Fiche de révision : Les propositions subordonnées en français

Plan du Cours

  1. Définition et caractéristiques des propositions subordonnées
  2. Principaux critères de classification des propositions subordonnées
  3. Propositions subordonnées relatives : formes, fonctions et types
  4. Propositions subordonnées complétives : formes et fonctions syntaxiques
  5. Propositions subordonnées circonstancielles : morphosyntaxe et valeurs sémantiques
  6. Emploi des modes (indicatif, subjonctif, infinitif) dans les propositions subordonnées
  7. Particularités du subjonctif dans les relatives et expressions concessives
  8. Emploi des modes dans les subordonnées circonstancielles selon la relation sémantique
  9. Systèmes hypothétiques et emploi du subjonctif dans les subordonnées conditionnelles
  10. Classification avancée des subordonnées selon Le Goffic et structures à valeur concessive

1. Définition et caractéristiques des propositions subordonnées

Notions clés & Définitions

  • Autonomie syntaxique : La subordination s’oppose à la coordination et à la juxtaposition qui sont des relations symétriques entre 2 propositions où chacune conserve son autonomie syntaxique et aucune n’impose de contraintes à l’autre.

Points essentiels

  • La proposition subordonnée n'a pas d'existence autonome et dépend syntaxiquement de la proposition principale.
  • La subordination s'oppose à la coordination et à la juxtaposition, qui sont des relations symétriques entre propositions où chacune conserve son autonomie syntaxique.
  • La proposition subordonnée joue le rôle d'un constituant dans la proposition principale.
  • Les propositions subordonnées sont soumises à des contraintes d'emploi des temps et des modes, notamment dictées par la conjonction de subordination.
  • La proposition est dite subordonnée parce qu’elle n’a pas d’existence autonome, ce qui veut dire non que l’information qu’elle contient soit secondaire, mais qu’elle ne saurait constituer un énoncé complet sans s’appuyer sur la principale.

À retenir

La subordination est une relation asymétrique essentielle qui lie une proposition dépendante à une proposition principale, conditionnant son autonomie syntaxique et ses contraintes morphosyntaxiques.

2. Principaux critères de classification des propositions subordonnées

Notions clés & Définitions

  • Relatives : Les propositions relatives sont une catégorie de propositions subordonnées classées selon leur élément introducteur, qui jouent souvent le rôle de complément du nom ou d'adjectif dans la proposition principale.

Points essentiels

  • Le classement selon la fonction est fondamental : relatives jouent le rôle de GAdj, complétives ont toutes les fonctions du GN, circonstancielles remplissent la fonction de GPrép circ.
  • Dans les circonstancielles, la relation sémantique détermine souvent l'emploi de la conjonction de subordination, notamment pour les relations causales, temporelles, etc.

À retenir

Identifier les critères de classification des propositions subordonnées permet de mieux comprendre leur diversité fonctionnelle, morphosyntaxique et sémantique.

3. Propositions subordonnées relatives : formes, fonctions et types

Notions clés & Définitions

  • Pronom relatif : Élément qui introduit une proposition subordonnée relative en jouant le rôle de subordonnant et en désignant un référent par anaphore ou référence absolue, sans nécessairement avoir un antécédent précis.
  • Relatives adjectives : Propositions subordonnées relatives qui fonctionnent comme des adjectifs épithètes ou épithètes détachées auprès de leur antécédent, introduites par des pronoms relatifs simples (qui, que, dont, où) ou composés (lequel), et pouvant être déterminatives, explicatives, essentielles ou accidentelles.
  • Relatives substantives : Part à la chasse perd sa place.
  • Pronoms relatifs introducteurs : Formes simples ou composées qui introduisent une proposition subordonnée relative, telles que qui ou quiconque pour un référent humain animé, quoi pour un référent inanimé après à ou de, et des formes composées comme lequel ou ce qui selon la nature de la référence.

Points essentiels

  • Les propositions subordonnées relatives fonctionnent comme un groupe adjectival ou nominal et sont introduites par un pronom relatif qui joue un rôle dans la subordonnée et désigne un référent par anaphore ou référence absolue.
  • Les pronoms relatifs introducteurs incluent qui ou quiconque pour un référent humain animé, quoi pour un référent inanimé utilisé uniquement après à ou de, et peuvent être simples ou composés selon la nature de la référence et la fonction.
  • Les relatives périphrastiques s'appuient sur un pronom démonstratif combiné avec un pronom relatif, comme ce qui ou ceux qui, pour exprimer une référence générale ou abstraite.
  • • le pronom démonstratif constitue avec le pronom relatif une périphrase relative qui introduit relative périphrastique.
  • Relatives périphrastiques Ce qui m’arrive est incroyable.

