QCM : L’art comme faire-monde (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’ekphrasis, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’ekphrasis concerne principalement la conservation matérielle des œuvres absentes.
L’ekphrasis peut rendre présente une œuvre pour des personnes qui ne la voient pas.
L’ekphrasis restitue fidèlement une œuvre absente sans produire d’expérience nouvelle.
L’ekphrasis transmet l’œuvre absente en supprimant toute part d’imagination.
L’ekphrasis fabrique un imaginaire destiné à ceux qui n’accèdent pas à l’œuvre.

L’ekphrasis peut rendre présente une œuvre pour des personnes qui ne la voient pas. · L’ekphrasis fabrique un imaginaire destiné à ceux qui n’accèdent pas à l’œuvre.

Explication

L’ekphrasis ne se limite pas à transmettre une œuvre absente : elle fabrique un imaginaire pour ceux qui n’y ont pas accès. Elle produit donc une expérience imaginée, plutôt qu’une restitution matérielle ou strictement fidèle de l’œuvre.

2. Parmi les propositions suivantes concernant le commentaire de Diderot sur Chardin, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le commentaire de Diderot recommande un regard artificiel pour apprécier le Bocal d’olives.
Diderot associe les tableaux de Chardin à un regard naturel conservé par le spectateur.
Diderot distingue deux manières de regarder selon les tableaux observés.
Le commentaire de Diderot attribue à Chardin la nécessité d’un regard construit.
Le regard requis par les tableaux d’autres peintres est décrit comme artificiel.

Diderot associe les tableaux de Chardin à un regard naturel conservé par le spectateur. · Diderot distingue deux manières de regarder selon les tableaux observés. · Le regard requis par les tableaux d’autres peintres est décrit comme artificiel.

Explication

Dans les Salons, Diderot oppose le regard artificiel nécessaire pour voir les tableaux des autres au regard naturel qu’il suffit de garder devant ceux de Chardin. Le Bocal d’olives relève donc du regard naturel, et non d’un regard construit.

3. Au sujet de la conception duchampienne du rôle des regardeurs :

Duchamp affirme que les regardeurs contribuent à faire les tableaux.
Duchamp considère que la valeur artistique existe indépendamment de toute reconnaissance.
Une œuvre d’art ne fonctionne pas comme une réalité entièrement autosuffisante.
La reconnaissance historique participe au statut artistique d’une œuvre.
Le statut d’une œuvre dépend aussi d’une réception située dans l’histoire.

Duchamp affirme que les regardeurs contribuent à faire les tableaux. · Une œuvre d’art ne fonctionne pas comme une réalité entièrement autosuffisante. · La reconnaissance historique participe au statut artistique d’une œuvre. · Le statut d’une œuvre dépend aussi d’une réception située dans l’histoire.

Explication

Pour Duchamp, les regardeurs font les tableaux : l’œuvre dépend d’une reconnaissance historique et n’est donc pas autosuffisante. La valeur artistique ne se constitue pas indépendamment de toute réception.

4. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la posture de l’anartiste ?

L’anartiste défend la conformité de l’artiste aux normes académiques établies.
Cette posture met en question les dimensions économiques de la légitimation de l’art.
L’anartiste désigne une posture qui renforce l’institutionnalisation académique de l’art.
L’anartiste revendique une liberté intellectuelle face aux normes existantes.
L’anartiste examine les conditions sociales de la reconnaissance artistique.

Cette posture met en question les dimensions économiques de la légitimation de l’art. · L’anartiste revendique une liberté intellectuelle face aux normes existantes. · L’anartiste examine les conditions sociales de la reconnaissance artistique.

Explication

L’anartiste dévoile les conditions sociales, économiques et symboliques qui rendent l’art reconnaissable comme tel. Il revendique aussi la liberté intellectuelle de l’artiste, à l’inverse d’une défense de la conformité académique ou de l’institutionnalisation des normes.

5. Que désigne précisément le terme d’ekphrasis dans le contexte de l’art ?

Une technique de reproduction photographique d’un tableau.
Une pratique qui fabrique un imaginaire pour ceux qui n’ont pas accès à l’œuvre.
Une critique artistique visant à dévaloriser une œuvre.
Une description littéraire fidèle d’une œuvre d’art.

Une pratique qui fabrique un imaginaire pour ceux qui n’ont pas accès à l’œuvre.

Explication

L’ekphrasis ne se limite pas à une simple description, elle crée un imaginaire pour ceux qui ne peuvent voir l’œuvre. La description fidèle ou la critique ne sont pas ses seules fonctions.

6. Selon Fiedler, quelle est la principale fonction de la création artistique ?

Reproduire fidèlement le monde extérieur.
Rendre visible un pan du réel inaccessible au langage.
Créer des objets esthétiques pour le marché.
Exprimer les émotions de l’artiste sans contraintes.

Rendre visible un pan du réel inaccessible au langage.

