📋 Plan du Cours
- Océan et espace, nouveaux espaces de conquête
- Découverte des océans dans l’Antiquité
- Conquête spatiale de 1957 à 1968
- Institutions spatiales et premiers jalons européens
- Kourou, Ariane et accords internationaux
- Course à l’espace, détente et projet IDS
- Puissances émergentes Chine et Inde
- Entreprises privées et géopolitique du spatial
- Ligne de Karman et contraintes de l’espace
- Ressources terrestres, fonds marins et espace
- Coopération spatiale et station ISS
- Stratégie chinoise d’affirmation de puissance
📖 1. Océan et espace, nouveaux espaces de conquête
🔑 Notions clés & Définitions
- Eudoxe de Cynique : Explorateur de l’Antiquité envoyé par Ptolémée Evergète III pour tenter d’atteindre l’Inde en suivant les côtes.
- Poteries Lapita : Trace archéologique associée aux migrations austronésiennes dans le Pacifique, permettant d’identifier des routes de découverte.
- Erik le Rouge : Navigateur viking exclu de Norvège qui atteint l’Islande puis le Groenland au tournant du Xe siècle.
- Vasco de Gama : Explorateur portugais qui fait le tour de l’Afrique, atteint l’Inde puis revient.
- Roald Amundsen : Explorateur norvégien présenté comme le premier à atteindre le pôle Sud.
📝 Points essentiels
- Les océans sont décrits comme un milieu liquide mondial, continu autour de la Terre, mais méconnu et contraignant.
- Eudoxe de Cynique part sur ordre de Ptolémée Evergète III pour aller en Inde en suivant les côtes, mais des vents contraires en Mer Rouge le repoussent vers l’Afrique.
- Les Austronésiens voyagent dans les îles du Pacifique en environ 200 ans, avec des découvertes associées aux poteries Lapita (Hawaï, Madagascar, Pâques, Nouvelle-Zélande, Polynésie).
- Les Vikings atteignent l’Islande puis le Groenland : Erik le Rouge (940-1010) part vers l’Ouest, et Leif Erikson poursuit jusqu’au Canada (Vinland) avant de revenir au Groenland.
- Bartholomew Dias atteint l’Afrique du Sud en 1487, et Christophe Colomb (1492) traverse l’Atlantique jusqu’à la République dominicaine sans atteindre le continent.
- Vasco de Gama (1497) atteint l’Inde en faisant le tour de l’Afrique et revient, tandis que Magellan meurt aux Philippines et Elcano poursuit le tour du monde (1520).
💡 Astuce mémo
Repère chronologique : Antiquité (Eudoxe) → Pacifique (Lapita) → Vikings (Islande/Groenland/Vinland) → Portugal/Espagne (Dias, Colomb, Vasco de Gama, Magellan-Elcano) → Pôles (Nansen/Peary/Amundsen).
📖 2. Découverte des océans dans l’Antiquité
🔑 Notions clés & Définitions
- Océan mondial : Ensemble des mers et océans formant un volume d’eau continu autour de la Terre, sauf les mers intracontinentales fermées.
- Mers intracontinentales : Mers fermées à l’intérieur des continents, qui ne font pas partie du volume continu de l’océan mondial.
- Zone phonique : Couche de l’océan où la lumière diminue progressivement jusqu’à environ 200 m, avec une pénétration lumineuse limitée.
- Zone crépusculaire : Couche située entre 200 et 1000 m où la lumière manque pour les plantes, laissant place à des organismes adaptés.
- Zone abyssale : Couche profonde comprise entre 4000 et 6000 m, caractérisée par une température stable autour de 2°C.
📝 Points essentiels
- L’exploration des océans est difficile car les ondes électromagnétiques ne pénètrent pas en profondeur dans l’eau.
- La surface marine représente 70,8% du globe, soit environ 2,5 fois la surface des continents.
- Les océans sont un milieu liquide contraignant et longtemps méconnu, malgré l’existence d’un océan mondial continu.
