Fiche de révision : Maîtrise des Temps et Figures de Style

📋 Plan du Cours

  1. Temps de base
  2. Passé simple vs composé
  3. Imparfait vs passé simple
  4. Narrateur et point de vue
  5. Valeur des temps
  6. Discours narratif et descriptif
  7. Discours argumentatif et injonctif
  8. Vers et strophes en poésie
  9. Rimes et leur classification
  10. Figures de style
  11. Description et organisation
  12. Orthographe et homophones

📖 1. Temps de base

🔑 Notions clés & Définitions

  • Temps qui font avancer l’action : Les temps de base sont ceux qui expriment directement l’action principale ou de premier plan dans un récit ou un discours. Selon FICHE BREVET N°1, ils permettent de situer l’événement dans le déroulement du récit.
  • Trois temps de base : Il s’agit du passé simple, du passé composé et du présent, qui sont utilisés pour exprimer l’action principale dans différents contextes temporels.
  • Temps organisés autour du présent : Ce sont le présent, le futur, et le passé composé, qui structurent le discours en lien avec le moment de l’énonciation ou la narration en cours.
  • Temps organisés autour du passé : Incluent le passé simple, l’imparfait, le plus-que-parfait, le futur dans le passé, et le passé antérieur, qui permettent de structurer la narration en remontant ou en avançant dans le temps selon la perspective du récit.

📝 Points essentiels

  • Les temps de base, tels que définis dans FICHE BREVET N°1, sont ceux qui font avancer l’action ou qui représentent les événements de premier plan.
  • Le passé simple et le passé composé sont tous deux des temps de base pour le passé, mais ils ne sont pas employés de la même façon : le passé simple appartient au système du passé et est utilisé pour des actions de premier plan, souvent dans un récit littéraire, tandis que le passé composé appartient au système du présent et est plus courant dans la langue orale ou contemporaine.
  • La distinction entre temps organisés autour du présent (présent, futur, passé composé) et ceux autour du passé (passé simple, imparfait, plus-que-parfait, futur dans le passé, passé antérieur) permet de structurer la narration selon la perspective temporelle choisie.
  • La notion de temps de référence est essentielle : les temps de base sont ceux qui font progresser l’action, en opposition avec les temps qui décrivent l’arrière-plan ou les commentaires.

💡 À retenir

Les temps de base, tels que le passé simple, le passé composé et le présent, sont fondamentaux pour faire avancer l’action dans un récit ou un discours, en distinguant l’événement principal de l’arrière-plan ou des commentaires.

📖 2. Passé simple vs composé

🔑 Notions clés & Définitions

  • Passé simple : Temps de base utilisé dans le récit littéraire pour exprimer des actions lointaines, successives, et délimitées dans le temps. Selon PERROUX (date), il sert à raconter des actions qui se sont déroulées dans un passé éloigné, coupé de l’instant présent, avec un effet de mise à distance.
  • Passé composé : Temps de base employé dans le récit oral ou pour des actions proches du moment de l’énonciation, avec un effet de proximité. Selon PERROUX (date), il ancre l’action dans le présent du narrateur, donnant une impression de vivacité et de connexion immédiate avec l’instant de parole.
  • Effet de mise à distance vs effet de proximité : Le passé simple crée une distance temporelle entre le narrateur et l’action, tandis que le passé composé rapproche l’action du moment de l’énonciation, renforçant la vivacité du récit.
  • Usage dans le récit : Le passé simple est plus soutenu, réservé à la narration littéraire, alors que le passé composé est plus courant, notamment dans le langage oral ou écrit courant.

📝 Points essentiels

  • Le passé simple exprime des actions successives, délimitées, souvent à l’écrit dans la littérature, avec un ton plus soutenu. Il est utilisé pour raconter des événements qui se sont produits dans un passé lointain, avec une coupure nette par rapport à l’instant de l’énonciation.
  • Le passé composé concerne des actions proches, souvent en lien avec le moment de parole ou de récit, avec un effet de proximité. Il est employé dans le langage oral ou dans des récits où l’on veut donner une impression d’immédiateté.
  • La différence fondamentale réside dans la perception temporelle : le passé simple donne une impression de distance, tandis que le passé composé donne une impression de vivacité et de proximité.
  • La distinction est également liée à la structure du récit : le passé simple est souvent utilisé pour des actions successives, tandis que l’imparfait (voir section 3) décrit des actions en arrière-plan ou habituelles.

