QCM : Les verbes météorologiques (12 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise une construction impersonnelle ?

Son sujet est un pronom personnel qui renvoie à une personne.
Son verbe ne possède pas de sujet syntaxique dans la phrase.
Son sujet est le pronom impersonnel « il » ou une tournure impersonnelle.
Son sujet est un nom qui désigne le phénomène météorologique.

Son sujet est le pronom impersonnel « il » ou une tournure impersonnelle.

Explication

Une construction est dite impersonnelle lorsque son sujet est le « il » impersonnel ou qu’elle prend la forme d’une tournure impersonnelle. Un pronom sujet référentiel renvoie à une personne ou à une chose, contrairement au sujet impersonnel.

2. Quelle paire illustre l’alternance entre un verbe météorologique et une locution verbale équivalente ?

« Il verglace » et « il fait du verglas ».
« Il tonne » et « il fait de l’orage ».
« Il neige » et « il tombe des flocons ».
« Il pleut » et « il y a des nuages ».

« Il verglace » et « il fait du verglas ».

Explication

« Il verglace » peut alterner avec la locution « il fait du verglas », qui exprime le même phénomène sous une autre forme verbale. Les autres paires ne reprennent pas les alternances données, même si elles évoquent des phénomènes météorologiques proches.

3. Dans une phrase française sans autre sujet devant un verbe conjugué, quel rôle joue le « il » impersonnel ?

Il désigne un référent déjà mentionné dans le discours.
Il marque une personne grammaticale sans fonction de sujet.
Il reprend nécessairement le nom qui suit le verbe conjugué.
Il est un sujet syntaxique non référentiel requis devant le verbe conjugué.

Il est un sujet syntaxique non référentiel requis devant le verbe conjugué.

Explication

Le « il » impersonnel remplit la fonction de sujet syntaxique sans renvoyer à un référent, et il est requis devant un verbe conjugué lorsqu’aucun autre sujet n’est présent. Le « il » référentiel, contrairement à lui, renvoie à une personne ou à une chose.

4. Dans « Ça m’étonnerait beaucoup qu’il réussisse », quel statut la complétive « qu’il réussisse » possède-t-elle ?

Elle est disloquée hors de la phrase, tandis que « ça » est un sujet impersonnel.
Elle est une proposition indépendante sans fonction dans la phrase.
Elle est un complément d’objet direct du verbe « étonnerait ».
Elle reste dans la phrase comme sujet réel et ne peut pas être supprimée.

Elle reste dans la phrase comme sujet réel et ne peut pas être supprimée.

Explication

Avec « ça », le sujet réel est « ça » et la complétive reste dans la phrase comme sujet réel, ce qui empêche de la supprimer. Dans la construction avec « il », la complétive est disloquée hors de la phrase et « il » occupe la fonction de sujet syntaxique impersonnel.

5. Comment Ruwet (1988) analyse-t-il le groupe nominal postposé dans « il pleut des cordes » ?

Comme un complément de lieu indiquant l’endroit où tombe la pluie.
Comme un sujet réel postposé qui commande l’accord du verbe impersonnel.
Comme un attribut du sujet impersonnel introduit par le verbe.
Comme un objet interne au syntagme verbal, comparable à ceux associés à « arriver » ou « tomber ».

Comme un objet interne au syntagme verbal, comparable à ceux associés à « arriver » ou « tomber ».

Explication

Ruwet analyse le groupe nominal postposé comme un objet interne au syntagme verbal, comparable à certains groupes associés à « arriver » ou « tomber ». L’analyse traditionnelle, au contraire, considère ce groupe comme un sujet réel.

6. Pourquoi le « il » impersonnel ne s’emploie-t-il ni à l’impératif ni au gérondif ?

Ces formes verbales ne peuvent pas recevoir de complément nominal postposé.
Le « il » impersonnel indique le temps et ne peut donc accompagner ces modes.
Ces modes exigent un sujet référentiel exprimé par un nom propre.
Son emploi est lié à un groupe nominal portant une marque de personne et de nombre, même implicite.

Son emploi est lié à un groupe nominal portant une marque de personne et de nombre, même implicite.

Explication

L’emploi du « il » impersonnel reste lié à un groupe nominal marqué en personne et en nombre, même lorsque ce groupe est implicite, ce qui explique son absence à l’impératif et au gérondif. L’explication ne repose pas sur une exigence générale de sujet référentiel exprimé.

7. Dans « il pleut des cordes », quel test montre que « des cordes » est un SN intensif plutôt qu’un objet interne ?

Il peut être remplacé par un adverbe ou une locution adverbiale de sens équivalent, comme « à verse ».
Il est nécessaire pour que « pleuvoir » conserve son sens météorologique.
Il reçoit du verbe un rôle sémantique de thème et désigne ce qui tombe.
Il peut être antéposé pour devenir le sujet du verbe, comme « des cordes pleuvent ».

