QCM : Océans et enjeux géopolitiques (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour caractériser les ressources visées par l’exploitation minière des grands fonds, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les nodules polymétalliques correspondent à des dépôts riches en zinc, plomb et parfois en or et argent.
Les sulfures polymétalliques sont des dépôts principalement riches en manganèse, nickel et cobalt.
Les nodules polymétalliques sont des concrétions rocheuses contenant notamment manganèse, nickel, cobalt et cuivre.
Les technologies militaires ne font pas partie des usages associés aux terres rares visées.
Les terres rares recherchées peuvent servir aux batteries et aux équipements électroniques.

Les nodules polymétalliques sont des concrétions rocheuses contenant notamment manganèse, nickel, cobalt et cuivre. · Les terres rares recherchées peuvent servir aux batteries et aux équipements électroniques.

Explication

Les terres rares recherchées sont notamment utilisées dans les batteries et les équipements électroniques. Les nodules sont des concrétions contenant manganèse, nickel, cobalt et cuivre ; les sulfures sont riches en cuivre, zinc et plomb, et peuvent aussi contenir de l’or et de l’argent.

2. Un relevé distingue des sulfures sur une dorsale et des nodules dans une plaine abyssale. Quelles propositions décrivent correctement ces minerais ?

La zone Clarion-Clipperton se situe dans le Pacifique occidental, entre l’Afrique et l’Amérique du Sud.
Les sulfures polymétalliques sont notamment présents sur des dorsales de l’Atlantique et du Pacifique.
Les sulfures polymétalliques se rencontrent souvent entre 1 000 et 4 000 mètres de profondeur.
Les encroûtements cobaltifères sont des couches riches en cobalt, avec aussi du nickel et parfois du platine.
Les nodules polymétalliques se trouvent dans les plaines abyssales autour de 6 000 mètres.

Les sulfures polymétalliques sont notamment présents sur des dorsales de l’Atlantique et du Pacifique. · Les sulfures polymétalliques se rencontrent souvent entre 1 000 et 4 000 mètres de profondeur. · Les encroûtements cobaltifères sont des couches riches en cobalt, avec aussi du nickel et parfois du platine. · Les nodules polymétalliques se trouvent dans les plaines abyssales autour de 6 000 mètres.

Explication

Les sulfures se trouvent généralement sur les dorsales entre 1 000 et 4 000 mètres, notamment dans l’Atlantique et le Pacifique. Les nodules occupent les plaines abyssales autour de 6 000 mètres, tandis que les encroûtements cobaltifères contiennent du cobalt, du nickel et des éléments comme le platine ; Clarion-Clipperton se situe entre Hawaï et le Mexique.

3. À propos de la localisation et de la remontée des ressources minières des grands fonds :

Les ressources minières des grands fonds sont présentes dans tous les océans et dans des eaux internationales.
Les encroûtements cobaltifères se trouvent sur les flancs de monts sous-marins, notamment dans l’océan Indien.
Les ressources minières des grands fonds se trouvent dans les eaux des zones économiques exclusives des États.
Les encroûtements cobaltifères se rencontrent surtout sur les plaines abyssales du Pacifique équatorial.
Leur remontée par pompage coûte cher en raison de la grande profondeur des gisements.

Les ressources minières des grands fonds sont présentes dans tous les océans et dans des eaux internationales. · Les encroûtements cobaltifères se trouvent sur les flancs de monts sous-marins, notamment dans l’océan Indien. · Leur remontée par pompage coûte cher en raison de la grande profondeur des gisements.

Explication

Les encroûtements cobaltifères se situent sur les flancs des monts sous-marins, notamment dans le Pacifique occidental et l’océan Indien. Les ressources des grands fonds existent dans tous les océans et dans les eaux internationales ; leur pompage est coûteux du fait de leur profondeur.

4. Concernant les enjeux géopolitiques et la régulation minière des grands fonds, quelles propositions sont exactes ?

L’accès à l’exploitation est inégal, car les États les moins riches financent plus facilement les expéditions en mer.
La croissance des besoins en métaux stratégiques conduit les États à accroître leur dépendance énergétique.
L’AIFM a délivré dix-neuf licences de concessions minières pour exploiter les ressources de la mer du Nord.
Les licences citées concernent notamment la Norvège, l’Islande, le Pérou et le Chili.
La rareté des métaux stratégiques terrestres et la hausse des besoins incitent les États à sécuriser leurs approvisionnements.

La rareté des métaux stratégiques terrestres et la hausse des besoins incitent les États à sécuriser leurs approvisionnements.

