souvenir de 1939-1940.
- La Finlande ne connaît pas de coup de type Prague : en février 1948, il y a un coup à Prague mais pas à Helsinki, et la Finlande ne devient pas communiste.
- La finlandisation laisse la Finlande globalement libre tout en acceptant que l’URSS conserve un droit de veto sur le choix des dirigeants et sur la politique extérieure.
- Le compromis de finlandisation dure car il est jugé favorable à la fois à la Finlande et à l’Union soviétique.
- La crise yougoslave naît d’une situation originale : guerre particulièrement meurtrière, guerres civiles politiques et ethniques, et victoire finale des communistes de Tito sans aide directe de Moscou.
💡 Astuce mémo
Finlandisation = « liberté + veto soviétique » (Finlande libre, URSS verrouille dirigeants et extérieur).
📖 6. Khrouchtchev : déstalinisation et stabilisation occidentale
🔑 Notions clés & Définitions
- Procès Slansky : Le procès Slansky est une affaire emblématique en Tchécoslovaquie (1952) utilisée pour illustrer les purges antisionistes et antinationales dans les démocraties populaires.
- Yougoslavie de Tito : La Yougoslavie de Tito est un État socialiste qui refuse de réintégrer le camp soviétique après la rupture avec Moscou.
- Nikita Khrouchtchev : Nikita Khrouchtchev est le successeur de Staline qui cherche à améliorer les relations avec Belgrade tout en poursuivant la stabilisation du bloc.
- CAEM : Le CAEM est le Conseil d’aide économique mutuelle (créé en 1949) qui organise les échanges économiques entre l’URSS et les démocraties populaires.
- Konrad Adenauer : Konrad Adenauer est le dirigeant ouest-allemand qui conduit la reconstruction et le redémarrage économique de la RFA au milieu des années 1950.
📝 Points essentiels
- Les purges dans les démocraties populaires visent des cadres soupçonnés de vouloir préserver une part de souveraineté nationale, notamment ceux ayant joué un rôle dans la Résistance.
- Le procès Slansky (1952) est l’affaire la plus célèbre, et les purges touchent la plupart des démocraties populaires, du sommet jusqu’à la base du parti.
- Le parti purgé et renouvelé devient entièrement stalinisé, ce qui renforce le contrôle du Kremlin sur les États satellites.
- L’échec attendu de l’effondrement yougoslave est aggravant pour Moscou, car l’Occident aide rapidement la Yougoslavie et celle-ci maintient une revendication socialiste autonome.
- Après la mort de Staline, Khrouchtchev tente une réconciliation avec Belgrade, mais la Yougoslavie ne réintègre pas le camp soviétique.
- L’Albanie, d’abord alignée sur l’URSS, se rapproche de la Chine et en fait son principal allié européen en réaction au processus de déstalinisation.
💡 Astuce mémo
Déstalinisation = moins de terreur, mais pas de rupture : Berlin/Budapest secouent, puis Moscou “lâche du lest” ciblé.
📖 7. Question allemande et fragilisation de la RDA
🔑 Notions clés & Définitions
- Question allemande : La question allemande désigne le statut non définitivement réglé de l’Allemagne après 1945, malgré la division en deux États.
- RDA : La RDA est la République démocratique allemande, intégrée au bloc soviétique et dont la stabilité reste fragile.
- Stasi : La Stasi est le ministère de la Sécurité d’État est-allemand, instrument central de contrôle qui révèle la fragilité du régime.
- Seconde crise de Berlin : La seconde crise de Berlin est l’épisode où le statut de la RDA devient un enjeu majeur et se solde par un maintien occidental.
- Ostpolitik : L’Ostpolitik est la politique de rapprochement menée par Willy Brandt à partir de 1969, avec des effets sur la RDA et les relations Est-Ouest.
📝 Points essentiels
- Les Occidentaux refusent que la division allemande soit définitive tant que le peuple allemand ne s’est pas prononcé démocratiquement sur l’avenir de l’Allemagne.
- Les quatre vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale conservent, du point de vue occidental, l’autorité suprême sur la question allemande jusqu’à un choix démocratique global.
