QCM : La IIe République — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel type de suffrage la France adopte-t-elle en 1848 ?

Le suffrage universel mixte
Le suffrage universel masculin
Le suffrage censitaire élargi
Le suffrage indirect des propriétaires

Le suffrage universel masculin

Explication

En 1848, la France instaure le suffrage universel masculin, qui constitue une rupture politique majeure. Le suffrage universel contemporain inclut les femmes, mais cette extension n’existe pas encore en 1848.

2. Après son coup d’État, sur quel fondement Louis-Napoléon cherche-t-il encore à appuyer sa légitimité ?

Sur l’autorité des assemblées locales
Sur l’hérédité dynastique
Sur l’expression populaire
Sur la seule puissance militaire

Sur l’expression populaire

Explication

Louis-Napoléon continue de rechercher une légitimité fondée sur l’expression populaire après son coup d’État. Cette stratégie distingue son pouvoir d’un régime reposant exclusivement sur la contrainte militaire.

3. Quelle est la composition du Comité de Constitution en 1848 ?

Neuf républicains modérés, six conservateurs et trois démocrates
Sept républicains modérés, huit conservateurs et trois démocrates
Huit républicains modérés, trois conservateurs et sept démocrates
Huit républicains modérés, sept conservateurs et trois démocrates

Huit républicains modérés, sept conservateurs et trois démocrates

Explication

Le Comité de Constitution réunit dix-huit membres répartis entre huit républicains modérés, sept conservateurs et trois démocrates. Cette composition ne doit pas être confondue avec les quinze bureaux de l’Assemblée.

4. À quelle date l’accord sur la Constitution est-il finalement atteint après les discussions commencées le 4 septembre 1848 ?

Le 27 octobre 1848
Le 4 novembre 1848
Le 10 décembre 1848
Le 18 juin 1848

Le 4 novembre 1848

Explication

Les débats se déroulent en séance plénière du 4 septembre au 27 octobre 1848, puis l’accord aboutit le 4 novembre 1848. Le 27 octobre correspond à la fin de la période de discussion indiquée, et non à l’accord final.

5. Quelle caractéristique définit la République française dans les principes constitutionnels de 1848 ?

Elle est aristocratique, une et organisée en provinces
Elle est démocratique, fédérale et composée d’États
Elle est monarchique, décentralisée et fédérale
Elle est démocratique, une et indivisible

Elle est démocratique, une et indivisible

Explication

La République française est définie comme démocratique, une et indivisible. Une organisation fédérale repose au contraire sur des entités territoriales disposant d’une souveraineté propre.

6. Que contient le Préambule de la Constitution de 1848 en matière de principes politiques ?

Une reconnaissance du fédéralisme et une déclaration des privilèges héréditaires
Une séparation des provinces et une déclaration des devoirs militaires
Une affirmation de la souveraineté royale et une charte des corporations
Une affirmation de l’indivisibilité et une déclaration des droits et des devoirs

Une affirmation de l’indivisibilité et une déclaration des droits et des devoirs

Explication

Le Préambule réaffirme l’indivisibilité de la République, principe déjà proclamé en 1792, et comprend une déclaration des droits et des devoirs. Il ne remplace donc pas l’unité républicaine par une organisation fédérale.

7. Comment l’article 8 traite-t-il le droit au travail ?

Il l’intègre prudemment aux obligations liées à la fraternité
Il le transforme en compétence réservée aux pouvoirs locaux
Il le présente comme une liberté économique indépendante de la fraternité
Il l’associe directement à la souveraineté des entités fédérées

Il l’intègre prudemment aux obligations liées à la fraternité

Explication

L’article 8 intègre avec prudence le droit au travail dans l’ensemble des obligations rattachées à une conception de la fraternité. Il ne le formule donc pas comme une compétence territoriale ou comme une liberté économique isolée.

8. Quelle organisation la Constituante retient-elle pour l’assemblée législative en 1848 ?

Deux chambres composées de députés élus au suffrage censitaire
Une assemblée unique de 500 membres désignés par les départements
Une assemblée unique de 750 membres élus au suffrage universel
Deux chambres réunissant chacune 375 membres élus au suffrage universel

Une assemblée unique de 750 membres élus au suffrage universel

Explication

La Constituante choisit une assemblée unique de 750 membres, élus au suffrage universel et rémunérés par une indemnité. Cette décision écarte le bicamérisme défendu par certains députés, mais ne crée pas deux chambres distinctes.