Explication

La rareté des métaux dans les gisements terrestres et la croissance des besoins poussent les États à sécuriser leur approvisionnement et à réduire leur dépendance énergétique. Les 19 licences sont liées à l’AIFM et aux concessions minières, les États cités comprennent notamment la Corée, le Japon, Singapour, la Chine et plusieurs pays européens, et l’accès est favorisé par les moyens des États riches.

5. Un projet vise les fonds marins des eaux internationales : quelles propositions décrivent le cadre et les acteurs de cette exploitation ?

La régulation internationale de cette exploitation relève directement des compagnies minières.
L’exploitation minière en eau profonde dans les eaux internationales n’est pas encore autorisée.
L’Autorité internationale des fonds marins est chargée de réguler cette exploitation à l’échelle internationale.
Les compagnies minières cherchent à sécuriser l’approvisionnement des États en métaux rares.
L’exploitation minière en eau profonde dans les eaux internationales est déjà autorisée.

L’exploitation minière en eau profonde dans les eaux internationales n’est pas encore autorisée. · L’Autorité internationale des fonds marins est chargée de réguler cette exploitation à l’échelle internationale.

Explication

L’exploitation minière en eau profonde dans les eaux internationales n’est pas encore autorisée. L’Autorité internationale des fonds marins en assure la régulation internationale ; la sécurisation des approvisionnements est recherchée par les États, tandis que les compagnies sont attirées par les perspectives de profit.

6. Des associations et des scientifiques alertent sur l’exploitation minière des fonds marins : quelles propositions décrivent cette mobilisation et ses suites ?

Le 11 juin 2025, Greenpeace France a manifesté lors de la conférence de l’ONU sur l’océan à Nice.
Trente-sept pays se sont prononcés contre un moratoire sur l’exploitation minière en eaux profondes.
Les scientifiques et les ONG environnementales étudient les impacts et les risques de cette exploitation.
Trente-sept pays se sont prononcés en faveur d’un moratoire sur l’exploitation minière en eaux profondes.
Les scientifiques et les ONG environnementales soulignent que les fonds océaniques sont bien connus.

Le 11 juin 2025, Greenpeace France a manifesté lors de la conférence de l’ONU sur l’océan à Nice. · Les scientifiques et les ONG environnementales étudient les impacts et les risques de cette exploitation. · Trente-sept pays se sont prononcés en faveur d’un moratoire sur l’exploitation minière en eaux profondes.

Explication

Les scientifiques et les ONG étudient les risques et soulignent que les fonds océaniques restent très peu connus. Greenpeace France a manifesté à Nice le 11 juin 2025, et 37 pays ont soutenu un moratoire ; les deux autres propositions inversent ces faits.

7. Dans le débat sur la pêche au krill, quelles propositions distinguent correctement un lobby d’un militant et caractérisent Camille Étienne ?

Camille Étienne mène des campagnes de sensibilisation et interpelle des responsables politiques et économiques.
Un lobby exerce une pression pour influencer les décisions politiques en défendant des intérêts.
Un militant s’engage activement pour défendre une cause et obtenir des changements politiques, sociaux ou environnementaux.
Un lobby peut défendre les intérêts d’une entreprise, d’un secteur économique ou d’une cause.
Camille Étienne est une militante écologiste française née en 1998, engagée pour le climat et la biodiversité.

Camille Étienne mène des campagnes de sensibilisation et interpelle des responsables politiques et économiques. · Un lobby exerce une pression pour influencer les décisions politiques en défendant des intérêts. · Un militant s’engage activement pour défendre une cause et obtenir des changements politiques, sociaux ou environnementaux. · Un lobby peut défendre les intérêts d’une entreprise, d’un secteur économique ou d’une cause. · Camille Étienne est une militante écologiste française née en 1998, engagée pour le climat et la biodiversité.

Explication

Un lobby cherche à influer sur les décisions politiques au service d’intérêts variés, tandis qu’un militant agit activement pour une cause et des changements. Camille Étienne, née en 1998, mène des actions de sensibilisation et interpelle des responsables politiques et économiques.

8. Lorsqu’un projet d’exploitation maritime est discuté, quelles propositions rendent compte des tensions entre exploitation et protection ?

Les espaces marins sont suffisamment connus pour que les risques d’exploitation soient rapidement évalués.
Les associations non gouvernementales défendent des intérêts économiques face aux scientifiques.
Les intérêts économiques privilégient l’exploitation, tandis que les exigences environnementales favorisent la protection.
Les intérêts économiques et les exigences environnementales convergent vers la priorité à l’exploitation.
La fragilité des écosystèmes marins complique l’évaluation des risques liés à leur exploitation.