Explication

Fiedler considère que l’acte créatif permet à l’artiste de rendre visible un aspect du réel que le langage seul ne peut saisir. La reproduction fidèle ou l’esthétique commerciale ne sont pas ses préoccupations principales.

7. Quelle est la fonction principale du cadre dans une œuvre d’art selon Simmel ?

Isoler l’image de l’extérieur pour attirer le regard et contribuer à l’unité de l’œuvre
Mettre en valeur la subjectivité de l’artiste en encadrant ses intentions
Créer une barrière symbolique entre l’œuvre et le spectateur
Dynamiser la composition en ajoutant une dimension supplémentaire

Isoler l’image de l’extérieur pour attirer le regard et contribuer à l’unité de l’œuvre

Explication

Le cadre, selon Simmel, sert à attirer l’attention sur l’image, à l’isoler de l’extérieur et à renforcer l’unité organique de l’œuvre. La dernière option est une interprétation incorrecte de cette fonction.

8. Quelle période marque l’émergence du concept de musée imaginaire tel que défini par Malraux ?

Au cours des années 2000, avec l’avènement du numérique
Au début du XXe siècle, vers 1902
Pendant la Renaissance, au XVIe siècle
Après la Seconde Guerre mondiale, entre 1947 et 1965

Après la Seconde Guerre mondiale, entre 1947 et 1965

Explication

Le concept de musée imaginaire a été développé par Malraux principalement entre 1947 et 1965, période durant laquelle il a exploré l'idée d'un monde d’œuvres construit par la reproduction photographique. La date 1947-65 correspond à la période de publication de ses œuvres majeures sur ce sujet, contrairement aux autres options qui ne correspondent pas à cette période.

9. En quoi la conception de l’art selon Fiedler diffère-t-elle de celle de Malraux en ce qui concerne la manière dont le monde réel est représenté ou perçu ?

Fiedler voit l’art comme un monde d’atmosphères diffus, alors que Malraux le considère comme un monde d’objets stables.
Fiedler considère que l’art rend visible un pan du réel inaccessible au langage, tandis que Malraux voit le monde comme construit par des reproductions et des montages.
Fiedler pense que l’art doit organiser des rencontres sociales, alors que Malraux insiste sur la singularité de chaque œuvre.
Fiedler privilégie la relation entre œuvres dans un musée imaginaire, contrairement à Malraux qui met l’accent sur la reproduction photographique.

Fiedler considère que l’art rend visible un pan du réel inaccessible au langage, tandis que Malraux voit le monde comme construit par des reproductions et des montages.

Explication

Fiedler insiste sur la capacité de l’art à rendre visible un aspect du réel qui ne peut pas être exprimé par le langage, ce qui diffère de la conception de Malraux où le monde est construit à travers des reproductions et montages dans un musée imaginaire.

10. Quelles sont les principales conséquences de la transformation du monde artistique en un espace d’atmosphères plutôt qu’en un ensemble d’objets stables, selon Michaud ?

Une meilleure conservation des œuvres, grâce à leur nature intangible.
Une augmentation de la valeur commerciale des œuvres, liée à leur rareté.
Une réduction de la diversité artistique, concentrée sur quelques formes dominantes.
L’émergence d’un art plus éphémère et subjectif, favorisant l’expérience sensorielle et l’émotion.

L’émergence d’un art plus éphémère et subjectif, favorisant l’expérience sensorielle et l’émotion.

Explication

La transformation en un art d’atmosphères entraîne une expérience plus subjective et sensorielle, privilégiant l’émotion et l’ambiance plutôt que la possession d’objets stables. La vaporisation de l’art ne signifie pas la fin de l’art, mais une évolution vers des formes plus éphémères et immatérielles.

11. Comment l’ekphrasis est-elle utilisée pour créer un imaginaire chez ceux qui n’ont pas accès à l’œuvre d’art ?

Elle utilise des descriptions techniques pour expliquer la composition de l’œuvre.
Elle présente une critique esthétique pour valoriser l’œuvre auprès du public.
Elle reproduit fidèlement chaque détail de l’œuvre pour en assurer la transmission.
Elle fabrique un univers narratif qui dépasse la simple reproduction de l’œuvre.

Elle fabrique un univers narratif qui dépasse la simple reproduction de l’œuvre.

Explication

L’ekphrasis ne se limite pas à décrire une œuvre absente, mais construit un univers imaginaire pour ceux qui ne peuvent la voir. La simple reproduction ou critique ne crée pas cet imaginaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur L’art comme faire-monde.

Qu'est-ce que l'ekphrasis fabrique pour les personnes sans accès à l'œuvre ?

Un imaginaire.

Quelle distinction Diderot fait-il dans son commentaire du Bocal d'olives ?

Il oppose le regard artificiel pour voir les tableaux des autres au regard naturel pour ceux de Chardin.

Que signifie pour Duchamp que « ce sont les regardeurs qui font les tableaux » ?

Une œuvre dépend d’une reconnaissance historique et n’est pas autosuffisante.

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