À retenir

Les propositions subordonnées relatives fonctionnent comme un groupe adjectival ou nominal et sont introduites par un pronom relatif qui joue un rôle dans la subordonnée et désigne un référent par anaphore ou référence absolue.

4. Propositions subordonnées complétives : formes et fonctions syntaxiques

Notions clés & Définitions

  • Interrogatives indirectes : Propositions subordonnées introduites par un mot interrogatif ou si, qui jouent un rôle de complément dans la phrase, exprimant une question indirecte.
  • Exclamatives indirectes : Propositions subordonnées exprimant une exclamation rapportée, introduites par un mot ou locution exclamative, et occupant une fonction de complément ou d'attribut.
  • Complétives : Propositions subordonnées qui ont une fonction syntaxique précise, souvent liée au verbe ou à un nom ou adjectif, pouvant remplir toutes les fonctions du groupe nominal sauf circonstancielle, et introduites par la conjonction que ou locutions apparentées.

Points essentiels

  • Les complétives ont une fonction syntaxique liée à un élément précis de la phrase, souvent le verbe, et peuvent remplir toutes les fonctions du groupe nominal sauf circonstancielle.
  • Les complétives conjonctives sont introduites par la conjonction que ou locutions apparentées, et leur proposition infinitive comporte un sujet distinct de celui du verbe principal.
  • Les interrogatives indirectes complétives sont introduites par un mot interrogatif ou si, et expriment une question indirecte.
  • Les exclamatives indirectes complétives expriment une exclamation rapportée, souvent introduite par un mot ou locution exclamative.

À retenir

Les complétives ont une fonction syntaxique liée à un élément précis de la phrase, souvent le verbe, et peuvent remplir toutes les fonctions du groupe nominal sauf circonstancielle.

5. Propositions subordonnées circonstancielles : morphosyntaxe et valeurs sémantiques

Notions clés & Définitions

  • Participiales : Propositions subordonnées formées d’un participe présent ou passé accompagné de son sujet exprimé, distinct de celui du verbe principal, qui fonctionnent comme compléments circonstanciels en apportant une information sur la circonstance de l’action principale.
  • Pierre : fiche Exclamation) : Voyez comme Pierre danse bien.

Points essentiels

  • Les circonstancielles fonctionnent comme compléments circonstanciels dans la proposition principale et sont classées morphosyntaxiquement en conjonctives, corrélatives et participiales.
  • Les conjonctives circonstancielles sont introduites par des conjonctions ou locutions précisant le lien avec la proposition principale.
  • Les corrélatives nécessitent un terme particulier dans la principale (adverbe ou adjectif) pour leur présence, comme si, tant, aussi, plus, tellement ou tel.
  • Les participiales sont formées d’un participe présent ou passé avec un sujet distinct du verbe principal, exprimant une circonstance ou une condition.
  • Les valeurs sémantiques des circonstancielles incluent causalité, comparaison, concession, condition, conséquence, but, temps, addition et exception.
  • Circonstancielles Propositions subordonnées qui exercent la fonction de complément circonstanciel dans la proposition régissante, avec toutes les valeurs logico-sémantiques que peut véhiculer le mot subordonnant : temps, cause, conséquence, condition, concession, comparaison, but.
  • La présence de la proposition corrélative est conditionnée par la présence d’un terme particulier (un adverbe comme si, tant, aussi, plus, tellement ou l’adjectif tel) dans la principale.

À retenir

Les propositions subordonnées circonstancielles, qu'elles soient conjonctives, corrélatives ou participiales, jouent un rôle précis en apportant des informations circonstancielles variées, leur richesse morphosyntaxique et sémantique étant essentielle pour saisir leur fonction dans la phrase.

6. Emploi des modes (indicatif, subjonctif, infinitif) dans les propositions subordonnées

Notions clés & Définitions

  • Consécutives : Pierre travaille lentement de sorte qu’il n’a pas encore terminé son devoir.
  • Subjonctif : = mode normal ;

Points essentiels

  • L'infinitif est utilisé dans certaines relatives prépositionnelles et dans les complétives infinitives, notamment avec des verbes de perception.
  • Le choix du mode dépend de la nature de la subordonnée, de la relation sémantique avec la principale et parfois de la position syntaxique de la subordonnée.
  • Certaines constructions permettent un double emploi indicatif/subjonctif avec une nuance sémantique, comme l'existence présupposée ou hypothétique.
  • Subjonctif : constructions qui expriment volonté, sentiment, doute, possibilité Indicatif : constructions qui expriment certitude, opinion, déclaration, probabilité (la frontière se situe entre le possible et le probable) - Dans certains cas, les 2 modes sont possibles avec une différence sémantique, surtout dans le cas d’une complétive complément du N ou d’une principale négative ou interrogative : L’idée/le fait qu’il vienne/qu’il viendra.
  • L’indicatif est souvent également possible mais avec une nuance sémantique : établit une présupposition d’existence : Il veut engager une secrétaire qui comprenne/comprend le russe.

