QCM : L’impact de la crise de 1929 — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le mieux la crise économique et la dépression ?

La crise économique concerne les banques, tandis que la dépression touche principalement les échanges internationaux.
La crise économique désigne une hausse des prix, tandis que la dépression correspond à une reprise de la production.
La crise économique est provoquée par le chômage, tandis que la dépression résulte d’une consommation excessive.
La crise économique correspond à une dégradation de la conjoncture, tandis que la dépression s’inscrit dans la durée.

La crise économique correspond à une dégradation de la conjoncture, tandis que la dépression s’inscrit dans la durée.

Explication

Une crise économique désigne une dégradation de la conjoncture, alors qu’une dépression est un phénomène durable. La hausse des prix ne définit pas la crise économique, qui se caractérise notamment par une baisse des prix et une hausse du chômage.

2. Quelle situation correspond à une dépression économique ?

Une baisse durable et importante de la production, des investissements et de la consommation avec un chômage élevé.
Une hausse générale de la production et des investissements soutenue par une demande croissante.
Une diminution temporaire des exportations accompagnée d’une reprise rapide de la consommation.
Une progression des prix et des salaires provoquée par une forte expansion de l’activité.

Une baisse durable et importante de la production, des investissements et de la consommation avec un chômage élevé.

Explication

La dépression est un phénomène de longue durée qui associe une baisse importante de la production, des investissements et de la consommation à un chômage élevé. Une reprise rapide ou une expansion de l’activité ne correspondent pas à cette définition.

3. Quels signes montrent la fragilisation de l’économie des États-Unis dès 1928 ?

La réduction de la production, la progression de l’épargne et l’équilibre des échanges.
La baisse des impôts, l’augmentation des salaires et la pénurie de marchandises.
La croissance de la consommation, la diminution des dettes et la hausse des exportations.
L’endettement, la stagnation de la consommation et la surproduction.

L’endettement, la stagnation de la consommation et la surproduction.

Explication

Dès 1928, les États-Unis présentent trois signes de faiblesse : l’endettement, la stagnation de la consommation et la surproduction. Une consommation en forte croissance et une diminution des dettes indiqueraient plutôt une économie moins fragilisée.

4. Que se passe-t-il le 24 octobre 1929 à la Bourse de New York ?

Les agriculteurs cessent de rembourser leurs emprunts et migrent massivement vers les grandes villes.
Plus de 12 millions d’actions sont vendues et leur valeur s’effondre lors du « Jeudi noir ».
Les banques suspendent leurs prêts et les usines américaines ferment après une baisse des exportations.
Les investisseurs cessent d’acheter des actions et la consommation américaine commence à progresser.

Plus de 12 millions d’actions sont vendues et leur valeur s’effondre lors du « Jeudi noir ».

Explication

Le 24 octobre 1929, appelé « Jeudi noir », plus de 12 millions d’actions sont vendues à New York et leur valeur s’effondre. Les faillites bancaires et les fermetures d’usines relèvent des conséquences économiques ultérieures du krach.

5. Quel effet général le krach de 1929 produit-il sur la prospérité américaine des années 1920 ?

Il provoque une baisse limitée des cours tout en renforçant la confiance des petits épargnants.
Il réduit les exportations agricoles mais maintient la croissance industrielle et l’investissement privé.
Il ruine 1,5 million d’Étatsuniens et met fin à près d’une décennie de croissance et de spéculation.
Il enrichit 1,5 million d’Étatsuniens et prolonge la croissance fondée sur la spéculation boursière.

Il ruine 1,5 million d’Étatsuniens et met fin à près d’une décennie de croissance et de spéculation.

Explication

Le krach ruine 1,5 million d’Étatsuniens et met fin à près d’une décennie de croissance économique et de spéculation. La spéculation avait nourri la prospérité des années 1920, mais le krach y met un terme au lieu de la prolonger.

6. Comment la chute des actions se transforme-t-elle en crise économique générale ?

Elle provoque une hausse des investissements, une réouverture des établissements et une progression durable des exportations.
Elle touche les cours boursiers sans modifier les banques, les entreprises, la production ou les échanges internationaux.
Elle ruine les épargnants, fragilise les banques, limite les prêts et entraîne le recul de la production et des exportations.
Elle augmente l’épargne disponible, facilite les prêts bancaires et stimule la production destinée aux marchés extérieurs.

