QCM : Opérations fondamentales de la philosophie — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que fait l’interrogation philosophique face à une conviction de sens commun ?

Elle remplace cette conviction par une opinion personnelle nouvelle
Elle met cette conviction à l’épreuve en révélant ses insuffisances
Elle transforme cette conviction en règle valable pour tous
Elle refuse toute conviction avant d’examiner son contenu

Elle met cette conviction à l’épreuve en révélant ses insuffisances

Explication

L’interrogation philosophique examine une conviction spontanément admise afin d’en faire apparaître les lacunes ou les difficultés. Elle ne part toutefois pas de rien, car elle prend appui sur une croyance ou une évidence déjà partagée.

2. Comment peut-on définir le sens commun ?

Comme une méthode critique réservée aux spécialistes de la philosophie
Comme un ensemble d’opinions spontanément évidentes et largement partagées
Comme une doctrine personnelle élaborée par un penseur reconnu
Comme un système de connaissances démontrées par des expériences répétées

Comme un ensemble d’opinions spontanément évidentes et largement partagées

Explication

Le sens commun regroupe des croyances, des opinions et des manières de penser qui semblent évidentes dans une société donnée. Il ne correspond donc ni à une méthode critique ni à un savoir nécessairement démontré.

3. Quelle démarche permet d’interroger philosophiquement une conviction de sens commun ?

Identifier son évidence, examiner ses présupposés, puis chercher un contre-exemple
Formuler une opinion contraire, puis défendre cette opinion avec assurance
Décrire son origine sociale, puis accepter sa validité générale
Repérer les personnes qui la partagent, puis mesurer sa popularité

Identifier son évidence, examiner ses présupposés, puis chercher un contre-exemple

Explication

La démarche philosophique commence par l’identification de l’évidence commune, examine ensuite ses présupposés et cherche enfin une difficulté ou un contre-exemple. Le simple fait de repérer une croyance ne suffit donc pas à l’interroger philosophiquement.

4. Pourquoi l’addiction met-elle en difficulté l’idée que la liberté consiste à faire ce que l’on désire ?

Parce que la personne dépendante cesse de former des désirs et devient indifférente
Parce que la personne dépendante agit contre ses désirs afin de préserver son autonomie
Parce que la personne dépendante choisit librement chaque désir après une réflexion complète
Parce que la personne dépendante suit son désir tout en ne pouvant pas lui résister

Parce que la personne dépendante suit son désir tout en ne pouvant pas lui résister

Explication

L’addiction révèle une tension entre le fait d’agir selon un désir et l’incapacité à résister à ce désir. Elle constitue ainsi un contre-exemple à une conception trop simple de la liberté comme satisfaction immédiate des envies.

5. Quelle caractéristique distingue une définition philosophique d’une définition apprise comme une formule figée ?

Elle dépend principalement de la fréquence d’emploi du terme étudié
Elle peut être discutée, corrigée, précisée ou abandonnée
Elle fournit une réponse définitive qui clôt toute recherche conceptuelle
Elle reproduit une signification consacrée sans devoir être examinée

Elle peut être discutée, corrigée, précisée ou abandonnée

Explication

Une définition philosophique cherche à saisir précisément son objet, mais elle demeure une proposition révisable. Elle peut donc être corrigée ou abandonnée si l’examen montre qu’elle manque de précision.

6. Quelle différence oppose principalement une définition lexicale à une définition philosophique ?

La première étudie les critères de la chose, tandis que la seconde recense les usages du mot
La première compare des concepts voisins, tandis que la seconde analyse leur prononciation
La première décrit les usages d’un mot, tandis que la seconde recherche les critères de la chose
La première formule une hypothèse révisable, tandis que la seconde impose une signification stable

La première décrit les usages d’un mot, tandis que la seconde recherche les critères de la chose

Explication

La définition lexicale indique les significations qu’un mot possède dans une langue. La définition philosophique cherche plutôt à déterminer les critères permettant de comprendre précisément la chose ou les sens profonds du terme.

7. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre besoin et désir ?

