QCM : Les formes et modelés de la Terre — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche principalement à décrire et à expliquer la géomorphologie ?

Les circulations atmosphériques au-dessus des continents
Les variations de température dans les océans
Les formes du relief à la surface de la lithosphère
Les écoulements de surface dans les bassins versants

Les formes du relief à la surface de la lithosphère

Explication

La géomorphologie étudie les formes du relief présentes sur les continents et sous les mers, ainsi que leur formation. L’hydrologie s’intéresse plutôt à l’écoulement des eaux de surface.

2. Quelle association respecte la classification des formes du relief selon l’échelle d’observation ?

Petite échelle : montagnes ; moyenne échelle : vallées ; grande échelle : modelés
Petite échelle : modelés ; moyenne échelle : plaines ; grande échelle : sommets
Petite échelle : talwegs ; moyenne échelle : modelés ; grande échelle : chaînes
Petite échelle : vallées ; moyenne échelle : montagnes ; grande échelle : plateaux

Petite échelle : montagnes ; moyenne échelle : vallées ; grande échelle : modelés

Explication

À petite échelle, on observe les grands ensembles comme les montagnes et les plaines ; à moyenne échelle, les vallées et les sommets ; à grande échelle, les modelés détaillés. Les modelés correspondent donc au niveau d’observation le plus fin.

3. Comment les sources d’énergie internes et externes contribuent-elles respectivement à l’évolution du relief ?

Les forces internes dépendent du Soleil, tandis que les agents externes résultent principalement de la gravité
Les forces internes construisent la croûte, tandis que les agents externes l’érodent et la remodèlent
Les forces internes érodent la croûte, tandis que les agents externes construisent les chaînes montagneuses
Les forces internes déplacent les eaux, tandis que les agents externes contrôlent les mouvements du manteau

Les forces internes construisent la croûte, tandis que les agents externes l’érodent et la remodèlent

Explication

Les forces internes, liées à la gravité et aux mouvements du manteau, construisent et déforment principalement la croûte. Les agents externes, alimentés par le Soleil et les mouvements de l’atmosphère et des eaux, l’érodent et la remodèlent.

4. À quelle notion associe-t-on l’influence humaine capable de modifier les reliefs et les agents d’érosion ?

À la distension
À l’isostasie
À l’anthropocène
À la lithosphère

À l’anthropocène

Explication

L’anthropocène désigne la période ou la notion associée à l’influence des activités humaines sur les reliefs et les agents d’érosion. L’isostasie et la distension décrivent des mécanismes géophysiques, tandis que la lithosphère désigne une enveloppe terrestre.

5. Que décrit le concept d’isostasie ?

Un déplacement horizontal des plaques provoqué par les courants océaniques
Un équilibre entre la poussée du manteau et le poids de la croûte terrestre
Une rupture des roches produisant des failles à la surface des continents
Une déformation des roches tendres formant des plis dans la croûte

Un équilibre entre la poussée du manteau et le poids de la croûte terrestre

Explication

L’isostasie correspond à l’équilibre entre la poussée de flottabilité du manteau et le poids de la croûte terrestre. Les déplacements des plaques et les déformations des roches relèvent plutôt de la tectonique.

6. Quel type de contrainte écarte les plaques et peut produire des fractures ou des rifts ?

La compression
La distension
Le cisaillement
La subsidence

La distension

Explication

La distension écarte les plaques et peut engendrer des fractures ou des rifts. La compression rapproche les plaques, tandis que le cisaillement les fait coulisser sans produire nécessairement un relief.

7. Quelle déformation est caractéristique des roches tendres soumises à une déformation souple ?

La formation de failles
La formation de fractures
La formation de plis
La formation de fosses

La formation de plis

Explication

Les déformations souples produisent des plis, en particulier dans les roches tendres. Les fractures et les failles résultent de déformations cassantes, tandis que les fosses peuvent être liées à la compression des plaques.

8. Quelle définition décrit correctement l’érosion ?

La dégradation des roches à la surface des continents par des agents d’érosion
La formation de nouvelles roches par refroidissement des matériaux fondus
Le dépôt des matériaux transportés par les cours d’eau et les glaciers
La consolidation des sédiments meubles sous l’effet de la pression

La dégradation des roches à la surface des continents par des agents d’érosion

Explication

L’érosion correspond à la dégradation des roches superficielles sous l’action d’agents d’érosion. L’accumulation, contrairement à l’érosion, concerne le dépôt des matériaux transportés.

