La pêche est particulièrement intensive dans l’Atlantique Nord-Est, notamment au large de la Norvège et de l’Islande, ainsi que le long des côtes chinoise, péruvienne, chilienne et namibienne.
Le golfe Persique et la mer du Nord sont des zones d’exploitation de ressources énergétiques marines.
Le sable est exploité sur les côtes de la mer du Nord, tandis que les nodules polymétalliques sont présents dans la zone de fracture Clarion-Clipperton, dans le Pacifique.
★ À maîtriser
L’exploitation minière des fonds marins vise à extraire des terres rares, utilisées notamment dans les batteries, les équipements électroniques, les éoliennes et les technologies militaires.
Les sulfures polymétalliques se trouvent le plus souvent sur les dorsales océaniques, entre 1 000 et 4 000 mètres de profondeur, notamment dans l’Atlantique et le Pacifique.
Les nodules polymétalliques se trouvent dans les plaines abyssales autour de 6 000 mètres de profondeur, notamment dans la zone Clarion-Clipperton du Pacifique équatorial, entre Hawaï et le Mexique.
Compléments
Les encroûtements cobaltifères se trouvent sur :
les flancs des monts sous-marins
notamment dans le Pacifique occidental
l’océan Indien
Les ressources minières des grands fonds sont présentes dans tous les océans et dans des eaux internationales, hors des zones économiques exclusives des États.
Les ressources minières des grands fonds sont remontées par pompage, une technologie coûteuse en raison de la grande profondeur des gisements.
★ À maîtriser
La rareté des métaux stratégiques dans les gisements terrestres et la croissance des besoins incitent les États à sécuriser leur approvisionnement et à réduire leur dépendance énergétique.
L’Autorité internationale des fonds marins (AIFM/ISA), qui administre la zone Clarion-Clipperton dans le cadre de la CNUDM, a délivré 19 licences de concessions minières.
📌 L’exploitation minière en eau profonde dans les eaux internationales n’est pas encore autorisée.
Compléments
Les titulaires mentionnés sont : la Corée, le Japon, Singapour, la Chine, la Belgique, l’Allemagne, la France, un consortium regroupant la Bulgarie, la République tchèque, la Pologne, la Slovaquie et la Russie
L’accès à l’exploitation minière des fonds marins est inégal, car seuls les États riches ont les moyens de développer les technologies de pompage et de financer des expéditions en mer.
L’Autorité internationale des fonds marins, organisation liée à l’ONU dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur le droit de la mer, est chargée de la régulation internationale de l’exploitation minière des fonds marins.
Les États cherchent à sécuriser leur approvisionnement en métaux rares et les compagnies minières, comme l’entreprise canadienne The Metals Company, sont attirées par les perspectives de profit de ce nouveau secteur.
Des scientifiques et des ONG environnementales étudient les impacts et les risques de l’exploitation minière des fonds marins, en soulignant que les fonds océaniques sont encore très peu connus.
Le 11 juin 2025, Greenpeace France a manifesté lors de la Conférence des Nations unies sur l’océan à Nice.
37 pays se sont prononcés en faveur d’un moratoire sur l’exploitation minière en eaux profondes.
Camille Étienne, militante écologiste française née en 1998, lutte contre le changement climatique et pour la protection de la biodiversité en menant des campagnes de sensibilisation et en interpellant les responsables politiques et économiques.
Camille Étienne a lancé la campagne « Look Down », qui dénonce les risques de l’exploitation minière des fonds marins et défend un moratoire tant que ses conséquences environnementales sont insuffisamment connues.
Lobby industriel : influence pour défendre un intérêt ; militant écologiste : engagement pour une cause.
★ À maîtriser
📌 Les mers et les océans opposent des intérêts économiques qui privilégient l’exploitation à des exigences environnementales qui favorisent la protection.
La Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée en 1982 et entrée en vigueur en 1994, définit les grands espaces maritimes et les droits des États, notamment les limites des eaux territoriales et des zones économiques exclusives.
L’accord BBNJ sur la biodiversité marine en haute mer, adopté en 2023 et entré en vigueur le 17 janvier 2026, vise à renforcer la protection de la biodiversité au-delà des juridictions nationales, notamment par la création d’aires marines protégées et des études d’impact environnemental.
Compléments
Les espaces marins sont des écosystèmes fragiles et essentiels, ou encore trop peu connus pour que les risques de leur exploitation puissent être évalués.
