QCM : La Ve République depuis 1958 — 47 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la situation institutionnelle de la France au début de 1945, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La France est dépourvue de régime politique effectif au début de 1945.
Une nouvelle Constitution républicaine remplace légalement la Troisième République en 1940.
Les lois constitutionnelles de la Troisième République sont suspendues de fait depuis le 10 juillet 1940.
Les pleins pouvoirs sont accordés à Charles de Gaulle le 10 juillet 1940.
Le vide juridique de 1945 résulte d’un régime constitutionnel pleinement opérationnel.

La France est dépourvue de régime politique effectif au début de 1945. · Les lois constitutionnelles de la Troisième République sont suspendues de fait depuis le 10 juillet 1940.

Explication

Les lois constitutionnelles de la Troisième République sont suspendues de fait le 10 juillet 1940, après l’octroi des pleins pouvoirs à Philippe Pétain. La France ne dispose donc pas d’un régime politique effectif au début de 1945. Aucune nouvelle Constitution ne remplace légalement la Troisième République, et le vide juridique ne correspond pas à un régime opérationnel.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les attentes politiques de l’opinion française à la Libération, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La crainte du pouvoir personnel pèse davantage que celle d’un retour autoritaire.
L’opinion française rejette l’instabilité associée à la Troisième République.
L’opinion française souhaite restaurer l’impuissance institutionnelle de la Troisième République.
Elle rejette également l’autoritarisme et la dictature du régime de Vichy.
Elle craint davantage le retour du régime de Vichy que celui du pouvoir personnel.

La crainte du pouvoir personnel pèse davantage que celle d’un retour autoritaire. · L’opinion française rejette l’instabilité associée à la Troisième République. · Elle rejette également l’autoritarisme et la dictature du régime de Vichy.

Explication

L’opinion rejette l’instabilité et l’impuissance de la Troisième République, ainsi que l’autoritarisme et la dictature de Vichy. Elle redoute toutefois davantage le retour du pouvoir personnel que celui des autres formes de régime évoquées. Elle ne souhaite donc ni restaurer l’impuissance institutionnelle ni privilégier la crainte d’un retour de Vichy.

3. À propos du Gouvernement provisoire de la République française, quelles sont les réponses exactes au sujet de sa composition et de son fonctionnement ?

Le GPRF constitue une assemblée parlementaire provisoire exerçant le pouvoir gouvernemental.
Le GPRF gouverne avec une Assemblée consultative souveraine.
L’Assemblée consultative accompagne le gouvernement provisoire dans son activité politique.
Le GPRF est créé en juin 1944 sous la présidence de Charles de Gaulle.
Charles de Gaulle bénéficie d’un fort soutien populaire dans ce contexte.

L’Assemblée consultative accompagne le gouvernement provisoire dans son activité politique. · Le GPRF est créé en juin 1944 sous la présidence de Charles de Gaulle. · Charles de Gaulle bénéficie d’un fort soutien populaire dans ce contexte.

Explication

Le GPRF est créé en juin 1944 et présidé par Charles de Gaulle, qui bénéficie alors d’un fort soutien populaire. Il gouverne avec l’Assemblée consultative, laquelle n’est pas une assemblée parlementaire souveraine. Le GPRF est un gouvernement provisoire et non une assemblée parlementaire.

4. Concernant l’épuration légale en France à la Libération :

Environ 8 000 à 10 000 personnes sont exécutées après condamnation à mort.
Philippe Pétain et ses ministres sont traduits devant une Haute Cour.
Environ 44 000 condamnations à des peines de prison sont prononcées.
L’épuration légale se déroule principalement sans intervention judiciaire.
Environ 125 000 poursuites sont engagées devant les cours de justice.

Philippe Pétain et ses ministres sont traduits devant une Haute Cour. · Environ 44 000 condamnations à des peines de prison sont prononcées. · Environ 125 000 poursuites sont engagées devant les cours de justice.

Explication

L’épuration légale traduit Pétain et ses ministres devant une Haute Cour et entraîne environ 125 000 poursuites. Elle aboutit à environ 44 000 condamnations à la prison. Elle repose sur des procédures judiciaires, tandis que les 8 000 à 10 000 morts sans procès relèvent de l’épuration sauvage ; environ 767 exécutions suivent une condamnation à mort.

5. Parmi les propositions suivantes sur l’épuration extrajudiciaire, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’épuration sauvage est menée sans procès dans le contexte troublé de la Libération.
Elle entraîne environ 767 exécutions après condamnation à mort.
Les victimes meurent souvent lors de règlements de comptes ou d’actes de vengeance.
Elle repose sur les décisions rendues par les cours de justice.
Elle provoque environ 8 000 à 10 000 morts selon les estimations.

L’épuration sauvage est menée sans procès dans le contexte troublé de la Libération. · Les victimes meurent souvent lors de règlements de comptes ou d’actes de vengeance. · Elle provoque environ 8 000 à 10 000 morts selon les estimations.

Explication

L’épuration sauvage est extrajudiciaire, se déroule sans procès et cause environ 8 000 à 10 000 morts. Ces morts surviennent souvent dans des règlements de comptes ou des actes de vengeance. Les cours de justice et les exécutions après condamnation à mort relèvent de l’épuration légale.

