Fiche de révision : Période 386-322 av. J.-C. et montée macédonienne

📋 Plan du Cours

  1. Repères chronologiques 386 à 322 av. J.-C
  2. Sources antiques et archéologiques du IVe siècle
  3. Sparte de l’hégémonie à l’effondrement
  4. Paix du Roi et ordre du monde grec
  5. Thèbes et l’hégémonie thébaine
  6. Athènes de la Paix du Roi à 355
  7. Guerre des Alliés et crise de la confédération
  8. Géographie et peuplement de la Macédoine
  9. Institutions et société macédoniennes
  10. Réformes de Philippe II et nouvelle armée
  11. Amphipolis, guerres sacrées et montée macédonienne
  12. Chéronée et ligue de Corinthe

📖 1. Repères chronologiques 386 à 322 av. J.-C

🔑 Notions clés & Définitions

  • Paix du Roi : La Paix du Roi est un accord imposé par le Grand Roi qui fixe un nouvel ordre en Grèce et met fin à la guerre de Corinthe.
  • Guerre lamiaque : La Guerre lamiaque est une révolte des cités grecques contre la domination macédonienne, écrasée en 322 av. J.-C.
  • Hégémonies successives : Les hégémonies successives désignent la suite de cités dominantes (Sparte, Thèbes, Athènes) qui se disputent l’autorité en Grèce avant l’unification macédonienne.
  • Montée de la Macédoine : La montée de la Macédoine correspond à l’affirmation progressive de la puissance macédonienne sous Philippe II puis à la conquête d’Alexandre.
  • Sources antiques : Les sources antiques regroupent les textes d’orateurs et d’historiens utilisés pour reconstituer la période 386-322 av. J.-C.

📝 Points essentiels

  • 386 av. J.-C marque la Paix du Roi (ou Paix d’Antalcidas) imposée par Artaxerxès II, qui clôt la guerre de Corinthe (396-386).
  • La Paix du Roi consacre la domination perse sur l’Asie mineure grecque et divise le monde grec en deux zones aux destins opposés.
  • 322 av. J.-C correspond à l’écrasement de la Guerre lamiaque, qui réaffirme définitivement la domination macédonienne sur la Grèce.
  • Entre 386 et 322, trois cités hégémoniques se succèdent (Sparte, Thèbes, Athènes) tandis que la Macédoine s’impose progressivement.
  • La période 386-322 correspond à la fin de l’époque classique, caractérisée par une fragmentation politique extrême et des luttes pour l’hégémonie.
  • Les sources mobilisées incluent notamment Démosthène, Eschine, Isocrate, Hypéride, Xénophon, Diodore de Sicile, Arrien, Plutarque et Quinte-Curce, plus l’épigraphie et l’archéologie.

💡 Astuce mémo

386 = Paix du Roi (fin Corinthe) ; 322 = Guerre lamiaque (fin des résistances grecques).

📖 2. Sources antiques et archéologiques du IVe siècle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Démosthène : Démosthène : Source antique associée à l’opposition à Athènes dans le contexte du IVe siècle.
  • Apport épigraphique : Apport épigraphique : Données issues des inscriptions, utilisées pour compléter et vérifier les récits antiques.
  • Apport archéologique : Apport archéologique : Indices matériels (fouilles, vestiges) mobilisés pour éclairer les conflits et dynamiques du IVe siècle.
  • Conflits balkaniques des années 1990 : Conflits balkaniques des années 1990 : Contexte récent mentionné comme origine d’un apport archéologique majeur pour l’étude de la période.

📝 Points essentiels

  • Philippe II règne de 360 à 336 av. J.-C. et meurt assassiné, tandis que son œuvre se poursuit sous Alexandre.
  • Les sources antiques mobilisées incluent Démosthène, présenté comme un ennemi d’Athènes dans le cadre du récit.
  • L’étude du IVe siècle s’appuie aussi sur un apport épigraphique et archéologique majeur.
  • Cet apport archéologique est rattaché aux conflits balkaniques des années 1990 dans la source.
  • La section relie explicitement l’outillage documentaire (antiques + inscriptions + vestiges) à la compréhension des transformations politiques du IVe siècle.

💡 Astuce mémo

Démosthène = voix antique contre Athènes ; inscriptions + vestiges = preuves matérielles (balkans 1990).

📖 3. Sparte de l’hégémonie à l’effondrement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hégémonie spartiate : Notion d’équilibre politique où Sparte domine la Grèce, puis perd progressivement sa capacité d’influence.
  • Thèbes affaiblie : Notion désignant la puissance thébaine encore présente mais fragilisée par la disparition de ses chefs.
  • Échec athénien : Notion décrivant l’incapacité d’Athènes à remettre en place un système stable après la période d’hégémonie précédente.
  • Entrée de Philippe II : Notion marquant l’arrivée décisive du roi de Macédoine (361-360) dans un monde grec épuisé.
  • Philippe II de Macédoine : Roi macédonien (360-336 av. J.-C.) dont l’action ouvre la phase suivante, poursuivie après son assassinat.