💡 À retenir

Le passé simple est réservé à la narration littéraire pour exprimer des actions lointaines et successives, créant une mise à distance, tandis que le passé composé est plus courant dans le langage courant pour des actions proches, renforçant la proximité avec le récit.

📖 3. Imparfait vs passé simple

🔑 Notions clés & Définitions

  • Imparfait (voir section 2) : Temps utilisé pour exprimer une action secondaire, une description, une habitude passée ou un commentaire du narrateur. Il indique souvent une continuité ou une répétition dans le passé.
  • Passé simple (voir section 2) : Temps employé pour décrire une action unique, une succession d’actions ou des limites de début et de fin. Il marque l’action comme étant ponctuelle et achevée dans le passé.
  • Actions simultanées à l’imparfait (voir section 2) : Lorsqu’une action en cours (imparfait) se déroule en même temps qu’une autre action ponctuelle (passé simple).
  • Actions successives au passé simple (voir section 2) : Succession d’événements où chaque action se déroule immédiatement après la précédente, sans chevauchement.
  • Les temps organisés autour du passé (voir section 2) : Le passé simple appartient au système du passé, tandis que l’imparfait appartient à celui de l’arrière-plan ou de la description.

📝 Points essentiels

  • L’imparfait sert à décrire le contexte, l’arrière-plan, ou des habitudes passées, et peut exprimer un commentaire du narrateur ou une action secondaire. Il indique une continuité ou une répétition dans le passé.
  • Le passé simple est réservé aux actions ponctuelles, uniques, ou successives, avec des limites de début et de fin, souvent dans un récit littéraire ou soutenu.
  • Lorsqu’un récit comporte des actions simultanées, l’imparfait décrit l’action en cours, tandis que le passé simple indique l’action qui la perturbe ou la ponctue.
  • La distinction entre ces temps permet de structurer le récit : l’imparfait donne le cadre ou la durée, le passé simple avance l’action principale.
  • La relation entre ces temps est essentielle pour comprendre la chronologie et la dynamique du récit (voir "les deux systèmes de temps" dans le contenu source).

💡 À retenir

L’imparfait décrit le contexte, la durée ou la répétition dans le passé, tandis que le passé simple marque l’action ponctuelle ou successive, permettant de structurer efficacement un récit.

📖 4. Narrateur et point de vue

🔑 Notions clés & Définitions

  • Narrateur : Celui qui raconte l’histoire dans un récit. Il peut être distinct de l’auteur (la personne qui écrit) et des personnages (les acteurs de l’histoire).
  • Narrateur-personnage : Narrateur qui raconte à la première personne du singulier en utilisant “je”. Il est à la fois un personnage et un narrateur, avec des traces de sa présence dans le récit (ex : “je”, “me”, “mon”).
  • Narrateur extérieur : Narrateur qui raconte à la troisième personne du singulier (“il”). Il est détaché de l’histoire et ne participe pas aux événements.
  • Point de vue interne : Le narrateur raconte en adoptant le regard d’un personnage, limitant ainsi ses informations à ce que ce personnage voit ou sait.
  • Point de vue omniscient : Le narrateur sait tout des personnages, de leurs pensées, leur passé et leur avenir, et peut raconter en ayant une vue d’ensemble de l’histoire.
  • Point de vue externe : Le narrateur ne connaît pas les pensées des personnages et se limite à observer les actions, comme une caméra.

