QCM : Nature en ville et écologie urbaine (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description correspond le mieux aux sols urbains ?

Peu remaniés et continus, ils sont issus de remblais dont la composition est généralement uniforme.
Généralement homogènes et continus, ils proviennent surtout de matériaux naturels laissés en place.
Formés principalement de matériaux fabriqués, ils ne peuvent pas avoir d’origine agricole ou forestière.
Souvent artificiels ou remaniés, ils sont hétérogènes et discontinus, mais peuvent aussi avoir une origine agricole ou forestière.

Souvent artificiels ou remaniés, ils sont hétérogènes et discontinus, mais peuvent aussi avoir une origine agricole ou forestière.

Explication

Les sols urbains sont souvent hétérogènes, discontinus et remaniés, mais leurs origines peuvent aussi être agricoles, maraîchères ou forestières. Les réduire à des sols composés de matériaux fabriqués écarte à tort ces origines diverses.

2. Quel profil caractérise le plus un écosystème urbain par rapport à un écosystème naturel ?

Il produit sa biomasse grâce à l’énergie solaire et assure le recyclage des nutriments par les décomposeurs.
Il dépend fortement de ressources importées, suit des flux souvent linéaires et produit des déchets et de la pollution.
Il repose sur des cycles de nutriments largement recyclés, s’autorégule durablement et limite les déchets.
Il échange peu avec les milieux environnants et renouvelle ses ressources grâce à des cycles locaux fermés.

Il dépend fortement de ressources importées, suit des flux souvent linéaires et produit des déchets et de la pollution.

Explication

Les écosystèmes urbains dépendent fortement des importations d’énergie, d’eau et de matériaux, et leurs flux linéaires génèrent des déchets et de la pollution. Le recyclage étendu des nutriments et l’autorégulation décrivent davantage les écosystèmes naturels.

3. Pourquoi les grandes tours peuvent-elles accueillir de nombreux logements tout en limitant l’emprise au sol ?

Elles répartissent les logements sur de grandes parcelles, alors que les maisons individuelles superposent les habitations sur une faible emprise
Elles accueillent peu de logements par bâtiment, mais laissent davantage de terrains libres que les maisons individuelles
Elles concentrent les logements en hauteur, mais les maisons individuelles permettent une densité supérieure par hectare
Elles concentrent les logements en hauteur, alors que les maisons individuelles occupent davantage de superficie et réduisent la densité par hectare

Elles concentrent les logements en hauteur, alors que les maisons individuelles occupent davantage de superficie et réduisent la densité par hectare

Explication

Les tours superposent de nombreux logements sur une faible emprise au sol, alors que les maisons individuelles mobilisent plus de superficie et réduisent la densité par hectare. Les maisons individuelles ne dépassent donc pas les tours en densité par hectare.

4. Comment un écosystème échange-t-il de la matière avec les milieux qui l’entourent ?

Par le recyclage des nutriments et l’autorégulation, qui suppriment les échanges avec les milieux voisins
Par le vent, les eaux de ruissellement et les animaux de passage, tout en renouvelant les pertes de matière et d’énergie
Par la photosynthèse et les réseaux trophiques, qui empêchent les pertes de matière et d’énergie
Par les importations de ressources et la production de déchets, qui caractérisent le fonctionnement urbain

Par le vent, les eaux de ruissellement et les animaux de passage, tout en renouvelant les pertes de matière et d’énergie

Explication

La matière circule entre un écosystème et son environnement par différents vecteurs, notamment le vent, le ruissellement et les animaux. La photosynthèse alimente les chaînes trophiques, mais n’empêche pas les pertes de matière et d’énergie.

5. Que désigne le métabolisme urbain ?

L’ensemble des flux qui traversent une ville
L’ensemble des bâtiments qui consomment des ressources dans une ville
L’ensemble des cycles naturels qui recyclent les nutriments d’une ville
L’ensemble des habitats qui relient les espèces d’une ville

L’ensemble des flux qui traversent une ville

Explication

Le métabolisme urbain désigne l’ensemble des flux qui traversent une ville. Les habitats et les bâtiments font partie de l’environnement urbain, mais ne définissent pas à eux seuls cette notion.

