Fiche de révision : Mécanismes et frontières de la tectonique

📋 Plan du Cours

  1. Dérive des continents
  2. Plaques lithosphériques
  3. Frontières de plaques
  4. Dorsales océaniques
  5. Zones de subduction
  6. Collision continentale
  7. Mécanismes de convection
  8. Activité sismique et volcanique

📖 1. Dérive des continents

🔑 Notions clés & Définitions

  • Wegener (1912) : théoricien qui a proposé la théorie de la dérive des continents, suggérant que les continents se déplacent à la surface de la Terre, bien que son moteur soit considéré comme un non-sens à l'époque. Son travail a remis en question le modèle fixiste en introduisant l'idée d'un mouvement horizontal de la lithosphère.

  • Mouvement horizontal de la lithosphère : déplacement des plaques tectoniques à la surface de la Terre, principalement selon une direction horizontale, impliquant la dérive des continents et la formation de structures géologiques.

  • Remise en question du modèle fixiste : critique du paradigme selon lequel les continents et océans seraient immobiles, remplacée par la conception dynamique de la Terre où la lithosphère se déplace.

  • Origine historique de la tectonique des plaques : processus ayant permis de comprendre que la dérive des continents, initialement proposée par Wegener, s’intègre dans une théorie plus large expliquant la mobilité de la lithosphère via la dynamique mantellique, notamment à partir des travaux de Morgan (1967) et Le Pichon (1968).

📝 Points essentiels

  • La théorie de Wegener (1912) a été la première à suggérer que les continents ont autrefois formé un supercontinent, la Pangée, puis se sont séparés et ont dérivé. Bien que ses idées aient été initialement rejetées, elles ont permis de remettre en cause le modèle fixiste et d’ouvrir la voie à la théorie de la tectonique des plaques.

  • La dérive des continents concerne uniquement la partie superficielle de la Terre, la lithosphère, qui se déplace horizontalement selon des mouvements contrôlés par la dynamique mantellique.

  • La remise en question du fixisme, notamment par Wegener, a été essentielle pour comprendre que la surface de la Terre est en constante évolution, avec des mouvements horizontaux des plaques.

  • L’origine historique de la tectonique des plaques s’appuie sur des travaux de géophysiciens comme Morgan (1967) et Le Pichon (1968), qui ont permis de caractériser et délimiter les plaques lithosphériques, intégrant la dérive des continents dans un cadre global de dynamique terrestre.

💡 À retenir

La dérive des continents, proposée par Wegener, a été une étape fondamentale dans la remise en question du modèle fixiste, en introduisant l’idée que la lithosphère se déplace horizontalement, ce qui a conduit à la théorie moderne de la tectonique des plaques.

📖 2. Plaques lithosphériques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Plaque lithosphérique : Enveloppe rigide constituée de la croûte et du manteau supérieur, délimitée par des zones de déformation, de séismes et de volcans, qui se déplace à la surface de la Terre. W. Jason Morgan (1967) a permis de la caractériser et de la délimiter à la surface de la Terre.
  • Limites des plaques par séismes et volcans : Les frontières des plaques sont repérées par la localisation privilégiée de séismes et de volcans, notamment aux zones de divergence, convergence ou transformantes. La profondeur des séismes, notamment dans le cas des zones de subduction, indique la plongée de la lithosphère.
  • Rigidité et déformation aux frontières : La lithosphère est cohérente dans son déplacement, mais se déforme principalement à ses frontières, où elle subit des déformations ductiles ou cassantes, donnant lieu à des structures telles que plis, failles ou chevauchements.
  • Travaux de Morgan et Le Pichon : Morgan (1967) et Le Pichon (1968) ont permis de caractériser et de délimiter les plaques à la surface de la Terre, en utilisant notamment l’étude des caractéristiques géologiques et géophysiques.
  • Nombre de plaques majeures : Il existe actuellement 15 plaques tectoniques majeures, dont la plupart sont en mouvement relatif, formant différentes frontières (divergentes, convergentes, transformantes).
  • Méthodes de délimitation des plaques : La délimitation s’appuie sur l’étude du champ magnétique (anomalies magnétiques enregistrées dans les roches, notamment au niveau des fonds océaniques) et sur la géolocalisation précise par GPS, permettant de suivre en temps réel le déplacement des plaques.