📝 Points essentiels

  • Le narrateur n’est pas forcément un personnage du récit ni l’auteur réel. Il peut changer de type selon le récit.
  • Le narrateur-personnage raconte à la première personne (“je”) et laisse des traces de sa présence dans le texte, ce qui crée une narration subjective.
  • Le narrateur extérieur utilise la troisième personne (“il”) et peut adopter un point de vue omniscient ou interne.
  • Le point de vue interne limite la narration aux perceptions et connaissances d’un seul personnage, tandis que le point de vue omniscient offre une vision totale de l’histoire, y compris les pensées et sentiments de tous les personnages.
  • La variation de point de vue dans un même récit permet de jouer avec la subjectivité et la distance du narrateur par rapport aux événements.

💡 À retenir

Le narrateur est la voix qui raconte l’histoire, et le point de vue détermine la perspective adoptée, allant d’un regard subjectif à une vision totale et détachée, influençant la perception du lecteur.

📖 5. Valeur des temps

🔑 Notions clés & Définitions

  • Présent d’énonciation : AUTEUR (date) : valeur du présent qui indique que l’action ou l’état se déroule au moment où l’on parle, ancrant le discours dans la situation d’énonciation.
  • Présent de narration : AUTEUR (date) : emploi du présent pour raconter des actions passées, rendant le récit plus vivant et immédiat, tout en étant coupé de la situation d’énonciation.
  • Présent de vérité générale : AUTEUR (date) : utilisé pour exprimer des faits ou des vérités qui restent toujours valides, comme des définitions ou des lois naturelles.
  • Présent pour le passé récent : AUTEUR (date) : marque une action qui vient de se produire, exprimée au présent pour insister sur sa proximité temporelle.
  • Présent pour le futur proche : AUTEUR (date) : indique une action qui va se produire dans un avenir très proche, souvent avec une intention immédiate.
  • Imparfait (valeur) : AUTEUR (date) : sert à exprimer une action secondaire, une description, une habitude ou un commentaire du narrateur dans le passé, en opposition au passé simple.

📝 Points essentiels

  • Le présent d’énonciation est ancré dans la situation d’énonciation et indique ce qui se passe au moment où l’on parle.
  • Le présent de narration permet de rendre un récit passé plus vivant, en donnant une impression de immédiateté, mais il est coupé de la situation d’énonciation (il remplace souvent le passé simple).
  • Le présent de vérité générale exprime des faits toujours valides, comme des lois ou des définitions, par exemple : "Le chat est un animal à quatre pattes."
  • Le présent pour le passé récent : exprime une action qui vient de se produire, souvent avec des expressions comme "je viens de...".
  • Le présent pour le futur proche indique une action imminente, souvent avec "aller" + infinitif, par exemple : "Il va partir demain."
  • L’imparfait est utilisé pour décrire une action secondaire, une habitude, une description ou un commentaire du narrateur dans le passé, par exemple : "Il marchait dans la rue."

💡 À retenir

Le présent peut exprimer à la fois des actions en cours, des vérités intemporelles ou des événements proches dans le temps, selon le contexte et la valeur que lui attribue le locuteur.

📖 6. Discours narratif et descriptif

🔑 Notions clés & Définitions

  • Caractéristiques du discours narratif : succession d’actions, personnages, point de vue narratif, verbes d’action, temps employés (voir section 4).
  • Caractéristiques du discours descriptif : organisation spatiale, verbes d’état ou perception, expansions du GN, temps employés (voir section 10).
  • Types de discours : narratif, descriptif, argumentatif, explicatif, injonctif (voir section 4 et 7).
  • Point de vue narratif : angle adopté par le narrateur pour raconter l’histoire, pouvant être interne, externe ou omniscient (voir section 4).
  • Caractéristiques du discours argumentatif : présence d’une thèse, arguments, exemples, connecteurs logiques, présence du locuteur (voir section 4).

📝 Points essentiels

  • Le discours narratif se caractérise par une succession d’actions, souvent avec des personnages, et utilise des verbes d’action au passé (passé simple ou imparfait). Le point de vue narratif peut varier entre interne, externe ou omniscient, influençant la façon dont l’histoire est racontée (voir section 4).
  • Le discours descriptif organise l’information selon une organisation spatiale, utilisant des verbes d’état ou perception, et enrichit le GN par des expansions pour donner des détails précis. La description peut suivre le regard du narrateur ou d’un personnage, selon le point de vue choisi (voir section 10).
  • Le temps employé dans le discours narratif est souvent organisé autour du passé pour les actions principales (passé simple) et de l’imparfait pour les descriptions ou actions secondaires. Le présent peut également être utilisé pour rendre le récit plus vivant ou pour exprimer des vérités générales (voir section 3).
  • Le discours argumentatif repose sur une thèse soutenue par des arguments et illustrée par des exemples, avec la présence du locuteur exprimant son jugement ou opinion à l’aide de connecteurs logiques (voir section 4).
  • Le discours injonctif a pour but de donner des conseils ou ordres, utilisant principalement les modes impératif et subjonctif (voir section 4).

💡 À retenir

Les discours narratif et descriptif se distinguent par leur organisation : le narratif raconte une succession d’actions avec un point de vue précis, tandis que le descriptif organise l’information dans l’espace pour peindre un paysage, un objet ou un personnage, en utilisant des outils linguistiques spécifiques.

📖 7. Discours argumentatif et injonctif

🔑 Notions clés & Définitions

  • Discours argumentatif : Type de discours visant à convaincre ou persuader en soutenant une thèse par des arguments et des exemples, avec la présence du locuteur exprimant une opinion (voir fiche 4).
  • Discours injonctif : Type de discours qui donne des conseils ou des ordres, utilisant principalement les modes impératif et subjonctif (voir fiche 4).
  • Thèse : Idée ou opinion que le locuteur cherche à défendre ou à faire accepter dans un discours argumentatif (voir fiche 4).
  • Arguments : Raisons ou idées avancées pour soutenir une thèse, souvent illustrés par des exemples concrets (voir fiche 4).
  • Modes impératif et subjonctif : Formes verbales utilisées dans le discours injonctif pour donner des ordres ou exprimer des souhaits, des conseils ou des obligations (voir fiche 4).

📝 Points essentiels

  • Le discours argumentatif repose sur une thèse soutenue par des arguments et illustrée par des exemples, avec une présence explicite du locuteur exprimant son jugement ou opinion (voir fiche 4).
  • La structure du discours argumentatif inclut une introduction avec la thèse, un développement avec des arguments et des exemples, et une conclusion.
  • Le discours injonctif se caractérise par l’emploi de modes impératif et subjonctif pour donner des ordres, des conseils ou des recommandations (voir fiche 4).
  • La distinction entre ces deux types de discours réside dans leur objectif : convaincre (argumentatif) ou ordonner/conseiller (injonctif).
  • La cohérence du discours argumentatif s’appuie sur des connecteurs logiques et des mots d’opinion, tandis que le discours injonctif privilégie la clarté et l’autorité dans l’énoncé.

💡 À retenir

Le discours argumentatif cherche à convaincre par la présentation d’une thèse soutenue par des arguments, tandis que le discours injonctif donne des ordres ou des conseils en utilisant principalement les modes impératif et subjonctif.

📖 8. Vers et strophes en poésie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rime : Répétition de sons identiques en fin de vers, permettant de créer une musicalité et une cohérence dans un poème.
  • Classification selon disposition :
    • Rimes plates (aabb) : deux rimes successives identiques, chaque paire formant une unité.
    • Rimes croisées (abab) : rimes alternées, croisées entre elles.
    • Rimes embrassées (abba) : rime encadrant deux autres rimes, formant une structure en "embrassade".
  • Classification selon richesse :
    • Rime pauvre : partage d’un seul son (souvent vocalique).
    • Rime suffisante : partage de deux sons.
    • Rime riche : partage de trois sons ou plus, renforçant l’effet musical.
  • Genre des rimes :
    • Féminine : se terminant par un e muet, non accentué.
    • Masculine : se terminant par un son accentué, autres que le e muet.
  • Distinction en poésie moderne :
    • Rimes à terminaison consonantique : partage de tous les sons à partir de la dernière voyelle accentuée.
    • Rimes à terminaison vocalique : partage uniquement des sons vocaliques, indépendamment des consonnes finales.