Les tensions maritimes opposent les intérêts économiques des États et des entreprises aux souhaits de protection des États, des régions, des associations non gouvernementales et des scientifiques.
La Convention sur la diversité biologique de 1992 encourage les États à protéger la biodiversité et à développer des réseaux d’espaces protégés, notamment en milieu marin.
Intérêts économiques : exploiter ; exigences environnementales : protéger.
★ À maîtriser
Les États peuvent créer plusieurs types de dispositifs de protection : des parcs marins, des réserves naturelles, des zones de protection des habitats ou des espèces, des zones où certaines activités sont interdites ou limitées
Le Royaume-Uni s’inscrit dans l’objectif des Nations unies de protéger 30 % de l’océan à l’horizon 2030, alors que 8,5 % de ses eaux nationales sont actuellement protégées ; cette mesure 30x30 a été énoncée à la COP15 de la biodiversité en 2022.
Compléments
Les États peuvent réglementer :
Le territoire maritime français couvre environ 10,2 millions de km² outre-mer compris, dans l’Atlantique, le Pacifique, l’océan Indien et les mers australes.
Les dispositifs français de protection comprennent : des parcs naturels marins, des réserves naturelles, des parcs nationaux comportant une partie maritime, des sites Natura 2000, des arrêtés de protection des habitats
Créé en 2007 en Bretagne, dans l’océan Atlantique, le parc naturel marin d’Iroise protège des habitats et des espèces marines tout en organisant notamment la pêche et le tourisme.
En Indonésie, les zones de conservation marines, comme celle de Raja Ampat en Papouasie occidentale, réglementent la pêche et protègent les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers marins.
En juin 2026, le Royaume-Uni comptait 378 aires marines protégées couvrant environ 38 % de ses eaux, dans les mers du Nord, la Manche, la mer d’Irlande et l’Atlantique Nord.
En Allemagne, les parcs nationaux côtiers, les réserves naturelles marines et les sites Natura 2000 protègent les espaces maritimes en application des directives européennes, avec des compétences partagées entre autorités fédérales et Länder selon les espaces concernés.
Le parc national de la mer des Wadden, en mer du Nord, protège des vasières, des marais salés et des habitats essentiels aux oiseaux migrateurs.
La réserve naturelle nationale des Terres australes françaises, dans les mers australes, protège notamment des oiseaux marins et des écosystèmes insulaires.
L’Indonésie dispose de 6 millions de km² d’espaces maritimes dans l’océan Indien et l’océan Pacifique, notamment autour de la mer de Java.
L’Allemagne dispose de 50 000 km² en mer Baltique et en mer du Nord, où la pêche et les parcs éoliens contribuent à une forte exploitation.
★ À maîtriser
Les grandes marées noires surviennent souvent près des grandes routes maritimes, des détroits, des ports pétroliers et des zones d’extraction du pétrole, où la concentration du trafic accroît les risques de collision ou d’accident.
La lutte contre une marée noire utilise des barrages flottants pour contenir les hydrocarbures, des dispersants chimiques pour les fragmenter en gouttelettes et des récupérateurs appelés skimmers pour prélever le pétrole à la surface.
Compléments
Les pétroliers transportent du pétrole entre des régions productrices comme le golfe Persique, l’Afrique et l’Amérique et des pôles consommateurs comme l’Europe, l’Asie orientale et l’Amérique du Nord, en empruntant parfois des passages étroits tels que les détroits de Malacca et d’Ormuz.
La marée noire de Singapour s’est propagée jusqu’aux plages touristiques de l’île de Sentosa, qui ont été fermées à la baignade, entraînant des retombées économiques négatives.
À Singapour, les hydrocarbures ont contaminé l’eau, la faune marine, notamment les oiseaux, et la flore marine.
★ À maîtriser
Compléments
Absorption du CO₂ atmosphérique → stockage océanique et ralentissement du réchauffement.
★ À maîtriser
Le phytoplancton absorbe du CO₂ par photosynthèse pour produire de la matière organique ; une partie du carbone descend vers les profondeurs lorsque les organismes meurent ou produisent des déchets, formant la pompe biologique de carbone.
L’acidification gêne la croissance des coquillages et des mollusques, qui se trouvent à la base de la chaîne alimentaire, et contribue à la baisse des populations marines, avec des effets négatifs sur la pêche et l’aquaculture.