- Les strates de profondeur vont de 0 à 200 m (zone phonique), puis 200 à 1000 m (zone crépusculaire), puis 1000 à 4000 m (zone de minuit), puis 4000 à 6000 m (zone abyssale).
- Dans la zone de minuit (1000 à 4000 m), il n’y a pas de lumière et les organismes produisent leur propre matière.
- Dans la zone abyssale (4000 à 6000 m), la température reste stable autour de 2°C.
💡 Astuce mémo
Profondeur → lumière : phonique (jusqu’à 200) → crépusculaire (200-1000) → minuit (1000-4000) → abyssale (4000-6000, ~2°C).
📖 3. Conquête spatiale de 1957 à 1968
🔑 Notions clés & Définitions
- Accords sur le sauvetage des astronautes : Traité international qui encadre l’organisation du sauvetage et de l’assistance aux astronautes en détresse lors d’activités spatiales.
- Premiers pas sur la Lune : Mission lunaire américaine marquant l’atterrissage et la sortie des astronautes à la surface de la Lune.
- Puissance spatiale du Japon : Repère historique correspondant au rang du Japon dans la montée en puissance des capacités spatiales au début des années 1970.
- Satellite chinois Dong Fang Hong : Premier satellite chinois mentionné comme jalon du lancement spatial de la Chine.
📝 Points essentiels
- 1968 : signature d’accords sur le sauvetage des astronautes pour organiser l’assistance en cas d’accident spatial.
- 21 juillet 1969 : Neil Armstrong et Buzz Aldrin réalisent les premiers pas humains sur la Lune.
- 11 février 1970 : le Japon est présenté comme la 4e puissance spatiale.
- 24 avril 1970 : lancement du premier satellite chinois Dong Fang Hong.
- 19 avril 1971 : lancement du premier satellite spatial Saliout 1 (URSS).
- 28 octobre 1971 : lancement du satellite britannique Prospero X-3.
💡 Astuce mémo
Lune 1969 : A + B (Armstrong + Aldrin) ; puis 1970 Japon (4e) et Chine (Dong Fang Hong).
📖 4. Institutions spatiales et premiers jalons européens
🔑 Notions clés & Définitions
- Space Launch System SLS : Lanceur super-lourd annoncé par la NASA en 2011 pour préparer une présence permanente sur la Lune.
- Tiangong 1 : Première station spatiale chinoise lancée en 2011.
- Artemis : Programme annoncé par les États-Unis en 2019 visant le retour de l’homme sur la Lune puis des vols habités vers Mars.
- Commandement de l’espace français : Institution française créée en 2019 pour organiser l’action spatiale.
- United States Space Force USSF : Corps de l’armée américaine créé en 2019, chargé des missions liées à l’espace.
📝 Points essentiels
- 14 septembre 2011 : la NASA annonce la création du lanceur super-lourd Space Launch System (SLS) pour préparer une présence permanente sur la Lune.
- 29 septembre 2011 : la Chine lance sa première station spatiale, Tiangong 1.
- 25 novembre 2015 : la fusée New Shepard de Blue Origin réalise le premier atterrissage vertical.
- 3 septembre 2019 : la France crée un commandement de l’espace.
- 20 décembre 2019 : les États-Unis créent la United States Space Force (USSF), sixième corps de l’armée américaine chargé de l’espace.
- Avril 2019 : les États-Unis annoncent le programme Artemis, avec un retour de l’homme sur la Lune à l’horizon 2024 puis des vols habités vers Mars.
💡 Astuce mémo
Repère la chronologie “2011 SLS + Tiangong 1” puis “2015 New Shepard” puis “2019 Artemis + France espace + USSF”.
📖 5. Kourou, Ariane et accords internationaux
🔑 Notions clés & Définitions
- Kourou : Lieu de lancement en Guyane française, associé aux activités spatiales européennes et aux missions utilisant des lanceurs comme Ariane.