9. Selon l’article 34, quel principe définit le mandat des députés ?

Ils représentent leur département en suivant les décisions de leur conseil général
Ils représentent la nation sans recevoir de mandat impératif de leurs électeurs
Ils délèguent leur vote aux ministres lorsqu’une question concerne le gouvernement
Ils appliquent les instructions précises transmises par leurs électeurs

Ils représentent la nation sans recevoir de mandat impératif de leurs électeurs

Explication

L’article 34 établit un mandat représentatif : le député agit au nom de la nation et n’est pas juridiquement lié aux instructions de ses électeurs. Le mandat impératif correspond au contraire à une obligation de suivre ces instructions.

10. Comment le président de la République est-il désigné par la Constitution de 1848 ?

Il est nommé par l’Assemblée pour un mandat de cinq ans
Il est élu au suffrage universel pour un mandat de quatre ans
Il est choisi par un collège de notables pour un mandat de sept ans
Il est élu par les ministres pour un mandat de quatre ans

Il est élu au suffrage universel pour un mandat de quatre ans

Explication

La Constitution prévoit l’élection du président de la République au suffrage universel pour quatre ans. Cette règle ne correspond pas à la proposition de Jules Grévy, qui voulait confier l’exécutif à un président du Conseil des ministres.

11. Quelle mesure l’amendement de Jules Grévy cherchait-il à instaurer avant son rejet par la Constituante ?

Faire élire le président de la République par un collège parlementaire
Confier le pouvoir exécutif à un président du Conseil des ministres
Accorder au président de la République un mandat renouvelable de sept ans
Supprimer l’indemnité versée aux membres de l’Assemblée nationale

Confier le pouvoir exécutif à un président du Conseil des ministres

Explication

L’amendement de Jules Grévy proposait de confier le pouvoir exécutif à un président du Conseil des ministres, mais la Constituante le rejette. Il ne modifiait donc pas le mode d’élection présidentielle ni la rémunération des députés.

12. Quelle procédure la Constitution de 1848 impose-t-elle pour convoquer une assemblée de révision ?

Organiser trois délibérations successives séparées chacune par un mois
Réunir une seule délibération suivie d’une approbation présidentielle
Faire voter quatre délibérations au cours d’une même session parlementaire
Obtenir deux votes successifs séparés par une semaine de consultation populaire

Organiser trois délibérations successives séparées chacune par un mois

Explication

La révision constitutionnelle exige trois délibérations successives, chacune espacée d’un mois. Une seule décision ou des votes rapprochés ne respecteraient donc pas la procédure prévue.

13. Pourquoi le régime institué en 1848 est-il considéré comme indéterminé ?

Il combine deux pouvoirs forts issus du suffrage universel sans trancher entre parlementarisme et présidentialisme
Il établit un régime parlementaire classique en donnant au président un rôle essentiellement cérémoniel
Il instaure un régime présidentiel achevé en supprimant toute responsabilité politique devant les députés
Il répartit un pouvoir exécutif faible entre plusieurs ministres sans reconnaître d’assemblée législative

Il combine deux pouvoirs forts issus du suffrage universel sans trancher entre parlementarisme et présidentialisme

Explication

La Constitution associe une assemblée et un président tous deux issus du suffrage universel, ce qui crée deux pouvoirs forts. Elle ne définit toutefois pas clairement si le fonctionnement doit relever du parlementarisme ou du présidentialisme.

14. Quelle faiblesse institutionnelle augmente le risque de conflit entre le législatif et l’exécutif en 1848 ?

La subordination de l’exécutif à une seconde chambre chargée de régler les désaccords
L’existence d’un arbitre indépendant pouvant imposer un compromis au président et aux députés
La présence d’une cour constitutionnelle pouvant annuler les décisions de l’Assemblée
L’absence d’une instance d’arbitrage et d’une cour chargée de contrôler la constitutionnalité des lois

L’absence d’une instance d’arbitrage et d’une cour chargée de contrôler la constitutionnalité des lois

Explication

Sans instance d’arbitrage ni cour constitutionnelle, aucun organe spécialisé ne peut régler les conflits institutionnels ou contrôler les lois. Cette lacune accroît donc la possibilité d’un affrontement direct entre l’Assemblée et l’exécutif.

