QCM : Notre-Dame de Chartres gothique — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel événement déclenche la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Chartres ?

La transformation liturgique de la nef au XIVe siècle
La consécration solennelle de 1260
L’incendie dévastateur de 1194
L’achèvement du chœur au début du XIIIe siècle

L’incendie dévastateur de 1194

Explication

L’incendie de 1194 provoque la reconstruction de la cathédrale. La consécration de 1260 correspond à l’achèvement liturgique et non à l’événement déclencheur.

2. En quelle année Notre-Dame de Chartres est-elle consacrée ?

À la fin du XIVe siècle
Au début du XIIe siècle
En 1260
En 1194

En 1260

Explication

La cathédrale Notre-Dame de Chartres est consacrée en 1260. L’année 1194 renvoie à l’incendie qui déclenche sa reconstruction, et non à sa consécration.

3. Comment Notre-Dame de Chartres est-elle historiquement présentée dans l’histoire de l’architecture gothique ?

Comme le monument manifeste du Gothique classique
Comme un modèle tardif de la Renaissance française
Comme un édifice principalement associé au gothique flamboyant
Comme le premier exemple de l’architecture gothique primitive

Comme le monument manifeste du Gothique classique

Explication

Chartres est historiquement présentée comme le monument manifeste du Gothique classique. Elle n’est donc pas principalement rattachée au Gothique primitif, au gothique flamboyant ou à la Renaissance.

4. Quelle description correspond au plan de la cathédrale de Chartres ?

Une basilique longitudinale sans transept avec une nef de 100 mètres
Une basilique en croix latine avec une nef de 130 mètres et cinq travées barlongues
Une église-halle à trois nefs composée de travées régulièrement carrées
Une église centrée avec une nef circulaire et quatre travées carrées

Une basilique en croix latine avec une nef de 130 mètres et cinq travées barlongues

Explication

Le plan de Chartres est une basilique en croix latine dont la nef mesure 130 mètres et comprend cinq travées barlongues. Les autres descriptions modifient sa forme générale ou les caractéristiques de sa nef.

5. Quelle organisation caractérise le chœur de la cathédrale de Chartres ?

Cinq travées carrées, un rond-point circulaire et des chapelles alignées
Quatre travées droites, un rond-point à sept pans et un double déambulatoire
Deux travées droites, une abside à cinq pans et un passage périphérique unique
Trois travées droites, un chevet plat et un déambulatoire simple

Quatre travées droites, un rond-point à sept pans et un double déambulatoire

Explication

Le chœur comprend quatre travées droites, se termine par un rond-point à sept pans et est entouré d’un double déambulatoire. Un déambulatoire simple ne rend pas compte des deux circulations concentriques de Chartres.

6. Quelle est la principale différence entre l’élévation de Chartres et celle du Gothique primitif de Laon ou de Noyon ?

Chartres possède trois niveaux, tandis que Laon et Noyon utilisent une élévation à deux niveaux
Chartres utilise deux niveaux, tandis que Laon et Noyon en présentent quatre
Chartres possède trois niveaux, tandis que Laon et Noyon en présentent quatre
Chartres possède quatre niveaux, tandis que Laon et Noyon en présentent trois

Chartres possède trois niveaux, tandis que Laon et Noyon en présentent quatre

Explication

Chartres adopte une élévation tripartite composée des grandes arcades, du triforium et des fenêtres hautes. Laon et Noyon appartiennent au Gothique primitif et présentent une élévation à quatre niveaux.

7. Comment se définit le triforium dans l’élévation intérieure de Chartres ?

Une rangée de fenêtres hautes destinée à éclairer directement la nef
Une galerie large ouverte sur les collatéraux par de grandes arcades
Une galerie aveugle étroite, continue et rythmée par quatre arcatures par travée
Un passage extérieur placé au-dessus des chapelles rayonnantes

Une galerie aveugle étroite, continue et rythmée par quatre arcatures par travée

Explication

Le triforium est une galerie aveugle, étroite et continue, rythmée par quatre arcatures par travée. Les fenêtres hautes, contrairement au triforium, assurent l’éclairage direct de l’espace intérieur.

8. Quelle innovation caractérise les fenêtres hautes de Chartres ?

Elles remplacent le triforium par des baies circulaires placées dans chaque travée
Elles égalent pour la première fois la hauteur des grandes arcades et associent deux lancettes à une grande rose
Elles présentent trois lancettes égales couronnées par une petite rose simple
Elles restent plus basses que les grandes arcades et s’ouvrent par une seule lancette

Elles égalent pour la première fois la hauteur des grandes arcades et associent deux lancettes à une grande rose

Explication

À Chartres, les fenêtres hautes atteignent pour la première fois la hauteur des grandes arcades et comprennent deux lancettes brisées surmontées d’une grande rose polylobée par travée. Elles ne se limitent donc ni à une lancette ni à des baies circulaires indépendantes.

9. Quel effet structurel et spatial caractérise la voûte quadripartite sur plan barlong dans une nef gothique ?

Elle concentre les poussées sur quelques piliers et segmente davantage l’espace de la nef.
Elle répartit les poussées sur les murs et accentue l’alternance des supports de la nef.
Elle supprime les poussées latérales et transforme la nef en espace sans structure porteuse.
Elle répartit uniformément les poussées sur les piliers et unifie l’espace de la nef.

Elle répartit uniformément les poussées sur les piliers et unifie l’espace de la nef.

Explication

La voûte quadripartite sur plan barlong distribue les poussées de manière uniforme sur les piliers et contribue à l’unité spatiale de la nef. La voûte sexpartite, souvent confondue avec elle, comporte six compartiments et produit une organisation différente des supports.