Elle ruine les épargnants, fragilise les banques, limite les prêts et entraîne le recul de la production et des exportations.

Explication

La chute des actions entraîne une chaîne de conséquences : ruine des épargnants, faillites bancaires, limitation des prêts, recul de la production, fermetures d’établissements et effondrement des exportations. La crise boursière dépasse donc largement le marché des actions.

7. Quelle évolution du chômage étatsunien illustre l’ampleur de la crise entre 1929 et 1933 ?

Il passe de 25,2 % de la population active en 1929 à 3,1 % en 1933, soit 12,6 millions de chômeurs.
Il augmente de 3,1 % à 12,6 % de la population active entre 1929 et 1933, tandis que les prix progressent.
Il diminue de 25,2 % à 3,1 % de la population active entre 1929 et 1933, grâce à la reprise des exportations.
Il passe de 3,1 % de la population active en 1929 à 25,2 % en 1933, soit 12,6 millions de chômeurs.

Il passe de 3,1 % de la population active en 1929 à 25,2 % en 1933, soit 12,6 millions de chômeurs.

Explication

Le chômage étatsunien augmente fortement, de 3,1 % en 1929 à 25,2 % en 1933, ce qui représente 12,6 millions de chômeurs. Les propositions inversant les pourcentages décrivent une baisse du chômage contraire à l’évolution observée.

8. Quel mécanisme contribue directement à la contraction du commerce international au début des années 1930 ?

Le rapatriement des capitaux étatsuniens et la hausse des droits de douane
La reprise des crédits bancaires et l’essor des importations industrielles
La baisse des coûts de transport et l’augmentation des échanges agricoles
La hausse des investissements européens et l’ouverture des marchés coloniaux

Le rapatriement des capitaux étatsuniens et la hausse des droits de douane

Explication

Le rapatriement des capitaux américains et la hausse des droits de douane réduisent les importations et les exportations, ce qui contracte le commerce international. Le libre-échange facilite les échanges, tandis que le protectionnisme les limite.

9. À quelle date Herbert Hoover relève-t-il les droits de douane américains avec le tarif Smoot-Hawley ?

Le 11 mai 1931
Le 8 juin 1936
Le 13 juillet 1931
Le 17 juin 1930

Le 17 juin 1930

Explication

Le tarif Smoot-Hawley est adopté le 17 juin 1930 afin de protéger la production nationale américaine. Les autres dates correspondent à des crises bancaires ou à des mesures sociales européennes.

10. Quelle chaîne d’événements caractérise la crise bancaire européenne des années 1930 ?

Hausse des exportations, excédents commerciaux, investissements et baisse des prix
Baisse des salaires, reprise du crédit, croissance industrielle et plein emploi
Faillites bancaires, crise du crédit, faillites industrielles et chômage de masse
Dévaluation monétaire, expansion du crédit, industrialisation et réduction des faillites

Faillites bancaires, crise du crédit, faillites industrielles et chômage de masse

Explication

Les faillites bancaires provoquent une crise du crédit, puis une cascade de faillites industrielles et commerciales et l’installation durable du chômage de masse. Le chômage constitue donc une conséquence sociale de la crise du crédit, et non sa cause.

11. Quel enchaînement de dévaluations contribue à l’écroulement du système monétaire international ?

États-Unis en 1931, France en 1934, puis Royaume-Uni en 1936
Royaume-Uni en 1930, France en 1933, puis États-Unis en 1935
France en 1931, Royaume-Uni en 1934, puis États-Unis en 1936
Royaume-Uni en 1931, États-Unis en 1934, puis France en 1936

Royaume-Uni en 1931, États-Unis en 1934, puis France en 1936

Explication

Le Royaume-Uni dévalue la livre en septembre 1931, les États-Unis leur monnaie en 1934 et la France en 1936. Ces dévaluations visent à soutenir les exportations, mais elles fragilisent les autres économies et le système monétaire international.

