★ À maîtriser
Au début du XVIe siècle, les Portugais explorent les côtes malgaches et nomment l’île « île Saint-Laurent » afin notamment de contrôler les routes maritimes commerciales.
À la fin du XVIe siècle, les Français tentent de s’implanter à Madagascar sous le règne d’Henri IV, et Fort-Dauphin devient un point d’appui dans le sud de l’île.
Les premières implantations européennes sont fragilisées par : les maladies tropicales, notamment le paludisme, les difficultés de ravitaillement, les résistances des populations locales
Compléments
Exploration portugaise, appuis français, puis comptoirs côtiers
★ À maîtriser
Compléments
Maurice reste britannique, La Réunion retourne à la France
★ À maîtriser
Au début du XIXe siècle, plusieurs royaumes se partagent Madagascar, et le royaume merina des Hautes Terres centrales gagne progressivement en importance.
Andrianampoinimerina, qui règne d’environ 1787 à 1810, unifie une grande partie de Madagascar autour du royaume merina afin de renforcer son autorité.
Radama Ier poursuit l’expansion du royaume merina et cherche à le moderniser en s’appuyant notamment sur ses relations avec les Britanniques.
Après la mort de Ranavalona Ire en 1861, Radama II ouvre davantage le royaume aux échanges commerciaux, aux techniques étrangères et au christianisme, et nomme Jean Laborde consul de France.
En 1883, la France engage une intervention militaire contre le royaume merina et bombarde des positions côtières ; la guerre se termine en 1885 par un traité qui renforce les exigences françaises sans établir une domination complète.
En 1896, Madagascar est officiellement annexée par la France, la monarchie est abolie et Ranavalona III est exilée à La Réunion avant d’être transférée en Algérie en 1899.
Compléments
Les Britanniques soutiennent des projets merina dans :
L’administration coloniale développe :
Unification merina, ouverture de Radama II, conquête française
Le respect de Zanahary passe notamment par le respect de la nature, dont les sources, cascades, arbres, rochers et rivières peuvent être associés au sacré.
Les valeurs transmises par les générations précédentes comprennent :
Zanahary donne la vie, les Razana relient les générations, le Hasina porte le sacré
★ À maîtriser
Le Fihavanana se manifeste par : l’entraide, le partage des ressources, le soutien aux personnes en difficulté, la recherche de la réconciliation après les conflits, les cérémonies familiales qui renforcent les liens sociaux
La conception distingue trois mondes :
📌 Les ancêtres sont des êtres humains auxquels la mort confère une autorité spirituelle particulière, et ils servent d’intermédiaires entre les vivants et le monde invisible sans être nécessairement considérés comme des dieux.
Compléments
Une grande famille relie les vivants, les ancêtres et les générations futures
★ À maîtriser
📌 Le culte des ancêtres entretient une relation avec les défunts par le respect, la mémoire et les demandes d’aide, tandis qu’un simple culte des morts ne rend pas compte de cette continuité entre les vivants et les ancêtres.
Compléments
Dès les funérailles, les vivants rendent hommage au défunt, entretiennent sa mémoire et préparent la continuité de la relation entre les générations.
Les grands ancêtres et ancêtres communs, parmi lesquels peuvent figurer des souverains, des chefs spirituels ou des personnes importantes de l’histoire collective, sont associés à la cohésion sociale, à la paix et à la mémoire commune.
À La Réunion, Gramoun Baba, Gramoun Lélé et le Rwa Kaf sont associés à la transmission du maloya, tandis qu’à Maurice, Ratsitatane, exilé et réduit en esclavage, incarne la résistance à l’oppression en 1822.
Les ancêtres oubliés peuvent, selon certaines croyances, rejoindre le monde des esprits, parfois appelés jiny, associés à des éléments naturels et considérés comme bienveillants ou dangereux selon le respect des lieux et des règles traditionnelles.
Les situations pouvant empêcher une ancestralisation normale comprennent :
Mémoire familiale et reconnaissance des descendants donnent au défunt une place ancestrale
★ À maîtriser
Les sanctuaires naturels peuvent se situer :
Les tombeaux familiaux accueillent parfois plusieurs générations et matérialisent l’appartenance à une lignée, tandis que des tombeaux royaux ou de grandes figures spirituelles peuvent devenir des lieux de pèlerinage et de prière.
Compléments
📌 À Madagascar, le Sampy désigne notamment un objet sacré auquel sont attribuées des propriétés protectrices, tandis qu’à La Réunion, le terme garanti peut désigner dans certains contextes rituels un objet ou une préparation protectrice.
Les sanctuaires ancrent le sacré dans les lieux, les spécialistes le transmettent
★ À maîtriser
🔄 Le rituel suit ces étapes :
Le Famadihana maintient le lien avec les ancêtres, qui sont considérés comme susceptibles d’apporter protection et bénédictions, et renforce les liens entre les vivants en réunissant les générations et en favorisant parfois la réconciliation.
Compléments
Le Famadihana peut avoir lieu plusieurs années après les funérailles, parfois après cinq ou sept ans, et se déroule généralement pendant l’hiver austral, entre juin et septembre.
Les dépouilles sont portées sur les épaules, parfois avec une fanfare et des danses, puis enveloppées dans de nouveaux linceuls appelés Lambamena, parfois en soie.
Le coût des linceuls, de la nourriture et de l’accueil des invités peut rendre difficile l’organisation du Famadihana, et certaines communautés chrétiennes sont réticentes à l’exhumation des corps, même si les pratiques varient selon les familles et les régions.
Ouvrir, exhumer, envelopper de nouveaux linceuls, réinhumer
★ À maîtriser
📌 L’interprétation culturelle d’un symptôme ne remplace pas son explication médicale, et des troubles persistants chez un enfant nécessitent un avis médical.
Compléments
📌 Dans certains récits réunionnais, les cheveux maillés sont associés aux ancêtres, tandis que dans d’autres traditions malgaches ils peuvent être attribués à des esprits de la nature ou à d’autres présences invisibles.
Les cheveux maillés peuvent être associés aux terreurs nocturnes, aux troubles du sommeil ou à une agitation inhabituelle, signes parfois interprétés comme une maladie z’esprit d’origine spirituelle.
Dans certaines pratiques, les cheveux de l’enfant sont coupés ou rasés lors d’un rituel qui symboliserait la rupture d’un lien indésirable ou la réponse à une demande attribuée au monde invisible.
Un signe capillaire reçoit une interprétation spirituelle, mais peut aussi avoir une explication ordinaire
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1. En quoi le culte des ancêtres se distingue-t-il d’une simple commémoration des morts ?
2. Une personne recherche des conseils sur les plantes, les rites et la divination, ainsi qu’une médiation avec le monde invisible : quel spécialiste traditionnel peut-elle consulter ?
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Quel nom les Portugais donnent-ils à Madagascar au début du XVIe siècle ?
L’île Saint-Laurent.
Quel objectif commercial motive notamment l’exploration portugaise des côtes malgaches ?
Contrôler les routes maritimes commerciales.
Quel point d’appui les Français établissent-ils dans le sud de Madagascar à la fin du XVIe siècle ?
Fort-Dauphin.
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