6. Concernant les principales forces politiques françaises en 1945, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La SFIO et le PCF sont présentés comme des partis rénovés par la Résistance.
La SFIO et le MRP sont deux partis communistes rénovés par la Résistance.
La SFIO figure parmi les trois principales forces politiques françaises de 1945.
Le Parti communiste français appartient à ce groupe des trois forces majeures.
Le Mouvement républicain populaire compte parmi les forces politiques principales.

La SFIO et le PCF sont présentés comme des partis rénovés par la Résistance. · La SFIO figure parmi les trois principales forces politiques françaises de 1945. · Le Parti communiste français appartient à ce groupe des trois forces majeures. · Le Mouvement républicain populaire compte parmi les forces politiques principales.

Explication

Les trois principales forces politiques de 1945 sont la SFIO, le PCF et le MRP. La SFIO et le PCF sont décrits comme des partis rénovés par la Résistance, tandis que le MRP est présenté comme un parti né de la Résistance. Le MRP n’est donc pas un parti communiste.

7. Au sujet du Mouvement républicain populaire, quelles sont les réponses exactes ?

Il se pose en principal opposant au communisme.
Le MRP se définit comme le « parti de la Troisième République ».
Le MRP est constitué définitivement en novembre 1944.
Il se présente comme le « parti de la Quatrième République ».
Le MRP est proche de Charles de Gaulle dans l’après-guerre.

Il se pose en principal opposant au communisme. · Le MRP est constitué définitivement en novembre 1944. · Il se présente comme le « parti de la Quatrième République ». · Le MRP est proche de Charles de Gaulle dans l’après-guerre.

Explication

Le MRP est constitué définitivement en novembre 1944 et se présente comme le « parti de la Quatrième République ». Il est proche de Charles de Gaulle et se veut le principal opposant au communisme. L’expression associée à la Troisième République ne correspond pas à son positionnement.

8. Concernant la journée électorale et référendaire du 21 octobre 1945 :

La consultation associe élections législatives et décisions constitutionnelles majeures.
Le suffrage universel est étendu aux femmes lors de cette journée.
Les Français approuvent la rédaction d’une nouvelle Constitution à près de 96 %.
Aux élections législatives, le PCF obtient 142 sièges.
La limitation des pouvoirs de l’Assemblée constituante recueille environ 66 % d’approbation.

La consultation associe élections législatives et décisions constitutionnelles majeures. · Le suffrage universel est étendu aux femmes lors de cette journée. · Les Français approuvent la rédaction d’une nouvelle Constitution à près de 96 %. · La limitation des pouvoirs de l’Assemblée constituante recueille environ 66 % d’approbation.

Explication

Le 21 octobre 1945 marque l’extension du suffrage universel aux femmes, l’approbation à près de 96 % d’une nouvelle Constitution et l’acceptation à environ 66 % de la limitation des pouvoirs de l’Assemblée constituante. Cette journée associe donc élections et consultations constitutionnelles. Lors des élections législatives, le PCF obtient 160 sièges, et non 142.

9. Parmi les résultats des élections législatives du 21 octobre 1945, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les trois partis disposent ensemble de 454 sièges sur 586.
Le PCF obtient 26,2 % des suffrages et 160 sièges.
La SFIO recueille 23,4 % des suffrages et 142 sièges.
Le MRP obtient davantage de sièges que la SFIO malgré un score proche.
Le MRP obtient 23,9 % des suffrages et 152 sièges.

Les trois partis disposent ensemble de 454 sièges sur 586. · Le PCF obtient 26,2 % des suffrages et 160 sièges. · La SFIO recueille 23,4 % des suffrages et 142 sièges. · Le MRP obtient davantage de sièges que la SFIO malgré un score proche. · Le MRP obtient 23,9 % des suffrages et 152 sièges.

Explication

Le PCF obtient 26,2 % et 160 sièges, la SFIO 23,4 % et 142 sièges, et le MRP 23,9 % et 152 sièges. Ces résultats représentent ensemble 454 sièges sur 586, et le MRP dépasse bien la SFIO en nombre de sièges.

10. Les étapes du conflit entre Charles de Gaulle et les partis comprennent :

La formation du gouvernement intervient en novembre 1945.
La crise institutionnelle se déroule en janvier 1946.
Les désaccords budgétaires constituent l’étape précédant la crise institutionnelle.
Les désaccords politiques précèdent la crise institutionnelle.
La crise institutionnelle précède les désaccords politiques de plusieurs semaines.

La formation du gouvernement intervient en novembre 1945. · La crise institutionnelle se déroule en janvier 1946. · Les désaccords budgétaires constituent l’étape précédant la crise institutionnelle. · Les désaccords politiques précèdent la crise institutionnelle.

Explication

Le conflit se déroule en trois phases : formation du gouvernement en novembre 1945, désaccords politiques puis crise institutionnelle en janvier 1946. Les désaccords budgétaires appartiennent à l’étape précédente, tandis que la crise n’a pas précédé les désaccords politiques.

11. Concernant la démission de Charles de Gaulle en janvier 1946, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il quitte la présidence du Gouvernement provisoire.
Charles de Gaulle démissionne le 20 janvier 1946.
Son départ affirme la prééminence de l’exécutif sur l’Assemblée.
Elle renforce la prépondérance de l’Assemblée.
Sa démission consacre la victoire des partis politiques.

Il quitte la présidence du Gouvernement provisoire. · Charles de Gaulle démissionne le 20 janvier 1946. · Elle renforce la prépondérance de l’Assemblée. · Sa démission consacre la victoire des partis politiques.

