Fiche de révision : Les enjeux stratégiques des espaces maritimes

📋 Plan du Cours

  1. Thème Océans et espace, conquête
  2. Rivalités, coopération et mondialisation
  3. Espaces maritimes et interdépendance
  4. Appropriation des mers : options des États
  5. Problématique et questionnement du chapitre
  6. Pression sur les ressources maritimes
  7. Ressources offshore pétrolières et gazières
  8. Ressources halieutiques et compétition mondiale
  9. Figurés cartographiques linéaires ponctuels surfaces
  10. Schéma de projection de puissance des États
  11. Tensions en mer de Chine méridionale
  12. Droit de la mer, ZEE et limites d’application

📖 1. Thème Océans et espace, conquête

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rivalités : Les rivalités sont des situations où plusieurs acteurs cherchent les mêmes avantages et s’opposent pour les obtenir.
  • Coopération : La coopération est une action commune où des acteurs se mettent d’accord pour gérer ensemble un problème.
  • Mondialisation : La mondialisation est la mise en relation à l’échelle mondiale d’activités, de flux ou d’acteurs entre pays.
  • Interdépendance : L’interdépendance est une dépendance mutuelle entre États créée par l’intensification des relations et des flux.
  • Espaces maritimes : Les espaces maritimes regroupent mers, océans et littoraux, zones de jonction entre terres et eaux salées.

📝 Points essentiels

  • La coopération peut prendre une forme juridique, car elle implique un accord sur la gestion d’un problème.
  • La mondialisation s’accélère après la Seconde Guerre mondiale puis surtout après la fin de la guerre froide, avec l’ouverture économique des pays.
  • La mondialisation renforce l’interdépendance entre États, car leurs relations deviennent plus étroites et plus continues.
  • Depuis la fin des années 90, l’accélération des flux économiques augmente l’importance stratégique des espaces maritimes.
  • Les espaces maritimes attirent davantage les États car ils concentrent des ressources naturelles (minières, animales, pétrolières) et répondent à une demande croissante.
  • Environ 80% du commerce international passe par le transport maritime, ce qui rend les mers et océans centraux pour les échanges.

💡 Astuce mémo

Rivalités–Coopération–Mondialisation : même objectif (avantages), gestion opposée ou commune, puis mise en réseau mondiale qui crée l’interdépendance.

📖 2. Rivalités, coopération et mondialisation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Transport maritime : Le transport maritime est le mode de circulation des marchandises par les mers et océans, qui domine le commerce international.
  • Espaces maritimes : Les espaces maritimes sont les zones de mer et d’océan où les États cherchent à sécuriser des intérêts économiques et stratégiques.
  • Ressources offshore : Les ressources offshore désignent les richesses exploitées en milieu marin, notamment pétrole et gaz, à partir de plateformes en mer.
  • Exploitation de pétrole et de gaz offshore : L’exploitation offshore est l’extraction de pétrole et de gaz depuis des installations situées en mer, au large des côtes.
  • Ressources halieutiques : Les ressources halieutiques correspondent aux ressources de pêche, dont la disponibilité peut diminuer et déclencher des rivalités.

📝 Points essentiels

  • Environ 80% du commerce international passe par le transport maritime.
  • Les espaces maritimes prennent une importance stratégique croissante car ils concentrent des intérêts économiques et des enjeux de puissance.
  • Face aux mers et océans, les États disposent de trois options : la force, la coopération, ou un mélange des deux.
  • Depuis la fin des années 2000, le pétrole et le gaz offshore représentent environ un tiers de la production mondiale.
  • L’offshore tend à s’étendre vers des profondeurs plus grandes et des distances plus éloignées des côtes.
  • L’exploitation à très grande profondeur et au large augmente les risques d’accident et de fuite en mer, ce qui renchérit les coûts via des assurances élevées.

💡 Astuce mémo

Maritime = Marchandises (80%) + Matières (offshore) : puissance ou coopération, mais toujours enjeu.

