Fiche de révision : Les fondements des relations internationales

Plan du Cours

  1. Analyse des politiques étrangères après la Première Guerre mondiale
  2. Principes et objectifs des politiques de paix (liberté de navigation, libre-échange, désarmement)
  3. Redéfinition des frontières et reconnaissance des peuples après la guerre
  4. Création et limites de la Société des Nations (SDN)
  5. La doctrine réaliste en relations internationales
  6. Fondements intellectuels du réalisme : Thucydide, Machiavel, Nietzsche
  7. Le droit naturel Le droit naturel = droits que l’on possède par nature, simplement parce qu’on est humain
  8. Le système international post-Westphalie et le droit international humanitaire
  9. Les organisations intergouvernementales (OIG) et le droit d’asile diplomatique

1. Analyse des politiques étrangères après la Première Guerre mondiale

Notions clés & Définitions

  • Guerre mondiale » : Conflit armé impliquant plusieurs grandes puissances à l’échelle mondiale, caractérisé par une mobilisation massive des ressources et des populations.
  • Objectif : Régler la question des Sudètes (territoire tchécoslovaque) sans guerre.
  • Réalité : O Forme de colonisation déguisée.
  • Doctrine du containment : b) La doctrine du « containment » En 1946, les États-Unis considèrent que l’URSS est expansionniste.

Points essentiels

  • Après la Première Guerre mondiale, les politiques étrangères sont marquées par la méfiance envers l’idéalisme et le développement d’un réalisme contemporain.
  • La doctrine du containment, initiée par les États-Unis en 1946, vise à empêcher l’expansion soviétique sans recourir à une guerre directe.
  • Le principe de MAD repose sur la peur de destruction mutuelle assurée, empêchant une guerre nucléaire directe entre grandes puissances.
  • La création de l’Organisation des Nations unies en 1945 a pour but de maintenir la paix, mais son efficacité dépend des intérêts des grandes puissances.
  • Révision de 1949 Après la Seconde Guerre mondiale, les conventions sont révisées.
  • Création de la SDN (1920)  Société des Nations.

À retenir

Les traumatismes de la Première Guerre mondiale ont conduit à des politiques étrangères pragmatiques et stratégiques, fondées sur l’équilibre des puissances et la peur mutuelle.

2. Principes et objectifs des politiques de paix (liberté de navigation, libre-échange, désarmement)

Notions clés & Définitions

  • Exemple : La Cour pénale internationale ne peut juger que les États qui reconnaissent sa compétence.
  • Distinguer : Combattants Le juriste Max Huber, ancien président du CICR, expliquait déjà qu’il est parfois difficile de distinguer :  Combattants légaux (soldats d’une armée régulière)  Combattants illégaux Aujourd’hui c’est encore plus compliqué avec :  Guérillas  Ter
  • Liberté de navigation : Principe fondamental garantissant la liberté absolue de passage des navires sur les mers internationales, inscrit dans le droit de la mer et visant à limiter la méfiance entre États.
  • Libre-échange : Politique visant à réduire ou supprimer les barrières tarifaires et commerciales entre États pour favoriser le commerce international, la richesse et la paix.
  • Désarmement : Désarmement o Limitation de la course aux armements.

Points essentiels

  • La liberté de navigation est un principe fondamental visant à garantir le passage libre des navires sur les mers internationales.
  • Le libre-échange promeut la suppression des barrières commerciales pour favoriser les échanges économiques entre États.
  • Le désarmement cherche à réduire les armements militaires pour diminuer les risques de conflits armés.
  • Ces principes sont au cœur des politiques de paix visant à instaurer un ordre international stable et pacifique après la guerre.
  • Environ 194 États dans le monde aujourd’hui La souveraineté dans les relations internationales Chaque État est souverain :  À l’intérieur de ses frontières : o Il fait la loi o Il garantit l’ordre et la sécurité  À l’extérieur : o Il n’existe aucune autorité mondiale supérieure Basé sur le concept grec : Polémos = la guerre  Ordre interne : guerre civile possible  Ordre externe : anarchie internationale (pas de gouvernement mondial) Conséquence :  Pas de souverain mondial  Le droit international repose sur le consentement des États  Il n’existe pas de police mondiale universelle → Coexistence de souverainetés horizontales (tous les États sont juridiquement égaux) Naissance des relations internationales comme discipline Les RI deviennent une discipline universitaire au XXᵉ siècle Après la Première Guerre mondiale  Objectif : comprendre les causes de la guerre  Volonté d’empêcher les conflits futurs  Approche pacifiste = école idéaliste 9 1919 :  Création de la première chaire de relations internationales (Royaume-Uni)  Création de la première faculté de RI à Georgetown (États-Unis)  Création de la SDN (Société des Nations) → première organisation internationale pour préserver la paix c. les divers sous-champs de la discipline 1. Les théories des relations internationales (écoles de pensée) École idéaliste  Croire à la coopération  Rôle central des institutions
  • Interétatique : relations entre États  Intergouvernemental : relations entre gouvernements (ONU, UE, OTAN…)  L’État est donc l’acteur central des RI. Philosophie politique = aide à réfléchir aux grandes questions des RI :  Pourquoi les États font la guerre ?  Comment instaurer la paix ?  Qu’est-ce que la justice internationale ?  Fournit les bases théoriques pour penser le pouvoir, l’ordre et le conflit. Empreint à la sociologie = transposée entre les États La sociologie étudie les relations entre individus dans une société. En RI, cette logique est transposée au niveau international :  Les États sont analysés comme des individus :  Ils ont des intérêts  Ils coopèrent ou s’opposent  Ils cherchent à survivre dans un système international Cela signifie que :  Chaque État est vu comme un acteur rationnel 4  Il agit pour défendre sa sécurité, sa puissance ou ses intérêts  Le système international ressemble à une société sans autorité supérieure Empreint à l’Histoire des RI + Géographie Les RI utilisent :  L’histoire pour comprendre les conflits passés, les alliances, les guerres  La géographie pour analyser les territoires, frontières, ressources, positions stratégiques Anthropologie = étude des tribus / outils utilisés dans les relations internationales En RI, elle sert à comprendre :  Les différences culturelles entre États  Les représentations de l’ennemi ou de

À retenir

La liberté de navigation est un principe fondamental visant à garantir le passage libre des navires sur les mers internationales.

3. Redéfinition des frontières et reconnaissance des peuples après la guerre

Notions clés & Définitions

  • Idée : Concept central de la souveraineté, de la reconnaissance internationale et de la construction étatique, essentiel pour comprendre les relations internationales.
  • Interétatique : Relations entre États, qui impliquent la reconnaissance mutuelle, la signature de traités et la coopération ou le conflit.

Points essentiels

  • Les peuples sans État, comme les Kurdes, revendiquent un État mais ne l’ont pas, ce qui pose des défis politiques majeurs.
  • La reconnaissance internationale est essentielle pour qu’un État soit considéré comme tel sur la scène internationale ; sans reconnaissance, un État n’existe pas juridiquement.
  • La redéfinition des frontières après la guerre a souvent conduit à des conflits liés aux revendications nationales et à la fragilité des États multinationaux.

À retenir

La construction étatique et la reconnaissance politique sont des enjeux complexes dans un monde marqué par la guerre et la redéfinition des frontières.

4. Création et limites de la Société des Nations (SDN)

Notions clés & Définitions

Points essentiels

  • La Société des Nations repose sur la coopération entre États membres et la résolution pacifique des différends.
  • Les limites de la SDN incluent l’absence de participation de certaines grandes puissances, le manque de moyens coercitifs et la difficulté à imposer ses décisions.
  • Ces faiblesses ont conduit à l’échec de la SDN à empêcher la montée des tensions et la Seconde Guerre mondiale.
  • Environ 194 États dans le monde aujourd’hui La souveraineté dans les relations internationales Chaque État est souverain :  À l’intérieur de ses frontières : o Il fait la loi o Il garantit l’ordre et la sécurité  À l’extérieur : o Il n’existe aucune autorité mondiale supérieure Basé sur le concept grec : Polémos = la guerre  Ordre interne : guerre civile possible  Ordre externe : anarchie internationale (pas de gouvernement mondial) Conséquence :  Pas de souverain mondial  Le droit international repose sur le consentement des États  Il n’existe pas de police mondiale universelle → Coexistence de souverainetés horizontales (tous les États sont juridiquement égaux) Naissance des relations internationales comme discipline Les RI deviennent une discipline universitaire au XXᵉ siècle Après la Première Guerre mondiale  Objectif : comprendre les causes de la guerre  Volonté d’empêcher les conflits futurs  Approche pacifiste = école idéaliste 9 1919 :  Création de la première chaire de relations internationales (Royaume-Uni)  Création de la première faculté de RI à Georgetown (États-Unis)  Création de la SDN (Société des Nations) → première organisation internationale pour préserver la paix c. les divers sous-champs de la discipline 1. Les théories des relations internationales (écoles de pensée) École idéaliste  Croire à la coopération  Rôle central des institutions

À retenir

La Société des Nations a incarné une ambition pacifiste après la guerre, mais ses contraintes structurelles et politiques ont limité son efficacité, menant à son échec face aux tensions croissantes.