10. Quelle différence distingue la voûte barlongue de la voûte sexpartite dans l’organisation des supports ?

La voûte barlongue utilise six compartiments, tandis que la voûte sexpartite en utilise quatre.
La voûte barlongue régularise le rythme des supports, tandis que la voûte sexpartite alterne supports forts et faibles.
La voûte barlongue s’appuie sur les murs, tandis que la voûte sexpartite concentre ses charges sur les piliers.
La voûte barlongue alterne supports forts et faibles, tandis que la voûte sexpartite régularise le rythme des supports.

La voûte barlongue régularise le rythme des supports, tandis que la voûte sexpartite alterne supports forts et faibles.

Explication

La voûte barlongue évite l’alternance entre supports forts et faibles et donne un rythme plus unifié à la nef. La voûte sexpartite produit au contraire cette alternance en organisant différemment ses compartiments.

11. Comment fonctionne l’arc-boutant chartrain pour reprendre les poussées de la voûte ?

Une double volée reliée par une arcature à colonnettes reporte la poussée latérale vers l’extérieur.
Une arcade continue placée sous la voûte répartit les charges entre les piliers de la nef.
Une série de contreforts pleins absorbe la poussée en renforçant directement les murs de la nef.
Une seule volée massive appuyée contre le mur reporte la charge verticale vers le sol intérieur.

Une double volée reliée par une arcature à colonnettes reporte la poussée latérale vers l’extérieur.

Explication

L’arc-boutant chartrain associe deux volées reliées par une arcature à colonnettes et rejette vers l’extérieur la poussée latérale de la voûte. Un contrefort plein renforcerait le mur, mais ne décrit pas ce dispositif à double volée.

12. Quelle conséquence architecturale découle du contrebutement externe sur les murs d’une église ?

Les murs deviennent plus épais et réduisent les ouvertures afin de mieux retenir les poussées de la voûte.
Les murs remplacent les arcs-boutants et concentrent les charges sur les fondations de la nef.
Les murs reçoivent directement les poussées latérales et renforcent l’alternance des supports intérieurs.
Les murs sont libérés de leur fonction portante, ce qui permet d’y ouvrir largement des baies vitrées.

Les murs sont libérés de leur fonction portante, ce qui permet d’y ouvrir largement des baies vitrées.

Explication

Le contrebutement externe prend en charge les poussées latérales de la voûte, libérant ainsi les murs et permettant l’insertion de vastes vitraux. L’idée d’épaissir les murs pour limiter les ouvertures correspond à une logique structurelle différente.

13. Quelle conception de Dieu est associée à l’École cathédrale de Chartres, notamment chez Thierry de Chartres et Guillaume de Conches ?

Dieu y est assimilé à un bâtisseur terrestre qui dirige directement les travaux de la cathédrale.
Dieu y est présenté comme une puissance invisible séparée des formes mathématiques de l’Univers.
Dieu y est décrit comme une force politique qui organise les corporations autour du chantier.
Dieu y est pensé comme lumière et comme architecte d’un Univers ordonné géométriquement.

Dieu y est pensé comme lumière et comme architecte d’un Univers ordonné géométriquement.

Explication

L’École cathédrale de Chartres associe Dieu à la lumière et à l’architecte d’un Univers géométrique. L’arc-boutant, souvent rapproché à tort de cette portée théologique, relève quant à lui d’une fonction structurelle de contrebutement.

14. Quelle fonction symbolique et matérielle les vitraux de Chartres remplissent-ils dans l’espace intérieur ?

Ils remplacent les supports de la voûte en transformant les murs en surfaces entièrement translucides.
Ils éclairent l’espace par une lumière blanche qui renforce la séparation entre le matériel et le spirituel.
Ils bloquent la lumière extérieure afin de séparer l’espace liturgique du monde matériel environnant.
Ils colorent la lumière sans assombrir l’espace et suggèrent le passage du matériel vers le spirituel.

Ils colorent la lumière sans assombrir l’espace et suggèrent le passage du matériel vers le spirituel.

Explication

Les vitraux, notamment le bleu de Chartres, transforment la lumière sans obscurcir l’intérieur et donnent une portée spirituelle à cette transformation. Un dispositif qui bloquerait la lumière contredirait précisément leur fonction dans l’architecture de la cathédrale.

15. Quels acteurs ont contribué au financement rapide du gros œuvre de la reconstruction de Chartres en moins de trente ans ?

Les universités urbaines, les marchands italiens, ainsi que les évêques des diocèses voisins.
Les ordres monastiques, les guildes de sculpteurs, ainsi que les princes anglais établis en Normandie.
Le chapitre cathédral, plusieurs corporations, ainsi que la Couronne représentée par Blanche de Castille.
Les seigneurs locaux, les confréries militaires, ainsi que les communes flamandes alliées à la France.

Le chapitre cathédral, plusieurs corporations, ainsi que la Couronne représentée par Blanche de Castille.

Explication

Le financement réunit le chapitre cathédral, les corporations de bouchers, boulangers et tanneurs, ainsi que la Couronne de France représentée par Blanche de Castille. Les autres groupes proposés ne correspondent pas aux acteurs mentionnés pour cette reconstruction.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 32 flashcards sur Notre-Dame de Chartres gothique.

Quelle catastrophe a déclenché la reconstruction de Notre-Dame de Chartres ?

L'incendie dévastateur de 1194.

En quelle année la cathédrale Notre-Dame de Chartres a-t-elle été consacrée ?

En 1260.

Comment est historiquement présentée Notre-Dame de Chartres ?

Comme le monument manifeste du Gothique classique.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Notre-Dame de Chartres gothique.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM