QCM : Le théâtre comme scène politique (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le genre dramatique au théâtre ?

Il présente principalement les pensées d’un narrateur décrivant les événements.
Il repose sur la représentation d’êtres agissant devant un public.
Il rapporte l’action par une voix extérieure qui organise le récit.
Il expose les sentiments d’un personnage sous la forme d’un monologue intérieur.

Il repose sur la représentation d’êtres agissant devant un public.

Explication

Le genre dramatique se fonde sur la représentation d’êtres agissant directement devant un public. La narration par une voix extérieure relève plutôt du récit, qui rapporte l’action au lieu de la montrer sur scène.

2. Quelle distinction oppose correctement la diégèse et la mimesis au théâtre ?

La diégèse décrit le décor, tandis que la mimesis présente les indications destinées aux acteurs.
La diégèse exprime les émotions du public, tandis que la mimesis organise la succession des actes.
La diégèse rapporte l’action, tandis que la mimesis fait entendre directement les paroles et montre l’action en train de se dérouler.
La diégèse met en scène les paroles, tandis que la mimesis résume les événements par une narration extérieure.

La diégèse rapporte l’action, tandis que la mimesis fait entendre directement les paroles et montre l’action en train de se dérouler.

Explication

La diégèse raconte l’action à la troisième personne, alors que la mimesis la représente directement et donne l’impression qu’elle se déroule devant le public. Confondre ces notions revient à attribuer à la diégèse la présentation immédiate des paroles et de l’action.

3. Lorsqu’un personnage parle à son partenaire tout en faisant comprendre son propos au public, quel phénomène théâtral observe-t-on ?

La double énonciation, car la parole vise à la fois l’interlocuteur scénique et le spectateur.
La narration rétrospective, car le personnage raconte une action déjà accomplie.
La focalisation interne, car le public accède aux pensées du personnage.
La description didascalique, car le personnage fournit des indications sur le décor.

La double énonciation, car la parole vise à la fois l’interlocuteur scénique et le spectateur.

Explication

La double énonciation signifie qu’un personnage s’adresse simultanément à son interlocuteur sur scène et au spectateur. Il ne s’agit pas d’une didascalie, qui fournit des indications sur l’action, le cadre ou le jeu scénique.

4. Dans l’organisation de la communication théâtrale, quelle opposition distingue le discours rapporteur du discours rapporté ?

Le discours rapporteur correspond aux didascalies, tandis que le discours rapporté correspond aux dialogues des personnages.
Le discours rapporteur correspond aux dialogues, tandis que le discours rapporté correspond aux indications scéniques.
Le discours rapporteur désigne les réactions du public, tandis que le discours rapporté désigne la mise en scène.
Le discours rapporteur correspond aux monologues, tandis que le discours rapporté correspond aux changements de décor.

Le discours rapporteur correspond aux didascalies, tandis que le discours rapporté correspond aux dialogues des personnages.

Explication

Le discours rapporteur regroupe les didascalies qui cadrent l’action, tandis que le discours rapporté désigne les paroles prononcées par les personnages. Les dialogues ne constituent donc pas le discours rapporteur.

5. Que désigne l’« épaisseur des signes » dans une représentation théâtrale ?

La longueur variable des scènes déterminée par les changements de décor
La présence de plusieurs personnages appartenant à des milieux sociaux différents
La succession des répliques organisées selon les péripéties de l’intrigue
La pluralité d’informations transmises simultanément par les paroles, la scène et le jeu

La pluralité d’informations transmises simultanément par les paroles, la scène et le jeu

Explication

L’épaisseur des signes correspond à la pluralité des informations communiquées en même temps par les paroles, les décors, les bruitages, les intonations et le jeu scénique. La succession des répliques concerne la construction de l’action, mais ne rend pas compte de cette simultanéité des signes.