Compléments
Les émissions humaines de CO₂ favorisant l’acidification proviennent notamment de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel, des transports et de la déforestation, qui libère du carbone et réduit la capacité des forêts à en absorber.
L’océan reste globalement alcalin malgré l’acidification, mais il devient moins basique.
L’acidification des océans est un effet indirect de l’utilisation des énergies fossiles : l’absorption d’une partie des émissions humaines par l’océan modifie sa chimie.
Le CO₂ absorbé modifie la chimie de l’océan → les organismes calcificateurs sont affectés.
★ À maîtriser
En Bretagne, les apports excessifs d’azote issus des activités humaines favorisent les marées vertes : l’agriculture intensive enrichit les sols en nitrates, que les pluies entraînent vers les cours d’eau puis vers la mer.
Lorsque les algues accumulées sur les plages et dans les vasières se décomposent, les bactéries consomment de grandes quantités d’oxygène, ce qui peut rendre l’eau et les sédiments anoxiques.
Les marées vertes dégradent les écosystèmes littoraux, peuvent perturber la pêche et l’aquaculture, nuisent au tourisme et présentent des risques sanitaires lorsque les algues pourrissent sur les plages.
Compléments
L’élevage et l’épandage d’engrais azotés et d’effluents d’élevage contribuent à enrichir les sols en nitrates.
Dans les baies peu profondes et relativement confinées, une lumière et une température favorables permettent aux nutriments d’accélérer la croissance des algues.
L’anoxie menace les organismes marins qui ont besoin d’oxygène pour vivre.
La décomposition des algues peut produire un gaz toxique.
En Bretagne, l’agriculture intensive comprend notamment l’élevage porcin et la culture de légumes sous serre, qui nécessitent des engrais riches en azote et en phosphate entraînés par ruissellement vers les eaux littorales.
Des marées vertes liées à l’urbanisation et à l’agriculture intensive se produisent aussi sur les côtes étasuniennes, indiennes, chinoises, danoises et italiennes.
Azote ruisselé → algues proliférantes → décomposition → manque d’oxygène.
★ À maîtriser
📌 Le GIEC synthétise les travaux scientifiques existants pour éclairer les décisions politiques, mais ne mène pas lui-même les recherches.
Les aires marines protégées préservent des habitats, limitent certaines activités humaines destructrices et protègent la biodiversité locale.
Les aires marines protégées ne suffisent pas à empêcher le réchauffement des océans, leur acidification ou la montée du niveau marin.
Compléments
📌 La protection locale des mers doit être complétée par des politiques globales de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de diminution des pollutions et de coopération internationale.
Les fonds marins situés au-delà des juridictions nationales relèvent du régime juridique distinct de la Zone internationale des fonds marins.
Les États cités comme n’ayant pas ratifié la CNUDM sont :
L’application du droit de la mer dépend de la coopération internationale et des moyens de contrôle, et peut être compliquée par les désaccords sur les frontières maritimes, la pêche, les ressources des fonds marins et la liberté de navigation.
Souveraineté territoriale, droits économiques en ZEE, liberté en haute mer.
★ À maîtriser
Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, relie le golfe Persique au golfe d’Oman et à l’océan Indien.
En 2025, environ 20 millions de barils de pétrole par jour transitent par le détroit d’Ormuz, soit près d’un quart du commerce maritime mondial de pétrole.
Le détroit de Bab-el-Mandeb, situé entre le Yémen et Djibouti et l’Érythrée, relie la mer Rouge au golfe d’Aden et à l’océan Indien.
Les acteurs concernés par les conséquences commerciales et énergétiques sont :
Compléments
En temps de paix, le détroit d’Ormuz constitue un passage stratégique pour les hydrocarbures entre les régions productrices du golfe Persique et les grands pôles consommateurs d’Europe, d’Asie orientale et d’Amérique du Nord.
Le détroit de Bab-el-Mandeb se trouve sur la route maritime reliant l’Asie à l’Europe par le canal de Suez.
En 2023, environ 9,3 millions de barils de pétrole par jour transitaient par le détroit de Bab-el-Mandeb.
En 2023, la circulation dans la région de Bab-el-Mandeb était perturbée par la piraterie en provenance de la Somalie et par les attaques des Houthis contre des navires en mer Rouge.
Les Houthis sont un mouvement armé yéménite insurgé soutenu par l’Iran, qui affirme attaquer des navires en solidarité avec les Palestiniens de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas.