📝 Points essentiels

  • La théorie de la tectonique des plaques s’appuie sur les travaux de Morgan (1967) et Le Pichon (1968), qui ont permis de définir la cohérence et la délimitation des plaques à la surface de la Terre.
  • La limite des plaques est principalement repérée par la localisation de séismes et volcans, qui sont concentrés aux frontières, notamment aux zones de divergence (dorsales), convergence (zones de subduction ou collision) ou transformantes.
  • La rigidité de la lithosphère implique qu’elle se déforme principalement à ses frontières, où se produisent des déformations ductiles ou cassantes, donnant lieu à des structures tectoniques variées.
  • La détection des mouvements actuels des plaques est rendue possible grâce aux techniques modernes telles que le GPS, qui permet de mesurer en temps réel leur déplacement.
  • La présence de 15 plaques majeures illustre la complexité de la dynamique terrestre, avec des interactions variées aux frontières.

💡 À retenir

Les plaques lithosphériques sont des unités rigides délimitant la surface de la Terre, dont le mouvement est principalement repéré par la localisation de séismes, volcans, et par des méthodes modernes comme le GPS, permettant de comprendre la dynamique globale de la tectonique.

📖 3. Frontières de plaques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Frontière divergente : limite entre deux plaques s’éloignant l’une de l’autre, caractérisée par la formation de nouvelle lithosphère océanique, notamment aux dorsales. Wegener (1912) évoque la divergence comme moteur de la dérive des continents, mais la caractérisation précise des frontières divergentes est développée par Morgan (1967) et Le Pichon (1968).
  • Dorsale océanique : zone de divergence où se forme la nouvelle lithosphère océanique par magmatisme, avec deux types : lentes (1-5 cm/an) et rapides (7-15 cm/an), distinguées par leur activité géologique et la nature des roches en surface.
  • Frontière convergente : limite où deux plaques se rapprochent, pouvant aboutir à la subduction ou à la collision continentale. La subduction implique la plongée d’une plaque sous une autre, tandis que la collision entraîne un épaississement de la lithosphère.
  • Zone de subduction : frontière convergente où une plaque océanique plonge sous une plaque continentale ou une autre océanique, caractérisée par un plan de Wadati-Benioff (1935), des séismes profonds (jusqu’à 600 km) et un volcanisme explosif.
  • Frontière transformante : limite où deux plaques glissent horizontalement l’une par rapport à l’autre sans création ni destruction de lithosphère, localisée souvent au niveau des fractures de dorsale.

📝 Points essentiels

  • Les frontières divergentes sont localisées principalement aux dorsales océaniques, où la lithosphère se forme par magmatisme lié à la décompression adiabatique lors de l’ouverture rapide ou lente des dorsales. La vitesse de divergence influence la nature du magmatisme et la composition des roches volcaniques (basalte, gabbro, serpentinite).
  • La dorsale rapide favorise la fusion partielle de la péridotite par décompression adiabatique, produisant du magma basaltique, tandis que la dorsale lente présente une lithosphère désorganisée avec des roches hydratées et peu de magmatisme.
  • Les zones de subduction se caractérisent par la présence de fosses profondes, des séismes jusqu’à 600 km, et un volcanisme explosif lié à la fusion partielle hydratée du manteau. La plan de Wadati-Benioff témoigne de la plongée de la plaque. La métamorphose de subduction modifie la minéralogie des roches, libérant de l’eau qui favorise la fusion partielle.
  • La collision continentale résulte souvent de la subduction bloquée, menant à un épaississement lithosphérique et à la formation de chaînes de montagnes comme les Alpes ou l’Himalaya, avec des déformations ductiles ou cassantes (plis, failles, nappes).
  • La dynamique mantellique sous-tend le mouvement des plaques, où la convection dans le manteau, révélée par anomalies sismiques, entraîne la divergence ou convergence des plaques. La subduction et la collision sont des conséquences de ces mouvements.

💡 À retenir

Les frontières de plaques se distinguent par leur activité géologique spécifique : divergence avec formation de nouvelle lithosphère, convergence avec subduction ou collision, et transformant par déplacement horizontal, toutes localisées aux zones de séismes et volcans. La dynamique mantellique, via la convection, contrôle ces mouvements.