📝 Points essentiels

  • Bilan vers 356 : Sparte est isolée diplomatiquement et joue un rôle jugé mineur.
  • Thèbes reste puissante mais s’affaiblit, notamment à cause de la mort de ses chefs.
  • Athènes échoue à recréer un système stable, ce qui prolonge l’instabilité politique.
  • Les trois cités sont épuisées, ce qui prépare l’entrée en scène de Philippe II en 361-360.
  • Philippe II (360-336 av. J.-C.) meurt assassiné, mais son œuvre continue sous Alexandre.
  • Les sources citées pour cette période incluent Démosthène et des apports épigraphiques/archéologiques majeurs depuis les conflits balkaniques des années 1990.

💡 Astuce mémo

Épuisement des cités → Philippe II arrive : Sparte isolée, Thèbes affaiblie, Athènes instable.

📖 4. Paix du Roi et ordre du monde grec

🔑 Notions clés & Définitions

  • Confédération chalcidienne : La confédération chalcidienne est une alliance de cités autour d’Olynthe qui intervient contre les Illyriens et réclame ensuite les territoires libérés.
  • Otages à Thèbes : L’otage à Thèbes désigne la situation où Philippe II est retenu pendant trois ans, ce qui marque la période de fragilité macédonienne.
  • Pézhétairoi : Les Pézhétairoi sont des fantassins permanents de Philippe II, formant un noyau d’infanterie d’environ 3000 hommes.
  • Hupaspistes : Les Hupaspistes sont l’élite d’infanterie de Philippe II, distincte des fantassins permanents.
  • Amphictyonie pyléo-delphique : L’amphictyonie pyléo-delphique est une association de douze peuples qui gère Delphes et peut déclencher une guerre sacrée.

📝 Points essentiels

  • Après des troubles avec Thraces et Illyriens, Amyntas III fait appel à la confédération chalcidienne contre les Illyriens, mais celle-ci exige les territoires libérés.
  • Alexandre II meurt contre la Thessalie, tandis que Philippe II est otage à Thèbes pendant trois ans.
  • Perdiccas III meurt avec 4000 soldats, ce qui provoque un désastre et ouvre la voie à l’ascension de Philippe II.
  • Philippe II s’impose jeune en évincant son neveu et consolide sa position par un mariage avec une princesse illyrienne.
  • Philippe II reconnaît temporairement la faiblesse macédonienne face à Athènes (359).
  • Philippe II réorganise l’infanterie en s’inspirant de la réorganisation thébaine acquise pendant sa captivité à Thèbes (phalanges).

💡 Astuce mémo

Otages à Thèbes = 3 ans de pause forcée, puis Philippe réorganise et repart.

📖 5. Thèbes et l’hégémonie thébaine

🔑 Notions clés & Définitions

  • Guerre sacrée de Delphes : Conflit déclenché par la prise du sanctuaire de Delphes, qui entraîne une mobilisation armée autour d’Apollon.
  • Philomélos : Chef impliqué dans la mainmise sur Delphes, dont l’action déclenche la guerre sacrée.
  • Onomarkos : Successeur de Philomélos à Delphes, responsable du pillage du sanctuaire et du recrutement massif de mercenaires.
  • Philippe II Tagos de Thessalie : Magistrat suprême proclamé par Philippe II en Thessalie après la prise de Phères, symbole de sa montée en puissance.
  • Amphisa et l’affaire d’Amphisa : Épisode où les habitants d’Amphisa cherchent à faire voter une amende contre Athènes, avec une accusation de blasphème.

📝 Points essentiels

  • 357-356 : Thèbes fait voter une amende contre les Phocidiens et les Spartiates, ce qui ouvre la voie à l’escalade à Delphes.
  • Philomélos s’empare du sanctuaire de Delphes, déclenchant la guerre sacrée.
  • Onomarkos pille Delphes et recrute 20 000 mercenaires grâce à des offrandes monumentales.
  • Après l’intervention de Philippe II, la victoire est totale : 9000 morts chez les mercenaires, avec des traitements extrêmes (crucifiés ou jetés à la mer).
  • 352 : Philippe prend Phères et est proclamé Tagos de Thessalie, renforçant son prestige et sa légitimité religieuse.
  • 338 : à Chéronée, Athènes et Thèbes s’opposent à Philippe II dans une bataille où les forces grecques sont plus nombreuses.

💡 Astuce mémo

Delphes → mercenaires (20 000) → Philippe Tagos (352) : la mainmise religieuse devient une puissance militaire.