- Lanceur Ariane : Famille de fusées conçues pour mettre des charges en orbite, utilisée pour des lancements civils et institutionnels.
- Accords internationaux spatiaux : Cadres de coopération entre États pour organiser des missions conjointes et coordonner des objectifs en orbite.
- Apollo-Soyouz : Première mission spatiale conjointe entre l’Union soviétique et les États-Unis, réalisée pendant une phase de détente.
📝 Points essentiels
- Le début de la conquête spatiale est marqué par 1957 avec Spoutnik 1, premier satellite placé dans l’espace.
- La Guerre froide repousse les limites de la conquête spatiale car l’espace devient un moyen de frapper le territoire adverse depuis n’importe quel point du globe.
- Youri Gagarine sert à la fois d’exploitation technique et d’outil de propagande pour mettre en avant les “réussites scientifiques” de l’URSS.
- La détente favorise la coopération avec Apollo-Soyouz (souvent abrégé ASTP), première mission conjointe URSS–États-Unis.
- Le retour des tensions voit en 1983 le lancement du projet de défense stratégique (IDS), aussi appelé “Star Wars”, qui modifie le rapport de force et prend une dimension d’arme psychologique.
- Les puissances émergentes (Chine, Inde) progressent surtout grâce aux compétences et aux moyens, mais avec moins de vols habités réussis que les autres puissances.
💡 Astuce mémo
Détente = Apollo-Soyouz ; tensions = IDS/“Star Wars” : pense “coopération quand ça se calme, dissuasion quand ça repart”.
📖 6. Course à l’espace, détente et projet IDS
🔑 Notions clés & Définitions
- Dissuasion nucléaire : La dissuasion nucléaire est une stratégie qui vise à faire peur à l’ennemi en s’appuyant sur la capacité d’emploi de l’arme nucléaire.
- Puissance maritime : La puissance maritime est la capacité d’un État à exercer une influence sur les mers et les océans.
- Thalassocratie : La thalassocratie désigne la domination d’un espace maritime par une puissance capable de contrôler et d’influencer les routes et zones maritimes.
- Sea Power : Le Sea Power correspond à la militarisation et à l’usage stratégique de la mer pour surveiller, dissuader et agir dans les crises.
- SOSUS : Le SOSUS est un système de surveillance acoustique sous-marine conçu pour détecter les sons émis par les sous-marins et navires.
📝 Points essentiels
- La dissuasion nucléaire apparaît surtout pendant la Guerre froide et repose sur la capacité à menacer l’adversaire grâce à l’arme nucléaire.
- Le nombre total de têtes nucléaires dans le monde est donné à 12 512, dont 280 appartiennent à la France.
- Le document signale qu’il manque des chiffres pour la Chine dans les données présentées.
- La puissance maritime dominante est théorisée en 1890 et renvoie à la capacité d’influence durable sur les mers et océans.
- Les thalassocraties antiques et historiques citées incluent Athènes (-431), Carthage, puis Rome, l’Empire byzantin, Venise, l’Espagne (XVIe siècle) et l’Empire britannique.
- Aujourd’hui, les puissances maritimes citées sont les États-Unis, la Chine, l’Inde, et la France, avec des capacités d’intervention mondiale pour les États-Unis.
💡 Astuce mémo
Dissuasion = peur nucléaire ; Thalasso = mer dominée ; Sea Power = mer militarisée ; SOSUS = sons sous-marins.
📖 7. Puissances émergentes Chine et Inde
🔑 Notions clés & Définitions
- Réseau BARRIER : Réseau d’écoute et de surveillance maritime américain centré sur le passage du GIUK, entre Groenland, Islande et Royaume-Uni.
- Réseau CAESAR : Réseau d’écoute et de surveillance maritime américain couvrant l’Atlantique Ouest, de la Nouvelle-Écosse aux Antilles via plusieurs zones insulaires.
- Réseau COLOSSUS : Réseau d’écoute et de surveillance maritime américain implanté sur la côte orientale Alaska–Canada–Californie.