- Cette position occidentale irrite fortement les Soviétiques et contribue à fragiliser la RDA, même sans intention de guerre.
- La solidité de la RDA apparaît relative, notamment par l’importance du ministère de la Sécurité d’État, la Stasi, qui emploie plus de 5 Est-Allemands pour mille lors de la chute du régime.
- Le statut de la RDA constitue l’enjeu central de la seconde crise de Berlin, et les Soviétiques y subissent une défaite car les Occidentaux maintiennent leur position.
- Le système de la double assurance brouille l’ordre européen : il peut servir certains intérêts, dont la France, inquiète par un renouveau de puissance allemande mais proche de Moscou sur la division de l’Allemagne.
💡 Astuce mémo
Question allemande = « pas réglée tant que le peuple n’a pas tranché » → donc RDA fragilisée par l’irritation soviétique et la pression occidentale.
📖 8. Nouvelle Guerre froide : Vietnam, Afghanistan et euromissiles
🔑 Notions clés & Définitions
- Échec américain au Vietnam : Événement politique et militaire qui affaiblit le camp occidental avec le retrait américain en 1973 puis la chute de Saïgon en 1975.
- Watergate : Scandale politique américain de 1972 à 1974 qui fragilise la crédibilité et la capacité d’action des États-Unis.
- Intervention soviétique en Afghanistan : Engagement de l’URSS en Afghanistan au milieu des années 1970 qui contribue au basculement vers une nouvelle Guerre froide.
- Crise des euromissiles : Crise qui débute en 1977 et renforce l’inquiétude européenne, ravivant la peur atomique et le pacifisme.
- Guerre fraîche : Nom parfois donné à la nouvelle Guerre froide, associée à l’idée d’une tension renouvelée plutôt qu’à une guerre totale.
📝 Points essentiels
- Le retrait américain du Vietnam en 1973 est suivi par la chute de Saïgon en 1975, ce qui affaiblit l’Occident.
- Le scandale du Watergate dure de 1972 à 1974 et contribue à une crise politique aux États-Unis.
- L’URSS cherche à profiter de la faiblesse occidentale après le milieu des années 1970, avec des avancées extra-européennes.
- L’intervention soviétique en Afghanistan et la crise des euromissiles à partir de 1977 marquent le début d’une nouvelle Guerre froide.
- Pour les Européens, la peur atomique renaît et le pacifisme se développe, souvent présenté comme plutôt « rouge » que « mort ».
- L’idée d’un avantage soviétique est décrite comme largement illusoire, même si elle peut paraître crédible aux populations.
💡 Astuce mémo
Vietnam + Watergate = Occident affaibli ; URSS Afghanistan + Euromissiles (1977) = nouvelle Guerre froide.
📖 9. Armes nucléaires : vecteurs, bombes et missiles
🔑 Notions clés & Définitions
- Bomber gap : Le bomber gap désigne une crainte occidentale des années 1950 d’un retard stratégique des bombardiers américains face à l’URSS.
- Missile gap : Le missile gap désigne une crainte occidentale des années 1950 d’un avantage soviétique en missiles balistiques, amplifiée par l’incertitude sur l’arsenal réel.
- Effet Spoutnik : L’effet Spoutnik est l’impact psychologique et politique de 1957 qui renforce la perception d’un bond soviétique dans la course aux missiles.
- Crise de Cuba : La crise de Cuba est un épisode de la Guerre froide lié au déploiement soviétique de missiles et à la réaction américaine, avec des contreparties.
- R7 : Le R7 est un missile intercontinental soviétique mentionné comme peu nombreux et très vulnérable lors de la crise de Cuba.
📝 Points essentiels
- Dans les années 1950, les Occidentaux s’inquiètent de ne pas connaître précisément la sophistication soviétique, ce qui alimente deux alertes : bomber gap et missile gap.
- Le missile gap est en partie un enjeu de politique intérieure aux États-Unis, utilisé par Kennedy pour attaquer les républicains.
- Le bomber gap et le missile gap sont décrits comme très largement imaginaires, car la dynamique médiatique et politique dépasse la réalité militaire.
- En 1957, l’effet Spoutnik renforce la perception d’un avantage soviétique dans les missiles, même si les écarts réels ne sont pas établis.