5. La doctrine réaliste en relations internationales

Notions clés & Définitions

  • Les Etats : Philosophie politique
  • Athènes : Cité grecque antique dominant le système interétatique par sa maîtrise des mers, sa richesse commerciale et son rôle d'hégémon.
  • Doctrine réaliste : La doctrine réaliste a) Définition du réalisme  Le réalisme ne cherche pas à éviter la guerre à tout prix, contrairement à l’idéalisme.

Points essentiels

  • Le système international est un état de nature sans autorité supérieure, où chaque État agit selon son intérêt propre pour assurer sa survie dans un environnement incertain.
  • La sécurité des États repose sur la peur et l'équilibre des puissances, non sur la morale, ce qui limite la coopération internationale.
  • La doctrine réaliste considère que la coopération internationale est conditionnée par les rapports de force et reste limitée.
  • Koweït (1990) : o Invasion par l’Irak o Condamnée par la communauté internationale  Aujourd’hui, le droit international interdit l’acquisition de territoire par la force 50 3. Modalités des relations interétatiques Origine Les otages dans la diplomatie romaine :  Personnes importantes utilisées comme garantie  Assurer le respect des accords Moyen Âge La diplomatie se développe Thalassocratie :  Puissance d’un État basée sur la mer Exemple :  Athènes : puissance maritime et commerciale Diplomatie moderne  Elle ne correspond pas seulement à une période entre deux guerres  Elle se structure surtout : o À la Renaissance o Puis après les guerres mondiales Droit de légation C’est le droit pour un État de :  Envoyer des représentants diplomatiques  Recevoir des représentants diplomatiques Deux formes :  Légation active : o Envoyer un ambassadeur  Légation passive : o Recevoir un ambassadeur 51 Convention de 1961  Convention de Vienne sur les relations diplomatiques Elle fixe :  Les règles diplomatiques  Les immunités  Les privilèges Dans le monde Il y a plus d’ambassadeurs que de pays :  Ambassadeurs d’organisations internationales o Exemple : ONU  Certains États utilisent des intermédiaires : o États-Unis / Iran :  Ambassadeur suisse représente les États-Unis à Téhéran o Iran / États-Unis :  Ambassadeur pakistanais représente l’Iran à Washington Fonction du
  • En RI, cette logique est transposée au niveau international :  Les États sont analysés comme des individus :  Ils ont des intérêts  Ils coopèrent ou s’opposent  Ils cherchent à survivre dans un système international Cela signifie que :  Chaque État est vu comme un acteur rationnel 4  Il agit pour défendre sa sécurité, sa puissance ou ses intérêts  Le système international ressemble à une société sans autorité supérieure Empreint à l’Histoire des RI + Géographie Les RI utilisent :  L’histoire pour comprendre les conflits passés, les alliances, les guerres  La géographie pour analyser les territoires, frontières, ressources, positions stratégiques Anthropologie = étude des tribus / outils utilisés dans les relations internationales En RI, elle sert à comprendre :  Les différences culturelles entre États  Les représentations de l’ennemi ou de Environ 194 États dans le monde aujourd’hui La souveraineté dans les relations internationales Chaque État est souverain :  À l’intérieur de ses frontières : o Il fait la loi o Il garantit l’ordre et la sécurité  À l’extérieur : o Il n’existe aucune autorité mondiale supérieure Basé sur le concept grec : Polémos = la guerre  Ordre interne : guerre civile possible  Ordre externe : anarchie internationale (pas de gouvernement mondial) Conséquence :  Pas de souverain mondial  Le droit international repose sur le consentement des États  Il n’existe pas de police mondiale universelle → Coexistence de souverainetés horizontales (tous les États sont juridiquement égaux) Naissance des relations internationales comme discipline Les RI deviennent une discipline universitaire au XXᵉ siècle Après la Première Guerre mondiale  Objectif : comprendre les causes de la guerre  Volonté d’empêcher les conflits futurs  Approche pacifiste = école idéaliste 9 1919 :  Création de la première chaire de relations internationales (Royaume-Uni)  Création de la première faculté de RI à Georgetown (États-Unis)  Création de la SDN (Société des Nations) → première organisation internationale pour préserver la paix c.