6. Une ville veut réduire l’impact de ses flux de ressources et améliorer son environnement bâti : quel ensemble de leviers correspond à une démarche de métabolisme urbain durable ?

Développer les espaces végétalisés, mais maintenir les intrants élevés et orienter les ressources vers l’élimination des déchets.
Réduire le réemploi, privilégier les flux linéaires, augmenter les surfaces imperméables et limiter la participation des habitants.
Boucler les flux, réduire les intrants, réemployer et recycler, végétaliser, perméabiliser et améliorer les bâtiments avec une gouvernance participative.
Accroître les importations, accélérer le rejet des déchets, minéraliser les espaces et concentrer les décisions dans la gestion urbaine.

Boucler les flux, réduire les intrants, réemployer et recycler, végétaliser, perméabiliser et améliorer les bâtiments avec une gouvernance participative.

Explication

Les leviers comprennent le bouclage des flux, la réduction des intrants, le réemploi et le recyclage, ainsi que la végétalisation, la perméabilisation, l’amélioration des bâtiments et la participation. Accroître les importations et favoriser le rejet des déchets va à l’encontre de ces objectifs.

7. Quelle combinaison décrit la répartition de la population et de la superficie en France occupée par l’espace urbain ?

L’espace urbain couvre la moitié du territoire et rassemble 40 % de la population
L’espace urbain couvre un quart du territoire et rassemble 40 % de la population
L’espace urbain couvre 85 % du territoire et rassemble un quart de la population
L’espace urbain couvre un quart du territoire et rassemble 85 % de la population

L’espace urbain couvre un quart du territoire et rassemble 85 % de la population

Explication

En France, l’espace urbain occupe un quart de la superficie nationale tout en rassemblant 85 % de la population. La proportion de 40 % concerne les habitants de la couronne périurbaine qui travaillent dans le pôle urbain.

8. Dans une rue longue et étroite bordée de bâtiments élevés, quel phénomène peut limiter la circulation de l’air et favoriser l’accumulation de chaleur et de polluants ?

L’effet Venturi, qui réduit la ventilation et favorise la stagnation dans la rue.
L’effet Venturi, qui augmente la pression et piège la chaleur entre les bâtiments.
L’effet canyon, qui accélère l’air et favorise l’évacuation rapide des polluants.
L’effet canyon, qui peut réduire la ventilation et favoriser la stagnation dans la rue.

L’effet canyon, qui peut réduire la ventilation et favoriser la stagnation dans la rue.

Explication

L’effet canyon caractérise une rue étroite bordée de bâtiments hauts où la circulation de l’air est limitée, ce qui favorise la stagnation de la chaleur et des polluants. L’effet Venturi désigne plutôt l’accélération de l’air dans un passage resserré.

9. Dans un quartier où une grande partie des surfaces est imperméabilisée, quel effet est attendu sur l’eau de pluie ?

L’infiltration augmente, tandis que le ruissellement et les risques d’inondation diminuent.
L’évapotranspiration augmente, tandis que les risques d’inondation diminuent.
L’infiltration diminue, tandis que le ruissellement et les risques d’inondation augmentent.
Le stockage souterrain augmente, tandis que les risques de ruissellement restent inchangés.

L’infiltration diminue, tandis que le ruissellement et les risques d’inondation augmentent.

Explication

L’imperméabilisation, qui concerne environ 50 à 90 % des surfaces urbaines, limite l’infiltration et favorise le ruissellement ainsi que les inondations. Une hausse de l’infiltration serait au contraire incompatible avec la présence accrue de surfaces imperméables.