6. Dans quel espace du théâtre antique grec les chants du chœur étaient-ils interprétés ?

Sur la scène surélevée destinée aux acteurs
Dans les gradins réservés aux spectateurs
Dans l’orchestra aménagée au centre du théâtre
Dans les coulisses situées derrière le décor

Dans l’orchestra aménagée au centre du théâtre

Explication

L’orchestra était l’espace où le chœur chantait et rappelait des éléments mythologiques, politiques et moraux. Les gradins accueillaient le public, tandis que la scène et les coulisses avaient d’autres fonctions scéniques.

7. Quelle fonction le théâtre médiéval assume-t-il lorsqu’il renaît sous l’impulsion de l’Église après l’interdiction des spectacles païens ?

Transmettre des récits bibliques à des fins pédagogiques
Reproduire les intrigues profanes du théâtre antique
Divertir les cours princières par des récits mythologiques
Organiser des concours consacrés aux auteurs comiques

Transmettre des récits bibliques à des fins pédagogiques

Explication

Après l’interdiction des spectacles païens, le théâtre médiéval renaît grâce à la représentation de passages bibliques destinés à instruire le public. La reprise des intrigues profanes antiques correspond plutôt au retour au modèle antique à la Renaissance.

8. Entre quelles années le mouvement baroque se déploie-t-il en France dans le contexte de la Contre-Réforme et des guerres de Religion ?

Entre 1770 et 1780
Entre 1635 et 1680
Entre 1580 et 1640
Entre 1450 et 1510

Entre 1580 et 1640

Explication

Le mouvement baroque français se développe entre 1580 et 1640, période marquée par la Contre-Réforme et les guerres de Religion. La période 1635-1680 renvoie plutôt à des étapes d’institutionnalisation et de normalisation du théâtre français.

9. Quelle différence oppose le plus clairement la bienséance à la vraisemblance dans l’esthétique classique ?

La bienséance organise le temps, tandis que la vraisemblance impose un lieu unique
La bienséance limite ce qui peut être montré, tandis que la vraisemblance rend l’action crédible
La bienséance développe les passions, tandis que la vraisemblance favorise les intrigues secondaires
La bienséance exige une vérité historique, tandis que la vraisemblance interdit les événements violents

La bienséance limite ce qui peut être montré, tandis que la vraisemblance rend l’action crédible

Explication

La bienséance évite la représentation directe de scènes susceptibles de choquer, alors que la vraisemblance demande que les événements paraissent crédibles. La règle du temps et celle du lieu relèvent plutôt des unités classiques, et non de cette distinction.

10. Quel dramaturge est associé à la formulation de la règle des trois unités dans l’esthétique classique française ?

Corneille, qui a formulé cette règle dans ses tragédies
Boileau, qui l’a énoncée dans son art poétique
Aristote, dont les réflexions ont nourri la codification dramatique
Racine, qui l’a définie dans ses préfaces dramatiques

Boileau, qui l’a énoncée dans son art poétique

Explication

Boileau est associé à la formulation et à la diffusion normative des règles classiques, notamment les trois unités, dans son art poétique. Aristote a influencé la réflexion dramatique antique, mais il n’est pas l’auteur français qui a codifié cette règle sous cette forme.

11. Pourquoi le retour de la situation tragique à l’ordre contribue-t-il à produire la catharsis ?

Parce qu’il transforme le dénouement sanglant en divertissement comique
Parce qu’il remplace la violence scénique par une conversation morale
Parce qu’il permet aux personnages de renoncer à toute action politique
Parce qu’il atténue les passions dangereuses suscitées par le péril représenté

Parce qu’il atténue les passions dangereuses suscitées par le péril représenté

Explication

Le retour à l’ordre apaise et purifie les passions dangereuses éveillées par la représentation du péril, ce qui rend possible la catharsis. Le dénouement ne repose pas nécessairement sur une transformation comique, mais sur une restauration de l’ordre religieux, politique ou moral.

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Qu'est-ce que le genre dramatique ?

Le théâtre fondé sur la représentation d’êtres agissant devant un public.

Quelle différence Platon établit-il entre diégèse et mimesis ?

La diégèse rapporte l’action à la troisième personne, la mimesis fait entendre directement les paroles.

Que signifie la double énonciation au théâtre ?

Un personnage s'adresse à la fois à un interlocuteur sur scène et au spectateur.

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