À retenir

Le réalisme offre une vision pragmatique et pessimiste des relations internationales, centrée sur la survie et l'intérêt national dans un système anarchique.

6. Fondements intellectuels du réalisme : Thucydide, Machiavel, Nietzsche

Notions clés & Définitions

  • Principe : Une règle fondamentale ou une idée directrice qui sous-tend une théorie ou une action, telle que l'insistance sur le pouvoir, la peur et l'intérêt dans les relations internationales selon les penseurs réalistes.
  • Contexte : La guerre de Trente Ans La Guerre de Trente Ans (1618-1648) est un conflit majeur en Europe.
  • Thucydide : Thucydide et la guerre du Péloponnèse a) Pourquoi Thucydide est central pour le réalisme  Historien grec antique.

Points essentiels

  • Thucydide a analysé la guerre du Péloponnèse en soulignant la nature conflictuelle des relations entre cités-États.
  • Machiavel a insisté sur la nécessité pour les dirigeants d'agir selon la raison d'État plutôt que selon la morale.
  • Nietzsche a valorisé la volonté de puissance comme moteur des actions humaines, critiquant les idéaux moraux universels.
  • Ces penseurs ont influencé la pensée réaliste en insistant sur le pouvoir, la peur et l’intérêt dans les relations internationales.
  •  La morale n’a pas sa place dans les relations internationales.
  • 37 Les acteurs des relations internationales 1.

À retenir

Thucydide a analysé la guerre du Péloponnèse en soulignant la nature conflictuelle des relations entre cités-États.

7. Le droit naturel Le droit naturel = droits que l’on possède par nature, simplement parce qu’on est humain

Notions clés & Définitions

  • Droit naturel : Droits que l’on possède par nature, simplement parce qu’on est humain, indépendamment d’un gouvernement ou d’une loi écrite.
  • Exemples :  Déportations  Exterminations  Esclavage Génocide Destruction intentionnelle d’un groupe humain (ethnique, religieux, national).

Points essentiels

  • Le droit naturel désigne les droits inhérents à tout être humain par sa seule nature.
  • L’École de Salamanque, avec Francisco de Vitoria, a posé les bases du droit international en affirmant les droits des peuples indigènes.
  • La théorie de la guerre juste établit les conditions pour qu’une guerre soit légitime : ultime recours, réponse à une agression, proportionnalité, et rétablissement de la justice.
  • Ces concepts ont servi à justifier ou condamner les conquêtes et à encadrer moralement la guerre.

À retenir

Le droit naturel a structuré la réflexion morale et juridique sur la guerre et les droits des peuples, en insistant sur leur universalité et leur origine naturelle.

8. Le système international post-Westphalie et le droit international humanitaire

Notions clés & Définitions

  • Principes :  Neutralité des ambulances et hôpitaux  Protection des blessés sur le champ de bataille  Création du symbole de la croix rouge Il devient interdit de tirer sur les structures médicales.

