Quels genres *On ne badine pas avec l’amour* mêle-t-elle ?
Le proverbe, la comédie, le vaudeville, le drame romantique et la tragédie.
Dans *On ne badine pas avec l’amour*, quel effet produit le peu de précisions scéniques ?
Il concentre l’attention sur les paroles échangées.
Dans la pièce, que révèle d’abord le chœur par ses paroles ?
Le cadre spatiotemporel et les premiers thèmes.
Dans la pièce, à qui le chœur délègue-t-il ensuite la représentation ?
Aux personnages.
Dans la pièce, que décrivent notamment les personnages après cette délégation ?
Des personnages absents.
Quels pièges empêchent Camille et Perdican de s’aimer franchement ?
Leurs sentiments, leur orgueil et leur incapacité à parler franchement.
Que décide Perdican après avoir lu la lettre de Camille à Louise ?
Il décide de se venger en rendant Camille jalouse.
Quel événement scelle la séparation définitive de Camille et Perdican à l’acte III, scène 8 ?
La mort de Rosette.
À quoi la parole amoureuse conduit-elle dans la pièce ?
À la catastrophe.
Que symbolise l’anneau à l’âge adulte, contrairement à son rôle pendant l’enfance ?
Il symbolise la manipulation et le manque d’engagement.
Quel rôle Rosette joue-t-elle dans le jeu amoureux de Camille et Perdican ?
Elle devient une tierce partenaire, transformant le jeu en jeu dangereux.
Quelles qualités de Rosette la conduisent à être sacrifiée ?
Son innocence et sa sincérité.
Comment Camille et Perdican utilisent-ils le langage dans leurs échanges ?
Ils s’en servent pour se tromper plutôt que pour échanger sincèrement.
Depuis combien de temps Camille révèle-t-elle aimer Perdican à la fin de la pièce ?
Depuis quinze ans.
Quelles rhétoriques la pièce oppose-t-elle chez Perdican et Camille ?
La rhétorique juridique de Perdican s’oppose à celle de Camille, teintée de liturgie.
Où Perdican a-t-il appris sa rhétorique juridique ?
Lors de ses études de droit.
À quelle formation Camille doit-elle sa rhétorique teintée de liturgie ?
À son éducation au couvent.
Dans la scène 7 de l’acte II, que dissimulent Perdican et Camille ?
Leurs sentiments véritables.
Dans la double énonciation, qu’entendent différemment les destinataires d’une même parole ?
Son message.
Que veulent faire plier l’orgueil et le déni des personnages ?
Leur adversaire.
Que finissent par oublier les personnages enfermés dans des stratagèmes cruels ?
La bienveillance et le sens commun.
Comment les sentiments de Rosette s’expriment-ils ?
Spontanément et sans fard par son cœur et son corps.
Quelle difficulté Rosette éprouve-t-elle avec les mots ?
Elle est malhabile à s’exprimer avec les mots.
Quelle issue reste à Rosette face à la cruauté des autres personnages ?
La mort.
Quelle tonalité prend l’aveu amoureux de Perdican et Camille dans la scène 8 de l’acte III ?
Une tonalité à la fois pathétique et lyrique.
Quel événement suit immédiatement l’aveu « oui, nous nous aimons » ?
Le bruit annonçant la mort de Rosette.
Que peut révéler le dialogue aux personnages sur leur cœur ?
Leurs aspirations dissimulées par le mensonge et l’orgueil.
Qui décrit le dialogue chez Musset comme une « maïeutique » ?
Bernard Masson.
Dans quel ouvrage Bernard Masson décrit-il le dialogue chez Musset comme une « maïeutique » ?
*Théâtre et langage, essai sur le dialogue dans les comédies de Musset*.
En quelle année Bernard Masson publie-t-il *Théâtre et langage, essai sur le dialogue dans les comédies de Musset* ?
1977.
Que permet la maïeutique du dialogue chez Musset à l’interlocuteur ?
De découvrir et de formuler les vérités qu’il porte en lui.
Que veut Camille dans sa conception de l’amour ?
Aimer sans souffrir.
Comment évolue la souffrance amoureuse au fil de l’action ?
Elle augmente jusqu’au dénouement.
Quels signes marquent le paroxysme de la souffrance amoureuse au dénouement ?
Les exclamations de Perdican et Camille, ainsi que le cri derrière l’autel.
En quelle année *On ne badine pas avec l’amour* est-elle publiée ?
En 1834.
Dans quelle revue *On ne badine pas avec l’amour* paraît-elle en 1834 ?
Dans la *Revue des Deux Mondes*.
Après quel échec Musset écrit-il des pièces destinées à être lues ?
Après l’échec de *La Nuit vénitienne*.
Sous quel titre Musset réunit-il ses pièces destinées à être lues ?
*Spectacle dans un fauteuil*.
Quelle préface de Hugo définit le drame auquel la pièce se rapproche ?
La *Préface de Cromwell*.
À quels besoins répond l’usage souple des unités de temps et de lieu dans la pièce ?
Aux besoins classiques de la représentation.
Qui qualifie le proverbe d’« antidote à l’enflure » ?
Jean-Pierre Vincent.
Que sont les didascalies internes dans une pièce de théâtre ?
Des informations sur l’attitude, les gestes et les déplacements des personnages prises en charge par leur parole.