Il peut être remplacé par un adverbe ou une locution adverbiale de sens équivalent, comme « à verse ».

Explication

Le SN intensif indique le degré du phénomène et peut être remplacé par une expression adverbiale équivalente, telle que « à verse ». L’antéposition en sujet caractérise plutôt certains objets internes, comme « des feuilles » dans « des feuilles sont tombées ».

8. Quelle analyse convient au SN intensif dans « il pleut des cordes » ?

C’est un objet cognat qui spécifie une espèce du genre représenté par le verbe.
C’est un argument qui reçoit le rôle de thème et dont la présence est requise par le verbe.
C’est un adjoint sans rôle sémantique attribué par le prédicat, et sa présence n’est pas obligatoire.
C’est un sujet postposé qui reçoit le rôle d’agent et peut être déplacé en tête de phrase.

C’est un adjoint sans rôle sémantique attribué par le prédicat, et sa présence n’est pas obligatoire.

Explication

Un SN intensif est un adjoint : le prédicat ne lui attribue pas de rôle sémantique et il n’est pas obligatoire. L’analyse comme argument-thème s’applique plutôt au SN postposé des emplois métaphoriques, par exemple dans « il pleut des insultes ».

9. Dans « il neige des pétales de roses », quel rôle joue le SN postposé dans l’emploi métaphorique de « neiger » ?

Il s’agit d’un sujet postposé qui reçoit le rôle d’agent.
Il s’agit d’un adjoint intensif qui indique la force du phénomène.
Il s’agit d’un objet interne argumental interprété comme thème.
Il s’agit d’un objet cognat qui désigne une espèce du genre verbal.

Il s’agit d’un objet interne argumental interprété comme thème.

Explication

Dans cet emploi métaphorique, « des pétales de roses » est un objet interne argumental interprété comme thème. Un SN intensif exprime plutôt l’intensité, comme « des cordes » dans « il pleut des cordes ».

10. Si l’on retire le SN postposé de « il grêle des coups » en conservant « il grêle », quel changement d’interprétation se produit ?

Le verbe devient intransitif métaphorique, car le thème reste implicite.
Le verbe devient un emploi à objet cognat, car le SN sous-entendu spécifie une espèce.
Le verbe retrouve son emploi météorologique, car le SN est nécessaire au sens métaphorique.
Le verbe conserve son sens métaphorique, car le SN ne fait qu’intensifier le phénomène.

Le verbe retrouve son emploi météorologique, car le SN est nécessaire au sens métaphorique.

Explication

Dans l’emploi métaphorique, le SN est nécessaire à l’interprétation figurée : sans « des coups », « grêler » retrouve son sens météorologique. L’analyse comme simple intensif ne convient pas ici, puisque le SN métaphorique est un argument.

11. Dans « il a vécu une vie de chien », pourquoi « une vie de chien » est-il un objet cognat ?

Il indique l’intensité de l’action sans recevoir de rôle du prédicat.
Il spécifie une espèce du genre d’action exprimé par « vivre ».
Il représente le sujet de « vivre » déplacé après le verbe.
Il désigne le thème affecté par l’action métaphorique de « vivre ».

Il spécifie une espèce du genre d’action exprimé par « vivre ».

Explication

Un objet cognat est un complément interne au syntagme verbal qui spécifie une espèce du genre représenté par le verbe, comme « une vie de chien » avec « vivre ». Un objet interne métaphorique simple est plutôt interprété comme thème.

12. Dans la construction « il V météorologique SN », quelle distinction permet d’identifier un objet cognat ?

Il spécifie une espèce du genre verbal dans un emploi météorologique, plutôt que d’intensifier le phénomène ou d’exprimer un thème métaphorique.
Il exprime un thème dans un emploi métaphorique, plutôt que de spécifier une espèce verbale ou d’intensifier le phénomène météorologique.
Il intensifie le phénomène dans un emploi météorologique, plutôt que de spécifier une espèce verbale ou d’exprimer un thème métaphorique.
Il constitue un sujet postposé dans un emploi météorologique, plutôt qu’un adjoint intensif ou un argument métaphorique.

Il spécifie une espèce du genre verbal dans un emploi météorologique, plutôt que d’intensifier le phénomène ou d’exprimer un thème métaphorique.

Explication

L’objet cognat spécifie une espèce du genre verbal dans un emploi météorologique, ce qui le distingue du SN adjoint intensif et de l’objet interne argumental des emplois métaphoriques. Un SN qui exprime un thème relève de l’emploi métaphorique, et non de l’objet cognat.

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Qu’est-ce qu’une construction impersonnelle ?

Une construction verbale dont le sujet est « il » impersonnel ou une tournure impersonnelle.

Quel rôle syntaxique le « il » impersonnel joue-t-il en français ?

Un pronom sujet syntaxique non référentiel.

Dans « Il m’étonnerait beaucoup qu’il réussisse », quel est le statut de la complétive ?

Elle est disloquée hors de la phrase.

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