15. Quelle mesure la loi électorale du 31 mai 1850 impose-t-elle notamment ?

Un contrôle militaire des listes électorales nationales
Un mandat présidentiel prolongé de trois années
Une élection indirecte des députés par les communes
Une résidence de trois ans au même lieu pour voter

Une résidence de trois ans au même lieu pour voter

Explication

La loi du 31 mai 1850 exige notamment trois ans de résidence au même lieu, ce qui réduit fortement le nombre d’électeurs. Elle ne modifie pas la durée du mandat présidentiel, qui relève d’une autre question institutionnelle.

16. Pourquoi le refus de l’Assemblée du 19 juillet 1851 est-il important dans la crise politique ?

Il supprime le suffrage universel établi au printemps 1848
Il maintient l’interdiction de réélire le président sortant
Il instaure l’élection du président par les parlementaires
Il autorise la dissolution immédiate de l’Assemblée nationale

Il maintient l’interdiction de réélire le président sortant

Explication

Le 19 juillet 1851, l’Assemblée refuse de réviser l’article 45, qui interdit la réélection du président sortant. Cette décision contrarie la volonté de Louis-Napoléon de modifier la règle pour pouvoir prolonger son pouvoir.

17. Quelle décision Louis-Napoléon prend-il le 2 décembre 1851 lors du coup d’État ?

Il rétablit les ateliers nationaux et proclame une république sociale
Il confie le pouvoir exécutif à Cavaignac jusqu’aux prochaines élections
Il convoque l’Assemblée afin de réviser légalement l’article 45
Il dissout l’Assemblée et annonce un plébiscite au suffrage universel

Il dissout l’Assemblée et annonce un plébiscite au suffrage universel

Explication

Le 2 décembre 1851, Louis-Napoléon dissout l’Assemblée, annonce un plébiscite au suffrage universel et prépare une nouvelle Constitution. Cette initiative constitue une rupture avec le fonctionnement parlementaire de la Deuxième République.

18. Quel événement se déroule le 23 juin 1848 ?

Le début de l’insurrection provoquée par la dissolution des ateliers nationaux
La victoire présidentielle de Louis-Napoléon suivie de sa prestation de serment
L’adoption de la loi Falloux consacrant le rôle de l’Église dans l’enseignement
L’élection de l’Assemblée constituante dominée par les républicains sociaux

Le début de l’insurrection provoquée par la dissolution des ateliers nationaux

Explication

Le 23 juin 1848, la dissolution des ateliers nationaux déclenche une insurrection populaire dans l’Est de Paris. La dissolution elle-même a lieu le 21 juin, tandis que l’insurrection s’étend du 23 au 26 juin.

19. Quelle succession de dates correspond à l’élection présidentielle et à la prestation de serment de Louis-Napoléon ?

Élection le 23 avril 1848, serment le 13 mai 1849
Élection le 15 mars 1850, serment le 19 juillet 1851
Élection le 10 décembre 1848, serment le 20 décembre 1848
Élection le 23 juin 1848, serment le 2 décembre 1851

Élection le 10 décembre 1848, serment le 20 décembre 1848

Explication

Louis-Napoléon remporte l’élection présidentielle le 10 décembre 1848 et prête serment le 20 décembre. Les autres couples associent des dates à des élections parlementaires, à une loi scolaire ou à la crise institutionnelle de 1851.

20. Que reconnaît et officialise la loi Falloux du 15 mars 1850 ?

Elle dissout les ateliers nationaux et organise leur remplacement militaire
Elle élit l’Assemblée législative et assure la victoire du parti de l’Ordre
Elle rétablit le suffrage universel et supprime les conditions de résidence
Elle reconnaît les écoles publiques et libres et officialise le rôle de l’Église

Elle reconnaît les écoles publiques et libres et officialise le rôle de l’Église

Explication

La loi Falloux du 15 mars 1850 reconnaît les écoles publiques et libres et officialise le rôle de l’Église dans l’enseignement. Elle ne concerne ni les ateliers nationaux, ni les règles du suffrage, ni l’élection de l’Assemblée législative.

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Quelle réforme électorale la France adopte-t-elle en 1848 ?

Le suffrage universel masculin.

Le suffrage universel masculin a-t-il été remis en cause après 1848 ?

Non, sauf pendant la parenthèse de Vichy.

Sur quoi Louis-Napoléon cherche-t-il à fonder sa légitimité après son coup d’État ?

Sur l’expression populaire.

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