QCM : Notions de versification poétique — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. En métrique française, que désigne le mètre d’un vers ?

Le retour à la ligne qui termine le vers
La répétition des sons placés en fin de vers
Le nombre de syllabes contenues dans le vers
La disposition visuelle des vers sur la page

Le nombre de syllabes contenues dans le vers

Explication

Le mètre correspond au nombre de syllabes contenues dans un vers. Le vers désigne plutôt l’unité visuelle et rythmique organisée par ces syllabes.

2. Quelle caractéristique distingue principalement le vers de la prose ?

Une longueur identique imposée à chaque phrase
Une absence de ponctuation entre les groupes de mots
Une organisation visuelle et rythmique marquée par le retour à la ligne
Une répétition régulière de voyelles à l’intérieur des phrases

Une organisation visuelle et rythmique marquée par le retour à la ligne

Explication

Le vers se reconnaît à son organisation visuelle et rythmique ainsi qu’au retour à la ligne. Une longueur identique pour chaque phrase ne définit pas le vers et concerne plutôt certaines formes métriques.

3. Quelle proposition caractérise correctement les vers libres ?

Ils abandonnent le retour à la ligne pour adopter la disposition continue de la prose
Ils suivent une longueur régulière et des rimes disposées selon un schéma précis
Ils n’imposent ni longueur fixe ni rimes, mais conservent le retour à la ligne
Ils comportent un nombre pair de syllabes et privilégient les rimes embrassées

Ils n’imposent ni longueur fixe ni rimes, mais conservent le retour à la ligne

Explication

Les vers libres ne sont soumis ni à une longueur fixée ni à des rimes imposées, tout en restant structurés par le retour à la ligne. Ils ne se confondent donc pas avec la prose, qui ne repose pas sur cette organisation versifiée.

4. Quel mètre compte douze syllabes ?

L’octosyllabe
L’alexandrin
L’hendécasyllabe
Le décasyllabe

L’alexandrin

Explication

L’alexandrin est un vers de douze syllabes. L’octosyllabe en compte huit, le décasyllabe dix et l’hendécasyllabe onze.

5. Qu’est-ce qu’une strophe en poésie ?

Un groupe de rimes placé à la fin d’une phrase
Un ensemble de vers réunis en une unité poétique
Une répétition de consonnes dans plusieurs mots voisins
Une seule ligne organisée autour d’un nombre de syllabes

Un ensemble de vers réunis en une unité poétique

Explication

Une strophe rassemble plusieurs vers en une unité poétique. Un vers est une unité isolée qui peut appartenir à une strophe, mais il ne constitue pas nécessairement une strophe à lui seul.

6. Comment appelle-t-on une strophe composée de quatre vers ?

Un tercet
Un sizain
Un quatrain
Un quintil

Un quatrain

Explication

Une strophe de quatre vers est appelée un quatrain. Le tercet en comporte trois, le quintil cinq et le sizain six.

7. Quel schéma correspond à des rimes embrassées ?

ABBA
AAAA
ABAB
AABB

ABBA

Explication

Les rimes embrassées suivent le schéma ABBA : les deux rimes d’un type entourent les deux rimes de l’autre type. Le schéma ABAB correspond aux rimes croisées, tandis qu'AABB correspond aux rimes plates ou suivies.

8. Comment distingue-t-on une rime pauvre d’une rime suffisante ou riche ?

La rime pauvre se termine par un e muet
La rime pauvre possède deux sons en commun
La rime pauvre possède un seul son en commun
La rime pauvre possède au moins trois sons en commun

La rime pauvre possède un seul son en commun

Explication

Une rime pauvre ne partage qu’un seul son, alors qu’une rime suffisante en partage deux et une rime riche au moins trois. La terminaison par un e muet sert à distinguer une rime féminine d’une rime masculine.