Les intérêts économiques privilégient l’exploitation, tandis que les exigences environnementales favorisent la protection. · La fragilité des écosystèmes marins complique l’évaluation des risques liés à leur exploitation.

Explication

Les espaces marins sont fragiles et encore trop peu connus pour que les risques de leur exploitation puissent être pleinement évalués. Les intérêts économiques privilégient l’exploitation, tandis que les exigences environnementales favorisent la protection. Les associations non gouvernementales et les scientifiques défendent des souhaits de protection, et non des intérêts économiques face aux scientifiques.

9. Une zone maritime est classée pour protéger ses habitats : quelles propositions décrivent correctement les aires marines protégées et les tensions liées à la mer ?

Les aires marines protégées visent la préservation des espèces, sans concerner les habitats ni les écosystèmes.
Les tensions maritimes opposent les intérêts économiques des États et des entreprises aux seuls intérêts des scientifiques.
Une aire marine protégée délimite un espace où les activités humaines sont réglementées pour préserver les écosystèmes.
Les aires marines protégées réglementent les activités afin de favoriser l’exploitation des ressources marines.
Les souhaits de protection dans les tensions maritimes sont portés par les entreprises et les acteurs économiques.

Une aire marine protégée délimite un espace où les activités humaines sont réglementées pour préserver les écosystèmes.

Explication

Une aire marine protégée réglemente les activités humaines afin de préserver les espèces, les habitats et les écosystèmes. Les autres propositions détournent cet objectif ou attribuent mal les intérêts économiques et les souhaits de protection, portés notamment par les États, les régions, les associations et les scientifiques.

10. Un État prépare un dispositif de protection de ses espaces maritimes. Quelles mesures relèvent des dispositifs nationaux décrits ?

Le territoire maritime français s’étend sur environ 10,2 millions de km² en Méditerranée seule.
Les États peuvent réglementer les activités touristiques, mais pas l’exploitation des fonds marins.
Les sites Natura 2000 français sont des zones où toute activité humaine est interdite.
Il peut créer des réserves naturelles ou des zones protégeant des habitats et des espèces.
Il peut réglementer les rejets polluants et les activités touristiques dans ses eaux.

Il peut créer des réserves naturelles ou des zones protégeant des habitats et des espèces. · Il peut réglementer les rejets polluants et les activités touristiques dans ses eaux.

Explication

Les États peuvent créer des réserves et des zones de protection, et réglementer notamment les rejets polluants et le tourisme. Le territoire maritime français d’environ 10,2 millions de km² couvre plusieurs océans et mers, tandis que Natura 2000 constitue l’un des dispositifs français et que les États peuvent aussi réglementer l’exploitation des fonds marins.

11. Un bilan compare des dispositifs de protection marine en France, en Indonésie et au Royaume-Uni. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Le Royaume-Uni compte actuellement 8,5 % d’eaux protégées, avec un objectif de 30 % atteint.
L’objectif britannique 30x30 a été énoncé lors de la COP15 de la biodiversité en 2022.
En juin 2026, les aires protégées couvrent environ 38 % des eaux britanniques.
Le parc naturel marin d’Iroise, créé en 2007, organise notamment la pêche et le tourisme.
À Raja Ampat, les zones de conservation protègent les herbiers, mais réglementent la pêche ailleurs.

L’objectif britannique 30x30 a été énoncé lors de la COP15 de la biodiversité en 2022. · En juin 2026, les aires protégées couvrent environ 38 % des eaux britanniques. · Le parc naturel marin d’Iroise, créé en 2007, organise notamment la pêche et le tourisme.

Explication

L’objectif britannique 30x30 a été énoncé à la COP15 en 2022, et le parc d’Iroise organise notamment la pêche et le tourisme. Raja Ampat associe réglementation de la pêche et protection des récifs, mangroves et herbiers ; en juin 2026, le réseau britannique couvre environ 38 % des eaux, tandis que 8,5 % correspond au niveau indiqué avant l’objectif de 30 % en 2030.

12. Un accident libère du carburant en mer près d’un port pétrolier très fréquenté. Concernant les marées noires et leurs risques :

La proximité d’un port pétrolier et d’une route fréquentée accroît le risque d’accident.
Les grandes marées noires surviennent surtout loin des routes maritimes et des zones d’extraction.
Les détroits de Malacca et d’Ormuz sont des pôles consommateurs desservis par les pétroliers.
Des pétroliers relient des régions productrices à des pôles consommateurs en empruntant parfois des détroits.
Le déversement de carburant constitue une marée noire, même sans fuite de pétrole brut.