📖 3. Espaces maritimes et interdépendance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Espaces maritimes : Ensemble des zones de mer exploitées, où s’organisent les activités économiques et les rivalités entre États et acteurs.
  • Ressources halieutiques : Ressources vivantes issues de la mer, dont les stocks dépendent du renouvellement naturel des espèces.
  • Surpêche : Situation où la capture dépasse le rythme de renouvellement des stocks, ce qui menace les espèces et réduit les quantités disponibles.
  • Pêche artisanale : Pêche réalisée à plus petite échelle, souvent dépendante des ressources locales et plus vulnérable aux pressions extérieures.
  • Aquaculture : Production de poissons par élevage, qui compense partiellement la baisse ou la stagnation des captures en milieu naturel.

📝 Points essentiels

  • Depuis 1950, les prises mondiales augmentent fortement, passant d’environ 20 millions de tonnes à environ 80 millions de tonnes dans les années 2000.
  • À partir des années 80, la prise en milieu naturel stagne alors que la demande continue de croître.
  • Les progrès techniques (grands bateaux, plus grande autonomie, capacité de ramener des centaines de tonnes par jour) augmentent la capacité de capture.
  • L’amélioration de la chaîne du froid permet de conserver et commercialiser davantage de poissons, ce qui renforce l’exploitation.
  • La hausse de la demande s’explique notamment par la nutrition (valeur santé), la diffusion de modes alimentaires et l’élévation des niveaux de vie depuis les années 80.
  • La croissance de la demande pour des stocks difficiles à augmenter conduit à une surpêche et à des espèces menacées à l’échelle mondiale.

💡 Astuce mémo

Demande↑ + stocks naturels limités → captures↑ → surpêche (et espèces menacées).

📖 4. Appropriation des mers : options des États

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pêche lointaine : La pêche lointaine désigne l’activité de capture réalisée en dehors des zones dont un État dépend habituellement, pour contourner des limites de stocks.
  • Licences de pêche : Les licences de pêche sont des autorisations vendues par certains États pour permettre à des États étrangers de pêcher dans leurs zones.
  • Pêche illégale : La pêche illégale correspond à des captures réalisées sans autorisation ou en violation des règles, malgré une apparence de légalité possible.
  • Convention de Montego Bay : La Convention de Montego Bay est un traité de 1982 qui encadre juridiquement les activités maritimes et organise les règles applicables aux espaces maritimes.
  • Zone économique exclusive : La zone économique exclusive est un espace maritime où l’État riverain dispose surtout de droits d’exploitation, sans que cela constitue une frontière de souveraineté au sens strict.

📝 Points essentiels

  • Les stocks halieutiques naturels sont limités car ils dépendent du rythme de vie des poissons, qui n’est pas forcément compatible avec la demande.
  • La ressource marine est renouvelable mais peut être épuisée si la pression de pêche dépasse le renouvellement naturel.
  • La pêche étrangère peut être légale quand des États africains vendent des licences à des États étrangers pour pêcher chez eux.
  • La pêche étrangère peut aussi être illégale et, même quand elle est légale, elle peut utiliser des moyens jugés déloyaux envers la pêche artisanale locale.
  • Le passage du problème économique au problème politique vient du conflit d’intérêts entre puissances halieutiques et pêche artisanale des États riverains.
  • La Convention de Montego Bay (1982) est présentée comme une « constitution des mers » car elle regroupe les règles juridiques encadrant les activités maritimes.

💡 Astuce mémo

Licences = Légalité ; Illégalité = I ; puis Politique quand l’économie heurte la pêche artisanale.