Points essentiels

  • Le système international post-Westphalie repose sur la souveraineté des États et l’égalité juridique entre eux.
  • Chaque État est sujet de droit international avec une identité formelle et une autorité sur son territoire.
  • Le droit international humanitaire vise à limiter les souffrances en temps de guerre et à protéger les personnes non-combattantes.
  • Ce système établit des règles pour encadrer les conflits et préserver la paix relative entre États.
  • Population 3. Gouvernement souverain Égalité juridique des États En droit international :  Tous les États sont juridiquement égaux Même si dans la réalité il existe des différences de puissance :  Luxembourg  États-Unis  Chine  Même statut juridique international. L’intégrité territoriale 38 Principe fondamental : les frontières d’un État sont inviolables. On ne peut pas :  Envahir  Annexer un territoire. Exemple : l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990 a provoqué une intervention internationale menée par les États-Unis. Exception : la responsabilité de protéger (R2P) Depuis les années 2000 apparaît un nouveau principe : Responsibility to Protect (R2P). Idée :  Si un État ne protège pas sa population  La communauté internationale peut intervenir. Cas possibles :  Génocide  Crimes contre l’humanité  Nettoyage ethnique. Exemple : le Printemps arabe Le Printemps arabe en 2011 correspond à des révoltes populaires contre des régimes autoritaires dans plusieurs pays. Ces événements ont relancé le débat :  Intervenir pour protéger les populations ?  Ou respecter la souveraineté des États ? Le territoire de l’État Le territoire comprend trois dimensions. 1. L’espace terrestre  Délimité par des frontières 2. L’espace maritime 39 Pour les États côtiers :  Eaux territoriales : 12 000 nautiques  Zone économique exclusive (ZEE)  Haute mer : au-delà de 350 000 nautiques Principe de l’équidistance Signature de Montego Bay - ZEE : France 2ème maritime mondiale : 580 mille km2 - eaux archipélagiques - détroits : interdiction de bloquer un détroit - fond des mers : exploitations offshores 3. L’espace aérien Chaque État contrôle :  L’espace aérien au-dessus de son territoire : 22km 18/03 I. Population, nation et État
  • En RI, cette logique est transposée au niveau international :  Les États sont analysés comme des individus :  Ils ont des intérêts  Ils coopèrent ou s’opposent  Ils cherchent à survivre dans un système international Cela signifie que :  Chaque État est vu comme un acteur rationnel 4  Il agit pour défendre sa sécurité, sa puissance ou ses intérêts  Le système international ressemble à une société sans autorité supérieure Empreint à l’Histoire des RI + Géographie Les RI utilisent :  L’histoire pour comprendre les conflits passés, les alliances, les guerres  La géographie pour analyser les territoires, frontières, ressources, positions stratégiques Anthropologie = étude des tribus / outils utilisés dans les relations internationales En RI, elle sert à comprendre :  Les différences culturelles entre États  Les représentations de l’ennemi ou de Environ 194 États dans le monde aujourd’hui La souveraineté dans les relations internationales Chaque État est souverain :  À l’intérieur de ses frontières : o Il fait la loi o Il garantit l’ordre et la sécurité  À l’extérieur : o Il n’existe aucune autorité mondiale supérieure Basé sur le concept grec : Polémos = la guerre  Ordre interne : guerre civile possible  Ordre externe : anarchie internationale (pas de gouvernement mondial) Conséquence :  Pas de souverain mondial  Le droit international repose sur le consentement des États  Il n’existe pas de police mondiale universelle → Coexistence de souverainetés horizontales (tous les États sont juridiquement égaux) Naissance des relations internationales comme discipline Les RI deviennent une discipline universitaire au XXᵉ siècle Après la Première Guerre mondiale  Objectif : comprendre les causes de la guerre  Volonté d’empêcher les conflits futurs  Approche pacifiste = école idéaliste 9 1919 :  Création de la première chaire de relations internationales (Royaume-Uni)  Création de la première faculté de RI à Georgetown (États-Unis)  Création de la SDN (Société des Nations) → première organisation internationale pour préserver la paix c.

À retenir

L’organisation juridique du monde moderne repose sur la souveraineté étatique, l’égalité juridique entre États, et la régulation des conflits par le droit international humanitaire pour limiter les souffrances en temps de guerre.

9. Les organisations intergouvernementales (OIG) et le droit d’asile diplomatique

Notions clés & Définitions

  • Notamment : Terme utilisé pour introduire un ou plusieurs éléments spécifiques parmi d'autres dans une énumération.