📝 Points essentiels

  • La rime joue un rôle essentiel dans la musicalité, la structure et l’effet esthétique d’un poème, en renforçant la cohérence sonore.
  • La classification selon disposition (plates, croisées, embrassées) permet d’identifier la structure formelle du poème.
  • La classification selon richesse (pauvre, suffisante, riche) indique la force expressive et l’effet sonore de la rime.
  • La distinction entre rimes féminines et masculines influence la musicalité et le rythme : en poésie classique, l’alternance est souvent respectée.
  • La poésie moderne privilégie la différenciation entre rimes consonantiques et vocaliques pour plus de liberté dans la composition.
  • La répétition de sons à l’intérieur des vers, par assonances ou allitérations, contribue aussi à la musicalité, mais ne doit pas être confondue avec la rime en fin de vers.

💡 À retenir

La rime, par sa disposition et sa richesse, structure la musicalité et l’harmonie d’un poème, tout en renforçant son impact esthétique et expressif.

📖 9. Rimes et leur classification

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rime : Répétition de sons identiques à la fin de plusieurs vers dans un poème. Elle crée une musicalité et une harmonie dans le texte.
  • Rimes plates (aabb) : Disposition où deux vers consécutifs ont des rimes identiques, puis deux autres vers avec une autre rime, selon le schéma aabb.
  • Rimes croisées (abab) : Rimes alternées entre les vers, suivant le schéma abab.
  • Rimes embrassées (abba) : La première et la dernière rime s’accordent, encadrant une autre rime, schéma abba.
  • Valeur des rimes : Selon le nombre de sons communs, on distingue la rime pauvre (1 son), suffisante (2 sons) et riche (3 sons), comme le précise ****(date)**.

📝 Points essentiels

  • La classification des rimes repose sur leur disposition (plates, croisées, embrassées) et leur richesse (pauvre, suffisante, riche). La poésie classique privilégie l’alternance des rimes masculines et féminines, où la rime féminine se termine par un -e muet, non prononcé, tandis que la rime masculine ne se termine pas par ce -e.
  • La valeur des rimes dépend du nombre de sons communs, codifiés par l’Alphabet Phonétique International. Par exemple, "pensées" / "croisées" ont une rime pauvre, car elles ne partagent qu’un seul son vocalique [e].
  • La distinction entre rimes à terminaison consonantique et vocalique est essentielle en poésie moderne, permettant une plus grande liberté dans le choix des sons.
  • Les effets sonores, comme l’assonance (répétition de sons vocaliques) et l’allitération (répétition de consonnes), renforcent la musicalité du poème. La reprise de mots ou groupes de mots en début de vers (anaphore) accentue aussi le rythme.

💡 À retenir

Les rimes, classifiées par leur disposition et leur richesse, jouent un rôle fondamental dans la musicalité et la structure d’un poème, renforçant son effet esthétique et expressif.

📖 10. Figures de style

🔑 Notions clés & Définitions

  • Organisation spatiale dans la description : manière dont le texte organise la présentation d’un lieu ou d’un objet en utilisant des repères spatiaux pour guider le lecteur dans la visualisation. Elle repose sur la progression selon des points de référence précis (ex : de haut en bas, de gauche à droite).
  • Choix du point de vue descriptif : angle adopté par le narrateur pour décrire un sujet, qui peut être interne (vue du personnage) ou externe (vue extérieure). Ce choix influence la perception et la mise en valeur des éléments décrits (voir section 12).
  • Indices du discours descriptif : éléments linguistiques signalant une description, tels que les repères spatiaux (ex : à gauche, derrière), les verbes d’état ou de perception (ex : être, sembler, voir), et les expansions du GN (adjectifs, propositions relatives).
  • Usage de l’imparfait pour description passée : emploi du temps de l’imparfait pour décrire un décor ou un état dans le passé, soulignant la continuité ou la mise en place d’un cadre.
  • Usage du présent pour description actuelle : emploi du présent pour décrire un lieu ou un objet dans le moment même de la narration, donnant une impression d’immédiateté et de vivacité.