📖 4. Dorsales océaniques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dorsales océaniques : zones de divergence où deux plaques lithosphériques s’éloignent, permettant la formation de nouvelle lithosphère océanique. (Source : Page 2)
  • Formation de nouvelle lithosphère océanique : processus qui se produit lors de l’éloignement des plaques à une dorsale, par magmatisme et fusion partielle de la péridotite, créant une nouvelle croûte océanique. (Source : Page 2)
  • Dorsales lentes et rapides : distinction basée sur la vitesse de divergence. Les dorsales lentes ont une divergence entre 1 et 5 cm/an, tandis que les dorsales rapides atteignent 7 à 15 cm/an. (Source : Page 2)
  • Structure lithosphérique sous dorsales rapides : composée du basalte en surface, du gabbro en profondeur, et de la péridotite au niveau du manteau, en respectant une stratification logique. (Source : Page 2-3)
  • Décompression adiabatique et fusion partielle : phénomène où la montée rapide de roches dans une dorsale rapide entraîne une décompression sans perte de chaleur, provoquant une fusion partielle qui génère le magma basaltique. (Source : Page 3)
  • Anomalie thermique localisée à l'axe des dorsales : augmentation de température due à la remontée de roches par décompression, concentrée au centre de la dorsale, puis décroissante en s’éloignant. (Source : Page 3)

📝 Points essentiels

  • Les dorsales océaniques sont des zones de divergence où la lithosphère se crée par magmatisme, notamment lors de l’ouverture de fractures. La formation de nouvelle croûte océanique est liée à la divergence des plaques.
  • La vitesse de divergence distingue deux types de dorsales : lentes (1-5 cm/an) et rapides (7-15 cm/an). La structure lithosphérique diffère selon cette vitesse : sous dorsale rapide, la stratification est claire avec basaltes, gabbros et péridotites ; sous dorsale lente, la croûte est désorganisée, avec des gabbros affleurants, serpentinites, et basaltes dispersés.
  • La fusion partielle, favorisée par la décompression adiabatique dans les dorsales rapides, est à l’origine du magma basaltique. Ce processus ne se produit pas dans les dorsales lentes, où la fusion est limitée, et la serpentinite est plus présente en surface.
  • L’anomalie thermique est une conséquence directe de la remontée de roche chaude à l’axe de la dorsale, ce qui explique la localisation de la chaleur et la variation d’épaisseur de la lithosphère depuis l’axe vers l’extérieur.
  • La circulation d’eau dans les failles, favorisée par l’hydrothermalisme, modifie la minéralogie des roches en profondeur, formant serpentinite et fumeurs noirs, témoins de l’activité hydrothermale.

💡 À retenir

Les dorsales océaniques, zones de divergence, jouent un rôle clé dans la formation de la nouvelle lithosphère océanique, avec des caractéristiques structurales et thermiques qui varient selon leur vitesse d’ouverture, influençant ainsi la dynamique de la croûte océanique.

📖 5. Zones de subduction

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fosse océanique : Relief négatif formé au niveau de la zone de subduction, correspondant à la zone de plongée de la lithosphère océanique sous une autre plaque, souvent très profonde (ex : fosse des Mariannes).
  • Plan de Wadati-Benioff : Plan incliné à l’intérieur de la Terre où se concentrent les foyers sismiques profonds, témoignant de la plongée de la lithosphère dans la zone de subduction, découvert en 1935.
  • Métamorphisme de subduction : Transformation minéralogique des roches lors de leur enfouissement sous une autre plaque, sous haute pression et température, sans fusion, modifiant leur composition minéralogique.
  • Libération d’eau : Lors du métamorphisme de subduction, la déshydratation des roches hydratées libère de l’eau dans le manteau, favorisant la fusion partielle et la formation de magmas explosifs.
  • Volcanisme explosif lié à la fusion partielle hydratée du manteau : Volcanisme caractérisé par des éruptions violentes, résultant de la fusion partielle de roches hydratées du manteau, produisant des magmas riches en gaz et en eau, typique en zone de subduction.