12. Quel effet l’effondrement des exportations latino-américaines et des prix des matières premières entraîne-t-il ?

Une stabilisation des marchés, une progression des salaires et une baisse du chômage
Une expansion des exportations, une diminution des stocks et une reprise industrielle
Une accumulation des stocks, des réductions de production, des licenciements et des faillites
Une hausse des prix, une augmentation de la production, des embauches et des bénéfices

Une accumulation des stocks, des réductions de production, des licenciements et des faillites

Explication

La fermeture des marchés provoque une baisse des prix des matières premières, l’accumulation des stocks, la réduction de la production, les licenciements et les faillites. Une hausse des prix ne correspond donc pas au mécanisme décrit.

13. Quels dirigeants renversent les présidents élus en Argentine et au Brésil en 1930 ?

Franklin Roosevelt en Argentine et Léon Blum au Brésil
Getulio Vargas en Argentine et José Félix Uriburu au Brésil
Léon Blum en Argentine et Franklin Roosevelt au Brésil
José Félix Uriburu en Argentine et Getulio Vargas au Brésil

José Félix Uriburu en Argentine et Getulio Vargas au Brésil

Explication

José Félix Uriburu prend le pouvoir en Argentine et Getulio Vargas au Brésil en 1930, dans un contexte de multiplication des coups d’État latino-américains. Léon Blum et Franklin Roosevelt dirigent respectivement la France et les États-Unis.

14. Quelle définition correspond à l’État-providence ?

Un État qui protège la production nationale par des droits de douane élevés
Un État qui couvre les grands risques sociaux et assure le bien-être de la population
Un État qui se limite à la défense, à la justice et au maintien de l’ordre
Un État qui confie aux entreprises privées la gestion des risques sociaux

Un État qui couvre les grands risques sociaux et assure le bien-être de la population

Explication

L’État-providence intervient pour assurer le bien-être de la population et couvrir la maladie, les accidents, le chômage et la vieillesse. Un État limité aux fonctions régaliennes n’assume pas cette protection sociale étendue.

15. Quelle politique Franklin Delano Roosevelt met-il en œuvre à partir de 1933 pour répondre à la crise ?

Le New Deal, fondé sur les grands travaux et les investissements publics
Un programme de dévaluations européennes destiné à soutenir les exportations françaises
Un plan de baisse des salaires visant à restaurer les profits industriels
Une politique de libéralisme économique strict réduisant l’action de l’État

Le New Deal, fondé sur les grands travaux et les investissements publics

Explication

À partir de 1933, le New Deal donne à l’État un rôle économique central grâce aux grands travaux et aux investissements publics. Il repose donc sur une intervention accrue de l’État, contrairement au libéralisme économique strict.

16. Quelle conclusion peut-on tirer de la situation économique américaine en 1938 après le New Deal ?

La situation se dégrade, car les investissements publics interrompent la reprise économique
La reprise concerne surtout les banques, tandis que la population active cesse de travailler
La crise disparaît complètement, car le chômage tombe à 9,9 % des actifs
La situation s’améliore, mais 9,9 millions de personnes restent au chômage, soit 16,7 % des actifs

La situation s’améliore, mais 9,9 millions de personnes restent au chômage, soit 16,7 % des actifs

Explication

Le New Deal améliore la situation économique et sociale sans mettre totalement fin à la crise : 9,9 millions de personnes sont encore au chômage en 1938, soit 16,7 % de la population active. Il serait donc inexact de parler d’une disparition complète du chômage.

17. Quelles forces politiques composent le Front populaire après sa victoire électorale de mai 1936 ?

Le Parti communiste français, la SFIO socialiste et le Parti radical
La SFIO socialiste, la droite modérée et les syndicats ouvriers
Le Parti radical, les mouvements monarchistes et la SFIO socialiste
Le Parti communiste français, le Parti conservateur et le Parti radical

Le Parti communiste français, la SFIO socialiste et le Parti radical

Explication

La victoire électorale de mai 1936 unit le Parti communiste français, la SFIO socialiste et le Parti radical au sein du Front populaire. Les partis conservateurs et monarchistes ne font pas partie de cette coalition.

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Qu'est-ce qu'une crise économique ?

Une dégradation de la conjoncture avec baisse d'activité, prix et hausse du chômage.

Qu'est-ce qui caractérise une dépression économique ?

Une baisse durable et importante des productions, investissements et consommation avec chômage élevé.

Que désigne la surproduction ?

Une augmentation trop forte de la production par rapport à la demande.

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