★ À maîtriser
Les premières formes de savoir organisé et systématique apparaissent en Mésopotamie, chez les Sumériens et les Babyloniens, à la même époque que l’invention de l’écriture cunéiforme.
Les historiens font traditionnellement remonter la science comme discipline logique à la philosophie grecque de la nature, développée à partir du VIe siècle av. J.-C.
L’écriture permet de conserver et comparer des observations à travers le temps et l’espace, et de conduire des raisonnements faisant intervenir plusieurs variables.
Compléments
Avant la période grecque, des savoirs se développent au Moyen-Orient, en Égypte, en Chine puis en Inde à partir du IIe millénaire av. J.-C., avec un caractère essentiellement utilitaire.
Les tablettes de la troisième dynastie d’Ur décrivent des champs et leurs plans afin d’évaluer les rendements attendus.
L’écriture conserve les observations → elle permet leur comparaison dans le temps et l’espace.
★ À maîtriser
L’année égyptienne compte 12 mois de 30 jours, divisés chacun en trois semaines de 10 jours, auxquels s’ajoutent cinq jours épagomènes, soit 365 jours.
Les anciens scribes utilisent un système numérique sexagésimal, divisent la sphère céleste en 360 degrés et le zodiaque en douze sections de 30 degrés.
Compléments
Les instruments de mesure anciens mentionnés sont le gnomon et l’horloge à eau.
Les savoirs anciens comprennent des systèmes de numération, les quatre opérations, une géométrie des surfaces, des volumes et des angles, ainsi que l’observation et la représentation du ciel.
★ À maîtriser
Compléments
Une Terre en disque entourée par l’Océan, comme un ruban.
★ À maîtriser
La pensée scientifique grecque vise à déduire les faits naturels de principes, comme les conclusions mathématiques et logiques se déduisent de prémisses.
Le « miracle grec » désigne le changement de mentalités amorcé en Grèce, sur la côte turque et en Sicile au VIIe siècle av. J.-C., notamment sous l’impulsion de l’école milésienne et de ses explications non mythologiques du monde.
Compléments
📌 Les mathématiques babyloniennes présentent notamment des listes et des procédures de calcul, tandis que les mathématiciens grecs développent des démonstrations générales à partir de principes.
La recette babylonienne calcule un cas ; la démonstration grecque établit une règle générale.
★ À maîtriser
Les Ioniens recherchent une archè, c’est-à-dire un principe expliquant la formation du cosmos et l’existence de la vie ; les éléments proposés comprennent l’eau, l’air, le feu et la terre.
Thalès considère l’eau comme l’élément premier, animé et capable de transformations, qui constitue le principe de toutes choses et la source de la vie.
Anaximandre conçoit la Terre comme un cylindre isolé, immobile et en équilibre au centre d’un ciel sphérique, sans appui extérieur.
Compléments
★ À maîtriser
Dans le modèle géocentrique des épicycles, une planète suit un cercle, l’épicycle, dont le centre se déplace sur un autre cercle, le déférent.
Ptolémée décrit dans l’Almageste une Terre sphérique immobile et excentrée par rapport au point équant afin d’expliquer les irrégularités et les mouvements rétrogrades des planètes.
Compléments
Le modèle attribué à Eudoxe comprend trois sphères pour la Lune, trois pour le Soleil et quatre pour chacune des planètes.
Le modèle astronomique de Ptolémée demeure une base des connaissances astronomiques jusqu’au XVIIe siècle.
Terre immobile → sphères homocentriques → épicycles et équant.
★ À maîtriser
La théorie hippocratique des humeurs associe la santé à l’équilibre du sang, du phlegme, de la bile noire et de la bile jaune, et la maladie à l’altération de cet équilibre.
Le galénisme repose sur :
Compléments
📌 Chez Hippocrate, les quatre humeurs correspondent aux quatre éléments de la philosophie grecque : sang et air, phlegme et eau, bile noire et terre, bile jaune et feu.
Pour Galien, l’altération des principes du galénisme est à l’origine des maladies, que l’on peut traiter en identifiant le principe défaillant.
Aristote mentionne environ 500 espèces animales et construit une échelle des êtres allant de la matière inerte aux animaux et à l’être humain.
★ À maîtriser
Après la mort d’Alexandre le Grand en -323, Alexandrie devient un centre intellectuel majeur, soutenu par le mécénat des souverains égyptiens.
La bibliothèque et le musée d’Alexandrie sont créés entre -295 et -280 par les souverains égyptiens.
À l’époque alexandrine, la science se détache de la philosophie, se rapproche de la technique et utilise davantage les mathématiques.
Compléments
La spécialisation des auteurs s’accentue à Alexandrie, où nul ne prétend maîtriser l’ensemble des savoirs.
Les domaines et figures mentionnés sont :
★ À maîtriser
📌 Dans la géométrie euclidienne, par un point extérieur à une droite passe une seule parallèle à cette droite.
Compléments
Les géométries non euclidiennes présentées dans le cours conservent les axiomes et postulats d’Euclide sauf le postulat des parallèles.
En géométrie sphérique, deux méridiens peuvent se rencontrer aux pôles et un triangle peut avoir des angles de 90°, 50° et 90°.
En géométrie hyperbolique, une infinité de droites passant par un même point peuvent être parallèles à une droite donnée.
Parallèle unique chez Euclide ; aucune en géométrie sphérique, une infinité en géométrie hyperbolique.
📌 Selon le principe d’Archimède, un corps immergé subit du fluide une force dirigée vers le haut, appelée poussée d’Archimède.
Ératosthène estime la distance entre Alexandrie et Syène à 5 000 stades, soit environ 800 km, et leur différence de latitude à 7 degrés, soit environ un cinquantième de cercle.
À partir de ces mesures, Ératosthène estime la circonférence terrestre à environ 40 000 km, contre 40 075,017 km aujourd’hui.
Hipparque établit un catalogue de 850 étoiles et estime la précession des équinoxes à 36 secondes angulaires par an, contre 50 secondes aujourd’hui et un tour en 26 000 ans.
★ À maîtriser
La technologie romaine contribue à la croissance démographique de Rome ainsi qu’à sa puissance économique et militaire, mais de nombreuses techniques sont oubliées après la chute de l’Empire romain.
Parmi les innovations romaines figurent :
Compléments
L’Histoire naturelle de Pline l’Ancien, publiée en 77, reprend des savoirs grecs en sciences naturelles et demeure la seule grande somme biologique disponible pour la chrétienté pendant les quinze siècles suivants.
Les domaines technologiques romains comprennent :
Les innovations agricoles romaines comprennent :
Les réalisations architecturales romaines citées sont :
Ingénierie et innovations techniques → puissance économique et militaire de Rome.
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1. Comment le calendrier égyptien nilotique structure-t-il l’année agricole ?
2. Dans la géométrie euclidienne, combien de parallèles à une droite peut-on faire passer par un point extérieur à cette droite ?
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Où apparaissent les premières formes de savoir organisé et systématique ?
En Mésopotamie, chez les Sumériens et les Babyloniens.
À quelle invention les premiers savoirs mésopotamiens sont-ils contemporains ?
À l’invention de l’écriture cunéiforme.
À quelle tradition les historiens rattachent-ils traditionnellement la science comme discipline logique ?
À la philosophie grecque de la nature.
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