Points essentiels

  • Les organisations intergouvernementales sont des entités créées par plusieurs États par le biais de traités, sans territoire ni population propres, mais dotées d'une certaine autonomie pour coopérer sur des questions spécifiques.
  • Le droit d’asile diplomatique permet à un individu de se réfugier dans une ambassade pour échapper à des persécutions, pratique ayant une origine remontant au Moyen Âge et utilisée notamment lors de crises politiques comme au Chili en 1973.
  • Les organisations intergouvernementales jouent un rôle clé dans la gestion des relations internationales et la protection des droits humains.
  • Le droit d’asile diplomatique est un instrument important de protection individuelle reconnu en droit international public.
  • Croix-Rouge. 2. Le paradoxe du droit international Contrairement au droit national :  Il n’est pas imposé par une autorité supérieure  Il repose sur le consentement des États C’est le paradoxe du droit international :  Les États sont souverains  Donc personne ne peut leur imposer des règles  Pourtant ils acceptent volontairement des règles communes Cela fonctionne parce que :  Les États signent des traités  Ces traités doivent être ratifiés. Ratifier un traité ? La ratification est l’acte par lequel un État accepte officiellement d’être lié par un traité. Processus : 1. Négociation et signature du traité 2. Validation interne (souvent par le parlement) 3. Ratification officielle par l’État Sans ratification, le traité n’est pas juridiquement obligatoire pour cet État. 3. Juger les crimes dans le système international Il existe une difficulté majeure :  Les crimes doivent être définis juridiquement  Les États doivent accepter les juridictions internationales. Exemple : la Cour pénale internationale ne peut juger que les États qui reconnaissent sa compétence. 34 Problème central :  les limites entre crime et guerre sont parfois floues Exemples :  Combattant vs civil  Terrorisme vs guerre  Légitime défense vs crime de guerre. 4. Difficulté de distinguer les combattants Le juriste Max Huber, ancien président du CICR, expliquait déjà qu’il est parfois difficile de
  • Modalités des relations interétatiques Origine Les otages dans la diplomatie romaine :  Personnes importantes utilisées comme garantie  Assurer le respect des accords Moyen Âge La diplomatie se développe Thalassocratie :  Puissance d’un État basée sur la mer Exemple :  Athènes : puissance maritime et commerciale Diplomatie moderne  Elle ne correspond pas seulement à une période entre deux guerres  Elle se structure surtout : o À la Renaissance o Puis après les guerres mondiales Droit de légation C’est le droit pour un État de :  Envoyer des représentants diplomatiques  Recevoir des représentants diplomatiques Deux formes :  Légation active : o Envoyer un ambassadeur  Légation passive : o Recevoir un ambassadeur 51 Convention de 1961  Convention de Vienne sur les relations diplomatiques Elle fixe :  Les règles diplomatiques  Les immunités  Les privilèges Dans le monde Il y a plus d’ambassadeurs que de pays :  Ambassadeurs d’organisations internationales o Exemple : ONU  Certains États utilisent des intermédiaires : o États-Unis / Iran :  Ambassadeur suisse représente les États-Unis à Téhéran o Iran / États-Unis :  Ambassadeur pakistanais représente l’Iran à Washington Fonction du violation de l’immunité (des personnes et du bâtiment) Important :  Une voiture diplomatique est aussi protégée  Elle bénéficie d’une forme d’extraterritorialité 3.

À retenir

Les organisations intergouvernementales sont des entités créées par plusieurs États par le biais de traités, sans territoire ni population propres, mais dotées d'une certaine autonomie pour coopérer sur des questions spécifiques.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1945Création de l’ONU
1920Création de la SDN
1946Révision des conventions après la Seconde Guerre mondiale
1949Révision des conventions

Tableaux de Synthèse

Comparaison des principes de paix et de réalisme

Principe / ThéorieObjectifMéthode
Liberté de navigationGarantir passage libreNavigation sur mers internationales
DésarmementRéduire la menace de guerreAccords internationaux
Doctrine réalisteMaintenir la puissance et la sécuritéBalance des puissances

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre la SDN et l'ONU, qui ont des objectifs et des structures différentes.
  2. Mélanger principes de paix et principes de réalisme, qui ont des finalités opposées.
  3. Confondre droit naturel et droit positif, qui ont des bases différentes.
  4. Oublier que la reconnaissance des peuples et la redéfinition des frontières peuvent mener à des conflits.
  5. Confusion entre diplomatie moderne et diplomatie antique, notamment dans la pratique du droit de légation.
  6. Mélanger les acteurs des relations internationales, en oubliant le rôle des OIG.

Checklist Examen

  1. Maîtriser la chronologie des événements clés (création SDN, ONU, etc.)
  2. Comprendre les principes fondamentaux des politiques de paix
  3. Savoir différencier réalisme et idéalisme en relations internationales
  4. Connaître les concepts de droit naturel et leur application
  5. Identifier les limites de la SDN et de l’ONU
  6. Reconnaître les acteurs et leur rôle dans les relations internationales
  7. Différencier diplomatie antique et moderne
  8. Comprendre la notion de souveraineté et ses enjeux

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les fondements des relations internationales avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle affirmation correspond au sujet « Analyse des politiques étrangères après la Première Guerre mondiale » ?

2. Quelle affirmation correspond au sujet « Principes et objectifs des politiques de paix (liberté de navigation, libre-échange, désarmement) » ?

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Politiques étrangères après WWI — objectif ?

Réglage pacifique des tensions et reconstruction.

Principes des politiques de paix — exemples ?

Liberté de navigation, libre-échange, désarmement.

Redéfinition des frontières — but ?

Reconnaissance des peuples et stabilité.

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