Explication

Charles de Gaulle démissionne le 20 janvier 1946 de la présidence du Gouvernement provisoire. Cette démission consacre la victoire des partis et la prépondérance de l’Assemblée, contrairement à l’affirmation d’une prééminence renforcée de l’exécutif.

12. Dans le fonctionnement du tripartisme, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les dirigeants des partis restent extérieurs à l’action gouvernementale.
Les dirigeants des partis orientent principalement les décisions parlementaires.
Les orientations partisanes peuvent atteindre l’administration.
Le président du Conseil arbitre entre des formations politiques divergentes.
Le président du Conseil impose seul la ligne politique aux partis.

Les dirigeants des partis orientent principalement les décisions parlementaires. · Les orientations partisanes peuvent atteindre l’administration. · Le président du Conseil arbitre entre des formations politiques divergentes.

Explication

Le président du Conseil arbitre entre des formations divergentes, tandis que les dirigeants des partis imposent principalement leurs orientations à l’Assemblée, au gouvernement et parfois à l’administration. Le président du Conseil n’impose donc pas seul la ligne politique, et les dirigeants partisans ne sont pas extérieurs à l’action gouvernementale.

13. Le premier projet constitutionnel de 1946 se caractérise par :

Une Assemblée unique est défendue par la majorité socialo-communiste.
L’Assemblée unique reçoit l’ensemble des pouvoirs dans le projet majoritaire.
Le bicamérisme défendu par le MRP renforce les pouvoirs de l’Assemblée unique.
Le projet majoritaire prévoit une seconde chambre comme contrepoids.
Le MRP soutient l’omnipotence d’une chambre unique.

Une Assemblée unique est défendue par la majorité socialo-communiste. · L’Assemblée unique reçoit l’ensemble des pouvoirs dans le projet majoritaire.

Explication

La majorité socialo-communiste défend une Assemblée unique disposant de l’ensemble des pouvoirs. Le MRP réclame au contraire une seconde chambre destinée à faire contrepoids à cette omnipotence ; il ne soutient donc ni le monocamérisme ni le renforcement de la chambre unique.

14. Concernant le référendum constitutionnel du 5 mai 1946, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les suffrages favorables représentent 47 % du résultat.
Le premier projet constitutionnel est adopté avec 53 % de suffrages favorables.
Le rejet entraîne l’élection d’une seconde Assemblée constituante.
Les Français rejettent le premier projet constitutionnel.
Le résultat compte 53 % de suffrages négatifs.

Les suffrages favorables représentent 47 % du résultat. · Le rejet entraîne l’élection d’une seconde Assemblée constituante. · Les Français rejettent le premier projet constitutionnel. · Le résultat compte 53 % de suffrages négatifs.

Explication

Le premier projet constitutionnel est rejeté le 5 mai 1946, avec 53 % de non contre 47 % de oui. Ce rejet entraîne l’élection d’une seconde Assemblée constituante ; le projet n’est donc pas adopté par 53 % de suffrages favorables.

15. Concernant les rapports entre les institutions sous la Quatrième République :

Le président de la République est élu directement par les citoyens.
L’Assemblée nationale investit le président du Conseil.
Un vote de censure peut mettre fin aux fonctions du gouvernement.
Le président du Conseil est élu pour sept ans par le Congrès.
Le président de la République exerce de larges pouvoirs exécutifs.

L’Assemblée nationale investit le président du Conseil. · Un vote de censure peut mettre fin aux fonctions du gouvernement.

Explication

L’Assemblée nationale investit le président du Conseil et peut mettre fin à ses fonctions par un vote de censure. Le président du Conseil dépend donc de l’Assemblée nationale. Le président de la République est élu pour sept ans par le Congrès et dispose de peu de pouvoirs, plutôt que d’être élu directement par les citoyens ou d’exercer de larges pouvoirs exécutifs.

16. Parmi les caractéristiques de l’instabilité gouvernementale sous la Quatrième République, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La durée moyenne des gouvernements reste marquée par une grande brièveté.
Vingt-quatre gouvernements se succèdent principalement en quatre ans.
Le gouvernement le plus long dure environ seize mois.
La succession des gouvernements traduit une forte instabilité politique.
Vingt-quatre gouvernements se succèdent en douze ans.

La durée moyenne des gouvernements reste marquée par une grande brièveté. · Le gouvernement le plus long dure environ seize mois. · La succession des gouvernements traduit une forte instabilité politique. · Vingt-quatre gouvernements se succèdent en douze ans.

Explication

Vingt-quatre gouvernements se succèdent en douze ans, et le plus long dure environ seize mois. Cette succession témoigne d’une forte instabilité et de gouvernements généralement brefs ; la période indiquée n’est pas de quatre ans.

17. Au sujet du projet de Communauté européenne de défense, quelles sont les réponses exactes ?

Le projet est discuté entre 1950 et 1954.
Le projet est adopté par l’Assemblée nationale en août 1954.
L’Assemblée nationale le rejette le 30 août 1954.
Le vote décisif intervient sous le gouvernement de Georges Bidault.
Le rejet intervient sous le gouvernement de René Coty.

Le projet est discuté entre 1950 et 1954. · L’Assemblée nationale le rejette le 30 août 1954.

Explication

Le projet de Communauté européenne de défense est discuté de 1950 à 1954 et rejeté par l’Assemblée nationale le 30 août 1954. Ce vote intervient sous le gouvernement de Pierre Mendès France, et non sous ceux de René Coty ou de Georges Bidault.