Ormuz : pression iranienne ; Bab-el-Mandeb : attaques houthis liées à Gaza.
★ À maîtriser
Le 28 février 2026, Israël et les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, lancent des frappes contre l’Iran et Ali Khamenei, guide suprême iranien, est tué.
Après les frappes de février 2026, l’Iran riposte et perturbe fortement le trafic dans le détroit d’Ormuz, ce qui aggrave les tensions économiques mondiales.
Compléments
Dans les années 1980, l’Iran soutient la création du Hezbollah au Liban, puis développe des liens avec le Hamas palestinien ; ces deux groupes combattent Israël.
Le 1er octobre 2024, l’Iran tire environ 200 missiles.
1979 révolution → années 1980 réseaux alliés → 2023 soutiens → 2024 frappes → 2026 guerre ouverte.
★ À maîtriser
Les États-Unis sont présentés comme la première puissance militaire mondiale grâce à leurs moyens militaires et à leur présence sur tous les océans.
Les États-Unis possèdent 11 porte-avions à propulsion nucléaire et de nombreuses bases militaires à l’étranger, notamment à Djibouti.
Dans le Pacifique, où la puissance américaine s’est développée pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis affirment aujourd’hui leur puissance face à la Chine.
La ZEE française couvre 10 millions de km², ce qui en fait la deuxième plus grande du monde derrière celle des États-Unis, avec 11 millions de km², et devant celle de l’Australie, avec 9 millions de km².
La France peut faire respecter sa souveraineté maritime par la force militaire, mais demeure une puissance moyenne et de deuxième rang par rapport aux États-Unis.
📌 Les États-Unis peuvent mener des opérations seuls, tandis que la France privilégie l’action dans des programmes et des coalitions internationales.
Compléments
La présence militaire américaine en Europe s’appuie notamment sur l’OTAN, alliance militaire fondée en 1949 au début de la guerre froide.
En Amérique latine, l’influence américaine s’inscrit dans une histoire marquée par la doctrine Monroe de 1823.
La présence américaine au Moyen-Orient contribue aux intérêts stratégiques des États-Unis et à la sécurisation des approvisionnements pétroliers.
La capacité française de projection s’appuie sur 3 bases navales en métropole, 7 dans les territoires ultramarins et 2 à l’étranger, à Abou Dhabi et Djibouti, ainsi que sur un chantier naval à Saint-Nazaire.
La France maintient 40 à 50 navires en mer et dispose d’un porte-avions, d’avions, d’hélicoptères et de satellites.
L’opération Chammal, volet français de la coalition internationale Inherent Resolve lancée en 2014 contre Daech en Irak puis en Syrie, mobilise environ 600 militaires français depuis 2021.
La France défend sa souveraineté dans sa ZEE par la lutte contre la piraterie et la pollution ainsi que par la surveillance des abords des ports et de l’autoroute maritime de la Manche.
La France agit surtout en coalition, tandis que les États-Unis peuvent mener des opérations seuls.
| Espace | Étendue | Droits et statut |
|---|---|---|
| Eaux territoriales | Jusqu’à 12 milles marins | Souveraineté de l’État côtier, sous réserve du passage inoffensif |
| ZEE | Jusqu’à 200 milles marins | Droits d’exploitation et compétences environnementales ; liberté de navigation maintenue |
| Eaux internationales | Au-delà des juridictions nationales | Non-appropriation et liberté de navigation selon le droit international |
| État | Superficie | Rang indiqué |
|---|---|---|
| États-Unis | 11 millions de km² | Première |
| France | 10 millions de km² | Deuxième |
| Australie | 9 millions de km² | Après la France |
Teste tes connaissances sur Océans et enjeux géopolitiques avec 31 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Pour caractériser les ressources visées par l’exploitation minière des grands fonds, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :
2. Un relevé distingue des sulfures sur une dorsale et des nodules dans une plaine abyssale. Quelles propositions décrivent correctement ces minerais ?
Mémorisez les concepts clés de Océans et enjeux géopolitiques avec 96 flashcards interactives.
Que désignent les ressources halieutiques ?
Les animaux et végétaux aquatiques exploités par la pêche et l’aquaculture.
Quelles ressources l’exploitation minière des fonds marins vise-t-elle à extraire ?
Des terres rares.
À quelle profondeur trouve-t-on le plus souvent les sulfures polymétalliques ?
Entre 1 000 et 4 000 mètres de profondeur.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches