QCM : Les fondements de la morale et de l'éthique — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence caractérise le mieux une obligation morale par rapport à une contrainte ?

Elle s’adresse à la raison et est acceptée librement
Elle dépend d’un calcul d’intérêt personnel
Elle n’admet aucune discussion possible
Elle s’impose par une menace extérieure

Elle s’adresse à la raison et est acceptée librement

Explication

L’obligation relève d’un commandement moral accepté par la volonté et la raison. La contrainte, au contraire, pousse à obéir par peur des conséquences.

2. Comment peut-on définir le devoir dans cette distinction morale ?

Comme un impératif moral à respecter nécessairement
Comme une règle utile seulement en société
Comme une préférence individuelle variable
Comme une pression sociale fondée sur la peur

Comme un impératif moral à respecter nécessairement

Explication

Le devoir est présenté comme un impératif moral qui doit être respecté. Il se distingue de la contrainte, qui repose sur une menace externe.

3. Pourquoi Epicure explique-t-il la diversité des jugements moraux entre sociétés ?

Parce que la morale repose d’abord sur l’autorité politique
Parce qu’ils dépendent de la sensibilité et de l’utilité reconnue
Parce qu’il existe des devoirs universels identiques partout
Parce que les règles morales sont fixées par la nature seule

Parce qu’ils dépendent de la sensibilité et de l’utilité reconnue

Explication

Epicure lie la variation morale à la sensibilité des individus et à l’utilité que chaque société reconnaît. Il ne défend donc pas des devoirs universels identiques.

4. Quelle thèse Epicure défend-il à propos du bonheur et de la vertu ?

On ne peut pas être heureux sans être vertueux
La vertu s’oppose nécessairement à toute forme de bonheur
La vertu n’est utile que si elle apporte du plaisir immédiat
Le bonheur est impossible dès qu’il existe des règles morales

On ne peut pas être heureux sans être vertueux

Explication

Epicure affirme que le bonheur et la vertu sont liés, et qu’on ne peut pas être heureux sans être vertueux. La vertu n’est donc pas un simple obstacle au plaisir.

5. Que demande l’impératif catégorique kantien à propos de la maxime d’une action ?

Qu’elle puisse devenir une loi universelle
Qu’elle procure le plus de plaisir possible
Qu’elle serve d’abord les intérêts de l’agent
Qu’elle soit approuvée par la majorité

Qu’elle puisse devenir une loi universelle

Explication

Chez Kant, une action n’est moralement valable que si sa maxime peut être universalisée. Le critère n’est pas le plaisir ni l’approbation majoritaire.

6. Que signifie traiter une personne avec dignité, au sens kantien ?

La considérer comme une fin et jamais seulement comme un moyen
Lui accorder une utilité supérieure à celle des autres
Lui obéir dès qu’elle est plus puissante
L’évaluer selon les conséquences de son action

La considérer comme une fin et jamais seulement comme un moyen

Explication

La dignité humaine interdit de réduire une personne à un simple instrument. Il faut reconnaître en elle une fin en soi, ce qui exclut par exemple l’esclavage ou la torture.

7. Quelle difficulté majeure le kantisme rencontre-t-il face à un dilemme moral ?

Il remplace toujours le devoir par l’intérêt
Il ne hiérarchise pas les devoirs en conflit
Il interdit toute réflexion sur les situations concrètes
Il refuse de distinguer l’action et l’intention

Il ne hiérarchise pas les devoirs en conflit

Explication

La morale kantienne ne fournit pas de critère pour départager deux devoirs également légitimes. C’est précisément ce qui rend les dilemmes difficiles à résoudre.

8. Que montrent les expériences de Milgram et de Darley-Latané sur l’action morale ?

L’autorité et la dilution de la responsabilité modifient l’intervention
Les décisions morales dépendent uniquement de la vertu personnelle
Les individus agissent de la même façon quelle que soit la situation
La présence d’autrui renforce toujours le sens du devoir

L’autorité et la dilution de la responsabilité modifient l’intervention

Explication

Milgram et Darley-Latané montrent que l’autorité et la présence d’autres témoins réduisent ou déplacent le sentiment de responsabilité. Cela influence fortement la décision d’agir ou non.

9. Quel principe définit l’utilitarisme ?

Juger une action par ses conséquences pour le plus grand bonheur
Suivre des règles inconditionnelles valables en toute situation
Respecter avant tout l’intention pure de l’agent
Éviter toute comparaison entre les différentes actions possibles

Juger une action par ses conséquences pour le plus grand bonheur

Explication

L’utilitarisme évalue les actions à partir de leurs conséquences et vise le plus grand bonheur pour le plus grand nombre. Il s’oppose donc à une morale fondée sur des règles inconditionnelles.

10. Dans le calcul utilitariste des plaisirs, quel critère Mill met-il en avant ?

Leur intensité immédiate uniquement
Leur conformité à la tradition
Leur origine purement individuelle
La qualité et la durée des plaisirs

La qualité et la durée des plaisirs

Explication

Mill distingue les plaisirs selon leur qualité et leur durée : un plaisir plus fin et durable vaut davantage qu’un plaisir intense mais bref. L’intensité seule ne suffit donc pas.

11. Dans le dilemme du tramway, que fait la majorité des participants face au scénario du levier ?

Elle accepte de dévier le tramway
Elle exige d’attendre une autorité extérieure
Elle choisit de pousser directement le passant
Elle refuse toute action et laisse mourir cinq personnes

Elle accepte de dévier le tramway

Explication

Dans le scénario du levier, la majorité accepte de détourner le tramway pour sauver cinq personnes au prix d’une mort. En revanche, elle refuse généralement de pousser le passant.

12. Quelle conclusion Ruwen Ogien tire-t-il à propos des certitudes morales ?

Toute action moralement juste doit éviter tout sacrifice
Les conséquences suffisent à trancher tous les dilemmes sans exception
Les intuitions morales sont toujours contradictoires et inutiles
Il n’existe pas de certitudes définitives, mais des jugements communs restent possibles

Il n’existe pas de certitudes définitives, mais des jugements communs restent possibles

Explication

Ogien soutient qu’il n’y a pas de certitudes morales définitives, tout en admettant que des jugements communs entre humains restent possibles. Il ne prétend donc pas abolir tout jugement moral.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 12 flashcards sur Les fondements de la morale et de l'éthique.

Morale — définition ?

Ensemble de règles sur ce qu’on doit faire ou éviter.

Devoir — rôle ?

Impératif moral à respecter nécessairement.

Contrainte — mécanisme ?

Impératif externe imposé par menace.

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