À retenir

Le mode verbal dans les propositions subordonnées reflète la nature de l'information exprimée, avec l'indicatif pour la certitude et le réel, et le subjonctif pour la volonté, le doute ou la concession, selon la relation syntaxique et sémantique.

7. Particularités du subjonctif dans les relatives et expressions concessives

Notions clés & Définitions

  • Subjonctif dans les relatives déterminatives : mode qui s’emploie lorsque l’antécédent est indéfini, nié ou choisi parmi un ensemble possible, exprimant ainsi une certaine incertitude ou hypothèse quant à l’existence ou la nature du référent.

  • Subjonctif dans expressions concessives : mode utilisé dans des locutions ou constructions qui introduisent une concession, souvent pour exprimer une opposition ou une restriction tout en reconnaissant la réalité du fait. Il apparaît notamment après des expressions comme quoi que, quoi que, où que, ou des locutions telles que quelque + adjectif + que.

  • Relatives constituantes d'expressions concessives : relatives intégrées à des locutions concessives, qui marquent une concession sans nier la réalité ou la véracité du contenu de la subordonnée. Elles participent à la structure qui exprime une opposition ou une restriction tout en conservant la possibilité ou la réalité du fait.

  • Nuances sémantiques du subjonctif concessif : le subjonctif dans ce contexte traduit une opposition ou une restriction, mais sans nier la réalité du contenu exprimé. Il marque une attitude de réserve ou de concession face à une affirmation ou un fait.

  • Formes concessives avec subjonctif : constructions où le subjonctif est employé pour introduire une concession, souvent avec des locutions ou des expressions spécifiques, permettant d'exprimer une opposition ou une restriction tout en maintenant la reconnaissance de la réalité du fait.

Points essentiels

  • Le subjonctif dans les relatives déterminatives s’utilise lorsque l’antécédent est indéfini, nié ou choisi parmi un ensemble de possibles. Par exemple, dans la phrase « Je cherche une secrétaire qui comprenne le russe », l’emploi du subjonctif « comprenne » indique que l’existence de cette secrétaire n’est pas assurée, elle est hypothétique ou souhaitée. De même, lorsque l’antécédent est indéterminé ou présenté comme possible, comme dans « Il cherche/veut une secrétaire qui comprenne le russe », le subjonctif traduit cette incertitude ou cette volonté.

  • Les expressions concessives utilisent le subjonctif avec des formes relatives telles que « qui que », « quoi que », « où que », ainsi qu’avec des locutions comme « quelque + adjectif + que ». Par exemple, « Quoi qu’il dise » ou « Où que tu sois » emploient le subjonctif pour introduire une concession, tout en affirmant la réalité ou la véracité de l’action ou de l’état. Ces constructions permettent d’exprimer une opposition ou une restriction tout en conservant la possibilité ou la réalité du contenu.

  • Les relatives constituantes d’expressions concessives ont pour rôle de marquer une concession sans nier la réalité du contenu de la subordonnée. Par exemple, dans « Tout médecin qu’il est », la relative « qu’il est » est intégrée dans une expression concessive, indiquant une concession tout en affirmant la réalité de la qualification.

  • Le type tout … que s’emploie plutôt avec l’indicatif, contrairement aux autres expressions concessives qui utilisent le subjonctif. Par exemple, « Tout intelligent qu’il est » utilise l’indicatif « est » pour insister sur la réalité de l’intelligence, alors que dans « Quoi qu’il dise », le subjonctif « dise » marque une concession ou une hypothèse.

  • Le subjonctif concessif exprime une opposition ou restriction tout en reconnaissant la réalité du fait exprimé. Par exemple, dans « Quel que patient que je sois », la forme indique une concession, reconnaissant la réalité de la patience, tout en suggérant une limite ou une réserve.

À retenir

Le subjonctif dans les relatives et expressions concessives sert à exprimer des nuances d’hypothèse, de concession ou de restriction, tout en maintenant la reconnaissance de la réalité ou de la possibilité du fait. Il permet ainsi de nuancer la relation entre l’affirmation principale et la subordonnée, selon le contexte sémantique.

8. Emploi des modes dans les subordonnées circonstancielles selon la relation sémantique

Notions clés & Définitions

  • Temporelles : Pierre ne pourra pas partir avant qu’il n’ait terminé son devoir.

Points essentiels

  • Les subordonnées causales utilisent l'indicatif sauf en cas de cause rejetée (fausse cause) où le subjonctif est employé.
  • Les subordonnées comparatives sont toujours à l'indicatif.
  • Les subordonnées concessives utilisent normalement le subjonctif même si elles expriment un fait réel.
  • Les subordonnées temporelles postérieures utilisent le subjonctif, tandis que celles exprimant simultanéité ou antériorité utilisent l'indicatif.

À retenir

Le choix du mode verbal dans les subordonnées circonstancielles est déterminé par la relation sémantique avec la principale, l'indicatif exprimant la réalité et le subjonctif traduisant l'hypothèse, la virtualité ou la non-réalisation.

9. Systèmes hypothétiques et emploi du subjonctif dans les subordonnées conditionnelles

Notions clés & Définitions

  • Conjonctives : Lorsque Pierre aura terminé, il pourra partir.

Points essentiels

  • Les subordonnées conditionnelles expriment des hypothèses probables, potentielles ou irréelles selon le mode employé.
  • Le subjonctif est utilisé dans les hypothèses envisagées comme éventuelles ou contraires à la réalité actuelle.

À retenir

Le subjonctif est employé dans les subordonnées conditionnelles pour exprimer des hypothèses selon leur degré de réalité ou d'irréalité, avec une évolution historique vers l'usage exclusif du plus-que-parfait pour l'éventualité.

10. Classification avancée des subordonnées selon Le Goffic et structures à valeur concessive

Notions clés & Définitions

  • Concessives : Quoique Pierre n’ait pas encore terminé, il peut partir.
  • Introduites par un connecteur : Les subordonnées introduites par un connecteur sont celles qui commencent par un mot ou une locution qui joue un rôle fonctionnel dans la subordonnée, pouvant être anaphorique ou non, et déterminant la nature et la fonction de la subordonnée.
  • Doté d’une fonction dans : Un connecteur doté d’une fonction dans la subordonnée remplit un rôle syntaxique ou sémantique précis à l’intérieur de cette subordonnée, contribuant à sa structure et à son sens, par opposition à un connecteur sans fonction qui ne joue pas ce rôle.

Points essentiels

  • Le Goffic distingue les subordonnées percontatives (interrogatives indirectes), intégratives (relatives substantives, circonstancielles en qu- ou si), relatives (avec antécédent), complétives (sans fonction et non anaphoriques) et sans connecteur.
  • Certaines expressions concessives utilisent des formes comme quelque … que, quel que + subjonctif, et tout … que avec indicatif ou subjonctif selon le cas.
  • Les structures concessives paratactiques se situent à la frontière entre subordination et juxtaposition.

À retenir

Approfondir la typologie des subordonnées en intégrant une classification fine et les structures concessives hybrides permet de mieux saisir leur complexité formelle et fonctionnelle.

Tableaux de Synthèse

Classification des propositions subordonnées

TypeFonctionIntroduction
RelativesComplétivesCircostancielles
GAdj, GN, GPrép circFonctions diversesRelations sémantiques

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre subordonnée et proposition indépendante.
  2. Erreur dans l'identification du mode verbal approprié.
  3. Confusion entre propositions relatives et autres subordonnées.
  4. Mauvaise interprétation des relations sémantiques dans les circonstancielles.
  5. Utilisation incorrecte du subjonctif dans les relatives déterminatives.
  6. Confusion entre modes dans les subordonnées conditionnelles.
  7. Erreur dans la classification des subordonnées selon Le Goffic.

Checklist Examen

  1. Identifier si la proposition est subordonnée ou indépendante.
  2. Vérifier la fonction syntaxique de la proposition dans la phrase.
  3. Déterminer le mode verbal utilisé dans la subordonnée.
  4. Reconnaître la nature de la proposition (relative, complétive, circonstancielle).
  5. Analyser la relation sémantique exprimée par la subordonnée.
  6. Vérifier l'emploi du subjonctif ou de l'indicatif selon le contexte.
  7. Identifier la structure concessive ou hypothétique.
  8. Utiliser la classification avancée selon Le Goffic.

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Fonction syntaxique et rôle sémantique.

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