10. Quel objectif poursuivait la pensée hygiéniste du XVIIIe siècle dans l’aménagement urbain ?

Réduire la circulation en ville en rapprochant les logements des lieux de travail industriels
Préserver les espaces naturels des interventions urbaines en séparant strictement ville et campagne
Améliorer la santé publique par l’urbanisme et l’hygiène, en valorisant une nature aérée et ensoleillée
Accroître la production agricole urbaine en privilégiant des espaces végétalisés denses et ombragés

Améliorer la santé publique par l’urbanisme et l’hygiène, en valorisant une nature aérée et ensoleillée

Explication

La pensée hygiéniste cherchait à améliorer la santé publique par l’urbanisme et l’hygiène, en opposant une nature saine, aérée et ensoleillée à une nature jugée malsaine. Elle ne visait pas principalement à développer la production agricole urbaine.

11. Quels critères l’INSEE utilise-t-il pour définir une unité urbaine ?

Une ou plusieurs communes, un bâti continu sans coupure de plus de 500 m et au moins 2 000 habitants agglomérés
Une commune comptant au moins 50 000 habitants, indépendamment de la continuité du bâti
Une ou plusieurs communes, un bâti continu sans coupure de plus de 200 m et au moins 2 000 habitants agglomérés
Une commune de plus de 2 000 habitants, avec une densité élevée et une majorité d’emplois non agricoles

Une ou plusieurs communes, un bâti continu sans coupure de plus de 200 m et au moins 2 000 habitants agglomérés

Explication

La définition de l’INSEE combine une continuité du bâti dont les coupures ne dépassent pas 200 m et un seuil de 2 000 habitants agglomérés, à l’échelle d’une ou plusieurs communes. Un seuil de 50 000 habitants correspond à celui retenu au Japon, et non au critère français.

12. Une zone commerciale se développe sur des terrains jusque-là non bâtis, en périphérie d’une ville. Quel phénomène cela illustre-t-il ?

La densification urbaine, c’est-à-dire l’ajout de logements dans un tissu déjà construit au centre-ville
La périurbanisation agricole, c’est-à-dire le remplacement des activités commerciales par des cultures périphériques
L’étalement urbain, c’est-à-dire la diffusion de l’urbanisation sur des terrains non bâtis, souvent en périphérie
La fragmentation urbaine, c’est-à-dire la séparation des quartiers par des coupures dans le bâti existant

L’étalement urbain, c’est-à-dire la diffusion de l’urbanisation sur des terrains non bâtis, souvent en périphérie

Explication

L’étalement urbain désigne la diffusion de l’urbanisation sur des terrains non bâtis, souvent en périphérie, et peut prendre une forme commerciale. La densification concerne plutôt l’ajout de constructions dans un espace déjà urbanisé.

13. Quel rôle les parcs et les zones végétalisées peuvent-ils jouer dans un paysage urbain ?

Isoler des populations en interrompant leurs déplacements
Accroître les obstacles à l’accès aux ressources alimentaires
Remplacer les habitats naturels par des surfaces minérales
Relier des habitats en facilitant le déplacement des espèces

Relier des habitats en facilitant le déplacement des espèces

Explication

Les parcs et les zones végétalisées peuvent servir de corridors qui permettent aux espèces de se déplacer entre habitats. Les surfaces minérales peuvent constituer des obstacles, mais elles ne remplissent pas ce rôle de corridor.

14. Comment se manifeste principalement l’îlot de chaleur urbain par rapport aux zones rurales voisines ?

Les températures de l’air et des surfaces sont plus élevées en ville, particulièrement la nuit.
Les températures des surfaces sont plus élevées en ville, surtout au milieu de la journée.
Les températures de l’air et des surfaces sont plus faibles en ville, particulièrement la nuit.
Les températures de l’air sont plus élevées en ville, mais celles des surfaces restent comparables.

Les températures de l’air et des surfaces sont plus élevées en ville, particulièrement la nuit.

Explication

L’îlot de chaleur urbain correspond à des températures de l’air et des surfaces plus élevées en ville, avec un contraste particulièrement marqué la nuit. Une hausse limitée aux températures des surfaces et centrée sur la journée ne décrit pas cette définition.