Le besoin et le désir désignent deux nécessités physiologiques de même nature
Le besoin concerne un objet socialement valorisé, tandis que le désir conserve une portée biologique
Le besoin répond à une nécessité vitale, tandis que le désir dépend davantage de représentations et du contexte
Le besoin dépend surtout de l’imagination, tandis que le désir assure le fonctionnement d’un organisme

Le besoin répond à une nécessité vitale, tandis que le désir dépend davantage de représentations et du contexte

Explication

Un besoin correspond à une nécessité liée au fonctionnement ou à la conservation d’un organisme. Le désir porte davantage sur un objet représenté, dont la formation peut dépendre de l’imagination, de l’histoire personnelle ou de l’environnement social.

8. À quoi sert une distinction conceptuelle ?

À attribuer une valeur supérieure à l’une des notions examinées
À remplacer l’analyse d’un concept par l’étude de son origine historique
À réunir sous un même terme des réalités qui présentent des traits communs
À dégager une différence significative entre deux notions que l’on pourrait confondre

À dégager une différence significative entre deux notions que l’on pourrait confondre

Explication

Une distinction conceptuelle identifie une différence importante entre deux choses afin d’en préciser les frontières. Elle ne consiste donc ni à les confondre ni à établir automatiquement une hiérarchie entre elles.

9. Que fait la pensée lorsqu’elle pratique l’abstraction ?

Elle conserve tous les détails concrets d’un objet singulier afin d’en préserver l’identité
Elle rassemble des objets différents sans retenir aucune propriété commune entre eux
Elle isole les propriétés générales d’une chose en laissant de côté ses particularités
Elle remplace une chose particulière par une image mentale entièrement dépourvue de contenu

Elle isole les propriétés générales d’une chose en laissant de côté ses particularités

Explication

L’abstraction sélectionne les propriétés générales d’une chose et laisse de côté ses particularités concrètes. Elle ne supprime donc pas tout contenu, mais retient certains traits communs utiles à la pensée.

10. Quel équilibre la pensée philosophique doit-elle rechercher dans son usage de l’abstraction ?

S’en tenir aux détails concrets afin de préserver la précision des notions
Privilégier les idées les plus générales en écartant les exemples particuliers
Éviter les idées trop abstraites comme l’accumulation excessive de détails concrets
Multiplier les distinctions particulières pour éviter toute formulation générale

Éviter les idées trop abstraites comme l’accumulation excessive de détails concrets

Explication

La pensée philosophique doit éviter l’abstraction excessive, qui rend les idées obscures, ainsi que l’excès de détails concrets, qui empêche de dégager des idées générales. La réflexion exige donc un niveau d’abstraction suffisamment clair et suffisamment général.

11. Quelle opération rend une idée abstraite plus intelligible en philosophie ?

La remplacer par une définition plus technique
La présenter à l’aide d’une opinion personnelle
La détacher de toute situation observable
La rapporter à un cas concret ou particulier

La rapporter à un cas concret ou particulier

Explication

Exemplifier consiste à rapporter une idée abstraite à un cas concret ou particulier afin de la rendre compréhensible. Une définition technique peut préciser une notion, mais elle ne constitue pas en elle-même une exemplification.

12. Quel est l’apport principal d’un exemple dans un raisonnement philosophique ?

Il remplace l’analyse des notions par une situation vécue
Il établit à lui seul la validité d’une proposition générale
Il transforme une opinion particulière en vérité universelle
Il clarifie une idée et met le raisonnement à l’épreuve

Il clarifie une idée et met le raisonnement à l’épreuve

Explication

Un exemple peut clarifier une idée, vérifier sa compréhension et éprouver un raisonnement. Il ne suffit généralement pas à démontrer seul une proposition générale, car un cas particulier ne permet pas d’établir une règle universelle.