Dans *On ne badine pas avec l’amour*, que revendique Musset en privilégiant la parole aux indications scéniques ?
La liberté du « spectacle dans un fauteuil ».
Qui épie la parole des amants lors des retrouvailles de Camille et Perdican ?
Les personnages et le chœur, qui représente les villageois.
Quel langage Camille adopte-t-elle dans ses échanges avec Perdican ?
Le langage des religieuses.
À l’acte III, scène 3, qui Camille voit-elle déclarer son amour à Rosette ?
Perdican.
Où Rosette se cache-t-elle pour écouter l’aveu de Perdican à Camille ?
Derrière une tapisserie.
Pourquoi Perdican demande-t-il à Rosette de mettre sa robe neuve à l’acte I, scène 5 ?
Pour rendre Camille jalouse.
Que révèlent les jeux de robes et de costumes sur le dilemme amoureux ?
Ils expriment le dilemme de savoir qui être ou paraître.
Que devient l’anneau dans la bouche de Camille à l’acte III, scène 6 ?
Un « hochet ».
Quel échange Camille et Perdican font-ils enfants en jouant au mariage ?
Ils échangent des alliances.
À l’acte III, scène 6, qu’admet Camille au sujet de sa querelle avec Perdican ?
Elle a peut-être voulu se quereller avec lui.
À l’acte III, scène 6, qu’aime Camille dans la conversation ?
La discussion.
Comment Camille présente-t-elle la cour amoureuse dans « Je voudrais qu’on me fît la cour » ?
Comme un jeu.
À l’acte III, scène 6, quels motifs de mensonge Camille envisage-t-elle pour une femme ?
Le passe-temps ou la folie, outre la nécessité.
Comment Perdican cherche-t-il à séduire Rosette et Camille par ses paroles ?
Il leur adresse successivement des compliments similaires sur leur beauté.
Qu’oppose Rosette aux mots à l’acte II, scène 3 ?
Les baisers.
À quelles expériences Camille associe-t-elle le discours de Perdican ?
À ses études de droit et à ses expériences libertines.
Quelle image Camille évoque-t-elle pour dénoncer les expériences libertines de Perdican ?
Ses genoux usés sur les tapis de ses maîtresses.
Dans quelle scène Camille évoque-t-elle les genoux usés de Perdican ?
À l’acte II, scène 5.
Comment Camille se décrit-elle à propos des leçons du couvent ?
Comme un « perroquet malappris ».
Que prétend Camille avoir répété comme un « perroquet malappris » ?
Les leçons reçues au couvent.
À la fontaine, à qui Perdican adresse-t-il une parole amoureuse à double destinataire ?
À Rosette et à Camille.
Quel gage d’amour Perdican propose-t-il à Rosette à la fontaine ?
Son cœur.
Dans les scènes de témoins cachés, à quoi sert le langage du séducteur ?
À asservir l’autre en le poussant à se dévoiler pour mieux le perdre.
Dans quelles scènes Rosette parle-t-elle notamment ?
Aux actes II, scène 3, et III, scènes 3 et 7.
Que dit Rosette à Perdican à l’acte III, scène 3 ?
« Hélas ! monsieur le docteur, je vous aimerai comme je pourrai. »
Que manifeste le corps de Rosette aux scènes 6 et 8 de l’acte III ?
Sa souffrance insupportable d’être trahie.
Quelle image Perdican emploie-t-il pour décrire le bonheur ?
Une « perle si rare dans cet océan d’ici-bas ».
Quelle image Perdican emploie-t-il pour décrire l’amour ?
Un « vert sentier […] entouré de buissons si fleuris ».
Par quoi commence la pièce de Musset ?
Par le chœur, qui introduit les personnages dans un élan vital.
Comment se termine la pièce de Musset ?
Par la formule laconique de Camille, qui tombe comme un couperet.
À quoi Musset compare-t-il l’effet de la parole amoureuse et de l’aveu des sentiments ?
À des forces qui conduisent à la catastrophe, comme chez Racine.
Sans le dialogue, que n’auraient pas compris Camille et Perdican sur leurs sentiments ?
Qu’ils éprouvaient des sentiments réciproques, cachés par leur orgueil.
À quoi le dévoilement des sentiments est-il souvent soumis ?
Au regard d’un tiers.
Par quels procédés le langage révèle-t-il les sentiments ?
Par ses feintes, ses jeux de séduction et ses manipulations.
Quels types d’amour la pièce met-elle en scène ?
L’amour filial, l’amour de Dieu, l’amour passionnel et l’amour de soi.
Comment Rosette ressent-elle les dommages causés par les tromperies et l’amour de Perdican et Camille ?
Dans son cœur et dans son corps.
À quelle scène Camille, Perdican et Rosette acquièrent-ils une dimension de héros tragiques ?
À la scène 8 de l’acte III.
Quelle idée Musset formule-t-il dans La Nuit de mai ?
Une grande douleur rend l’être humain plus grand.
En quelle année Musset formule-t-il cette idée dans La Nuit de mai ?
En 1835.
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1. Quelle caractéristique décrit le mieux les formes théâtrales réunies dans *On ne badine pas avec l’amour* ?
2. Dans une pièce qui associe grotesque et sublime, mêle plusieurs genres et adapte avec souplesse les unités de temps et de lieu aux besoins de la représentation, quel rapprochement s’impose ?
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