La proximité d’un port pétrolier et d’une route fréquentée accroît le risque d’accident. · Des pétroliers relient des régions productrices à des pôles consommateurs en empruntant parfois des détroits. · Le déversement de carburant constitue une marée noire, même sans fuite de pétrole brut.

Explication

Une marée noire est une pollution marine par déversement d’hydrocarbures, dont le carburant ; les zones de trafic, ports pétroliers et secteurs d’extraction sont des lieux de risque accru. Les pétroliers relient régions productrices et pôles consommateurs, en empruntant parfois Malacca ou Ormuz, qui sont des passages stratégiques et non des pôles consommateurs.

13. Lors d’une marée noire, quelles propositions décrivent correctement les techniques de lutte et les contaminations observées à Singapour ?

Les dispersants chimiques récupèrent le pétrole présent à la surface de l’eau.
À Singapour, les hydrocarbures ont contaminé l’eau, les oiseaux et la flore marine.
Les barrages flottants contiennent les hydrocarbures et limitent leur dispersion vers les côtes.
Les skimmers fragmentent la nappe en petites gouttelettes afin de la disperser.
À Singapour, la contamination a touché les oiseaux, mais pas la flore marine.

À Singapour, les hydrocarbures ont contaminé l’eau, les oiseaux et la flore marine. · Les barrages flottants contiennent les hydrocarbures et limitent leur dispersion vers les côtes.

Explication

Les barrages flottants contiennent la nappe, et la pollution de Singapour a touché l’eau, la faune, notamment les oiseaux, et la flore marines. Les dispersants fragmentent les hydrocarbures, tandis que les skimmers prélèvent le pétrole en surface ; la contamination a aussi atteint la flore.

14. Dans une zone océanique, le phytoplancton photosynthétise puis une partie de la matière organique atteint les profondeurs. Quelles propositions caractérisent ces mécanismes ?

La mort des organismes peut faire descendre du carbone vers les profondeurs.
L’acidification désigne une hausse progressive du pH de l’eau de mer.
L’acidification correspond à une diminution progressive du pH de l’eau de mer.
Les déchets des organismes ramènent le carbone vers la surface océanique.
Le phytoplancton absorbe du CO₂ par photosynthèse pour produire de la matière organique.

La mort des organismes peut faire descendre du carbone vers les profondeurs. · L’acidification correspond à une diminution progressive du pH de l’eau de mer. · Le phytoplancton absorbe du CO₂ par photosynthèse pour produire de la matière organique.

Explication

Le phytoplancton utilise le CO₂ pour produire de la matière organique, dont une partie descend lorsque les organismes meurent ou produisent des déchets : c’est la pompe biologique. L’acidification est une baisse progressive du pH, et les déchets contribuent au transfert vers les profondeurs, non vers la surface.

15. Un océan absorbe du CO₂ lié aux activités humaines et son pH diminue sans devenir acide. Quelles propositions sont exactes ?

Les transports ne contribuent pas aux émissions humaines de CO₂ favorisant l’acidification.
L’océan peut rester globalement alcalin tout en devenant moins basique.
La déforestation libère du carbone et réduit l’absorption des forêts.
À mesure que le pH diminue, l’océan devient globalement acide.
La combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel favorise l’acidification.

L’océan peut rester globalement alcalin tout en devenant moins basique. · La déforestation libère du carbone et réduit l’absorption des forêts. · La combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel favorise l’acidification.

Explication

La combustion des énergies fossiles et la déforestation font partie des sources humaines de CO₂ favorisant l’acidification ; les transports en sont aussi une source. L’océan reste globalement alcalin, mais devient moins basique : une baisse du pH ne signifie donc pas qu’il devient globalement acide.

16. Une baisse progressive du pH liée aux émissions humaines est observée dans une région côtière. Quelles conséquences et relations causales sont exactes ?

La modification de la chimie océanique améliore la pêche et l’aquaculture.
L’absorption océanique d’émissions humaines modifie la chimie de l’eau.
L’acidification est un effet direct de l’utilisation des énergies fossiles.
Les difficultés de croissance des mollusques peuvent accroître les populations marines.
L’acidification peut gêner la croissance des coquillages et des mollusques.