- Lors de la crise de Cuba, l’URSS prépare le R7, mais ses faibles effectifs et sa vulnérabilité limitent sa portée stratégique immédiate.
- Les États-Unis ont installé des missiles Jupiter en Turquie, ce qui rend l’île de Cuba tentante pour Khrouchtchev afin de viser davantage de cibles sur la côte est américaine avec des missiles à portée intermédiaire.
💡 Astuce mémo
Spoutnik = choc médiatique qui gonfle le « gap » (bomber/missile) avant même de mesurer la réalité.
📖 10. Gorbatchev, perestroïka et échec soviétique
🔑 Notions clés & Définitions
- Perestroïka : Réforme économique et politique lancée en URSS, visant à corriger le fonctionnement du système soviétique.
- Catastroïka : Désignation de l’échec de la perestroïka, quand les réformes se transforment en aggravation majeure de la situation.
- Retrait d’Afghanistan : Fin de l’engagement militaire soviétique en Afghanistan, achevée en février 1989.
- Doctrine Sinatra : Idée attribuée à Gorbatchev selon laquelle la liberté de choix doit être reconnue à tous les peuples.
- Solidarité : Syndicat indépendant polonais qui soutient des candidats gagnant les élections de juin 1989.
📝 Points essentiels
- Le parti communiste conserve le pouvoir en URSS et renforce même son contrôle en intégrant une nouvelle bourgeoisie souvent liée aux dirigeants du PCC.
- Les réformes économiques se révèlent impossibles en URSS pour des raisons multiples, et la perestroïka se transforme en catastroïka.
- Le camp soviétique a une fragilité que la Chine connaît peu : les démocraties populaires détestent les Soviétiques, vus comme oppresseurs étrangers.
- L’URSS est multiethnique et multinationale, ce qui contribue à sa fragilisation et à son effondrement.
- En 1989, Gorbatchev réoriente la politique extérieure pour soutenir une sortie de crise, notamment en Afghanistan.
- Le retrait soviétique d’Afghanistan s’achève en février 1989, et la guerre commencée en 1979 entravait l’offensive de paix de Gorbatchev.
💡 Astuce mémo
Perestroïka → Catastroïka : “réparer” finit en “catastrophe” quand les réformes bloquent.
📖 11. Révolutions de l’Est : cas roumain
🔑 Notions clés & Définitions
- Rideau de fer : Barrière symbolique et matérielle séparant l’Europe de l’Est de l’Autriche, dont la démolition ouvre des possibilités de fuite vers l’Ouest.
- Securitate : Police politique roumaine chargée de la surveillance et de la répression, dont une partie commence à douter à la fin des années 1980.
- Front de salut national : Organisation qui s’empare du pouvoir à partir du 24 décembre 1989 et renonce ensuite au communisme.
- Nicolae Ceaușescu : Dirigeant roumain au pouvoir depuis 1965, menant une politique relativement indépendante de Moscou et gouvernant dans l’oppression.
📝 Points essentiels
- La RDA demande à la Hongrie d’empêcher l’exode vers la RFA, mais la Hongrie refuse, ce qui alimente un mécontentement en RDA.
- À partir d’octobre 1989, de grandes manifestations secouent la RDA, et Gorbatchev prévient que l’usage de la force ne sera pas soutenu.
- Eg on Krenz ouvre le mur de Berlin dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, déclenchant des fuites et accélérant la réunification.
- En Bulgarie, les Gorbatchéviens arrivent au pouvoir, et en Tchécoslovaquie les dissidents prennent le pouvoir après la révolution de velours.
- La Tchécoslovaquie se dissout en 1992 sans violence, malgré le fait que les enquêtes d’opinion montrent que les trois quarts ne souhaitent pas la dissolution.
- En Roumanie, la révolution est violente : une manifestation à Timișoara le 16 décembre 1989 contre l’expulsion d’un pasteur déclenche l’extension des protestations malgré la Securitate.