15. Comment la compaction du sol peut-elle affecter la croissance des plantes en ville ?

Elle augmente la pénétration des racines, tout en limitant la croissance par un excès d’infiltration.
Elle augmente la porosité et le stockage de l’eau, ce qui favorise l’enracinement des plantes.
Elle réduit la porosité, le stockage de l’eau et la pénétration des racines, ce qui peut freiner la croissance.
Elle réduit la matière organique, mais laisse inchangées la pénétration des racines et la biodiversité du sol.

Elle réduit la porosité, le stockage de l’eau et la pénétration des racines, ce qui peut freiner la croissance.

Explication

La compaction réduit la porosité, la capacité de stockage de l’eau et la pénétration racinaire, tout en affectant la biodiversité du sol et la croissance végétale. Un sol compacté ne favorise donc pas l’enracinement par une porosité accrue.

16. Par rapport à un milieu naturel, quelle évolution caractérise le fonctionnement de l’eau en ville ?

L’infiltration et le ruissellement diminuent, tandis que l’évapotranspiration augmente.
L’infiltration diminue, l’évapotranspiration augmente et le ruissellement diminue.
L’infiltration et l’évapotranspiration diminuent, tandis que le ruissellement augmente.
L’infiltration augmente, l’évapotranspiration diminue et le ruissellement reste stable.

L’infiltration et l’évapotranspiration diminuent, tandis que le ruissellement augmente.

Explication

En milieu urbain, l’infiltration et l’évapotranspiration sont réduites, tandis que le ruissellement est exacerbé. Une augmentation de l’infiltration ne correspond donc pas au fonctionnement urbain décrit.

17. Dans un écosystème naturel, quel enchaînement décrit le transfert et le recyclage de la matière et de l’énergie ?

Les réseaux trophiques produisent l’énergie solaire, qui alimente les décomposeurs, puis la biomasse recycle les nutriments.
Les décomposeurs captent l’énergie solaire, qui produit la biomasse, puis les réseaux trophiques recyclent les nutriments.
La biomasse recycle l’énergie solaire, qui alimente les décomposeurs, puis les réseaux trophiques produisent les nutriments.
L’énergie solaire permet la production de biomasse, qui alimente les réseaux trophiques, puis les décomposeurs recyclent les nutriments.

L’énergie solaire permet la production de biomasse, qui alimente les réseaux trophiques, puis les décomposeurs recyclent les nutriments.

Explication

La photosynthèse utilise l’énergie solaire pour produire de la biomasse, laquelle alimente ensuite les réseaux trophiques; les décomposeurs recyclent les nutriments. Les décomposeurs ne captent pas l’énergie solaire pour produire la biomasse.

18. Quelle différence distingue un métabolisme linéaire d’un métabolisme circulaire ?

Le modèle linéaire réduit les intrants par la sobriété, tandis que le modèle circulaire augmente les importations de ressources.
Le modèle linéaire recycle les déchets en nutriments, tandis que le modèle circulaire transforme les ressources en pollution.
Le modèle linéaire consomme des ressources puis les rejette, tandis que le modèle circulaire réintroduit des ressources dans des boucles de réemploi et de sobriété.
Le modèle linéaire réintroduit les ressources dans des boucles de réemploi, tandis que le modèle circulaire les consomme puis les rejette.

Le modèle linéaire consomme des ressources puis les rejette, tandis que le modèle circulaire réintroduit des ressources dans des boucles de réemploi et de sobriété.

Explication

Le métabolisme linéaire suit une logique de prélèvement, de consommation puis de rejet, alors que le métabolisme circulaire met en place des boucles de réemploi et de sobriété. L’option qui inverse ces deux modèles attribue à tort les boucles au modèle linéaire.

19. Pourquoi les températures urbaines peuvent-elles rester élevées la nuit après une journée ensoleillée ?

Les villes absorbent davantage d’énergie que les zones non urbanisées, puis la restituent sous forme de chaleur piégée par les bâtiments.
Les villes absorbent moins d’énergie que les zones non urbanisées, puis les bâtiments produisent la chaleur pendant la nuit.
Les villes réfléchissent davantage d’énergie que les zones non urbanisées, puis la restituent sous forme de lumière piégée par les bâtiments.
Les villes absorbent davantage d’énergie que les zones non urbanisées, puis les bâtiments empêchent toute restitution nocturne de chaleur.