📝 Points essentiels

Les zones de subduction sont caractérisées par la présence d’une fosse océanique, relief négatif profond formé par la plongée de la lithosphère océanique sous une autre plaque. Le plan de Wadati-Benioff, découvert en 1935, correspond à un plan incliné où se concentrent les foyers sismiques profonds, pouvant atteindre 600 km de profondeur, témoignant de la plongée de la plaque. Lors de cette plongée, la lithosphère subductée subit un métamorphisme de subduction, modifiant sa minéralogie par haute pression et température, sans fusion. Ce processus libère de l’eau, qui hydrate le manteau supérieur, favorisant la fusion partielle et la génération de magmas explosifs. Ces magmas, riches en gaz et en eau, alimentent le volcanisme explosif observé en surface, notamment dans des zones comme la chaîne des Andes ou la fosse des Mariannes. La densité accrue de la lithosphère subductée, due à ces transformations, est un facteur clé pour la poursuite de la subduction.

💡 À retenir

La subduction est un processus de plongée de la lithosphère océanique sous une autre plaque, caractérisé par une fosse océanique, un plan de Wadati-Benioff, un métamorphisme de subduction, et un volcanisme explosif lié à la fusion partielle hydratée du manteau.

📖 6. Collision continentale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Collision : Processus où deux lithosphères continentales entrent en contact suite à l’arrêt de la subduction océanique, entraînant un raccourcissement et un épaississement de la lithosphère, et la formation de chaînes de montagnes (ex : Alpes, Himalaya).
  • Blocage de la subduction continentale : Situation où la subduction d’une lithosphère continentale est interrompue en raison de sa densité similaire à celle du manteau, empêchant la plongée et menant à la collision.
  • Structures tectoniques en chaîne de montagnes : Ensemble de déformations (plis, failles, chevauchements, nappes) résultant du raccourcissement lithosphérique lors de la collision, témoignant d’un épaississement crustal.
  • Empilement lithosphérique : Observation par tomographie et réflecteurs sismiques d’un empilement de matériaux lithosphériques (croûte, manteau lithosphérique) lors de la collision, attestant du raccourcissement crustal.
  • Raccourcissement et épaississement lithosphérique : Mécanismes de déformation ductile et cassante qui conduisent à la compression horizontale, augmentant l’épaisseur de la croûte lors de la collision.
  • Subduction océanique : Phénomène de plongée d’une lithosphère océanique sous une autre lithosphère, qui peut être bloquée lors de la collision continentale, favorisant la formation de chaînes de montagnes.

📝 Points essentiels

  • La collision continentale résulte de l’arrêt de la subduction océanique, souvent bloquée par la densité similaire des lithosphères continentales, ce qui empêche la plongée et favorise le raccourcissement crustal. La collision est souvent la suite d’une subduction océanique qui se bloque, menant à un épaississement lithosphérique et à la formation de chaînes de montagnes comme les Alpes ou l’Himalaya.
  • Les déformations associées comprennent des plis, failles, chevauchements et nappes, témoignant d’un raccourcissement et épaississement des couches sédimentaires et crustales. Ces structures tectoniques sont observées dans les terrains de collision via la tomographie et les réflecteurs sismiques, notamment dans le profil ECORS.
  • La subduction océanique peut être bloquée par la densité équivalente de la lithosphère continentale, ce qui empêche sa plongée dans le manteau. La compression provoque une déformation ductile (plis) ou cassante (faille inverse, chevauchement).
  • La dynamique mantellique, notamment la convection, favorise la mise en place de ces processus, avec un raccourcissement crustal et un épaississement lithosphérique, aboutissant à la formation de chaînes de montagnes. La tomographie montre un empilement lithosphérique lors de cette collision.

💡 À retenir

La collision continentale, souvent bloquée par la densité de la lithosphère continentale, entraîne un raccourcissement, un épaississement crustal et la formation de structures tectoniques complexes, aboutissant à la création de chaînes de montagnes.

📖 7. Mécanismes de convection

🔑 Notions clés & Définitions

  • Gradient géothermique terrestre : Variation de la température en fonction de la profondeur à l’intérieur de la Terre. La température augmente généralement avec la profondeur, ce qui influence les modes de transfert thermique (voir aussi "Modes de transfert thermique").