📖 5. Problématique et questionnement du chapitre

🔑 Notions clés & Définitions

  • Eaux territoriales : Eaux territoriales : prolongement maritime de l’espace terrestre d’un État, où l’État ne dispose pas d’une souveraineté totale mais de droits d’exploitation.
  • Passages obligatoires : Passages obligatoires : droit de circulation reconnu dans les eaux territoriales, qui limite la fermeture de ces espaces par l’État côtier.
  • Zone économique exclusive : Zone économique exclusive : espace maritime où l’État n’exerce pas une souveraineté pleine, mais des droits économiques liés à l’exploitation des ressources.
  • Haute mer : Haute mer : espace maritime n’appartenant à aucun État, commun à tous, de plus en plus concerné par la pollution et le partage des richesses.
  • Accord BBNJ : Accord BBNJ : accord international visant la gestion et la protection de la haute mer, dont l’entrée en vigueur dépend d’un seuil de ratifications.

📝 Points essentiels

  • Dans les eaux territoriales, l’État ne peut pas fermer la navigation sauf si le navire constitue une menace.
  • Les eaux territoriales donnent surtout des droits d’exploitation, pas une souveraineté qui « borne » l’espace comme une frontière absolue.
  • En zone économique exclusive, les droits de l’État sont limités à l’exploitation des ressources naturelles, sans souveraineté pleine.
  • La zone économique exclusive est présentée comme un espace où l’État peut exploiter et aussi vendre ses droits d’exploitation des ressources.
  • La haute mer est décrite comme un espace sans propriétaire étatique, ce qui rend la dépollution et la responsabilité collective difficiles à organiser.
  • La coopération impulsée par l’ONU est présentée comme la plus légitime pour organiser le dialogue entre acteurs face aux tensions (pollution plastique et ressources minières).

💡 Astuce mémo

Eaux territoriales = circulation encadrée; ZEE = argent des ressources; Haute mer = personne ne dépollue, tout le monde subit.

📖 6. Pression sur les ressources maritimes

🔑 Notions clés & Définitions

  • ONU : Organisation internationale disposant de la légitimité pour organiser le dialogue entre les acteurs d’un phénomène mondial comme l’exploitation des espaces maritimes.
  • Accord BBNJ : Accord sur la haute mer visant à encadrer la gouvernance des ressources et activités en haute mer, mais dont l’entrée en vigueur dépend du nombre de ratifications.
  • Traité sur la haute mer : Traité relatif à la haute mer signé mais non encore applicable faute d’un niveau suffisant de ratifications par les États.
  • Détroit de Béring : Zone de passage stratégique entre l’Arctique et le Pacifique, au cœur des routes maritimes reliant l’Asie et l’Europe.
  • Route du Nord est : Itinéraire maritime en Arctique reliant des ports du Pacifique à des ports européens, potentiellement plus court grâce à l’ouverture progressive de la navigation.

📝 Points essentiels

  • L’ONU est présentée comme l’acteur le plus légitime pour organiser la discussion entre l’ensemble des acteurs liés à l’exploitation des ressources maritimes.
  • L’accord BBNJ n’a pas encore atteint les 60 ratifications nécessaires à son entrée en vigueur, avec un objectif annoncé pour début 2026.
  • Les sommets internationaux sont jugés souvent peu productifs en décisions concrètes ou contraignantes.
  • Le traité sur la haute mer signé n’est pas encore entré en vigueur car le nombre de ratifications reste insuffisant.
  • Le cas est rattaché à l’idée de « faire la paix » : réguler les relations par le droit plutôt que par la force, notamment pour des ressources communes convoitées.
  • En Arctique, le réchauffement climatique (perte d’environ 40% de la banquise) rend l’exploitation de ressources (pétrole, minerais) plus facile et peut faciliter la navigation commerciale.

💡 Astuce mémo

ONU = « droit avant force » ; BBNJ = « 60 ratifs → entrée en vigueur (début 2026) ».