18. Pierre Mendès France comme président du Conseil en 1954 :

Les accords de Genève sont conclus en juillet 1954.
Il propose à l’Algérie une évolution vers l’indépendance.
Son discours de Carthage concerne une politique menée en 1956.
Il règle la guerre d’Indochine par les accords de Genève.
Il devient président du Conseil le 18 juin 1954.

Les accords de Genève sont conclus en juillet 1954. · Il règle la guerre d’Indochine par les accords de Genève. · Il devient président du Conseil le 18 juin 1954.

Explication

Pierre Mendès France devient président du Conseil le 18 juin 1954 et règle la guerre d’Indochine par les accords de Genève en juillet 1954. Son discours de Carthage propose à la Tunisie une évolution vers l’indépendance en juillet 1954 ; il ne concerne donc ni l’Algérie ni l’année 1956.

19. Concernant le déclenchement de la crise de mai 1958, quelles sont les propositions exactes ?

Charles de Gaulle devient président du Conseil le 13 mai 1958.
La nomination de Charles de Gaulle intervient avant l’insurrection d’Alger.
René Coty nomme Charles de Gaulle président du Conseil le 29 mai 1958.
L’insurrection d’Alger commence après la nomination de Charles de Gaulle.
Une insurrection éclate à Alger le 13 mai 1958 contre une négociation avec le FLN.

René Coty nomme Charles de Gaulle président du Conseil le 29 mai 1958. · Une insurrection éclate à Alger le 13 mai 1958 contre une négociation avec le FLN.

Explication

L’insurrection éclate à Alger le 13 mai, en réaction à la perspective d’une négociation avec le FLN. René Coty nomme ensuite de Gaulle président du Conseil le 29 mai ; les autres propositions inversent ces deux événements ou leurs dates.

20. À propos des déclarations de Charles de Gaulle pendant la crise de mai 1958 :

Le 15 mai, de Gaulle se dit prêt à assumer les pouvoirs de la République.
Le 19 mai, de Gaulle rassure l’opinion et rejette la perspective d’une dictature.
Le 15 mai, de Gaulle présente son engagement comme une garantie contre toute dictature.
Le 27 mai, de Gaulle exprime sa disponibilité à assumer les pouvoirs républicains.
Le 19 mai, de Gaulle annonce directement l’établissement d’un gouvernement républicain.

Le 15 mai, de Gaulle se dit prêt à assumer les pouvoirs de la République. · Le 19 mai, de Gaulle rassure l’opinion et rejette la perspective d’une dictature.

Explication

Le 15 mai, de Gaulle se déclare prêt à assumer les pouvoirs de la République. Le 19 mai, il rassure l’opinion et rejette la dictature ; l’annonce d’un processus régulier d’établissement d’un gouvernement républicain intervient le 27 mai.

21. Les étapes institutionnelles franchies par Charles de Gaulle entre le 1er et le 3 juin 1958 comprennent :

L’obtention des pleins pouvoirs est prévue pour une durée de six mois.
Le pouvoir de réviser la Constitution lui est accordé avant son investiture.
Les pleins pouvoirs lui sont accordés pour une durée de cinq ans.
Charles de Gaulle reçoit le pouvoir de réviser la Constitution durant cette période.
Son investiture comme président du Conseil intervient durant cette période.

L’obtention des pleins pouvoirs est prévue pour une durée de six mois. · Charles de Gaulle reçoit le pouvoir de réviser la Constitution durant cette période. · Son investiture comme président du Conseil intervient durant cette période.

Explication

Entre le 1er et le 3 juin, de Gaulle est investi président du Conseil, obtient les pleins pouvoirs pour six mois et reçoit le pouvoir de réviser la Constitution. La révision constitutionnelle intervient après son investiture, et la durée indiquée n’est pas de cinq ans.

22. Concernant le référendum constitutionnel du 28 septembre 1958, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le texte constitutionnel recueille environ 79,2 % de votes favorables.
Le scrutin apporte une forte légitimité démocratique au nouveau régime.
Le référendum désigne Charles de Gaulle président de la République avec 78,5 % des suffrages.
Le référendum constitutionnel précède l’élection présidentielle de décembre 1958.
Les Français approuvent la Constitution de la Cinquième République lors de ce référendum.

Le texte constitutionnel recueille environ 79,2 % de votes favorables. · Le scrutin apporte une forte légitimité démocratique au nouveau régime. · Le référendum constitutionnel précède l’élection présidentielle de décembre 1958. · Les Français approuvent la Constitution de la Cinquième République lors de ce référendum.

Explication

Le référendum du 28 septembre approuve la Constitution avec environ 79,2 % de votes favorables, ce qui renforce la légitimité démocratique du régime. Il précède l’élection présidentielle de décembre ; le référendum n’élit pas de Gaulle et le taux de 78,5 % concerne cette élection.

23. Parmi les propositions suivantes concernant le compromis constitutionnel de 1958, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La Constitution renforce l’exécutif conformément au projet défendu par de Gaulle.
Le président de la République est élu en 1958 au suffrage universel direct.
Le gouvernement demeure responsable devant l’Assemblée nationale selon les demandes des partis.
La Constitution supprime la responsabilité gouvernementale devant l’Assemblée nationale.
Le compromis constitutionnel donne au Parlement une prééminence complète sur l’exécutif.

La Constitution renforce l’exécutif conformément au projet défendu par de Gaulle. · Le gouvernement demeure responsable devant l’Assemblée nationale selon les demandes des partis.