- Underwater Great Wall Project : Projet chinois de « Grande Muraille sous-marine » fondé sur des réseaux de capteurs sous-marins et des moyens hydrographiques pour étendre la surveillance.
📝 Points essentiels
- Les États-Unis disposent de quatre réseaux d’écoute bien connus : BARRIER, CAESAR, COLOSSUS et BRONCO, complétés par le système RAP pour détecter des sous-marins plus près des côtes.
- La montée en puissance chinoise a conduit les États-Unis à adapter leurs dispositifs, notamment autour des navires SURTASS (Surveillance Towed Array Sensor System).
- La géographie chinoise impose des « goulets » vers la haute mer, ce qui rend les passages plus surveillés par les systèmes d’écoute et de détection américains.
- La Chine déclare avoir déployé depuis 2016, entre l’île de Guam et la mer de Chine du Sud, deux systèmes sous-marins d’écoute gérés par l’Académie des Sciences.
- Le caractère dual des systèmes chinois vise aussi bien des phénomènes naturels (typhons, tremblements de terre, vie aquatique) que des informations sur les mouvements de la flotte américaine en zone névralgique.
- Depuis 2022, le projet chinois de Grande Muraille sous-marine s’est étoffé avec une quarantaine de navires hydrographiques couvrant la zone de capteurs, avec des hydrophones jusqu’à 3 000 m de profondeur.
💡 Astuce mémo
BARRIER-CAESAR-COLOSSUS-BRONCO = « quatre côtes, quatre routes » ; Grande Muraille sous-marine = capteurs + hydrophones jusqu’à 3 000 m.
📖 8. Entreprises privées et géopolitique du spatial
🔑 Notions clés & Définitions
- Thalassocratie : Puissance fondée sur la maîtrise des mers, permettant d’agir à distance grâce à la flotte et au contrôle des routes maritimes.
- Puissance de coercition globale : Capacité d’un État à contraindre à l’échelle mondiale en combinant projection de forces et présence militaire.
- Puissance maritime globale : Capacité d’une marine à opérer sur l’ensemble des océans et à projeter des moyens au-delà du milieu maritime.
- ISS : Station spatiale internationale, projet multilatéral en orbite qui rassemble plusieurs États et agences spatiales.
- Multilatéralisme spatial : Coopération entre plusieurs puissances pour mener des missions spatiales communes plutôt que des programmes strictement nationaux.
📝 Points essentiels
- La marine étasunienne est décrite comme une thalassocratie et une puissance maritime globale présente sur tous les océans.
- Le Pentagone découpe le monde en 6 zones et y déploie des flottes, avec des systèmes de surveillance très perfectionnés.
- La puissance navale sert à défendre les intérêts des États-Unis, sécuriser les routes maritimes et étendre l’influence via l’aide à des pays tiers en crise.
- L’Inde est présentée comme une puissance maritime régionale : flotte complète mais plus limitée, avec 1 porte-avions et 1 porte-hélicoptères.
- La puissance globale est définie par la complémentarité des armes : terre, air, mers et espace.
- L’ISS est un objet de coopération inter-étatique : collaboration entre États-Unis et URSS, avec ESA, Japon et Canada.
💡 Astuce mémo
Thalasso = mer + contrôle des routes ; ISS = multilatéralisme en orbite (plusieurs États, un seul projet).
📖 9. Ligne de Karman et contraintes de l’espace
🔑 Notions clés & Définitions
- Ligne de Karman : Notion de frontière entre l’atmosphère et l’espace, utilisée pour distinguer les régimes de vol.
- Contraintes de l’espace : Ensemble des limites physiques qui rendent les missions spatiales coûteuses et difficiles à maintenir dans la durée.
- ISS : Station spatiale internationale, projet multilatéral de coopération entre plusieurs États et agences spatiales.
- Soft-power : Influence indirecte d’un État via symboles, récits et réussites plutôt que par la force.
📝 Points essentiels
- L’ISS illustre une coopération entre États-Unis et URSS, avec l’ESA, le Japon et le Canada.
- Les contributions financières de l’ISS sont surtout portées par les États-Unis.
- La Russie est la seule à pouvoir acheminer les astronautes, et après son retrait des opérations en 2022 la NASA se tourne vers SpaceX.
- L’ISS sert aussi à stabiliser les relations et à catalyser la mise en commun de compétences techniques et scientifiques.
- Le projet est présenté comme peu générateur d’avancées majeures, avec un coût très élevé et une utilité jugée limitée dans le cours.
- Le rôle de l’ISS est comparé à un contexte post-Guerre froide où la normalisation diplomatique n’était pas acquise et pouvait se tendre à nouveau, comme lors de l’éclatement de la Yougoslavie.
💡 Astuce mémo
ISS = « catalyseur » : elle force la coopération technique quand la diplomatie peut se tendre.
📖 10. Ressources terrestres, fonds marins et espace
🔑 Notions clés & Définitions
- Zone économique exclusive : La zone économique exclusive est un espace maritime où un État exerce des droits d’exploitation des ressources jusqu’à une distance fixée par le droit de la mer.
- CNUDM 1982 : La CNUDM 1982 est la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer qui encadre les droits et obligations des États en mer.
- Conférence de Montego Bay : La conférence de Montego Bay est la réunion à l’origine de la CNUDM, visant à établir des règles pour l’usage des espaces maritimes.
- Haute-mer : La haute-mer désigne les espaces marins situés au-delà des juridictions nationales, présentés comme un patrimoine commun nécessitant une coopération.
- ZAJN : Les ZAJN sont les zones au-delà des juridictions nationales, associées à l’idée de patrimoine commun et à des risques comme la surexploitation et la pollution.
📝 Points essentiels
- En 1972, des États africains adoptent une logique de ZEE, puis en 1973 les pays du Tiers Monde y adhèrent.
- En 1977, 51 États dont les USA, l’URSS et le Japon acceptent la ZEE à 200 miles marins, soit 370,4 km.
- La CNUDM est liée au discours de 1967 d’Arvid Pardo (Malte), qui défend des règles en mer et l’idée de patrimoine universel pour terres et mers.
- La CNUDM est entrée en vigueur en 1994, après une adoption en 1982, et les États-Unis l’ont signé sans la ratifier.
- La haute-mer couvre 230 M km² et 36% des mers et océans sont des ZEE, avec une colonne d’eau pouvant être caractérisée jusqu’à 11 km de profondeur.
- Les traités sur la haute-mer (2 mars 2023) sont annoncés à l’ONU mais ne sont pas encore en vigueur, et la coopération des États est exigée pour protéger les mers et océans.
💡 Astuce mémo
ZEE = 200 milles (370,4 km) ; Montego Bay = règles ; Haute-mer = patrimoine commun + coopération.
📖 11. Coopération spatiale et station ISS
🔑 Notions clés & Définitions
- Station ISS : La station ISS est un laboratoire spatial en orbite utilisé pour des expériences scientifiques menées par plusieurs pays partenaires.
- Coopération spatiale : La coopération spatiale regroupe des actions coordonnées entre États pour partager des moyens, des missions et des résultats dans l’espace.
- Puissance globale chinoise : La puissance globale chinoise désigne la capacité de la Chine à agir simultanément sur les plans économique, politique, militaire et diplomatique.
- Affirmation de puissance : L’affirmation de puissance correspond aux stratégies d’un État pour accroître son influence et sa capacité d’action dans de nouveaux espaces.
📝 Points essentiels
- La Chine construit une stratégie d’affirmation de puissance en combinant des piliers économiques, politiques et militaires.
- La Chine est présentée comme la 2e puissance économique mondiale depuis 2014, avec une croissance d’environ 5% depuis 2024.
- La Chine est décrite comme ayant une armée très importante (environ 2 millions de soldats) et un 2e budget militaire mondial.
- La Chine s’appuie aussi sur une influence diplomatique et un soft power, notamment via des événements internationaux et la diaspora chinoise.
- La section relie l’affirmation de puissance à l’extension d’activités vers de nouveaux espaces de conquête, dont l’espace et l’orbite.
- Le contenu fourni ne donne pas de détails spécifiques sur la coopération spatiale chinoise ni sur le rôle exact de l’ISS dans cette stratégie.
💡 Astuce mémo
ISS = Interscience Station : penser “station partagée” pour mémoriser la coopération.
📖 12. Stratégie chinoise d’affirmation de puissance
🔑 Notions clés & Définitions
- Stratégie du collier de perle : La stratégie du collier de perle est un ensemble de points d’appui maritimes visant à sécuriser les routes et à accroître l’influence chinoise en mer.
- Nouvelles routes de la Soie : Les nouvelles routes de la Soie désignent une politique d’infrastructures et de partenariats qui renforce la présence chinoise, notamment via des investissements à l’étranger.
- Passage par l’Arctique : Le passage par l’Arctique correspond à l’idée d’utiliser des routes maritimes arctiques comme nouvel axe de circulation et de puissance.
- Conférence sino-africaine de 2024 : La conférence sino-africaine de 2024 est un rendez-vous diplomatique servant de cadre à l’intensification des relations et investissements entre la Chine et l’Afrique.
- CNSA : La CNSA est l’Agence Spatiale Nationale de Chine, chargée d’organiser et de structurer les activités spatiales nationales.
📝 Points essentiels
- La Chine cherche à préserver ses intérêts commerciaux et à s’emparer de ressources maritimes en occupant des espaces qu’elle considère prioritaires.
- Sous Hu Jintao, la Chine vise notamment le contrôle du détroit de Malacca, ce qui s’inscrit dans une montée en puissance maritime.
- Sous Xi Jinping, les nouvelles routes de la Soie s’accompagnent d’implantations industrielles en Afrique et d’un rapprochement avec l’idée de routes arctiques.
- Les tensions maritimes persistent, en particulier en mer de Chine, avec des rivalités Chine/Japon autour des îles Diaoyu/Senkaku.
- La conquête de l’espace sert aussi l’affirmation de puissance, avec une montée en autonomie puis une succession de succès très médiatisés à partir des années 2000.
- En 1956, la Chine lance un programme spatial aidé par les Soviétiques, puis cherche à se passer de toute aide étrangère au début des années 1960.
💡 Astuce mémo
Collier de perle = ports qui “serrent” les routes ; Nouvelles routes = “routes + usines” ; Arctique = nouvelle voie ; Espace = “autonomie puis succès”.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 150 et 100 av. JC | Eudoxe de Cynique tente d’atteindre l’Inde en suivant les côtes (repoussé par des vents contraires en Mer Rouge) |
| 940-1010 | Erik le Rouge atteint l’Islande puis le Groenland |
| 1957 | Début de la conquête spatiale : Spoutnik 1 (1er satellite artificiel) |
| 1968 | Accords sur le sauvetage des astronautes (signature) |
| 21 juillet 1969 | Premiers pas humains sur la Lune : Neil Armstrong et Buzz Aldrin |
| 14 septembre 2011 | Annonce du lanceur super-lourd Space Launch System (SLS) par la NASA |
| 29 septembre 2011 | Lancement de Tiangong 1 (1re station spatiale chinoise) |
| 25 novembre 2015 | Premier atterrissage vertical : New Shepard (Blue Origin) |
| 3 septembre 2019 | Création du commandement de l’espace (France) |
| 20 décembre 2019 | Création de la United States Space Force (USSF) |
📊 Tableaux de synthèse
Strates de profondeur des océans
| Profondeur | Zone | Caractéristiques |
|---|
| 0 à 200 m | zone phonique | lumière diminue progressivement jusqu’à environ 200 m |
| 200 à 1000 m | zone crépusculaire | pas de plantes ; organismes adaptés |
| 1000 à 4000 m | zone de minuit | absence de lumière ; organismes produisent leur propre matière |
| 4000 à 6000 m | zone abyssale | température stable autour de 2°C |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre océan mondial (volume continu) et mers intracontinentales (fermées, hors volume continu).
- Croire que la zone crépusculaire a des plantes : dans le cours, c’est la zone de minuit qui est sans lumière et la crépusculaire qui manque de lumière pour les plantes.
- Mélanger les dates de la conquête spatiale : 1968 concerne les accords de sauvetage, tandis que les premiers pas sur la Lune sont le 21 juillet 1969.
- Penser que Colomb atteint le continent : le cours dit qu’il atteint la République dominicaine sans atteindre le continent.
- Inverser les rôles dans la course au pôle Nord : le cours oppose Nansen (bloqué par les glaces) et la revendication de Peary (avec un soutien du Congrès).
- Confondre les réseaux d’écoute américains : BARRIER surveille le passage GIUK, CAESAR l’Atlantique Ouest, COLOSSUS la côte orientale Alaska–Canada–Californie, BRONCO la côte Est de la Sibérie et de l’Asie orientale.
- Croire que l’ISS est un projet uniquement américain : le cours insiste sur la coopération (États-Unis/URSS/ESA/Japon/Canada) et sur le rôle de la Russie pour acheminer les astronautes.
✅ Checklist Examen
- Expliquer ce qu’est l’océan mondial et distinguer mers intracontinentales et volume continu autour de la Terre.
- Rappeler les contraintes d’exploration liées à la pénétration limitée des ondes électromagnétiques dans l’eau.
- Décrire les strates de profondeur (phonique, crépusculaire, minuit, abyssale) et donner une caractéristique pour chacune (lumière/organismes/température).
- Situer chronologiquement les grandes explorations : Eudoxe de Cynique (Mer Rouge → Afrique), Austronésiens et poteries Lapita, Vikings (Islande/Groenland/Vinland), Dias/Colomb/Vasco de Gama, puis Magellan–Elcano.
- Retenir les repères de conquête spatiale : Spoutnik 1 (1957), accords de sauvetage (1968), premiers pas sur la Lune (21 juillet 1969).
- Citer au moins trois jalons 1970–1971 du cours (Japon 11 février 1970, Dong Fang Hong 24 avril 1970, Saliout 1 19 avril 1971, Prospero X-3 28 octobre 1971).
- Expliquer la logique Guerre froide/détente/retour des tensions dans l’espace : exploitation technique et propagande (Gagarine), coopération (Apollo-Soyouz), puis IDS/« Star Wars » (1983).
- Définir dissuasion nucléaire et relier puissance maritime/thalassocratie/Sea Power/SOSUS à la surveillance et à l’action en mer.
- Maîtriser les réseaux d’écoute américains (BARRIER, CAESAR, COLOSSUS, BRONCO) et le système RAP, ainsi que l’idée de goulets surveillés.
- Expliquer le projet chinois de « Grande Muraille sous-marine » : capteurs/hydrophones jusqu’à 3 000 m et renforcement depuis 2022.
- Présenter l’ISS comme objet de multilatéralisme : partenaires, rôle de la Russie pour acheminer les astronautes, et fonction de catalyseur de coopération.
- Connaître les repères européens et institutionnels : SLS (14 septembre 2011), Tiangong 1 (29 septembre 2011), New Shepard (25 novembre 2015), commandement de l’espace (3 septembre 2019), USSF (20 décembre 2019), Artemis/
- Rappeler les repères juridiques maritimes : ZEE (200 miles), CNUDM/Montego Bay (origine et entrée en vigueur), haute-mer/ZAJN et l’idée de coopération pour protéger mers et océans.
- Expliquer comment la Chine construit son affirmation de puissance sur mer et espace : collier de perle, nouvelles routes de la Soie, passage par l’Arctique, puis autonomie et succès spatiaux à partir des années 2000.
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