L’absorption océanique d’émissions humaines modifie la chimie de l’eau. · L’acidification peut gêner la croissance des coquillages et des mollusques.

Explication

L’acidification gêne la croissance des coquillages et des mollusques, ce qui peut contribuer à la baisse des populations marines et nuire à la pêche et à l’aquaculture. Elle est un effet indirect des énergies fossiles : l’océan absorbe une partie des émissions humaines, ce qui modifie sa chimie.

17. Concernant les marées vertes et leurs facteurs de développement :

L’élevage et l’épandage d’effluents contribuent à enrichir les sols en nitrates.
En Bretagne, des apports excessifs d’azote d’origine humaine favorisent ces proliférations.
En Bretagne, les pluies entraînent les nitrates des cours d’eau vers les sols agricoles.
Les marées vertes peuvent concerner certaines portions du littoral plutôt que toutes les côtes.
Une marée verte correspond à une prolifération massive d’algues vertes sur une partie du littoral.

L’élevage et l’épandage d’effluents contribuent à enrichir les sols en nitrates. · En Bretagne, des apports excessifs d’azote d’origine humaine favorisent ces proliférations. · Les marées vertes peuvent concerner certaines portions du littoral plutôt que toutes les côtes. · Une marée verte correspond à une prolifération massive d’algues vertes sur une partie du littoral.

Explication

Une marée verte est une prolifération massive d’algues vertes sur certaines portions du littoral. En Bretagne, les apports humains d’azote et les pratiques d’élevage enrichissent les sols en nitrates, ensuite entraînés par les pluies vers les cours d’eau puis la mer ; les pluies ne transportent pas les nitrates de la mer vers les sols.

18. Dans une baie peu profonde et confinée, les algues accumulées se décomposent après une période favorable à leur croissance. Quelles propositions décrivent la suite possible ?

Les bactéries décomposant les algues consomment de grandes quantités d’oxygène.
La décomposition bactérienne des algues enrichit l’eau en oxygène et réduit l’anoxie.
L’anoxie désigne une situation où l’eau et les sédiments sont privés d’oxygène.
L’accumulation d’algues sur les plages et les vasières peut précéder l’anoxie.
Une lumière et une température favorables permettent aux nutriments d’accélérer la croissance algale.

Les bactéries décomposant les algues consomment de grandes quantités d’oxygène. · L’anoxie désigne une situation où l’eau et les sédiments sont privés d’oxygène. · L’accumulation d’algues sur les plages et les vasières peut précéder l’anoxie. · Une lumière et une température favorables permettent aux nutriments d’accélérer la croissance algale.

Explication

La décomposition bactérienne consomme beaucoup d’oxygène, et une lumière ainsi qu’une température favorables accélèrent auparavant la croissance des algues dans ces baies. L’anoxie correspond au manque d’oxygène dans l’eau et les sédiments ; la décomposition le consomme plutôt qu’elle n’enrichit l’eau en oxygène.

19. À propos des conséquences des marées vertes et de l’anoxie :

La décomposition des algues peut produire un gaz toxique.
L’anoxie protège les organismes marins dépendant de l’oxygène dissous.
L’anoxie menace les organismes marins qui ont besoin d’oxygène pour vivre.
Les marées vertes dégradent les écosystèmes littoraux et peuvent perturber la pêche.
Les marées vertes favorisent le tourisme lorsque les algues pourrissent sur les plages.

La décomposition des algues peut produire un gaz toxique. · L’anoxie menace les organismes marins qui ont besoin d’oxygène pour vivre. · Les marées vertes dégradent les écosystèmes littoraux et peuvent perturber la pêche.

Explication

Les marées vertes dégradent les milieux littoraux et peuvent perturber la pêche ; leur décomposition peut également produire un gaz toxique. L’anoxie menace les organismes dépendant de l’oxygène : elle ne les protège pas, et les algues pourrissantes présentent des risques pour le tourisme et la santé.

20. Une région côtière combine élevage porcin et cultures maraîchères sous serre ; ses engrais sont entraînés par ruissellement. Quelles propositions s’appliquent à ce contexte ?

Les côtes indiennes et chinoises ne connaissent pas de marées vertes associées à ces facteurs.
Ces activités agricoles peuvent nécessiter des engrais riches en azote et en phosphate.
Les marées vertes liées à ces facteurs sont signalées sur les seules côtes bretonnes.
Le ruissellement peut transporter les engrais vers les eaux littorales de la région.
Des marées vertes liées à l’urbanisation et à l’agriculture intensive sont observées sur des côtes étasuniennes.