Explication

La Constitution de 1958 renforce l’exécutif conformément au projet défendu par de Gaulle, tout en maintenant la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale, comme le demandaient les partis. Le président de la République est toutefois élu en 1958 par un collège de grands électeurs, et non au suffrage universel direct. La Constitution ne supprime donc pas la responsabilité gouvernementale et n’accorde pas au Parlement une prééminence complète sur l’exécutif.

24. La chronologie de l’installation présidentielle de Charles de Gaulle en 1958-1959 est correctement décrite par quelles propositions ?

Charles de Gaulle est élu président le 21 décembre 1958 par un collège d’environ 80 000 grands électeurs.
Il prend ses fonctions immédiatement le 21 décembre 1958 et nomme Michel Debré ce jour-là.
Il obtient 78,5 % des suffrages lors de l’élection présidentielle.
Charles de Gaulle nomme Michel Debré Premier ministre avant son élection présidentielle.
Son élection présidentielle intervient lors du référendum constitutionnel du 28 septembre.

Charles de Gaulle est élu président le 21 décembre 1958 par un collège d’environ 80 000 grands électeurs. · Il obtient 78,5 % des suffrages lors de l’élection présidentielle.

Explication

De Gaulle est élu le 21 décembre 1958 par environ 80 000 grands électeurs avec 78,5 % des suffrages. Il prend ses fonctions en janvier 1959 et nomme alors Michel Debré ; cette élection est distincte du référendum de septembre.

25. Concernant les pouvoirs du président de la République sous la Cinquième République, quelles sont les réponses exactes ?

Le président peut recourir au référendum dans les conditions prévues.
Le président dispose de pouvoirs exceptionnels en cas de crise grave.
Ces pouvoirs exceptionnels sont prévus par l’article 16 de la Constitution.
Le président de la République nomme le Premier ministre.
Le président peut dissoudre l’Assemblée nationale après consultation.

Le président peut recourir au référendum dans les conditions prévues. · Le président dispose de pouvoirs exceptionnels en cas de crise grave. · Ces pouvoirs exceptionnels sont prévus par l’article 16 de la Constitution. · Le président de la République nomme le Premier ministre. · Le président peut dissoudre l’Assemblée nationale après consultation.

Explication

Le président nomme le Premier ministre, peut dissoudre l’Assemblée nationale après consultation et peut recourir au référendum. En cas de crise grave, il dispose également de pouvoirs exceptionnels prévus par l’article 16.

26. À propos de l’équilibre recherché par la Constitution de 1958, quelles propositions sont justes ?

Le texte cherche un compromis entre renforcement exécutif et responsabilité parlementaire.
Elle établit un régime présidentiel donnant la priorité institutionnelle au Parlement.
Elle maintient la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale.
La Constitution écarte toute influence des partis parlementaires dans son organisation.
La Constitution renforce l’exécutif conformément aux conceptions défendues par de Gaulle.

Le texte cherche un compromis entre renforcement exécutif et responsabilité parlementaire. · Elle maintient la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale. · La Constitution renforce l’exécutif conformément aux conceptions défendues par de Gaulle.

Explication

La Constitution renforce l’exécutif tout en maintenant la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale. Elle recherche ainsi un compromis entre les conceptions gaulliennes et les demandes des partis parlementaires ; elle n’instaure pas une priorité du Parlement dans un régime présidentiel.

27. Concernant les attributions du Président de la République, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le gouvernement dispose du pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale.
Il peut être renversé par une motion de censure votée par l’Assemblée nationale.
Il peut dissoudre l’Assemblée nationale et recourir au référendum.
Le Président peut exercer des pouvoirs exceptionnels selon l’article 16.
Le Président nomme le Premier ministre dans le cadre de ses fonctions constitutionnelles.

Il peut dissoudre l’Assemblée nationale et recourir au référendum. · Le Président peut exercer des pouvoirs exceptionnels selon l’article 16. · Le Président nomme le Premier ministre dans le cadre de ses fonctions constitutionnelles.

Explication

Le Président nomme le Premier ministre, peut dissoudre l’Assemblée nationale, recourir au référendum et exercer les pouvoirs exceptionnels prévus par l’article 16. La motion de censure concerne le gouvernement, tandis que le pouvoir de dissolution appartient au Président.

28. Le Conseil constitutionnel se caractérise notamment par les éléments suivants :

Il vérifie la conformité des lois à la Constitution.
Ses membres sont élus directement par les citoyens pour neuf ans.
Ses membres sont renouvelés par moitié tous les trois ans.
Il comprend neuf membres nommés pour une durée de neuf ans.
Le renouvellement de ses membres s’effectue par tiers tous les trois ans.

Il vérifie la conformité des lois à la Constitution. · Il comprend neuf membres nommés pour une durée de neuf ans. · Le renouvellement de ses membres s’effectue par tiers tous les trois ans.

Explication

Le Conseil constitutionnel comprend neuf membres nommés pour neuf ans, renouvelés par tiers tous les trois ans. Il contrôle la conformité des lois à la Constitution ; le renouvellement n’est pas effectué par moitié et ses membres ne sont pas élus directement par les citoyens.

29. Parmi les propositions suivantes concernant l’Assemblée nationale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’Assemblée nationale compte 577 députés depuis 1986.
Les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
Les députés sont élus pour cinq ans.
Le scrutin législatif repose sur une représentation proportionnelle intégrale.
Les députés sont désignés par un suffrage indirect des grands électeurs.