Les villes absorbent davantage d’énergie que les zones non urbanisées, puis la restituent sous forme de chaleur piégée par les bâtiments.

Explication

Les surfaces urbaines absorbent de 15 à 30 % d’énergie supplémentaire, qu’elles restituent la nuit sous forme de chaleur retenue par la géométrie du bâti. L’énergie n’est pas principalement produite par les bâtiments pendant la nuit : elle a été absorbée auparavant.

20. Que peut provoquer l’effet Venturi lorsque l’air traverse un passage resserré entre des bâtiments ?

Une accélération de l’air accompagnée d’une hausse de pression, entraînant la stagnation de la chaleur et des polluants.
Un ralentissement de l’air accompagné d’une hausse de pression, pouvant entraîner une meilleure ventilation ou des rafales.
Une accélération de l’air accompagnée d’une baisse de pression, pouvant entraîner une meilleure ventilation ou des rafales.
Une stagnation de l’air dans le passage, car les bâtiments bloquent tout écoulement à travers la rue.

Une accélération de l’air accompagnée d’une baisse de pression, pouvant entraîner une meilleure ventilation ou des rafales.

Explication

Dans un passage rétréci, l’effet Venturi accélère le fluide et s’accompagne d’une baisse de pression; en ville, il peut améliorer la ventilation ou générer des rafales et des turbulences. La stagnation de l’air et des polluants correspond plutôt à l’effet canyon.

21. Comment s’organise une aire urbaine autour de son pôle ?

Une ville-centre et ses banlieues forment le pôle urbain, entouré d’une couronne périurbaine influencée par ce pôle
Une ville-centre et une couronne périurbaine composent le pôle, tandis que les banlieues restent à l’extérieur de l’aire
Les banlieues forment le pôle urbain, tandis que la ville-centre appartient à une couronne périurbaine autonome
Une ville-centre forme seule le pôle urbain, entourée de banlieues rurales indépendantes et d’une couronne industrielle

Une ville-centre et ses banlieues forment le pôle urbain, entouré d’une couronne périurbaine influencée par ce pôle

Explication

Le pôle urbain rassemble la ville-centre et les banlieues, tandis que la couronne périurbaine comprend des communes mi-rurales et mi-urbaines sous son influence. L’idée que les banlieues restent en dehors du pôle inverse la composition de celui-ci.

22. Quel phénomène décrit la fragmentation d’un habitat naturel ?

La transformation de l’habitat en une mosaïque connectée qui facilite la mobilité de toutes les espèces
La succession de strates végétales qui favorise les interactions entre la faune et la flore
La création de corridors végétalisés qui relient des habitats auparavant séparés
La division de l’habitat en petites parcelles isolées qui limitent la connectivité et la mobilité des espèces

La division de l’habitat en petites parcelles isolées qui limitent la connectivité et la mobilité des espèces

Explication

La fragmentation correspond à la division des habitats en parcelles isolées, ce qui réduit leur connectivité et limite la mobilité des espèces. La création de corridors végétalisés décrit plutôt une mesure qui peut rétablir des liens entre habitats.

23. Dans un écosystème urbain, quelle distinction sépare la biocénose du biotope ?

La biocénose désigne les interactions entre espèces, et le biotope les interactions avec les humains.
La biocénose désigne les espèces végétales, et le biotope les espèces animales.
La biocénose désigne la communauté des êtres vivants, et le biotope leur environnement.
La biocénose désigne l’environnement physique, et le biotope la communauté des êtres vivants.

La biocénose désigne la communauté des êtres vivants, et le biotope leur environnement.

Explication

La biocénose est la communauté des êtres vivants, tandis que le biotope correspond à leur environnement. Inverser ces termes constitue une confusion entre la communauté vivante et le milieu dans lequel elle évolue.

24. Quelle caractéristique distingue généralement une ville d’un espace essentiellement rural ?

Une forte spécialisation industrielle, sans lien avec la densité ni la continuité des constructions
Une concentration humaine et spatiale importante, un bâti continu, une densité élevée et des activités surtout non agricoles
Une faible concentration humaine, des constructions dispersées et des activités principalement agricoles
Une densité élevée, mais des activités dominées par l’agriculture et un bâti discontinu

Une concentration humaine et spatiale importante, un bâti continu, une densité élevée et des activités surtout non agricoles

Explication

La ville se caractérise par une concentration humaine et spatiale importante, une densité élevée, la continuité du bâti et une spécialisation généralement non agricole. Un espace peut être dense sans que ses activités soient pour autant dominées par l’agriculture.

25. Depuis quand la nature s’intègre-t-elle progressivement au milieu urbain, notamment par la réduction des pesticides dans l’entretien des espaces publics ?

Depuis le XVIIIe siècle
Depuis le milieu du XXe siècle
Depuis la fin du XIXe siècle
Depuis le début du XIXe siècle

Depuis le milieu du XXe siècle

Explication

L’intégration progressive de la nature dans le milieu urbain est située à partir du milieu du XXe siècle, avec notamment une moindre utilisation des pesticides pour entretenir les espaces publics. Le XVIIIe siècle renvoie plutôt au développement de la pensée hygiéniste.

26. Deux surfaces urbaines sont comparées : laquelle absorbe davantage de chaleur en raison de son albédo ?

Celle dont l’albédo est plus élevé, car elle réfléchit moins le rayonnement reçu.
Celle dont l’albédo est plus élevé, car elle emmagasine davantage de rayonnement réfléchi.
Celle dont l’albédo est plus faible, car elle réfléchit davantage le rayonnement reçu.
Celle dont l’albédo est plus faible, car elle réfléchit moins le rayonnement reçu.

Celle dont l’albédo est plus faible, car elle réfléchit moins le rayonnement reçu.

Explication

Un albédo faible indique qu’une surface réfléchit peu et absorbe donc davantage de chaleur. Un albédo élevé correspond plutôt à une réflexion plus importante, et non à une réflexion réduite.

27. Quel effet la pollution lumineuse urbaine peut-elle avoir sur la chute des feuilles des arbres d’alignement à New York ?

Elle peut réduire la durée de chute des feuilles de quelques jours.
Elle peut retarder la floraison de plus d’un mois sans modifier la chute des feuilles.
Elle peut avancer la chute des feuilles de plus d’un mois.
Elle peut retarder la chute des feuilles de plus d’un mois.

Elle peut retarder la chute des feuilles de plus d’un mois.

Explication

La pollution lumineuse peut retarder de plus d’un mois la chute des feuilles des arbres d’alignement à New York. L’effet décrit concerne le calendrier de la chute des feuilles, pas une avance de celle-ci ni la seule floraison.

28. Quel sol correspond à la définition d’un technosol ?

Un sol forestier dont la structure est modifiée par les racines et la décomposition des feuilles.
Un sol agricole peu remanié, caractérisé par une forte teneur en matière organique naturelle.
Un sol urbain artificiel ou fortement modifié par l’homme, pouvant contenir du ciment, du métal ou du plastique.
Un sol urbain compacté, défini par une faible porosité, mais sans matériaux fabriqués.

Un sol urbain artificiel ou fortement modifié par l’homme, pouvant contenir du ciment, du métal ou du plastique.

Explication

Un technosol est artificiel ou fortement modifié par l’homme et peut contenir des matériaux fabriqués. La compaction peut caractériser un sol urbain, mais elle ne suffit pas à définir un technosol.

29. Quelle séquence décrit le petit cycle urbain de l’eau ?

Captage dans la nature, traitement, rejet, puis usage direct de l’eau avant son traitement.
Captage dans la nature, usage, rejet sans traitement, puis réutilisation directe de l’eau rejetée.
Traitement de l’eau dans la nature, captage, rejet, puis usage sans étape de traitement urbain.
Captage dans la nature, traitement, usage, puis rejet après traitement sans réutilisation directe de cette eau.