9. Quelle distinction permet de différencier un agent d’érosion d’un processus d’érosion ?

L’agent est une roche transportée, tandis que le processus désigne sa solidification
L’agent est un relief détruit, tandis que le processus désigne un dépôt sédimentaire
L’agent est un élément actif, tandis que le processus désigne son mode d’action
L’agent est une forme de relief, tandis que le processus désigne sa mesure

L’agent est un élément actif, tandis que le processus désigne son mode d’action

Explication

Les agents d’érosion proviennent de l’atmosphère, de l’hydrosphère ou de la biosphère et agissent selon différents processus. Confondre l’agent avec son mode d’action revient donc à mélanger deux notions distinctes.

10. Dans une région balayée par des vents qui enlèvent les particules fines d’un sol meuble, quel processus domine ?

L’accumulation, qui dépose les particules transportées
La déflation, qui correspond à une érosion éolienne
Le ruissellement, qui entraîne les matériaux sur une pente
La dissolution, qui résulte d’une action chimique de l’eau

La déflation, qui correspond à une érosion éolienne

Explication

La déflation est une érosion due au vent qui arrache les particules fines des formations meubles ou tendres. La dissolution implique l’eau, tandis que le ruissellement correspond à un écoulement superficiel.

11. Quel phénomène peut produire des dolines et des grottes dans un relief karstique ?

Le dépôt de sédiments fins au pied d’une pente rocheuse
La dissolution progressive des roches par l’action de l’eau
La déflation rapide des particules par les vents dominants
La compression des roches sous l’effet des mouvements tectoniques

La dissolution progressive des roches par l’action de l’eau

Explication

La dissolution dégrade progressivement les roches par l’action chimique ou physique de l’eau et peut créer des dolines et des grottes. La déflation concerne plutôt l’arrachement éolien des particules fines.

12. Comment reconnaître une érosion anthropique dans un paysage ?

Elle correspond au dépôt naturel de sédiments dans une vallée ou sur une plaine
Elle se produit par l’action des eaux et des vents sans intervention humaine directe
Elle résulte d’une modification ou d’une accélération de l’érosion naturelle par les activités humaines
Elle provient de l’impact d’un corps céleste sur la surface d’un continent

Elle résulte d’une modification ou d’une accélération de l’érosion naturelle par les activités humaines

Explication

L’érosion anthropique est liée aux actions humaines qui modifient ou accélèrent les agents naturels, par exemple le déboisement ou les carrières. Une érosion produite sans intervention humaine directe relève de l’érosion naturelle.

13. Quel événement explique la formation du trou circulaire apparu à Guatemala City en 2010 ?

Une dissolution karstique favorisée par des pluies diluviennes
L’impact d’une météorite dans une formation rocheuse résistante
Une accumulation de sédiments déposés par un cours d’eau en crue
Une explosion de méthane provoquée par une chaleur anormale

Une dissolution karstique favorisée par des pluies diluviennes

Explication

À Guatemala City, des pluies diluviennes ont favorisé une dissolution karstique qui a créé un trou circulaire profond. Les explosions de méthane ou une chaleur anormale sont associées aux cratères de Yamal, pas à cet événement.

14. Quels éléments constituent les principaux facteurs mécaniques de la dynamique littorale ?

Les organismes marins, les végétaux, les bactéries et les animaux
Les marées, les vagues, les courants et les vents
Les roches, les sols, les falaises et les plages
Les précipitations, les glaciers, les séismes et les volcans

Les marées, les vagues, les courants et les vents

Explication

Les principaux facteurs mécaniques du littoral sont les marées, les vagues, les courants et les vents. Les organismes vivants relèvent plutôt des facteurs biologiques, qui constituent une autre catégorie.

15. Que se passe-t-il lorsque la vitesse du vent dépasse 7 km/h au-dessus de la mer ?

Les sédiments se dissolvent et forment progressivement des reliefs karstiques
Les marées cessent et les courants côtiers inversent leur direction
Les vagues déferlantes apparaissent immédiatement, quelle que soit la profondeur
Des vagues se forment et peuvent se propager sous forme de houles sur de longues distances

Des vagues se forment et peuvent se propager sous forme de houles sur de longues distances

Explication

Au-delà de 7 km/h, le vent peut former des vagues qui se propagent sous forme de houles sur des milliers de kilomètres. Le déferlement se produit plutôt près de la côte, lorsque la profondeur diminue.

16. Quelle succession décrit le mouvement d’une vague lorsqu’elle approche du rivage ?

Le vent cesse, la vague s’immobilise, puis le courant côtier la transporte vers le large
La profondeur diminue, la vague se comprime, puis elle produit un jet de rive et un retrait
La profondeur augmente, la vague s’étire, puis elle produit un retrait et un jet de rive
La vague se dissout au large, puis les sédiments se déposent avant son arrivée

La profondeur diminue, la vague se comprime, puis elle produit un jet de rive et un retrait

Explication

Près de la côte, la diminution de la profondeur comprime la vague, qui déferle et produit successivement un jet de rive puis un retrait. Le retrait ne précède donc pas le jet de rive dans cette succession.

17. Quelle configuration astronomique produit des grandes marées dont le coefficient tend vers 120 ?

L’alignement de la Lune et du Soleil, dont les forces s’additionnent
L’éloignement simultané de la Lune et du Soleil par rapport au littoral
La quadrature de la Lune et du Soleil, dont les forces s’annulent partiellement
La position de la Lune au-dessus du continent, indépendamment du Soleil

L’alignement de la Lune et du Soleil, dont les forces s’additionnent

Explication

Lorsque la Lune et le Soleil sont alignés, leurs forces se renforcent et produisent des grandes marées dont le coefficient tend vers 120. En quadrature, leurs forces s’annulent partiellement et donnent des mortes-eaux.

18. Quelle caractéristique distingue le schorre de la slikke dans un marais maritime ?

Le schorre est inondé lors des grandes marées, tandis que la slikke l’est à chaque marée haute.
Le schorre est inondé à chaque marée haute, tandis que la slikke l’est lors des grandes marées.
Le schorre se trouve sous la zone vaseuse, tandis que la slikke occupe sa partie supérieure.
Le schorre est parcouru de chenaux, tandis que la slikke est fixée par une végétation diversifiée.

Le schorre est inondé lors des grandes marées, tandis que la slikke l’est à chaque marée haute.

Explication

Le schorre, ou herbus, occupe la partie supérieure du marais maritime et n’est submergé que lors des grandes marées. La slikke se trouve en contrebas et est inondée à chaque marée haute, ce qui rend la deuxième proposition incorrecte.

19. Quelle description correspond à la slikke ?

Une zone vaseuse basse, inondée à chaque marée haute et parcourue de chenaux.
Une dune éloignée du rivage, stabilisée par des lichens et une végétation diversifiée.
Une partie haute du marais maritime, submergée lors des grandes marées.
Une dune mobile proche du rivage, fortement exposée au vent et peu végétalisée.

Une zone vaseuse basse, inondée à chaque marée haute et parcourue de chenaux.

Explication

La slikke est une zone vaseuse située sous le schorre, régulièrement recouverte à chaque marée haute et parcourue de chenaux. La partie haute du marais, inondée lors des grandes marées, correspond au schorre.

20. Une dune située près du rivage, mobile, très exposée au vent et faiblement végétalisée est une :

dune blanche
dune grise
plateforme rocheuse
falaise morte

dune blanche

Explication

La dune blanche est proche du rivage, mobile et soumise à une forte action du vent, avec une végétation limitée comprenant notamment les oyats. La dune grise est plus éloignée, davantage stabilisée et caractérisée par une végétation plus diversifiée.

21. Quel indice permet de reconnaître une dune grise par rapport à une dune blanche ?

Elle est plus éloignée du rivage et fixée par une végétation diversifiée.
Elle est située dans la zone vaseuse et parcourue de chenaux de marée.
Elle est exposée aux grandes marées et dépourvue de couverture végétale.
Elle est plus proche du rivage et fortement remaniée par les vents.

Elle est plus éloignée du rivage et fixée par une végétation diversifiée.

Explication

La dune grise se trouve en retrait du rivage, où l’exposition au vent et au sel diminue, et elle est stabilisée par une végétation diversifiée, notamment des lichens. La dune blanche est au contraire plus proche du rivage, mobile et peu végétalisée.

22. Quel enchaînement explique le recul brutal d’une falaise sous l’action des vagues ?

Un dépôt au pied de la falaise renforce sa base, provoque un soulèvement et avance le rivage.
Une végétation dense couvre la falaise, bloque l’érosion et transforme la paroi en dune.
Une encoche basale déstabilise la partie supérieure, provoque un effondrement et fait reculer la falaise.
Une plateforme rocheuse s’accumule contre la paroi, augmente sa hauteur et déclenche une submersion.