L’Assemblée nationale compte 577 députés depuis 1986. · Les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. · Les députés sont élus pour cinq ans.

Explication

Depuis 1986, l’Assemblée nationale compte 577 députés élus pour cinq ans. Leur élection se fait au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, et non selon une représentation proportionnelle intégrale ou un suffrage indirect.

30. Concernant le tournant politique du 13 mai 1958, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une émeute à Alger contribue au retour de de Gaulle au pouvoir.
Le 13 mai 1958, de Gaulle reçoit pour mission de poursuivre la guerre d’Algérie.
La mission confiée à de Gaulle consiste à mettre fin à la guerre d’Algérie.
Le retour de de Gaulle au pouvoir intervient après les accords d’Évian.
L’événement déclencheur se déroule à Paris lors d’une crise parlementaire.

Une émeute à Alger contribue au retour de de Gaulle au pouvoir. · La mission confiée à de Gaulle consiste à mettre fin à la guerre d’Algérie.

Explication

L’émeute d’Alger du 13 mai 1958 contribue au retour de de Gaulle au pouvoir, avec pour mission de mettre fin à la guerre d’Algérie. Les accords d’Évian sont postérieurs, et la crise déclencheuse ne se déroule ni à Paris ni dans le cadre décrit.

31. À propos des référendums liés à l’Algérie, quelles sont les réponses exactes au sujet de leur objet et de leurs résultats ?

Le référendum d’avril 1962 approuve les accords d’Évian avec 90 % de votes favorables.
Le référendum de janvier 1961 concerne l’autodétermination de l’Algérie.
Le référendum de janvier 1961 approuve l’autodétermination avec 90 % de votes favorables.
Les accords d’Évian sont approuvés en janvier 1961 par 75 % des votants.
Le référendum d’avril 1962 porte sur l’autodétermination avec 75 % de votes favorables.

Le référendum d’avril 1962 approuve les accords d’Évian avec 90 % de votes favorables. · Le référendum de janvier 1961 concerne l’autodétermination de l’Algérie.

Explication

En janvier 1961, les Français se prononcent sur l’autodétermination, avec 75 % de votes favorables. En avril 1962, le référendum approuve les accords d’Évian avec 90 % de votes favorables. La proposition associant l’autodétermination à 90 % de votes favorables est donc erronée, tout comme celles qui placent les accords d’Évian en janvier 1961 ou l’autodétermination en avril 1962.

32. Concernant le domaine réservé dans la République gaullienne :

Il réduit l’autonomie des ministres dans les grandes orientations nationales.
Il confie au Président la conduite directe des grandes questions nationales.
Il place les grandes questions nationales sous l’autorité directe du Premier ministre.
Il transforme les ministres en arbitres principaux des décisions présidentielles.
Il désigne un secteur où les ministres élaborent librement les choix nationaux.

Il réduit l’autonomie des ministres dans les grandes orientations nationales. · Il confie au Président la conduite directe des grandes questions nationales.

Explication

Le domaine réservé place les grandes questions nationales sous l’autorité directe du Président et réduit l’autonomie des ministres. Les ministres sont principalement chargés d’exécuter les décisions présidentielles, et non d’en être les arbitres ou les décideurs principaux.

33. Le changement de Premier ministre du 14 avril 1962 se caractérise par les éléments suivants :

Georges Pompidou est alors une personnalité politique connue du grand public.
Georges Pompidou est nommé le 14 avril 1961 après une crise électorale.
Michel Debré demeure Premier ministre après avoir remis sa démission.
De Gaulle accepte la démission de Michel Debré et nomme Georges Pompidou.
Le nouveau Premier ministre est alors déjà parlementaire à l’Assemblée nationale.

De Gaulle accepte la démission de Michel Debré et nomme Georges Pompidou.

Explication

Le 14 avril 1962, de Gaulle accepte la démission de Michel Debré et nomme Georges Pompidou. Celui-ci n’est alors ni parlementaire ni une personnalité politique connue du grand public ; les autres propositions modifient la date ou le déroulement du changement.

34. Concernant le référendum constitutionnel du 28 octobre 1962, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il recueille environ 52 % des suffrages favorables lors du scrutin.
Il est organisé le 28 octobre 1965 pour modifier le mode d’élection présidentielle.
Il concerne l’élection présidentielle au suffrage indirect par un collège d’élus.
Il porte sur l’élection présidentielle au suffrage universel direct.
Il est approuvé par environ 62 % des suffrages exprimés.

Il porte sur l’élection présidentielle au suffrage universel direct. · Il est approuvé par environ 62 % des suffrages exprimés.

Explication

Le référendum du 28 octobre 1962 porte sur l’élection présidentielle au suffrage universel direct et recueille environ 62 % de suffrages favorables. Il ne se tient pas en 1965 et ne porte pas sur le maintien du suffrage indirect ni sur un résultat de 52 %.

35. À partir de 1965, quelles règles s’appliquent à l’élection présidentielle ?

Le Président de la République est élu au suffrage universel direct.
Le parrainage de 100 élus détermine directement le vainqueur présidentiel.
Les candidats à la présidence doivent être parrainés par 500 élus.
Le parrainage par 100 élus constitue une condition de candidature.
Le suffrage universel direct concerne principalement l’élection des députés.

Le Président de la République est élu au suffrage universel direct. · Le parrainage par 100 élus constitue une condition de candidature.