Captage dans la nature, traitement, usage, puis rejet après traitement sans réutilisation directe de cette eau.

Explication

Le petit cycle urbain comprend le captage, le traitement, l’usage et le rejet après traitement, sans réutilisation directe de l’eau ainsi rejetée. L’idée d’une réutilisation directe après traitement confond ce cycle avec une circulation différente de l’eau.

30. Dans un quartier où les routes et les bâtiments séparent des espaces naturels, quel effet écologique est le plus probable ?

La dispersion des espèces s’accélère, les populations se rapprochent et la biodiversité locale augmente.
Les ressources deviennent plus accessibles, les populations se mélangent et la biodiversité locale s’accroît.
Les nutriments se recyclent davantage, les habitats s’agrandissent et la biodiversité locale se stabilise.
La dispersion des espèces ralentit, les populations s’isolent et la biodiversité locale peut diminuer.

La dispersion des espèces ralentit, les populations s’isolent et la biodiversité locale peut diminuer.

Explication

Les routes et les bâtiments peuvent faire obstacle aux déplacements, isoler les populations et réduire la biodiversité locale. Les corridors écologiques, au contraire, facilitent les déplacements entre habitats.

31. Quel est l’objectif de la trame blanche en matière d’écologie urbaine ?

Maintenir une continuité lumineuse avec un éclairage tolérable pour les cycles biologiques des animaux.
Maintenir une continuité écologique sonore avec un bruit tolérable pour les cycles biologiques des animaux.
Créer des corridors végétalisés continus pour faciliter les déplacements des animaux entre les espaces verts.
Réduire le bruit urbain afin de préserver le confort acoustique des seuls habitants des rues concernées.

Maintenir une continuité écologique sonore avec un bruit tolérable pour les cycles biologiques des animaux.

Explication

La trame blanche vise une continuité écologique sonore dont le niveau de bruit reste tolérable pour les cycles biologiques des animaux. Un corridor végétalisé répond à une continuité écologique spatiale, et non à l’objectif sonore de la trame blanche.

32. Quel ensemble de caractéristiques explique que le milieu urbain se distingue du milieu rural pour la biodiversité ?

Des températures plus basses, une pollution réduite, une obscurité accrue et des habitats continus.
Des températures comparables, une activité humaine occasionnelle et un cycle de l’eau peu perturbé.
Des températures plus élevées, mais une pollution limitée et une dispersion des espèces facilitée.
Des températures plus élevées, la lumière artificielle, le bruit et la fragmentation des habitats.

Des températures plus élevées, la lumière artificielle, le bruit et la fragmentation des habitats.

Explication

Les villes cumulent notamment chaleur accrue, lumière artificielle, bruit et fragmentation, qui peuvent influencer la biodiversité. L’idée que la dispersion des espèces est facilitée contredit l’effet de la fragmentation, qui la gêne.

33. Comment définir un écosystème ?

Un système d’interactions entre les espèces et entre celles-ci et leur milieu.
Un milieu physique dont les caractéristiques déterminent la présence des espèces.
Un ensemble d’espèces présentes dans un même lieu, sans considérer leur environnement.
Un réseau d’interactions entre les individus d’une même espèce dans un habitat.

Un système d’interactions entre les espèces et entre celles-ci et leur milieu.

Explication

Un écosystème associe les interactions entre les espèces à celles qui les relient à leur milieu. La présence d’espèces dans un lieu, sans prendre en compte leurs relations avec l’environnement, ne suffit pas à le définir.

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Selon l’INSEE, quels critères définissent une ville ?

Une unité urbaine d’une ou plusieurs communes, avec une continuité du bâti sans coupure de plus de 200 m et au moins 2 000 habitants agglomérés.

Quelle institution définit une ville comme une unité urbaine selon ces critères ?

L’INSEE.

Quelles caractéristiques définissent une ville ?

Une concentration humaine et spatiale importante, marquée par la continuité du bâti, une forte densité et des activités généralement non agricoles spécialisées.

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