Une encoche basale déstabilise la partie supérieure, provoque un effondrement et fait reculer la falaise.

Explication

Les vagues creusent mécaniquement une encoche à la base de la falaise, ce qui déstabilise la partie supérieure et peut provoquer son effondrement. Les dépôts au pied de la falaise ne constituent pas le mécanisme décrit ici et peuvent même offrir une protection temporaire.

23. Que représente une plateforme rocheuse au pied d’une falaise littorale ?

Le témoin du recul de la falaise et sa racine rocheuse.
Une zone vaseuse recouverte à chaque marée haute.
Un dépôt d’éboulis accumulé au pied de la falaise.
Une dune stabilisée par des lichens et des plantes halophiles.

Le témoin du recul de la falaise et sa racine rocheuse.

Explication

La plateforme rocheuse, ou platier rocheux, correspond à la racine rocheuse de la falaise et témoigne de son recul progressif. Un éboulis est plutôt un dépôt de matériaux au pied de la falaise, pouvant parfois la protéger temporairement.

24. Quels facteurs déterminent l’efficacité morphologique du vent ?

La température de l’air, la salinité marine et la hauteur des falaises littorales.
La durée des marées, la pente de la plage et la distance entre deux dunes.
La quantité de pluie, la profondeur des chenaux et la présence de végétation arbustive.
La vitesse, la fréquence et la direction du vent, ainsi que les propriétés et l’état du sol.

La vitesse, la fréquence et la direction du vent, ainsi que les propriétés et l’état du sol.

Explication

L’action morphologique du vent dépend de ses caractéristiques, notamment sa vitesse, sa fréquence et sa direction, mais aussi de la rugosité, de la nature et de l’état du sol. Les marées et les falaises relèvent principalement d’autres processus littoraux.

25. Quel mode de déplacement concerne principalement les particules inférieures à 50 µm sous l’action du vent ?

Le roulage
La saltation
La suspension
Le ruissellement

La suspension

Explication

Les particules inférieures à 50 µm sont suffisamment fines pour être transportées en suspension dans l’air. Le roulage concerne surtout les grains grossiers, tandis que la saltation concerne des particules intermédiaires.

26. Comment définir la corrasion éolienne ?

Le dépôt des poussières fines après leur transport atmosphérique sur une autre région.
L’abrasion des roches par des grains de sable transportés par le vent.
Le déplacement des grains grossiers par roulement sur une surface désertique.
Le vannage des particules fines laissant un pavage de matériaux grossiers.

L’abrasion des roches par des grains de sable transportés par le vent.

Explication

La corrasion désigne l’usure et le façonnement des roches provoqués par les grains de sable que le vent transporte. Le vannage des particules fines, qui laisse un pavage de matériaux grossiers, forme plutôt un reg.

27. Quelle caractéristique permet d’identifier une barkhane ?

Un dépôt brun-jaune de limons cohérents, souvent favorable à l’agriculture
Une dune pyramidale formée par des vents changeants et généralement peu mobile
Une dune mobile en croissant, aux bras orientés dans le sens du vent
Une dune arquée freinée par la végétation, aux bras orientés contre le vent

Une dune mobile en croissant, aux bras orientés dans le sens du vent

Explication

La barkhane est une dune mobile en forme de croissant dont les bras s’étendent dans le sens d’un vent unidirectionnel. La dune parabolique se distingue notamment par son déplacement entravé et son orientation opposée des bras.

28. Dans un secteur où la végétation freine le déplacement d’une dune arquée, quel type de dune est le plus probable ?

Une dune parabolique, dont la face convexe est orientée sous le vent
Une barkhane, dont le croissant avance avec ses bras sous le vent
Une dune étoilée, dont la forme pyramidale résulte de vents changeants
Une couverture de loess, composée principalement de limons friables

Une dune parabolique, dont la face convexe est orientée sous le vent

Explication

La dune parabolique est une dune arquée dont le déplacement est entravé par la végétation ou d’autres obstacles, avec une face convexe orientée sous le vent. La barkhane est au contraire une dune mobile en croissant associée à un vent unidirectionnel.

29. Quel environnement favorise la formation d’une dune étoilée, ou ghourd ?

Une zone végétalisée, où les bras d’une dune arquée ralentissent sa progression
Un secteur soumis à des vents changeants, où la dune reste généralement peu mobile
Un couloir soumis à un vent unidirectionnel, où le croissant migre rapidement
Une plaine limoneuse, où un dépôt brun-jaune s’accumule près du sol

Un secteur soumis à des vents changeants, où la dune reste généralement peu mobile

Explication

La dune étoilée, ou ghourd, est une dune pyramidale édifiée par des vents changeants et généralement peu mobile. Une barkhane se forme plutôt sous l’action d’un vent unidirectionnel et présente une mobilité plus marquée.

30. Quelle description correspond au loess ?

Une dune mobile en croissant, façonnée par un vent unidirectionnel de vitesse moyenne
Un sédiment brun-jaune friable mais cohérent, majoritairement constitué de limons de 20 à 50 µm
Une dune arquée dont la progression est ralentie par la végétation environnante
Une dune pyramidale peu mobile, construite par des vents provenant de directions variées

Un sédiment brun-jaune friable mais cohérent, majoritairement constitué de limons de 20 à 50 µm

Explication

Le loess est un sédiment brun-jaune, friable mais cohérent, composé majoritairement de limons mesurant de 20 à 50 µm et souvent favorable à l’agriculture. Les autres descriptions désignent différentes formes de dunes éoliennes.

31. Depuis quelle période la dynamique glaciaire actuelle s’inscrit-elle dans une alternance de périodes glaciaires et interglaciaires ?

Depuis le début de l’Holocène
Depuis environ 120 000 ans
Depuis environ 2,4 millions d’années
Depuis environ 10 000 ans

Depuis environ 2,4 millions d’années

Explication

La dynamique glaciaire actuelle s’inscrit dans une alternance de périodes glaciaires et interglaciaires commencée il y a environ 2,4 millions d’années. Les autres durées renvoient notamment aux limites du dernier épisode glaciaire ou à l’interglaciaire actuel.

32. Quelle période correspond au dernier épisode glaciaire avant l’Holocène ?

Le Weichsélien, ou Würm, qui s’étend de 120 000 à 10 000 ans avant le présent interglaciaire
Le Pléistocène ancien, qui s’étend de 10 000 ans jusqu’à l’interglaciaire actuel
Le Weichsélien, ou Würm, qui désigne l’interglaciaire commencé il y a 10 000 ans
L’Holocène, qui correspond à une période glaciaire commencée il y a 120 000 ans

Le Weichsélien, ou Würm, qui s’étend de 120 000 à 10 000 ans avant le présent interglaciaire

Explication

Le Weichsélien, appelé Würm dans les Alpes, est le dernier épisode glaciaire et s’étend approximativement de 120 000 à 10 000 ans avant l’Holocène. L’Holocène est au contraire l’interglaciaire actuel.

33. Quelle condition permet la formation progressive d’un glacier ?

Une accumulation de neige supérieure à la fonte, suivie d’une compaction en névé puis en glace
Une fonte supérieure aux précipitations, qui transforme directement la glace en névé
Une alternance de vents froids et chauds, qui compacte les débris en glace souterraine
Une accumulation neigeuse limitée, qui empêche la diagenèse et maintient la neige meuble

Une accumulation de neige supérieure à la fonte, suivie d’une compaction en névé puis en glace

Explication

Un glacier se forme lorsque l’accumulation neigeuse dépasse la fonte ; la neige se compacte progressivement par diagenèse en névé puis en glace. Une fonte dominante caractérise plutôt la zone d’ablation et ne permet pas cette accumulation glaciaire.

34. Comment se produit l’abrasion glaciaire ?

La neige s’accumule dans la zone amont et se transforme progressivement en glace compacte
La fonte devient prépondérante dans la partie inférieure et réduit l’épaisseur du glacier
La glace use le substrat rocheux en glissant sur lui, notamment avec des débris incrustés
La glace se déforme sous son propre poids après avoir atteint une épaisseur suffisante

La glace use le substrat rocheux en glissant sur lui, notamment avec des débris incrustés

Explication

L’abrasion glaciaire correspond à l’usure du substrat par la glace en mouvement, particulièrement lorsque des débris rocheux sont incrustés à sa base. La transformation de la neige, la fonte et l’écoulement relèvent d’autres processus glaciaires.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Les formes et modelés de la Terre.

Qu'est-ce que la géomorphologie étudie à la surface de la lithosphère ?

Les formes du relief présentes sur les continents et sous les mers.

Quels types de formes distingue-t-on à petite échelle en géomorphologie ?

Les montagnes, plaines, plateaux et régions de collines.

Quelles formes distingue-t-on à moyenne échelle en géomorphologie ?

Les versants, sommets, vallées et talwegs.

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