QCM : Le Loup et le Chien — 11 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle opposition fondamentale structure la rencontre entre le loup et le chien ?

Le loup est domestique mais affamé, tandis que le chien est sauvage mais libre.
Le loup est puissant et bien nourri, tandis que le chien est maigre et indépendant.
Le loup est libre mais affamé, tandis que le chien est nourri mais soumis.
Le loup est soumis et confortable, tandis que le chien est libre et privé de nourriture.

Le loup est libre mais affamé, tandis que le chien est nourri mais soumis.

Explication

La rencontre oppose la liberté misérable du loup à l’abondance matérielle du chien, qui implique une forme de soumission. L’idée selon laquelle le chien serait sauvage et libre inverse précisément les caractéristiques des deux animaux.

2. Comment évolue l’attitude du loup avant qu’il ne s’adresse au chien ?

Il prépare immédiatement une fuite, puis provoque le chien par des menaces.
Il attaque sans hésiter, puis propose au chien de partager son territoire.
Il envisage d’abord l’attaque, puis approche prudemment et choisit la flatterie.
Il ignore le chien, puis accepte de le suivre après une promesse de nourriture.

Il envisage d’abord l’attaque, puis approche prudemment et choisit la flatterie.

Explication

Le loup passe de l’idée d’une attaque à une approche prudente avant de recourir à la flatterie pour éviter la violence. Il ne met donc pas son projet à exécution par une attaque directe.

3. Que propose le chien au loup dans son discours direct ?

Quitter la maison pour retrouver une existence libre et partager les proies de la forêt.
Renoncer à toute nourriture pour acquérir la force nécessaire à une vie solitaire.
Abandonner la vie sauvage pour mener une existence plus confortable et devenir aussi gras que lui.
Affronter les hommes afin de conserver sa maigreur et son indépendance dans la nature.

Abandonner la vie sauvage pour mener une existence plus confortable et devenir aussi gras que lui.

Explication

Le chien présente la vie domestique comme un moyen d’obtenir le confort et l’embonpoint dont il bénéficie. Le loup, au contraire, associera ensuite cette condition à une servitude révélée par le collier.

4. Quelle représentation de la vie sauvage le chien construit-il pour persuader le loup ?

Il la montre comme une vie confortable où chaque animal reçoit des repas réguliers.
Il la présente comme une condition misérable où les loups sont condamnés à mourir de faim.
Il la décrit comme une existence prestigieuse où les loups dominent les hommes.
Il la définit comme une situation paisible où les loups évitent toute difficulté matérielle.

Il la présente comme une condition misérable où les loups sont condamnés à mourir de faim.

Explication

L’énumération « misérables, cancres, hères, pauvres diables » dévalorise les loups et associe leur condition à la faim. La vie sauvage sera pourtant comprise différemment par le loup, qui y reconnaît une liberté précieuse.

5. Quels procédés donnent au discours du chien un ton assuré et persuasif ?

Les plaintes répétées et les imparfaits qui racontent les difficultés de son existence.
Les interrogations hésitantes et les conditionnels qui expriment la crainte d’une décision.
Les exclamations menaçantes et les négations qui interdisent toute discussion.
Les impératifs « Quittez » et « Suivez », associés aux futurs « vous ferez » et « vous aurez ».

Les impératifs « Quittez » et « Suivez », associés aux futurs « vous ferez » et « vous aurez ».

Explication

Les impératifs poussent directement le loup à agir, tandis que les futurs annoncent avec assurance les bénéfices attendus. Les conditionnels hésitants ne correspondent donc pas à la construction de ce discours.

6. Comment le chien dissimule-t-il la contrainte liée à sa condition domestique ?

Il évite toute description de son travail et concentre son discours sur la liberté de la forêt.
Il reconnaît la dureté de son travail et décrit précisément les punitions imposées par son maître.
Il transforme ses tâches en exploits dangereux afin de montrer qu’elles exigent une grande bravoure.
Il minimise son travail par l’euphémisme « presque rien » et présente ses tâches de manière orientée.