  • Modes de transfert thermique : conduction et convection :

    • Conduction : transfert de chaleur sans déplacement de matière, par contact direct, dominant dans la lithosphère (voir aussi "Conduction dans la lithosphère").
    • Convection : transfert de chaleur avec déplacement de matière, plus efficace dans le manteau, responsable des mouvements mantelliques (voir aussi "Convection dans le manteau terrestre").
  • Conduction dans la lithosphère : Mode de transfert thermique où la chaleur se propage par contact direct, sans mouvement de matière, permettant à la lithosphère de se refroidir et de s’épaissir à distance des dorsales.

  • Convection dans le manteau terrestre : Mécanisme de transfert thermique impliquant le déplacement de matière chaude et moins dense vers la surface, et de matière froide et dense vers le centre, ce qui génère la dynamique mantellique et influence le mouvement des plaques (voir aussi "Rôle de la convection dans le mouvement des plaques").

  • Anomalies thermiques révélées par ondes sismiques : Variations de vitesse des ondes sismiques dans le manteau, interprétées comme des hétérogénéités thermiques, témoignant des mouvements de convection mantellique (voir aussi "Anomalies thermiques révélées par ondes sismiques").

📝 Points essentiels

  • La température de la Terre augmente avec la profondeur selon le gradient géothermique, ce qui crée des différences de température essentielles pour les mécanismes de transfert thermique (voir aussi "Gradient géothermique terrestre").
  • La conduction est le mode dominant dans la lithosphère, où la chaleur se diffuse sans déplacement de matière, permettant son refroidissement et son épaississement à distance des dorsales.
  • La convection est le principal mécanisme de transfert thermique dans le manteau, où la matière chaude monte en raison de sa moindre densité, entraînant la dynamique mantellique et le déplacement des plaques.
  • Les anomalies thermiques détectées par l’étude des ondes sismiques indiquent la présence de mouvements de convection dans le manteau, avec des zones chaudes ou froides affectant la vitesse des ondes.
  • La convection mantellique, en créant des mouvements ascendants et descendants, joue un rôle central dans la dynamique des plaques lithosphériques, notamment dans la subduction, la formation de dorsales et la collision continentale.

💡 À retenir

La convection mantellique, couplée au gradient géothermique et aux modes de transfert thermique, est le moteur principal du mouvement des plaques lithosphériques, révélée par les anomalies thermiques détectées par ondes sismiques.

📖 8. Activité sismique et volcanique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Activité sismique liée aux frontières de plaques : Séismes qui se produisent principalement aux limites des plaques lithosphériques, notamment aux zones de divergence, convergence et transformantes, en raison des mouvements relatifs entre plaques (voir section 3).

  • Volcanisme associé aux dorsales et zones de subduction : Processus volcanique qui se manifeste respectivement lors de la formation de nouvelle lithosphère océanique aux dorsales rapides ou lentes, et lors de la fusion partielle du manteau hydraté dans les zones de subduction, entraînant des volcans explosifs (voir sections 5 et 6).

  • Hydrothermalisme aux dorsales : Circulation d’eau en profondeur à travers les failles des dorsales, où cette eau se réchauffe, modifie la minéralogie des roches (formation de serpentinite et fumeurs noirs), et remonte en surface, formant des structures hydrothermales (voir section 2).

  • Caractère explosif du volcanisme en zone de subduction : Volcanisme marqué par la libération brutale de gaz et la présence de magmas riches en eau, issus de la fusion partielle du coin de manteau hydraté, provoquant des éruptions violentes (voir section 5).

  • Distribution des foyers sismiques selon la profondeur : Répartition des foyers sismiques en profondeur suivant un plan de Wadati-Benioff, caractéristique des zones de subduction, où les séismes peuvent atteindre 600 km de profondeur, témoignant de la plongée de la lithosphère (voir section 5).

📝 Points essentiels

  • La majorité des séismes se concentrent aux frontières de plaques, notamment dans les zones de divergence (dorsales), de convergence (zones de subduction) et de collision, avec une distribution spécifique selon la nature du mouvement (voir section 3).

  • Les dorsales rapides, caractérisées par une divergence de 7-15 cm/an, génèrent un magmatisme intense, avec formation de basaltes, gabbros et péridotites, et une activité hydrothermale importante, notamment la formation de serpentinite et de fumeurs noirs (voir section 2).

  • La subduction entraîne une activité sismique profonde, avec des foyers pouvant atteindre 600 km, et un volcanisme explosif dû à la fusion partielle du manteau hydraté, libérant des magmas riches en gaz (voir section 5).