13. Quel mouvement caractérise la réflexion philosophique entre le particulier et le général ?

Elle part du général et évite toute application à des cas concrets
Elle juxtapose des cas particuliers sans établir de rapport entre eux
Elle s’élève du particulier vers le général, puis revient au particulier
Elle reste attachée au particulier sans formuler de généralité

Elle s’élève du particulier vers le général, puis revient au particulier

Explication

La réflexion philosophique accomplit un double mouvement : elle s’élève des cas particuliers vers une pensée générale, puis redescend du général vers le particulier. Ce va-et-vient permet d’articuler abstraction et application.

14. Que signifie s’exprimer philosophiquement ?

Reproduire les expressions du langage courant sans les examiner
Présenter une opinion personnelle avec une formulation spontanée
Utiliser des mots rares afin de donner un ton savant au propos
Employer un vocabulaire approprié et précis pour parler d’une idée

Employer un vocabulaire approprié et précis pour parler d’une idée

Explication

S’exprimer philosophiquement consiste à mobiliser un vocabulaire approprié et précis pour désigner une chose ou une idée. L’emploi de mots rares ne garantit pas la précision du raisonnement et peut même masquer une formulation imprécise.

15. Comment le vocabulaire philosophique se rapporte-t-il au langage courant ?

Il peut reprendre ses mots en leur donnant un sens plus précis
Il conserve nécessairement le sens habituel de chaque mot
Il écarte les mots courants pour éviter toute ambiguïté
Il doit employer des termes étrangers à la langue ordinaire

Il peut reprendre ses mots en leur donnant un sens plus précis

Explication

Le vocabulaire philosophique peut reprendre des mots du langage courant tout en leur attribuant un sens plus précis ou différent. Il n’est donc pas nécessairement composé de termes étrangers à la langue ordinaire.

16. Quelle différence distingue une relation médiate d’une relation immédiate ?

La relation médiate passe par un intermédiaire, contrairement à la relation immédiate
La relation médiate est plus rapide, tandis que la relation immédiate est plus longue
La relation médiate est affective, tandis que la relation immédiate est juridique
La relation médiate concerne deux idées, tandis que l’immédiate concerne deux objets

La relation médiate passe par un intermédiaire, contrairement à la relation immédiate

Explication

Une relation médiate s’établit par l’intermédiaire d’un élément, alors qu’une relation immédiate s’établit sans intermédiaire. La distinction porte donc sur la présence ou l’absence de ce terme intermédiaire, et non sur la durée ou le domaine de la relation.

17. Pourquoi les repères philosophiques sont-ils généralement étudiés par couples ?

Parce que leur intérêt vient de la différence entre leurs termes
Parce que les couples réunissent des notions appartenant au même domaine
Parce que chaque terme possède une signification indépendante de tout contraste
Parce que l’étude d’un seul terme empêche toute définition précise

Parce que leur intérêt vient de la différence entre leurs termes

Explication

Les repères philosophiques prennent notamment leur intérêt dans les différences établies entre les termes d’un couple, comme cause et fin ou objectif et subjectif. Étudier un terme isolément ne permet pas de faire apparaître pleinement le contraste conceptuel.

18. Quelle capacité montre qu’une personne maîtrise véritablement un concept philosophique ?

Elle en connaît le sens, reconnaît ses applications et sait le mobiliser
Elle peut réciter sa définition sans l’utiliser dans un raisonnement
Elle mémorise plusieurs exemples sans relier ceux-ci au concept
Elle identifie le terme mais ignore les situations auxquelles il s’applique

Elle en connaît le sens, reconnaît ses applications et sait le mobiliser

Explication

Maîtriser un concept suppose d’en connaître la signification, d’identifier les situations pertinentes et de l’utiliser soi-même pour penser. La simple récitation d’une définition ne prouve pas cette capacité d’application.

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Qu'est-ce que l'interrogation philosophique ?

Mettre à l'épreuve une conviction de sens commun en révélant ses lacunes.

Que désigne le sens commun ?

L'ensemble des croyances et opinions spontanément évidentes et largement partagées.

Quelles sont les étapes pour interroger philosophiquement une conviction ?

Identifier l'évidence, examiner ses présupposés, puis chercher une difficulté ou un contre-exemple.

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