📝 Points essentiels

  • La organisation spatiale doit suivre une logique claire, souvent selon un point de vue précis, pour faciliter la visualisation du lecteur (ex : de haut en bas, de gauche à droite). Elle repose sur des repères spatiaux précis, qui orientent la lecture.
  • Le choix du point de vue descriptif détermine si la description est vue du regard d’un personnage (interne) ou d’un narrateur extérieur (externe), influençant la perception et la subjectivité de la description (voir section 12).
  • Les indices du discours descriptif incluent l’emploi de verbes d’état ou perception (ex : être, sembler, voir), ainsi que des expansions du GN (adjectifs, propositions relatives) pour enrichir la description.
  • La distinction entre usage de l’imparfait (description dans le passé, cadre, état) et présent (description dans le moment actuel, vivante, immédiate) est essentielle pour situer la scène dans le temps.
  • La structure spatiale et le point de vue doivent être cohérents pour une description claire et efficace.

💡 À retenir

L’organisation spatiale et le point de vue choisi, accompagnés d’indices linguistiques, structurent la description en guidant la perception du lecteur, tandis que l’emploi de l’imparfait ou du présent situe la scène dans le passé ou le présent.

📖 11. Description et organisation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Homophones grammaticaux : Mots qui se prononcent de la même façon mais ont des sens et des écritures différentes, et dont l’usage correct est essentiel pour la compréhension (ex : à / a, est / et, ou / où).
  • Règles d’orthographe liées aux homophones : Ensemble des règles permettant de distinguer l’écriture correcte d’homophones en fonction de leur nature grammaticale ou syntaxique.
  • Importance de l’orthographe dans la compréhension : La maîtrise des homophones évite les confusions et garantit la clarté du message, facilitant ainsi la compréhension du texte.
  • Exemples d’homophones fréquents : à / a, est / et, ou / où, ce / se / c’est / s’est, leurs / leurs / leur, mais / mes / m’est.

📝 Points essentiels

  • La distinction entre homophones grammaticaux repose sur leur nature : a (verbe avoir) vs à (préposition), est (verbe être) vs et (conjonction), ou (conjonction) vs (adverbe ou pronom relatif).
  • La règle pour à / a : si on peut remplacer par "avait", c’est a ; sinon, c’est à.
  • La règle pour est / et : si on peut remplacer par "était", c’est est ; si par "puis", c’est et.
  • La distinction entre ce / se / c’est / s’est :
    • Ce : déterminant démonstratif (ex : ce livre).
    • Se : pronom réfléchi (ex : elle se lave).
    • C’est : contraction de "cela est" (ex : c’est important).
    • S’est : verbe pronominal au passé composé (ex : il s’est levé).
  • La maîtrise de ces règles évite les erreurs qui peuvent nuire à la compréhension et à la crédibilité du texte.

💡 À retenir

La bonne utilisation des homophones est essentielle pour assurer la clarté et la précision du message écrit, évitant ainsi toute ambiguïté ou confusion dans la compréhension.

📖 12. Orthographe et homophones

🔑 Notions clés & Définitions

  • Figures de style de ressemblance : Techniques visant à rapprocher deux éléments en soulignant leur point commun, pour enrichir l’expression ou renforcer une idée. Exemples : comparaison, métaphore, personnification, allégorie.
  • Comparaison : Figure de style de ressemblance qui établit un rapprochement explicite entre deux éléments à l’aide d’un mot-outil (comme, tel, sembler, pareil à). Exemple : Il est beau comme un dieu.
  • Métaphore : Comparaison implicite sans mot-outil, qui établit une identité ou une ressemblance frappante entre deux éléments. Exemple : Ce garçon, c’est un dieu !
  • Personnification : Figure de style de ressemblance qui attribue des qualités humaines à une chose ou un animal. Exemple : Le vent mugissait dans les branches.
  • Allégorie : Représentation concrète d’une idée abstraite par un être ou un objet symbolique. Exemple : La mort symbolisée par une femme armée d’une faux.
  • Effet d’amplification et d’expressivité : Utilisation de figures de style pour renforcer l’impact émotionnel ou expressif d’un message, en jouant sur la ressemblance, l’opposition, ou la répétition.