Il minimise son travail par l’euphémisme « presque rien » et présente ses tâches de manière orientée.

Explication

L’expression « presque rien » réduit l’importance du travail, tandis que le récit du chien sélectionne les éléments qui rendent sa condition séduisante. Le collier rappelle pourtant qu’une contrainte réelle accompagne cette vie domestique.

7. De quelle manière le chien amplifie-t-il les avantages de la vie domestique ?

Il insiste sur la solitude, les privations et la nécessité de chasser chaque repas dans la forêt.
Il met en avant les risques, les punitions et les longues tâches qui rendent la vie domestique pénible.
Il réduit les bénéfices matériels pour montrer que la liberté importe davantage que les repas.
Il accumule les promesses de confort, de caresses et de nourriture variée, notamment des os de poulets et de pigeons.

Il accumule les promesses de confort, de caresses et de nourriture variée, notamment des os de poulets et de pigeons.

Explication

Le chien énumère les reliefs abondants, les caresses et des mets variés afin de rendre sa condition particulièrement attirante. Cette amplification contraste avec la minimisation de son travail, qui contribue à rendre sa persuasion trompeuse.

8. Que révèlent les traces du collier sur le cou du chien dans la fable ?

Elles montrent que son confort dépend d’une contrainte dissimulée par son discours.
Elles prouvent que sa liberté s’est accrue grâce aux soins de son maître.
Elles signalent que le chien a volontairement quitté la vie sauvage.
Elles indiquent que le loup refuse les richesses promises par le chien.

Elles montrent que son confort dépend d’une contrainte dissimulée par son discours.

Explication

Les marques du collier rendent visible la contrainte qui se cachait derrière le confort du chien. Le loup, et non le chien, découvre alors qu’une existence aisée peut reposer sur l’attachement.

9. Que traduisent les questions brèves « Attaché ? » et « vous ne voulez ? » prononcées par le loup ?

Elles annoncent sa décision de rechercher un maître protecteur.
Elles expriment sa surprise et son effroi devant la condition du chien.
Elles montrent son indifférence face aux avantages matériels proposés.
Elles manifestent son adhésion enthousiaste au mode de vie du chien.

Elles expriment sa surprise et son effroi devant la condition du chien.

Explication

Ces interrogations très courtes signalent la stupeur et la peur du loup lorsqu’il comprend que le chien est attaché. Elles marquent donc une rupture avec l’adhésion enthousiaste que le chien espérait susciter.

10. Comment le loup manifeste-t-il son refus de la servitude ?

Il affirme qu’il ne veut perdre sa liberté pour aucun trésor.
Il accepte une légère contrainte en échange d’un confort durable.
Il demande au chien de négocier de meilleures conditions avec son maître.
Il préfère différer sa décision jusqu’à connaître la valeur des récompenses.

Il affirme qu’il ne veut perdre sa liberté pour aucun trésor.

Explication

Les expressions « il importe », « je n’en veux en aucune sorte » et « pas même » donnent à son refus une grande fermeté. Le chien se trompe en pensant qu’un confort matériel pourrait convaincre le loup d’accepter l’attachement.

11. Quel effet produit le mot « maître » dans le vers final consacré au loup ?

Il souligne que le chien possède un statut social supérieur au sien.
Il rappelle que le loup vient d’accepter l’autorité d’un propriétaire.
Il élève le loup au rang d’une figure majestueuse et victorieuse.
Il réduit la liberté du loup à une simple réaction de méfiance.

Il élève le loup au rang d’une figure majestueuse et victorieuse.

Explication

L’appellation « maître » place le loup sur un piédestal et magnifie sa liberté retrouvée. Elle ne désigne pas un propriétaire auquel il serait soumis, mais valorise sa victoire sur la servitude.

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À quel livre des Fables appartient « Le Loup et le Chien » de La Fontaine ?

Au livre I des Fables.

Quelle est l'origine de la fable « Le Loup et le Chien » de La Fontaine ?

Elle est réécrite d’après une fable de Phèdre.

En quelle année ont été publiées les Fables de La Fontaine contenant « Le Loup et le Chien » ?

En 1668.

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