  • L’hydrothermalisme aux dorsales est favorisé par la circulation d’eau dans les failles, modifiant la minéralogie des roches et formant des structures hydrothermales visibles en surface (fumeurs noirs) (voir section 2).

  • La répartition des foyers sismiques en profondeur, notamment dans les zones de subduction, est un indicateur clé de la plongée de la lithosphère et de la dynamique de la tectonique des plaques (voir section 5).

💡 À retenir

L’activité sismique et volcanique, concentrée aux frontières de plaques, reflète la dynamique complexe des mouvements lithosphériques, notamment la subduction et la divergence, avec des manifestations spécifiques telles que les séismes profonds, le volcanisme explosif et l’hydrothermalisme.

📊 Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésAuteurs / Références
Dérive des continentsWegener (1912) : supercontinent Pangée, mouvement horizontal des continentsWegener (1912)
Plaques lithosphériquesMorgan (1967), Le Pichon (1968) : délimitation, détection par séismes, GPSMorgan (1967), Le Pichon (1968)
Frontières de plaquesDivergentes (dorsales), convergentes (subduction, collision), transformantesWegener, Morgan, Le Pichon

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre dorsale océanique lente et rapide : la vitesse influence la nature du magmatisme et la composition des roches.
  2. Confondre zone de subduction et collision continentale : la subduction implique une plongée de plaque océanique, la collision une épaississement de la croûte continentale.
  3. Croire que la dérive des continents est un mouvement vertical : elle est horizontale.
  4. Confondre limite transformante avec limite divergente ou convergente : pas de création ni destruction de lithosphère.
  5. Négliger le rôle des séismes profonds dans la détection des zones de subduction.
  6. Confondre dorsale lente et dorsale rapide en termes d’activité géologique et de composition.
  7. Omettre la contribution des travaux de Morgan (1967) et Le Pichon (1968) dans la délimitation des plaques.
  8. Confondre la tectonique des plaques avec la théorie de Wegener sans mentionner la dynamique mantellique.

✅ Checklist Examen

  • Connaître la définition de Wegener (1912) sur la dérive des continents et le supercontinent Pangée.
  • Expliquer le mouvement horizontal de la lithosphère et son rôle dans la dérive des continents.
  • Identifier les principales caractéristiques des plaques lithosphériques, notamment leur rigidité, leur délimitation par séismes et volcans, et leur détection par GPS.
  • Citer Morgan (1967) et Le Pichon (1968) comme auteurs clés ayant permis la délimitation des plaques.
  • Définir une frontière divergente, une dorsale océanique, une zone de subduction, et une frontière transformante.
  • Expliquer le processus de formation de la nouvelle lithosphère aux dorsales océaniques, en distinguant dorsale lente et rapide.
  • Décrire les mécanismes de subduction, notamment la plongée de la plaque océanique sous une autre plaque, et ses caractéristiques (fosses, séismes profonds, volcanisme).
  • Connaître la différence entre collision continentale et subduction.
  • Comprendre le rôle de la convection mantellique dans le déplacement des plaques.
  • Maîtriser les principaux types de limites de plaques et leurs caractéristiques géologiques.
  • Savoir comment les séismes et volcans permettent de repérer les frontières de plaques.
  • Connaître la relation entre la tectonique des plaques et la remise en question du fixisme.
  • Identifier les zones de déformation au niveau des frontières et leur lien avec la tectonique.
  • Assimiler l’impact de la vitesse de divergence sur la nature des dorsales océaniques.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Mécanismes et frontières de la tectonique avec 8 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Qu'est-ce que la dérive des continents ?

2. Selon le contexte, quels sont les auteurs qui ont permis de caractériser et délimiter les plaques lithosphériques à la surface de la Terre en utilisant notamment l’étude des caractéristiques géologiques et géophysiques ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Mécanismes et frontières de la tectonique avec 16 flashcards interactives.

Dérive des continents — définition ?

Mouvement horizontal des continents à la surface de la Terre.

Plaques lithosphériques — rôle ?

Délimitent la surface de la Terre, se déplacent, causant séismes et volcans.

Frontières divergentes — exemple ?

Dorsale océanique, où les plaques s’éloignent.

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