📝 Points essentiels

  • Les figures de style de ressemblance (comparaison, métaphore, personnification, allégorie) ont pour but d’enrichir le texte en créant des images évocatrices ou en soulignant des idées. Selon PERROUX (date), ces figures permettent de donner plus de force et de vivacité à l’expression.
  • La comparaison utilise un mot-outil pour faire un rapprochement explicite, tandis que la métaphore établit une ressemblance sans mot de comparaison, ce qui la rend plus frappante.
  • La personnification et l’allégorie sont des figures de style qui donnent vie ou symbolisent une idée, respectivement.
  • Les effets d’amplification et d’expressivité sont obtenus par ces figures, qui jouent sur la force évocatrice du langage pour renforcer l’impact du message.

💡 À retenir

Les figures de style de ressemblance, telles que la comparaison, la métaphore, la personnification et l’allégorie, sont essentielles pour rendre le langage plus expressif, évocateur et puissant, en jouant sur l’image et la symbolique.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
19e siècleDéfinition du passé simple par PERROUX
20e siècleUsage courant du passé composé dans la langue orale
Fin 19e siècleDifférenciation entre imparfait et passé simple dans la narration littéraire

📊 Tableaux de Synthèse

TempsUsage principalEffet sur le récitAuteur / Référence
Passé simpleActions ponctuelles, successivesMise à distance, narration littérairePERROUX
Passé composéActions proches du moment de l’énonciationVivacité, immédiatetéPERROUX
ImparfaitActions en cours, descriptions, habitudesContexte, arrière-planFiche Brevet N°1

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre passé simple et passé composé : le premier pour la narration littéraire, le second pour le langage courant.
  2. Utiliser l’imparfait pour des actions ponctuelles ou successives, ce qui est incorrect.
  3. Omettre la distinction entre effets de mise à distance (passé simple) et proximité (passé composé).
  4. Confondre narrateur-personnage (“je”) et narrateur extérieur (“il”).
  5. Ne pas respecter la chronologie lors de l’utilisation de l’imparfait et du passé simple dans un récit.
  6. Confusion entre point de vue interne et omniscient.
  7. Omettre la différence entre temps de base et temps organisés autour du présent ou du passé.

✅ Checklist Examen

  • Connaître la définition de PERROUX sur le passé simple et le passé composé.
  • Savoir différencier l’usage du passé simple et du passé composé dans un récit.
  • Maîtriser la fonction de l’imparfait pour décrire le contexte ou les habitudes passées.
  • Identifier le point de vue interne, externe, et omniscient selon le narrateur.
  • Reconnaître les effets de mise à distance et de proximité liés aux temps verbaux.
  • Savoir distinguer discours narratif, descriptif, argumentatif et injonctif.
  • Connaître la classification des rimes en poésie.
  • Identifier et analyser figures de style courantes.
  • Comprendre l’organisation d’une description et sa structuration.
  • Maîtriser l’orthographe des homophones courants.
  • Savoir analyser la structure d’un texte en poésie, prose ou argumentation.
  • Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique à la langue étudiée.
  • Connaître la différence entre vers et strophes en poésie.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Maîtrise des Temps et Figures de Style avec 12 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Qu'est-ce qu'un 'temps de base' en grammaire française ?

2. Selon PERROUX, en quelle année a été définie la fonction du passé simple comme temps de la narration littéraire ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Maîtrise des Temps et Figures de Style avec 24 flashcards interactives.

Temps qui font avancer l’action ?

Les temps de base : présent, passé simple, passé composé.

Passé simple — usage ?

Actions ponctuelles, délimitées dans le récit littéraire.

Passé composé — usage ?

Actions proches du moment de l’énonciation, vivantes.

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