💡 Astuce mémo
Roumanie = Timișoara (16/12) → Bucarest (meeting du 21/12) → exécution (25/12) : révolution en chaîne.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1943 | Aux États-Unis, certains responsables estiment qu’il faudra recréer une armée allemande |
| 1947 | Chronologie discutée : on considère souvent que la Guerre froide commence (avec nuances possibles jusqu’en 1950) |
| 1950 | Création de la CECA (première grande étape de la construction européenne) |
📊 Tableaux de synthèse
Guerre froide : crises et théâtres
| Crise | Période | Théâtre |
|---|
| Blocus de Berlin | juin 1948 à mai 1949 | Berlin |
| Seconde crise de Berlin | de 1958 à 1963 | Berlin |
| Crise de Cuba | déploiement soviétique de missiles et réaction américaine | Cuba |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre « pastoralisation » (affaiblir durablement l’Allemagne) et « affaiblir l’Allemagne » : le texte oppose l’idée coûteuse aux besoins de reconstruction.
- Croire que la Guerre froide commence en une seule date : le cours insiste sur une chronologie discutée (1945-1950) et sur une entrée progressive.
- Penser que le communisme en Europe orientale se maintient par adhésion : le texte dit qu’il ne se maintient que par la force.
- Mélanger « coup de Prague » et « coup d’Helsinki » : Prague (février 1948) oui, Helsinki (Finlande) non, d’où la finlandisation.
- Croire que la neutralité allemande est un choix soviétique simple : Staline et ses successeurs hésitent entre contrôle à l’Est et influence sur tout le pays.
- Interpréter les « gaps » (bomber gap / missile gap) comme des preuves militaires établies : le cours les dit très largement imaginaires et liés à la politique intérieure.
- Oublier que la crise des euromissiles mène à un traité : le déploiement Pershing II (à partir de 1983) aboutit aux négociations et au traité de 1988.
✅ Checklist Examen
- Expliquer pourquoi l’Allemagne devient un enjeu décisif pour les Américains dès 1943 (armée à reconstruire, économie européenne impossible sans participation allemande).
- Décrire les projets irréconciliables à l’origine de la Guerre froide : organisation universelle (États-Unis) et zones d’influence (URSS).
- Justifier pourquoi les Soviétiques hésitent entre contrôle de l’Est et influence sur tout le pays, et relier cela à la fragilisation de la RDA.
- Présenter la chronologie discutée de la Guerre froide (souvent 1947, mais possible 1945-1950) et la fracture de l’Europe en deux ensembles.
- Raconter les épisodes de Berlin et leurs dates : blocus (juin 1948-mai 1949) puis seconde crise (1958-1963) avec le mur en 1961.
- Expliquer la supériorité américaine (économique, militaire, idéologique) et l’idée que le communisme en Europe orientale ne se maintient que par la force.
- Expliquer comment la construction européenne répond d’abord à une logique de sécurité américaine et à la nécessité de coordonner la reconstruction, avec renoncement aux réparations.
- Citer les étapes CECA (1950) puis traités de Rome (1957) et donner un exemple d’effet local négatif lié à la CECA (Bruay-Auchel).
- Expliquer le lien entre plan Pleven/CED et décolonisation : rejet de la CED en 1954, puis retour de l’outre-mer lors de Suez (octobre-novembre 1956) et articulation avec la guerre d’Algérie (1954-1962).
- Décrire la finlandisation : compromis (Finlande libre) et veto de fait soviétique sur le personnel politique et la politique extérieure, en distinguant Prague (1948) et absence de coup à Helsinki.
- Expliquer les purges dans les démocraties populaires et le procès Slansky (1952), puis relier la déstalinisation à des secousses (Berlin-Est 1953, Budapest 1956).
- Expliquer la question allemande : statut non définitivement réglé, autorité des quatre vainqueurs tant que le peuple allemand n’a pas tranché, et lien avec la seconde crise de Berlin.
- Expliquer la nouvelle Guerre froide : Vietnam (retrait 1973, chute de Saïgon 1975), Watergate (1972-1974), puis Afghanistan et crise des euromissiles à partir de 1977.
- Décrire les « gaps » (bomber gap / missile gap) et l’effet Spoutnik (1957) comme amplifications médiatiques/politiques, puis raconter la crise de Cuba (R7, Jupiter en Turquie, contreparties).
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