Ces activités agricoles peuvent nécessiter des engrais riches en azote et en phosphate. · Le ruissellement peut transporter les engrais vers les eaux littorales de la région. · Des marées vertes liées à l’urbanisation et à l’agriculture intensive sont observées sur des côtes étasuniennes.

Explication

L’élevage porcin et les cultures sous serre peuvent requérir des engrais azotés et phosphatés, que le ruissellement transporte vers les eaux littorales. Des marées vertes liées à l’urbanisation et à l’agriculture intensive sont aussi signalées aux États-Unis ; elles concernent également les côtes indiennes et chinoises, et ne sont donc pas limitées à la Bretagne.

21. Concernant la portée des aires marines protégées face aux enjeux climatiques :

Elles peuvent préserver des mangroves participant au stockage du carbone.
Elles protègent les mangroves en réduisant directement la montée du niveau marin.
Elles peuvent contribuer à protéger des herbiers marins qui stockent du carbone.
Elles suffisent à empêcher le réchauffement global des océans.
Elles ne suffisent pas à empêcher l’acidification globale des océans.

Elles peuvent préserver des mangroves participant au stockage du carbone. · Elles peuvent contribuer à protéger des herbiers marins qui stockent du carbone. · Elles ne suffisent pas à empêcher l’acidification globale des océans.

Explication

Les herbiers et les mangroves stockent du carbone et peuvent bénéficier de la protection de ces aires. Toutefois, ces mesures locales ne suffisent pas à empêcher l’acidification ni le réchauffement des océans ; elles n’arrêtent pas non plus directement la montée du niveau marin.

22. Une politique côtière protège localement des habitats marins. Quelles mesures complémentaires s’inscrivent dans une réponse globale ?

Développer la coopération internationale complète les mesures locales de protection des mers.
Renforcer la protection locale dispense de réduire les pollutions marines à grande échelle.
Remplacer la coopération internationale par la seule délimitation de zones protégées constitue la réponse globale attendue.
Diminuer les pollutions fait partie des politiques globales complémentaires.
Réduire les émissions de gaz à effet de serre complète l’action locale de protection.

Développer la coopération internationale complète les mesures locales de protection des mers. · Diminuer les pollutions fait partie des politiques globales complémentaires. · Réduire les émissions de gaz à effet de serre complète l’action locale de protection.

Explication

La protection locale doit s’accompagner d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’une diminution des pollutions et d’une coopération internationale. Elle ne dispense donc pas de réduire les pollutions, et la délimitation de zones protégées ne remplace pas ces mesures globales.

23. Un navire étranger longe une côte à 10 milles marins, dans une zone relevant de l’État côtier. Quelles affirmations sont exactes ?

L’État côtier y exerce sa souveraineté sans tenir compte du passage inoffensif des navires étrangers.
La CNUDM est entrée en vigueur en 1994.
Cette zone se situe dans les eaux territoriales, qui s’étendent jusqu’à 12 milles marins.
La conférence ayant établi ce zonage s’est tenue à Montego Bay en 1994.
Le zonage maritime de la CNUDM a été établi à Montego Bay, en Jamaïque.

La CNUDM est entrée en vigueur en 1994. · Cette zone se situe dans les eaux territoriales, qui s’étendent jusqu’à 12 milles marins. · Le zonage maritime de la CNUDM a été établi à Montego Bay, en Jamaïque.

Explication

À 10 milles marins, le navire se trouve dans les eaux territoriales, qui s’étendent jusqu’à 12 milles et où s’applique notamment le droit de passage inoffensif. La CNUDM a établi le zonage à Montego Bay en 1982 et est entrée en vigueur en 1994 ; 1994 n’est donc pas l’année de la conférence.

24. Parmi les propositions suivantes concernant les espaces maritimes au-delà des côtes, lesquelles sont exactes ?

En haute mer, aucun État ne peut s’approprier les eaux internationales.
Dans la ZEE, les autres États perdent leur liberté de navigation.
Les eaux internationales correspondent aux eaux placées sous la juridiction exclusive d’un État côtier.
Les fonds marins au-delà des juridictions nationales relèvent d’un régime juridique distinct.
Dans la ZEE, les droits d’exploitation des ressources naturelles appartiennent à l’État côtier.

En haute mer, aucun État ne peut s’approprier les eaux internationales. · Les fonds marins au-delà des juridictions nationales relèvent d’un régime juridique distinct. · Dans la ZEE, les droits d’exploitation des ressources naturelles appartiennent à l’État côtier.

