Pourquoi la domination d’un seul ou de plusieurs est-elle malheureuse ?
Un maître peut devenir mauvais, et plusieurs maîtres multiplient la sujétion.
Quelle question La Boétie pose-t-il sur les peuples et le tyran ?
Comment tant d’hommes et de nations endurent-ils un tyran qui ne possède que la puissance qu’ils lui donnent ?
Comment un peuple peut-il rendre le tyran impuissant sans le combattre ?
En cessant de lui donner son soutien et son obéissance.
Selon La Boétie, pourquoi la liberté est-elle naturelle aux hommes ?
La nature les a faits de même forme et compagnons, non pour la servitude.
Pour quel bien les hommes libres combattent-ils, selon La Boétie ?
Pour le bien commun et leur franchise.
Selon La Boétie, quelle ardeur manque aux sujets asservis face au danger ?
L’ardeur que donne la liberté.
Quelle est la première raison de la servitude volontaire selon La Boétie ?
La coutume.
Que finissent par croire naturels ceux qui grandissent sous le joug ?
Leur condition servile.
Quelles sont les trois voies d’accession au pouvoir distinguées par La Boétie ?
L’élection populaire, la force des armes et la succession héréditaire.
Pourquoi les peuples perdent-ils souvent leur liberté selon La Boétie ?
Ils sont contraints par les armes, trompés ou parfois imprévoyants.
Comment les générations nées sous le joug perpétuent-elles la servitude ?
Elles s’y habituent et prennent leur condition pour naturelle.
Quels appâts les tyrans anciens utilisaient-ils pour assujettir le peuple ?
Des spectacles, des jeux, des farces, des gladiateurs, des bêtes étranges, des médailles et des tableaux.
Que récupérait le peuple des largesses du tyran ?
Une partie de ses propres biens, que le tyran lui avait d’abord pris.
Pourquoi les rois d’Assyrie et de Médie se montraient-ils rarement en public ?
Pour que leurs sujets doutent de leur humanité et les craignent sans les connaître.
Selon La Boétie, combien de proches suffisent à maintenir un pays en servitude ?
Quatre ou cinq proches.
Selon La Boétie, jusqu’à combien de subordonnés le pouvoir tyrannique s’étend-il d’abord ?
Six cents subordonnés.
Selon La Boétie, à combien d’agents le réseau tyrannique s’étend-il après les six cents subordonnés ?
À six mille agents.
Quelles responsabilités les six mille agents du tyran prennent-ils notamment en charge ?
Les provinces et les finances.
Quelles faveurs les relais du tyran reçoivent-ils en échange de leur soutien ?
Des faveurs, des fonctions ou une part des pillages.
Que doivent deviner les proches du tyran, au-delà d’exécuter ses ordres ?
Ses désirs et ses pensées.
Pourquoi les favoris ne possèdent-ils pas réellement leurs biens sous un tyran ?
Le tyran peut les en dépouiller, et ces biens peuvent attirer sa cruauté.
Sur quoi repose l’amitié selon La Boétie ?
Sur l’estime mutuelle, l’intégrité, la bonne vie, la foi et la constance.
Que forme l’association entre les méchants selon La Boétie ?
Un complot plutôt qu’une véritable compagnie.
À quoi La Boétie compare-t-il le tyran privé du soutien populaire ?
À un colosse qui s’effondre lorsque sa base lui est retirée.
Que devient le tyran privé de ce que le peuple lui fournit ?
Il perd sa force et dépérit.
Selon La Boétie, à quoi la nature a-t-elle destiné la parole humaine ?
À communiquer les pensées et à unir les volontés en société commune.
Selon La Boétie, comment les animaux manifestent-ils leur attachement à la liberté ?
Ils résistent à la capture ou refusent parfois de survivre à la captivité.
Comment la coutume agit-elle sur les dispositions naturelles selon La Boétie ?
Elle peut les affaiblir.
À quoi La Boétie compare-t-il l’habituation de Mithridate au poison ?
À une accoutumance qui rend le poison moins amer.
Quelle valeur les Vénitiens élevés dans la liberté privilégient-ils ?
La liberté.
À quoi les sujets du Grand Seigneur sont-ils accoutumés ?
À vivre pour le servir.
Quelle opposition entre deux chiens Lycurgue utilise-t-il pour illustrer l’éducation ?
L’un court vers un plat et l’autre vers un lièvre.
Que gardent en mémoire les esprits instruits et clairvoyants selon La Boétie ?
La liberté.
Comment Denis transforma-t-il son commandement militaire à Syracuse ?
Il le transforma en pouvoir royal, puis tyrannique.
Quels divertissements Cyrus institua-t-il pour pacifier les Sardains ?
Des bordeaux, des tavernes et des jeux publics.
Quels divertissements La Boétie cite-t-il pour attirer les peuples ?
Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes étranges, les médailles et les tableaux.
Qu’établit Cyrus à Sardes après la révolte des Sardes ?
Des bordels, des tavernes et des jeux publics.
Quelles largesses les tyrans romains distribuaient-ils au peuple ?
Un quart de blé, un sestier de vin et un sesterce.
Quels cris les largesses des tyrans romains suscitaient-elles ?
« Vive le roi ! »
À quel auteur La Boétie attribue-t-il le récit de l’attachement du peuple romain aux jeux de Néron ?
Corneille Tacite.
Comment réagissait le peuple romain à la mort de Néron ?
Il était presque en deuil.
Comment la douceur de Jules César renforçait-elle la servitude du peuple romain ?
Elle la rendait plus acceptable que la cruauté d’un tyran sauvage.
Quel titre les empereurs romains prenaient-ils pour inspirer confiance en se réclamant de la défense du peuple ?
Tribun du peuple.
Quels objets les premiers rois d’Égypte portaient-ils parfois sur la tête pour susciter révérence et admiration ?
Un chat, une branche ou du feu.
Quels signes La Boétie associe-t-il en France à la légitimation sacrée de la royauté ?
Les crapauds, les fleurs de lis, l’ampoule et l’oriflamme.
Selon La Boétie, quel intérêt motive ceux qui soutiennent la tyrannie ?
L’espoir d’en tirer profit.
À quels groupes La Boétie compare-t-il les soutiens du tyran ?
À des voleurs et à des corsaires.
Que fournissent les villes aux voleurs et corsaires comparés aux soutiens du tyran ?
Un refuge contre une part du pillage.
Quels hommes de bien La Boétie cite-t-il parmi les proches morts du tyran ?
Sénèque, Burrus et Thrasea.
Quel jugement attend les tyrans et leurs complices selon La Boétie ?
Un jugement divin et une peine particulière pour leur tyrannie.
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1. Quelle question La Boétie pose-t-il face à la puissance du tyran ?
2. Comment un peuple peut-il priver un tyran de sa puissance sans l’affronter directement ?
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