Explication

À partir de 1965, le Président est élu au suffrage universel direct et les candidats doivent obtenir le parrainage de 100 élus. Le parrainage conditionne la candidature, mais ne désigne pas le vainqueur ; les autres chiffres ou élections sont incorrects.

36. À propos de la politique extérieure de de Gaulle, quelles sont les réponses exactes ?

La décolonisation est écartée au profit d’une présence impériale durable.
La France prend ses distances avec l’OTAN en se retirant du commandement intégré en 1966.
La politique extérieure gaullienne renforce la dépendance militaire française envers l’OTAN.
Elle privilégie l’indépendance nationale dans les choix internationaux.
Elle comprend le développement de l’arme nucléaire française.

La France prend ses distances avec l’OTAN en se retirant du commandement intégré en 1966. · Elle privilégie l’indépendance nationale dans les choix internationaux. · Elle comprend le développement de l’arme nucléaire française.

Explication

La politique extérieure gaullienne privilégie l’indépendance nationale par la décolonisation, le développement de l’arme nucléaire et la prise de distance avec l’OTAN. Le retrait du commandement intégré intervient en 1966 ; les deux dernières propositions inversent cette orientation.

37. Concernant la fin de la présidence de Charles de Gaulle en 1969 :

Le rejet porte sur un projet associant réforme du Sénat et régionalisation.
De Gaulle démissionne le 28 avril 1969.
Le projet de réforme est approuvé par les Français le 28 avril 1969.
La démission présidentielle intervient le 27 avril 1969, immédiatement après le vote.
Les Français rejettent le projet de réforme du Sénat et de régionalisation le 27 avril 1969.

Le rejet porte sur un projet associant réforme du Sénat et régionalisation. · De Gaulle démissionne le 28 avril 1969. · Les Français rejettent le projet de réforme du Sénat et de régionalisation le 27 avril 1969.

Explication

Le 27 avril 1969, les Français rejettent le projet de réforme du Sénat et de régionalisation. De Gaulle démissionne le lendemain, le 28 avril ; le projet n’est donc pas approuvé et la démission n’intervient pas le jour du vote.

38. Concernant l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La majorité parlementaire issue de 1981 est principalement gaulliste.
Le gouvernement comprend quatre ministres communistes.
La gauche gouverne en 1981 sans participation communiste au gouvernement.
L’alternance de 1981 intervient après une victoire présidentielle de Jacques Chirac.
François Mitterrand devient le premier président de gauche depuis 1958.

Le gouvernement comprend quatre ministres communistes. · François Mitterrand devient le premier président de gauche depuis 1958.

Explication

François Mitterrand marque en 1981 la première arrivée de la gauche au pouvoir depuis 1958, avec une majorité socialiste. Quatre ministres communistes participent alors au gouvernement ; la majorité n’est pas gaulliste, Chirac n’est pas élu cette année-là et la participation communiste est avérée.

39. Parmi les propositions suivantes concernant les lois Defferre de 1982, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elles attribuent la gestion des lycées aux départements.
Elles transfèrent certaines compétences de l’État aux collectivités territoriales.
Elles confient la gestion des collèges aux régions métropolitaines.
Elles maintiennent la gestion des collèges au niveau des administrations centrales.
Elles renforcent la déconcentration des services relevant directement de l’État.

Elles transfèrent certaines compétences de l’État aux collectivités territoriales.

Explication

Les lois Defferre organisent une décentralisation en transférant des compétences étatiques aux collectivités. Les collèges relèvent des départements et les lycées des régions ; la déconcentration, elle, maintient l’action dans l’appareil d’État.

40. Lors de la première cohabitation, quelles sont les réponses exactes au sujet du partage des responsabilités en 1986 ?

Le Président abandonne la conduite des relations extérieures au gouvernement.
La cohabitation de 1986 correspond à la troisième alternance gouvernementale.
Le Premier ministre dirige principalement la politique intérieure.
Le Premier ministre reçoit la responsabilité constitutionnelle de la défense nationale.
Le Président conserve les domaines de la politique étrangère et de la défense.

Le Premier ministre dirige principalement la politique intérieure. · Le Président conserve les domaines de la politique étrangère et de la défense.

Explication

Pendant la première cohabitation, le Président conserve la politique étrangère et la défense, tandis que le Premier ministre conduit la politique intérieure. Les responsabilités ne sont donc pas inversées et cette période constitue la première cohabitation, non la troisième.

41. La troisième cohabitation, de 1997 à 2002, se caractérise notamment par :

La direction du gouvernement par Lionel Jospin.
La création de la CMU en 1999.
L’instauration des 35 heures et des emplois-jeunes.
La suppression du quinquennat au début des années 2000.
L’adoption du quinquennat en 1997.

La direction du gouvernement par Lionel Jospin. · La création de la CMU en 1999. · L’instauration des 35 heures et des emplois-jeunes.

Explication

Lionel Jospin dirige le gouvernement durant la troisième cohabitation, qui voit notamment les 35 heures, les emplois-jeunes et la CMU de 1999. Le quinquennat est instauré en 2000, et non en 1997, et il n’est pas supprimé au début des années 2000.

42. Concernant l’élection présidentielle de 1995, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Jacques Chirac est élu Président en mai 1995 avec 52,6 % des suffrages.
Jacques Chirac remporte le second tour présidentiel de 1995 face à Édouard Balladur.
Lionel Jospin devient Premier ministre immédiatement après le scrutin présidentiel de 1995.
Lionel Jospin est élu Président en mai 1995 avec 52,6 % des suffrages.
Jacques Chirac devient Président après l’élection législative de 1997.