Explication

Dans la ZEE, l’État côtier dispose de droits exclusifs d’exploitation, mais les autres États conservent notamment la liberté de navigation. Les eaux internationales désignent généralement la haute mer, qui n’est appropriable par aucun État, tandis que les fonds marins au-delà des juridictions nationales relèvent d’un régime distinct.

25. À propos des limites de l’application du droit international de la mer :

Les désaccords sur les frontières maritimes facilitent l’application du droit de la mer.
Les États non signataires échappent aux règles relevant du droit coutumier.
L’application du droit de la mer dépend notamment de la coopération internationale.
La Turquie a ratifié la CNUDM, contrairement au Venezuela.
Les États-Unis ne figurent pas parmi les États ayant ratifié la CNUDM.

L’application du droit de la mer dépend notamment de la coopération internationale. · Les États-Unis ne figurent pas parmi les États ayant ratifié la CNUDM.

Explication

Les États-Unis n’ont pas ratifié la CNUDM, mais restent soumis à des règles considérées comme relevant du droit coutumier, comme les autres États cités parmi les non-ratifiants. L’application dépend de la coopération et des moyens de contrôle, tandis que les désaccords, notamment sur les frontières, peuvent la compliquer.

26. Après les frappes du 28 février 2026, quelles propositions décrivent les événements liés à l’Iran ?

Les frappes contre l’Iran ont lieu le 28 février 2024 sous la présidence de Donald Trump.
Ali Khamenei, guide suprême iranien, survit aux frappes du 28 février 2026.
La riposte iranienne perturbe le trafic dans le détroit de Bab el-Mandeb.
Israël et les États-Unis lancent des frappes contre l’Iran sous la présidence de Donald Trump.
L’Iran riposte ensuite en perturbant fortement le trafic dans le détroit d’Ormuz.

Israël et les États-Unis lancent des frappes contre l’Iran sous la présidence de Donald Trump. · L’Iran riposte ensuite en perturbant fortement le trafic dans le détroit d’Ormuz.

Explication

Les frappes sont lancées le 28 février 2026 par Israël et les États-Unis sous Donald Trump, et Ali Khamenei est tué. L’Iran riposte en perturbant le trafic dans le détroit d’Ormuz, ce qui aggrave les tensions économiques mondiales.

27. Un État déploie rapidement et durablement des forces loin de son territoire grâce à ses bases, navires, avions et moyens logistiques. Concernant cette capacité :

Cette aptitude correspond à la capacité de projection militaire d’un État.
Les États-Unis possèdent dix porte-avions à propulsion nucléaire et de nombreuses bases à l’étranger.
Elle repose notamment sur des moyens permettant un déploiement durable loin du territoire national.
La projection désigne la capacité à déployer rapidement des forces près de son territoire.
La présence militaire américaine en Europe s’appuie sur l’OTAN, fondée en 1945.

Cette aptitude correspond à la capacité de projection militaire d’un État. · Elle repose notamment sur des moyens permettant un déploiement durable loin du territoire national.

Explication

La capacité de projection consiste à déployer rapidement et durablement des forces loin du territoire, en mobilisant bases, navires, avions et logistique. Les États-Unis possèdent 11 porte-avions nucléaires, et l’OTAN a été fondée en 1949.

28. Parmi les propositions suivantes concernant la puissance maritime et les espaces d’affirmation américains, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

En Amérique latine, l’influence américaine s’inscrit dans une histoire marquée par la doctrine Monroe de 1823.
La puissance maritime associe hard power et soft power pour agir sur les espaces maritimes et en tirer profit.
Dans le Pacifique, la puissance américaine s’est développée pendant la Seconde Guerre mondiale et s’affirme face à la Chine.
La puissance maritime repose notamment sur une flotte et des bases aériennes éloignées des côtes.
Au Moyen-Orient, la présence militaire américaine contribue à sécuriser les approvisionnements en gaz naturel.

En Amérique latine, l’influence américaine s’inscrit dans une histoire marquée par la doctrine Monroe de 1823. · La puissance maritime associe hard power et soft power pour agir sur les espaces maritimes et en tirer profit. · Dans le Pacifique, la puissance américaine s’est développée pendant la Seconde Guerre mondiale et s’affirme face à la Chine.

Explication

La puissance maritime combine hard power et soft power, notamment pour défendre la souveraineté, contrôler les routes et gérer les ressources. L’affirmation américaine dans le Pacifique se fait face à la Chine, tandis que l’influence latino-américaine est associée à la doctrine Monroe de 1823. Au Moyen-Orient, les intérêts évoqués concernent les approvisionnements pétroliers, et la puissance maritime s’appuie sur une flotte et des bases navales.

29. Une analyse compare la ZEE française aux autres grandes ZEE et évalue les limites militaires françaises. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La France privilégie les opérations militaires menées seule plutôt que les coalitions internationales.
La capacité française de projection s’appuie sur trois bases navales à l’étranger, à Abou Dhabi et Djibouti.
La projection française s’appuie sur sept bases navales en métropole et trois outre-mer.
La ZEE française couvre 10 millions de km², derrière celle des États-Unis et devant celle de l’Australie.
La France est une puissance maritime de premier rang comparable aux États-Unis.

La ZEE française couvre 10 millions de km², derrière celle des États-Unis et devant celle de l’Australie.

Explication

La ZEE française couvre 10 millions de km² : elle est derrière celle des États-Unis, à 11 millions, et devant celle de l’Australie, à 9 millions. La capacité française de projection compte deux bases à l’étranger, à Abou Dhabi et Djibouti. La France demeure une puissance moyenne et de deuxième rang ; elle dispose de trois bases en métropole et de sept outre-mer, et privilégie les programmes et coalitions internationaux plutôt que les opérations menées seule.

30. Un bilan oppose les capacités d’action militaire et la situation économique maritime des États-Unis et de la France. Quelles sont les réponses exactes ?

L’économie maritime française est de premier rang et son vaste territoire maritime est pleinement exploité.
La France maintient 40 à 50 navires en mer et dispose notamment d’un porte-avions et de satellites.
Les États-Unis peuvent mener des opérations seuls, tandis que la France privilégie les programmes et coalitions internationales.
L’économie maritime française est active mais de second rang, et sa ZEE reste insuffisamment exploitée.
La capacité française de projection s’appuie sur trois bases en métropole, sept outre-mer et trois à l’étranger.

La France maintient 40 à 50 navires en mer et dispose notamment d’un porte-avions et de satellites. · Les États-Unis peuvent mener des opérations seuls, tandis que la France privilégie les programmes et coalitions internationales. · L’économie maritime française est active mais de second rang, et sa ZEE reste insuffisamment exploitée.

Explication

L’économie maritime française est active mais de second rang, et sa vaste ZEE reste insuffisamment exploitée. La France maintient 40 à 50 navires en mer et dispose notamment d’un porte-avions et de satellites. Les États-Unis peuvent mener des opérations seuls, tandis que la France privilégie les programmes et coalitions internationales. La capacité française de projection s’appuie sur trois bases en métropole, sept outre-mer et deux à l’étranger.

31. Concernant les détroits d’Ormuz et de Bab-el-Mandeb comme leviers géopolitiques :

En temps de paix, Ormuz achemine des hydrocarbures du golfe Persique vers plusieurs grands pôles consommateurs.
Les Houthis affirment attaquer des navires en solidarité avec les Palestiniens de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas.
En temps de paix, Ormuz relie les régions productrices du golfe Persique aux seuls pôles consommateurs d’Asie orientale.
En 2023, la piraterie en provenance de Somalie perturbait la circulation dans la région de Bab-el-Mandeb.
Les Houthis sont un mouvement armé yéménite soutenu par l’Iran.

En temps de paix, Ormuz achemine des hydrocarbures du golfe Persique vers plusieurs grands pôles consommateurs. · Les Houthis affirment attaquer des navires en solidarité avec les Palestiniens de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas. · En 2023, la piraterie en provenance de Somalie perturbait la circulation dans la région de Bab-el-Mandeb. · Les Houthis sont un mouvement armé yéménite soutenu par l’Iran.

Explication

Ormuz constitue en temps de paix un passage stratégique vers les pôles consommateurs d’Europe, d’Asie orientale et d’Amérique du Nord. En 2023, la piraterie somalienne et les attaques houthis perturbaient la région de Bab-el-Mandeb; les Houthis sont soutenus par l’Iran et invoquent leur solidarité avec Gaza. Ormuz dessert aussi l’Europe et l’Amérique du Nord, et non les seuls pôles d’Asie orientale.

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Que désignent les ressources halieutiques ?

Les animaux et végétaux aquatiques exploités par la pêche et l’aquaculture.

Quelles ressources l’exploitation minière des fonds marins vise-t-elle à extraire ?

Des terres rares.

À quelle profondeur trouve-t-on le plus souvent les sulfures polymétalliques ?

Entre 1 000 et 4 000 mètres de profondeur.

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