📖 7. Ressources offshore pétrolières et gazières

🔑 Notions clés & Définitions

  • Route maritime de l’Arctique : La route maritime de l’Arctique est un itinéraire potentiel dont la praticabilité pourrait augmenter avec l’évolution des conditions naturelles.
  • Concurrence pour le contrôle militaire de l’Arctique : La concurrence pour le contrôle militaire de l’Arctique désigne la rivalité croissante entre États pour sécuriser l’espace et ses débouchés économiques.
  • Zone économique exclusive : La zone économique exclusive est un espace maritime où un État exerce des droits pour exploiter des ressources et où des litiges de délimitation peuvent surgir.
  • Conseil de l’Arctique : Le Conseil de l’Arctique est une instance créée pour favoriser la coopération entre États riverains et organiser le dialogue en cas de litige.
  • Science du climat arctique : La science du climat arctique regroupe les travaux qui surveillent les risques climatiques dans la région.

📝 Points essentiels

  • La praticabilité de la route arctique est une idée à nuancer car les contraintes naturelles y sont plus fortes que sur les routes traditionnelles.
  • La densification probable de la route arctique renforce l’intérêt des États riverains pour sécuriser l’espace et exploiter les ressources.
  • La Russie bénéficie d’un avantage géographique car elle est la plus proche de l’Arctique.
  • La Chine s’intéresse à l’Arctique pour ses ressources et pour diversifier des routes maritimes dont certaines sont jugées dangereuses ou instables.
  • La Chine cherche à réduire sa dépendance à des passages comme le détroit de Malacca, le canal de Suez et le détroit de Bab el-Mandeb.
  • Le Conseil de l’Arctique (1996) sert de cadre de coopération et de dialogue, notamment sur la délimitation de la zone économique exclusive et sur la coopération scientifique.

💡 Astuce mémo

Arctique = Ressources + Routes : qui contrôle militairement, sécurise l’accès ; Russie proche, Chine diversifie.

📖 8. Ressources halieutiques et compétition mondiale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Convention de Montego Bay : Traité juridique qui encadre les espaces maritimes et leurs règles d’usage entre États.
  • Accord sur la haute mer : Accord international visant à organiser la coopération et la gouvernance de la haute mer.
  • Routes maritimes : Infrastructures de circulation qui relient les continents et rendent possibles les échanges commerciaux.
  • Porte-conteneurs : Navire de commerce conçu pour transporter des conteneurs en grand nombre sur de longues traversées.
  • Câbles sous-marins de télécommunication : Infrastructures physiques qui transportent une grande partie des données numériques à travers les océans.

📝 Points essentiels

  • Les espaces maritimes combinent ressources, circulation et enjeux stratégiques, ce qui révèle des rapports de puissance entre États.
  • La Convention de Montego Bay organise juridiquement les espaces maritimes, mais ne supprime pas les rivalités dans les zones riches et stratégiques comme l’Arctique.
  • La coopération internationale progresse (ONU, accord sur la haute mer) mais reste limitée et peu contraignante.
  • Les routes maritimes constituent le support physique des échanges commerciaux et représentent environ 80% des échanges commerciaux.
  • Entre 1950 et la fin des années 2000, le volume mondial des marchandises échangées a été multiplié par 50.
  • Le transport maritime s’est densifié avec l’essor des porte-conteneurs capables de transporter plus de 20 000 conteneurs par traversée.

💡 Astuce mémo

Puissance = mers (ressources + routes) : droit (Montego Bay) ≠ paix (rivalités).

📖 9. Figurés cartographiques linéaires ponctuels surfaces

🔑 Notions clés & Définitions

  • Figurés linéaires : Les figurés linéaires servent à représenter des éléments géographiques qui s’étendent sur une direction, comme des axes ou des trajets.
  • Figurés ponctuels : Les figurés ponctuels indiquent des lieux précis sur la carte à l’aide de formes géométriques.
  • Figurés de surfaces : Les figurés de surfaces utilisent des aplats de couleur pour montrer des zones ou des espaces aux caractéristiques différenciées.
  • Capacité de projection d’un État : La capacité de projection d’un État désigne sa capacité à intervenir à l’extérieur de son territoire avec des moyens contraignants.
  • Golfe d’Aden : Le golfe d’Aden est un espace maritime stratégique car proche du Moyen-Orient et situé sur des routes commerciales majeures.

📝 Points essentiels

  • Les câbles de télécommunication sous-marins servent aujourd’hui à transporter des communications à grande échelle entre continents.
  • Le golfe d’Aden est stratégique car il est proche du Moyen-Orient et se situe sur des routes commerciales très empruntées.
  • La route Asie de l’Est → Europe passe par des points de passage stratégiques comme des détroits et le canal de Suez.
  • Le détroit de Bab el-Mandeb est fermé par le Yémen et la Somalie, décrits comme instables et économiquement très pauvres.
  • Comme le Yémen et la Somalie ne peuvent pas assurer la sécurité du détroit, des réseaux de piraterie peuvent apparaître.
  • À Djibouti, des bases navales et aériennes américaines, européennes et chinoises permettent de contrôler ce point de passage maritime et de lutter contre la piraterie.

💡 Astuce mémo

Linéaire = ligne de trajet, Ponctuel = point-lieu, Surface = zone colorée.

📖 10. Schéma de projection de puissance des États

🔑 Notions clés & Définitions

  • Projection de puissance : Notion désignant l’action d’un État pour influencer ou contrôler des espaces et des décisions au-delà de son territoire.
  • ZEE : Notion de droit maritime qui attribue à un État côtier des droits sur une zone économique exclusive au large de ses côtes.
  • Langue de bœuf : Expression utilisée pour décrire des revendications chinoises dessinées sur des cartes, présentées comme couvrant de vastes espaces maritimes.
  • Paracels : Archipel de la mer de Chine méridionale faisant l’objet d’une offensive et d’occupations liées aux rivalités de souveraineté.
  • Spratleys : Archipel de la mer de Chine méridionale au cœur de revendications concurrentes et d’actions d’appropriation.

📝 Points essentiels

  • Hiérarchie des États : les États-Unis se distinguent comme acteur majeur, notamment par leur présence en mer de Chine depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • La Chine remet en cause le principe des ZEE et est décrite comme ne respectant pas le droit international maritime.
  • La Chine fabrique ses propres cartes en traçant une « langue de bœuf » pour étendre ses droits sur des espaces relevant aussi des ZEE d’États côtiers.
  • Stratégie d’appropriation : la Chine occupe des îles inhabitées de la région pour pouvoir revendiquer des ZEE, alors que ces îles sont revendiquées par des États côtiers (Malaisie, Vietnam, Philippines).
  • Chronologie d’actions chinoises : offensive sur les Paracels en 1974 puis en 1987, convoitise les Spratleys, puis annexe Johnson Sud, Mischief (1994) et Scarborough (2012).
  • Tensions multirivales : en mer de Chine méridionale, des espaces sont revendiqués par plusieurs États à la fois, ce qui crée une lutte pour le contrôle et des contestations permanentes.

💡 Astuce mémo

ZEE contestée → cartes « langue de bœuf » → coups de force (Paracels 1974/1987, Mischief 1994, Scarborough 2012) → présence US depuis WW2 pour contrer la Chine.

📖 11. Tensions en mer de Chine méridionale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mer de Chine méridionale : Espace maritime d’Asie où se croisent des routes commerciales et des revendications d’espaces maritimes par plusieurs États riverains.
  • ZEE revendiquées : Zones économiques exclusives revendiquées par des États riverains, dont les limites se chevauchent et alimentent les conflits d’accès aux ressources.
  • Droit de la mer : Ensemble de règles internationales qui encadrent l’usage des espaces maritimes et la conduite des États en mer.
  • Appropriation des îles par la force : Prise de contrôle d’îles par la contrainte militaire afin d’y établir des bases, présentée comme contraire au droit international et au droit de la mer.
  • Rivalité sino-américaine : Concurrence stratégique entre la Chine et les États-Unis, qui se répercute sur la gestion des tensions en mer de Chine méridionale.

📝 Points essentiels

  • Le rapport de puissance est jugé déséquilibré entre la Chine et les petits États côtiers, ce qui limite leurs recours face aux violations du droit inter.
  • L’absence de moyen de contraindre la Chine et les États-Unis à respecter le droit international illustre la difficulté d’en assurer l’application.
  • L’appropriation d’îles par la force pour créer des bases militaires est présentée comme une violation du droit international et du droit de la mer.
  • Le chevauchement des revendications sur les espaces maritimes (notamment les ZEE) est présenté comme une cause de l’appropriation par la force.
  • Les ressources sont recherchées et protégées par des actions en mer, avec des navires de pêche encadrés par des bateaux militaires chinois et des interceptions par d’autres bateaux militaires.
  • Depuis les années 80, la volonté chinoise de devenir une puissance industrielle et commerciale renforce l’intérêt des États riverains à sécuriser les routes maritimes.

💡 Astuce mémo

Chevauchement ZEE + puissance asymétrique = contrôle par la force (bases, interceptions) plutôt que par le droit.

📖 12. Droit de la mer, ZEE et limites d’application

🔑 Notions clés & Définitions

  • ZEE : Zone économique exclusive où un État côtier exerce des droits pour l’exploitation des ressources, tout en laissant une part d’usages aux autres États.
  • Appropriation maritime : Mise en main par les États de droits sur des espaces maritimes, qui conditionne l’accès aux ressources et aux activités économiques.
  • Licences de pêche : Autorisation encadrée par le droit maritime qui permet à des acteurs d’exploiter des ressources dans un espace relevant des droits d’un État.
  • Routes maritimes : Axes de circulation des navires qui structurent les échanges mondiaux et concentrent les enjeux de sécurité et de contrôle.
  • Coopération-sécurité : Organisation d’actions communes entre États pour protéger les routes maritimes contre le sabotage et la piraterie.

📝 Points essentiels

  • Les mers et océans servent de support majeur à la mondialisation, car l’essentiel du transport de marchandises y transite.
  • Le droit maritime fixe qui peut vendre des licences, donc qui a le pouvoir d’autoriser l’exploitation des ressources.
  • Les rivalités portent sur le contrôle et l’appropriation des espaces maritimes, car elles déterminent l’accès aux ressources.
  • La sécurité des routes maritimes repose sur une coopération entre États pour limiter sabotage et piraterie.
  • Les relations entre États en mer oscillent toujours entre coopération (sécurité) et rivalité (contrôle des espaces).
  • Les tensions maritimes s’inscrivent dans un contexte où la mondialisation renforce l’enjeu économique des espaces contrôlés.

💡 Astuce mémo

Mer = Marchandises + Pouvoir : le droit dit qui vend des licences, et la sécurité se fait en coopération contre sabotage/piraterie.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1950Début de la forte hausse des prises mondiales de pêche (environ 20 millions de tonnes).
1982Convention de Montego Bay : traité encadrant juridiquement les activités maritimes (présentée comme « constitution des mers »).
1996Création du Conseil de l’Arctique pour favoriser la coopération et le dialogue en cas de litige.
2000Années 2000 : les prises atteignent environ 80 millions de tonnes (dans le document).
fin des années 2000Pétrole et gaz offshore : environ un tiers de la production mondiale (selon le cours).
1994Annexion du récif de Mischief par la Chine (mer de Chine méridionale).
2012Annexion du récif de Scarborough par la Chine (mer de Chine méridionale).
18/12/98Accords du Good Friday : désarmement progressif des groupes armés (exemple de compromis).
2021Émeutes importantes dans les quartiers catholiques et protestants (exemple Irlande du Nord).