Jacques Chirac est élu Président en mai 1995 avec 52,6 % des suffrages.

Explication

Jacques Chirac est élu Président en mai 1995 avec 52,6 % des suffrages face à Lionel Jospin. Jospin devient Premier ministre après les élections législatives de 1997, et non après la présidentielle de 1995.

43. À propos de l’élection présidentielle de 2002 :

Jacques Chirac obtient plus de 82 % des suffrages exprimés.
Jacques Chirac est réélu lors du second tour de 2002.
Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l’élection présidentielle.
Le scrutin oppose finalement Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen.
Jean-Marie Le Pen remporte le second tour avec une majorité des suffrages.

Jacques Chirac obtient plus de 82 % des suffrages exprimés. · Jacques Chirac est réélu lors du second tour de 2002. · Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l’élection présidentielle. · Le scrutin oppose finalement Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen.

Explication

Jean-Marie Le Pen atteint le second tour en 2002, où il affronte Jacques Chirac. Chirac est réélu avec plus de 82 % des suffrages exprimés ; Le Pen ne remporte donc pas ce second tour.

44. Parmi les propositions suivantes concernant la présidence de Nicolas Sarkozy, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La crise financière mondiale de 2008 intervient après la fin de son mandat.
Nicolas Sarkozy est élu Président en 2007 avec 53,06 % des suffrages.
Nicolas Sarkozy est élu avec moins de 50 % des suffrages exprimés.
Nicolas Sarkozy est élu Président en 2002 avec 53,06 % des suffrages.
La crise financière mondiale survient avant le début de son mandat présidentiel.

Nicolas Sarkozy est élu Président en 2007 avec 53,06 % des suffrages.

Explication

Nicolas Sarkozy est élu en 2007 avec 53,06 % des suffrages, et la crise financière mondiale de 2008 marque son mandat. Les autres propositions déplacent l’élection ou la crise, ou modifient le résultat électoral.

45. Concernant François Hollande, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il est réélu Président en 2017 après avoir sollicité un second mandat.
Il est élu Président en 2012 avec 51,64 % des suffrages exprimés.
Il renonce à se représenter après avoir remporté le premier tour de 2017.
Son renoncement à une nouvelle candidature intervient avant l’élection présidentielle de 2017.
Il devient le premier président de la Ve République à renoncer à se représenter en 2017.

Il est élu Président en 2012 avec 51,64 % des suffrages exprimés. · Son renoncement à une nouvelle candidature intervient avant l’élection présidentielle de 2017. · Il devient le premier président de la Ve République à renoncer à se représenter en 2017.

Explication

François Hollande est élu en 2012 avec 51,64 % des suffrages et renonce à se représenter en 2017, une première sous la Ve République. Il n’est donc pas réélu, ne remporte pas le premier tour et son renoncement précède le scrutin.

46. Parmi les propositions suivantes concernant l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il accède à la présidence sous l’étiquette d’un mouvement centriste nouvellement créé.
Emmanuel Macron est élu Président en 2017 avec 66,1 % des suffrages exprimés.
La crise des Gilets jaunes débute en 2019 après l’élection d’Emmanuel Macron.
Son élection intervient face à une candidate issue du Front national.
Marine Le Pen est sa concurrente au second tour de l’élection présidentielle.

Il accède à la présidence sous l’étiquette d’un mouvement centriste nouvellement créé. · Emmanuel Macron est élu Président en 2017 avec 66,1 % des suffrages exprimés. · Son élection intervient face à une candidate issue du Front national. · Marine Le Pen est sa concurrente au second tour de l’élection présidentielle.

Explication

Emmanuel Macron est élu en 2017 avec 66,1 % des suffrages face à Marine Le Pen. Il accède à la présidence sous l’étiquette d’un mouvement centriste nouvellement créé, et Marine Le Pen est sa concurrente au second tour. La crise des Gilets jaunes débute en 2018 et non en 2019.

47. La crise des Gilets jaunes de 2018-2019 s’explique par les éléments suivants :

Elle met également en cause les inégalités sociales.
Elle naît d’une contestation de la hausse des prix du carburant.
Elle s’élargit aux préoccupations relatives au pouvoir d’achat.
Elle reste limitée aux questions de fiscalité énergétique sans autre extension.
Elle commence principalement par une revendication portant sur la réforme universitaire.

Elle met également en cause les inégalités sociales. · Elle naît d’une contestation de la hausse des prix du carburant. · Elle s’élargit aux préoccupations relatives au pouvoir d’achat.

Explication

Le mouvement naît de la contestation de la hausse des prix du carburant, puis s’étend au pouvoir d’achat et aux inégalités. Il ne commence pas par la réforme universitaire et dépasse la seule question de la fiscalité énergétique.

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Pourquoi la France est-elle dépourvue de régime politique en début 1945 ?

Les lois constitutionnelles de la Troisième République ont été suspendues de fait le 10 juillet 1940.

Quelle décision a suspendu les lois constitutionnelles de la Troisième République en 1940 ?

L’octroi des pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940.

Quels régimes l’opinion française rejette-t-elle à la Libération ?

L’instabilité et l’impuissance de la Troisième République ainsi que l’autoritarisme et la dictature du régime de Vichy.

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