9. Quelle terminaison caractérise une rime féminine ?

Une consonne finale prononcée après une voyelle longue
Un groupe de trois sons communs avec une autre terminaison
Un e muet, éventuellement suivi de -s ou de -nt
Une syllabe finale qui se prononce nettement

Un e muet, éventuellement suivi de -s ou de -nt

Explication

Une rime féminine se termine par un e muet, qui peut être suivi de -s ou de -nt. Une rime masculine se termine par une syllabe prononcée, ce qui correspond à une autre distinction.

10. Quelle différence oppose l’assonance à l’allitération ?

L’assonance répète des consonnes, tandis que l’allitération répète des voyelles
L’assonance repose sur les rimes, tandis que l’allitération repose sur le nombre de syllabes
L’assonance concerne les fins de vers, tandis que l’allitération concerne les strophes
L’assonance répète des voyelles, tandis que l’allitération répète des consonnes

L’assonance répète des voyelles, tandis que l’allitération répète des consonnes

Explication

L’assonance est la répétition de sons voyelles, tandis que l’allitération est la répétition de sons consonnes. Ces notions concernent les sons eux-mêmes, indépendamment de leur graphie.

11. Dans un vers long, comment peut-on définir un hémistiche ?

Un bloc qui compose généralement un vers d’au moins neuf syllabes
Une reprise sonore qui marque le retour régulier de la voix
Un groupe placé au début du vers suivant pour achever la phrase
Une coupe intérieure qui impose une pause dans le déroulement du vers

Un bloc qui compose généralement un vers d’au moins neuf syllabes

Explication

L’hémistiche est l’un des blocs qui composent généralement les vers longs, à partir de neuf syllabes. La coupe intérieure qui sépare ces blocs correspond à la césure, et non à l’hémistiche lui-même.

12. Quel phénomène rythmique impose une pause ou un abaissement de la voix à l’intérieur d’un vers ?

L’enjambement, qui prolonge la phrase dans le vers suivant
Le retour à la ligne, qui sépare deux vers successifs
Le rejet, qui déplace un mot au début du vers suivant
La césure, qui coupe le vers entre ses deux hémistiches

La césure, qui coupe le vers entre ses deux hémistiches

Explication

La césure est une coupe interne qui peut imposer une pause, un abaissement de la voix ou l’accentuation du premier mot du second hémistiche. Le retour à la ligne sépare deux vers, tandis que les autres phénomènes concernent la continuité syntaxique.

13. Un poète commence une phrase dans un vers et la poursuit jusqu’au milieu du vers suivant : quel procédé emploie-t-il ?

Un contre-rejet, car la phrase débute à la fin du vers précédent
Une césure, car une pause structurante apparaît dans le vers
Un rejet, car un élément bref est déplacé au début du vers suivant
Un enjambement, car la phrase se prolonge au-delà de la fin du vers

Un enjambement, car la phrase se prolonge au-delà de la fin du vers

Explication

Il y a enjambement lorsque la phrase ne s’arrête pas à la fin du premier vers et se poursuit au moins jusqu’à la moitié du suivant. Le rejet désigne plutôt une phrase qui se termine juste au début du vers suivant.

14. Dans quel cas parle-t-on de rejet en poésie ?

Lorsqu’une coupe intérieure sépare les deux parties d’un vers long
Lorsqu’une phrase commencée dans un vers se poursuit jusqu’au milieu du suivant
Lorsqu’une phrase commence à la fin d’un vers avant de continuer ensuite
Lorsqu’un mot ou groupe de mots achève la phrase au début du vers suivant

Lorsqu’un mot ou groupe de mots achève la phrase au début du vers suivant

Explication

Le rejet se produit lorsque la phrase se termine juste au début du vers suivant par un mot ou un groupe de mots déplacé. Une continuation jusqu’au milieu du vers suivant relève de l’enjambement, tandis qu’un début de phrase en fin de vers constitue un contre-rejet.

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Qu'est-ce que le mètre en poésie ?

Le nombre de syllabes contenues dans un vers.

Qu'est-ce qui distingue un vers de la prose ?

Le retour à la ligne après un nombre fixé de syllabes.

Quelle caractéristique ont les vers pairs ?

Ils possèdent un nombre pair de syllabes.

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