📊 Tableaux de synthèse

Trois espaces maritimes (Convention de Montego Bay)

EspaceStatutPouvoirs de l’État riverain
Eaux territorialesFait partie juridiquement de l’ÉtatPleine souveraineté (police, défense, aménagement) + droits de passage obligatoires ; fermeture seulement si menace
Zone économique exclusivePas une frontière de souverainetéDroits uniquement économiques : exploitation des ressources ; l’État peut aussi vendre ce droit
Eaux internationales (haute mer)N’appartient à aucun ÉtatEspace commun à tous ; problèmes de pollution et de partage des richesses

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre coopération et rivalités : la coopération suppose un accord de gestion d’un problème, alors que les rivalités opposent des acteurs pour obtenir les mêmes avantages.
  2. Croire que la ZEE est une souveraineté pleine : en réalité, elle ne borne pas l’espace comme une frontière et limite les droits à l’exploitation économique des ressources.
  3. Penser que la haute mer appartient à un État : c’est un espace commun à tous, ce qui rend la dépollution et la responsabilité collective difficiles à organiser.
  4. Oublier que le droit maritime peut aussi permettre de vendre des licences : le droit n’empêche pas les rivalités, il peut organiser l’accès aux ressources.
  5. Interpréter la hausse des prises uniquement par la demande : le cours insiste aussi sur les progrès techniques (grands bateaux, autonomie, chaîne du froid) qui augmentent la capacité de capture.
  6. Croire que la coopération internationale suffit : l’accord BBNJ est présenté comme limité car il n’a pas atteint le seuil de ratifications (entrée en vigueur début 2026).
  7. Confondre « idée » et « certitude » pour l’Arctique : la praticabilité de la route du Nord est est à nuancer car les contraintes naturelles y sont plus fortes que sur les routes traditionnelles.

✅ Checklist Examen

  1. Définir rivalités, coopération, mondialisation et expliquer comment la mondialisation crée l’interdépendance entre États.
  2. Expliquer pourquoi les espaces maritimes gagnent en importance stratégique depuis la fin des années 90 (accélération des flux + demande en ressources).
  3. Citer l’ordre de grandeur du transport maritime dans le commerce international (80%) et relier cela à l’enjeu de contrôle/sécurisation des routes.
  4. Décrire l’offshore : définition, tendance depuis la fin des années 2000 (un tiers de la production mondiale), et pourquoi profondeur/distance augmentent les risques et les coûts.
  5. Expliquer l’évolution des prises de pêche depuis 1950 (20 millions de tonnes puis 80 millions dans les années 2000) et les facteurs (progrès techno + chaîne du froid).
  6. Justifier la surpêche et ses conséquences (espèces menacées à l’échelle mondiale) à partir du décalage entre demande et rythme de renouvellement des stocks.
  7. Présenter les formes de pêche étrangère : légale via licences et illégale, et expliquer pourquoi le problème économique devient politique (conflit d’intérêts).
  8. Expliquer la Convention de Montego Bay (1982) comme « constitution des mers » et identifier les trois espaces maritimes qu’elle délimite.
  9. Comparer eaux territoriales et ZEE : statut (souveraineté pleine vs droits économiques), et rappeler le rôle des passages obligatoires et la fermeture en cas de menace.
  10. Expliquer la haute mer : espace commun, deux problèmes majeurs (pollution plastique + partage équitable des richesses) et pourquoi « personne » ne dépollue seul.
  11. Expliquer la portée et les limites de la coopération impulsée par l’ONU via l’accord BBNJ : légitimité de l’ONU + seuil de ratifications non atteint (objectif début 2026).
  12. Mobiliser l’exemple de l’Arctique : rôle du Conseil de l’Arctique (1996), intérêt croissant des États riverains et de la Chine, et logique de concurrence pour le contrôle militaire et la route maritime.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Les enjeux stratégiques des espaces maritimes avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quel ensemble de relations correspond le mieux à la mondialisation ?

2. Comment peut-on définir l’interdépendance entre États ?

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Révisez avec les flashcards

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Rivalités — définition ?

Conflits pour avantages ou ressources.

Coopération — rôle ?

Gestion commune d’un problème.

Mondialisation — processus ?

Mise en réseau mondiale d’activités.

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