QCM : Les Cahiers de Douai (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle structure définit le sonnet, forme présente dans 12 des 22 poèmes du recueil ?

Deux quatrains suivis de deux tercets
Trois quatrains suivis d’un distique
Deux tercets suivis de deux quatrains
Quatre quatrains de longueur égale

Deux quatrains suivis de deux tercets

Explication

Le sonnet associe deux quatrains et deux tercets, et cette forme apparaît dans 12 poèmes sur 22. Les autres poèmes ne suivent pas nécessairement cette structure.

2. Quelle description métrique distingue « Ophélie » de « Sensation » et de « Première soirée » ?

Huit quatrains d’alexandrins, contre neuf pour « Sensation » et deux pour « Première soirée »
Deux quatrains d’alexandrins, contre huit pour « Sensation » et neuf pour « Première soirée »
Neuf quatrains d’alexandrins, contre deux pour « Sensation » et huit pour « Première soirée »
Neuf tercets d’alexandrins, contre deux pour « Sensation » et huit pour « Première soirée »

Neuf quatrains d’alexandrins, contre deux pour « Sensation » et huit pour « Première soirée »

Explication

« Ophélie » compte neuf quatrains d’alexandrins, tandis que « Sensation » en compte deux et « Première soirée » huit. La confusion vient de l’inversion du nombre de quatrains attribués aux trois poèmes.

3. Quel registre lexical caractérise la description de la femme dans « Vénus anadyomène » ?

Un vocabulaire délicat et idéalisant associé à la beauté
Un vocabulaire péjoratif et grossier associé à la laideur
Un vocabulaire culinaire banal associé à un repas convivial
Un vocabulaire enfantin et familier associé au jeu

Un vocabulaire péjoratif et grossier associé à la laideur

Explication

La femme est décrite par des termes péjoratifs ou grossiers qui soulignent la laideur, comme « graisse » et « échine ». Le lexique de la nourriture et du trivial caractérise plutôt « Au Cabaret-Vert ».

4. Un élève relève dans « Au Cabaret-Vert » des mots comme « tartines », « gousse d’ail » et « chope », ainsi qu’une mention triviale des « tétons énormes » : quels registres lexicaux observe-t-il ?

Le vocabulaire banal de la nourriture et un vocabulaire trivial
Le vocabulaire péjoratif de la laideur et un vocabulaire héroïque
Le vocabulaire élégant de la parure et un vocabulaire pastoral
Le vocabulaire enfantin du jeu et un vocabulaire religieux

Le vocabulaire banal de la nourriture et un vocabulaire trivial

Explication

Le poème associe un lexique banal de la nourriture à un vocabulaire trivial pour évoquer une fille. Le lexique de la laideur péjorative est plutôt celui de « Vénus anadyomène ».

5. Quelle œuvre littéraire sert de modèle à « Bal des pendus », poème mettant en scène des pendus qui dansent sur une potence ?

« Le Tartuffe » de Molière
« La Ballade des pendus » de François Villon
Le mythe de la naissance de Vénus
« Hamlet » de Shakespeare

« La Ballade des pendus » de François Villon

Explication

Le poème reprend la référence à « La Ballade des pendus » de François Villon et transpose ses pendus dans une danse macabre. « Le Tartuffe » est plutôt la source d’inspiration du « Châtiment de Tartufe ».

6. À quelle année renvoient les poèmes « Le Mal », « L’éclatante victoire de Sarrebrück » et « Le Dormeur du val » ?

À la guerre franco-prussienne de 1870
À la guerre franco-prussienne de 1871
À la guerre de Crimée de 1854
À la guerre de 1870 entre la France et l’Autriche

À la guerre franco-prussienne de 1870

Explication

Ces trois poèmes évoquent la guerre franco-prussienne de 1870. L’année 1871 peut sembler plausible en raison de la proximité chronologique, mais elle ne correspond pas à la date indiquée pour cette guerre.

7. Dans « Sensation », quelle fonction le contact avec la nature joue-t-il dans l’expérience du poète ?

Il éveille les sensations physiques et le conduit vers un bonheur qui dépasse la parole et la pensée.
Il nourrit une réflexion rationnelle sur la fragilité des paysages et la fuite du temps.
Il provoque un sentiment de solitude qui pousse le poète à renoncer à toute émotion.
Il transforme la nature en décor mythologique destiné à célébrer les croyances antiques.

Il éveille les sensations physiques et le conduit vers un bonheur qui dépasse la parole et la pensée.

Explication

Dans « Sensation », l’expérience physique de la nature mène à un bonheur intense, associé à « l’amour infini », et dépasse les limites de la parole et de la pensée. La réflexion sur la fragilité des paysages ne correspond pas au rôle attribué à cette expérience dans le poème.

8. Dans « Ma bohême », quel rôle l’errance joue-t-elle dans l’expérience du poète ?

Elle lui permet de retrouver les auberges fréquentées lors de son voyage en Belgique.
Elle le conduit à renoncer à la création au profit de la vie sédentaire.
Elle transforme son voyage en une critique politique des autorités de son époque.
Elle nourrit la création poétique au fil d’une fugue dans la nature.

Elle nourrit la création poétique au fil d’une fugue dans la nature.

Explication

Dans « Ma bohême », la fugue dans la nature fait de l’errance une source de création poétique. Le séjour dans les auberges belges concerne plutôt « Au Cabaret-Vert » et « La Maline ».

9. En quoi les rencontres amoureuses évoquées dans « Première soirée », « Roman » ou « Rêvé pour l’hiver » se distinguent-elles d’une conception idéalisée de l’amour ?

Elles présentent des relations conventionnelles, dépourvues de sensations physiques.
Elles célèbrent un amour durable et parfait, exprimé par un lyrisme exalté.
Elles décrivent des passions tragiques, dominées par la jalousie et le désespoir.
Elles sont furtives, adolescentes et sensuelles, avec un lyrisme atténué.

Elles sont furtives, adolescentes et sensuelles, avec un lyrisme atténué.

Explication

Ces poèmes évoquent des rencontres adolescentes furtives et teintées de sensualité, sans idéaliser l’amour. Une lecture fondée sur un amour parfait et exalté contredit le lyrisme atténué qui les caractérise.

10. Quelle œuvre de Rimbaud ridiculise l’embonpoint, le luxe ostentatoire et les conversations ineptes de la bourgeoisie de Charleville ?

« Les effarés »
« À la musique »
« Au Cabaret-Vert »
« Le Mal »

« À la musique »

Explication

Dans « À la musique », Rimbaud tourne en dérision les bourgeois de Charleville en mettant en relief leur embonpoint, leur luxe ostentatoire et leurs conversations ineptes. « Les effarés » traite plutôt de la misère d’enfants affamés qui regardent un boulanger cuire son pain.

11. Quelle conséquence le choix de douze tercets alternant octosyllabes et quadrisyllabes produit-il sur la forme des « Effarés » ?

Il rapproche le poème de « Rêvé pour l’hiver », qui mêle plusieurs mètres dans un sonnet.
Il éloigne le poème de la structure en quatrains fréquente dans le recueil.
Il en fait l’un des poèmes les plus longs du recueil, comme « Le Forgeron ».
Il transforme le poème en sonnet composé de deux quatrains et de deux tercets.

Il éloigne le poème de la structure en quatrains fréquente dans le recueil.

Explication

L’alternance de douze tercets et de deux mètres donne aux « Effarés » une organisation distincte des poèmes privilégiant les quatrains. La mention d’un sonnet mêlant plusieurs mètres concerne « Rêvé pour l’hiver », et non « Les effarés ».

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Quelle est la structure du sonnet et combien le recueil en compte-t-il ?

Deux quatrains et deux tercets ; 12 sonnets sur 22 poèmes.

Quels termes décrivent la femme dans « Vénus anadyomène » ?

Un vocabulaire péjoratif ou grossier et des termes de laideur.

Quels sont les poèmes les plus longs du recueil ?

« Le Forgeron » et « Soleil et chair ».

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