📖 6. Athènes de la Paix du Roi à 355

🔑 Notions clés & Définitions

  • Paix du Roi : Traité qui met fin à une phase de guerre et impose un cadre politique où Athènes cherche ensuite à survivre et à se réorganiser face à Philippe II.
  • Quatrième guerre sacrée : Conflit (340-338) déclenché par l’affaire d’Amphisa, où Athènes et ses alliés s’opposent à l’influence de Philippe II en Grèce centrale.
  • Chéronée (338) : Bataille décisive (338) où les forces grecques, malgré leur nombre, sont brisées par la cavalerie d’Alexandre, jeune fils de Philippe II.
  • Paix de Démade : Accord (338) qui rend la paix plus acceptable pour Athènes en prévoyant la restitution des prisonniers et en limitant l’occupation militaire.
  • Ligue de Corinthe : Organisation de paix commune fondée après 338, avec assistance mutuelle et hégémonie macédonienne, tout en conservant les constitutions.

📝 Points essentiels

  • Philippe capture 200 bateaux de grains destinés à Athènes, ce qui relance la guerre et la pression sur la cité.
  • Affaire d’Amphisa : les habitants veulent faire voter une amende contre Athènes pour blasphème, avec une allusion au « médisme » des Thébains.
  • Eschine, ambassadeur athénien, retourne l’accusation contre Amphisa, tandis que Philippe « aide » les Thébains et prend Nicaela puis Élatée, point stratégique.
  • Alliance Athènes-Thèbes contre Philippe II à Chéronée (338) : malgré des forces grecques plus nombreuses, la cavalerie d’Alexandre brise leurs lignes et Thèbes quitte l’alliance.
  • Paix de Démade (338) : prisonniers restitués sans rançon, pas d’occupation militaire, démocratie préservée, mais Athènes perd la confédération tout en gardant Samos et quelques territoires.
  • Ligue de Corinthe : paix commune, non-modification des constitutions, assistance mutuelle, hégémon et synedrion ; Sparte refuse d’y adhérer et la ligue déclare la guerre panhellénique aux Perses après la mort d’Artaxerxè

💡 Astuce mémo

Chéronée = cavalerie d’Alexandre qui casse les lignes ; Paix de Démade = prisonniers rendus sans rançon et démocratie maintenue.

📖 7. Guerre des Alliés et crise de la confédération

🔑 Notions clés & Définitions

  • Eubule : Eubule : homme politique athénien dont la politique économique vise à soutenir les plus pauvres sans recourir à l’impérialisme.
  • Théorikon : Théorikon : mécanisme financier athénien destiné à financer des fêtes religieuses, des spectacles et une caisse d’assistance pour les pauvres.
  • Mérismos : Mérismos : loi de répartition votée chaque année qui organise l’affectation des revenus entre usages civils et militaires.
  • Graphé paranomon : Graphé paranomon : procédure d’accusation d’illégalité rendant difficile l’abrogation d’une loi.
  • Lycurgue : Lycurgue : aristocrate athénien qui dirige le redressement politique et préside le collège des préposés aux théorikons à partir de 348.

📝 Points essentiels

  • Athènes cherche des ressources économiques sans impérialisme en privilégiant commerce et taxes, avec une attention particulière aux plus pauvres via Eubule.
  • Le mérismos est voté chaque année et permet une réaffectation plus souple quand Athènes est généralement excédentaire.
  • En pratique, les excédents vont le plus souvent au stratiotikon, mais Eubule propose de les orienter vers le théorikon.
  • Une nouvelle magistrature de préposés aux théorikons est créée, avec une élection pour 4 ans, durée exceptionnelle.
  • La politique d’Eubule est critiquée car elle entraverait la réaction militaire, et la loi est difficile à supprimer à cause de la graphé paranomon.
  • L’abolition du dispositif intervient seulement en 339c (selon la source).

💡 Astuce mémo

Mérismos = “répartition annuelle” ; Théorikon = “fêtes + pauvres”, donc excédents détournés du militaire.

📖 8. Géographie et peuplement de la Macédoine

🔑 Notions clés & Définitions

  • Constitution des Athéniens : Œuvre d’Aristote qui sert de source pour décrire des pratiques civiques et militaires à Athènes.
  • Éphèbes : Jeunes hommes athéniens formés et équipés pour apprendre le combat et participer à la vie civique.
  • Chrématistique : Attitude critiquant la recherche de richesse uniquement pour elle-même, au détriment d’une austérité plus ancienne.
  • Épiclère : Fille héritière unique qui doit épouser le parent le plus proche pour préserver l’héritage familial.
  • Metoikon : Taxe de résidence payée par les métèques, avec un montant réduit pour les femmes.

📝 Points essentiels

  • Le parcours des éphèbes comprend une tournée des sanctuaires de l’Attique, une passation devant l’assemblée, puis la réception de l’équipement hoplitique.
  • La formation des éphèbes se fait en deux temps : combat hoplitique puis entraînement au combat léger (peltaste).
  • Le serment des éphèbes engage à défendre la religion ancestrale et les lois.
  • La fortune athénienne évolue : d’abord centrée sur la propriété foncière, puis davantage tournée vers commerce et artisanat, notamment d’armes au IVe siècle.
  • Le père de Démosthène illustre une richesse sans terre : fortune liée aux couteaux (avec des esclaves) et aux prêts, évaluée à 14 talents.
  • Aristote critique la chrématistique et regrette l’austérité ancienne, visible aussi dans les stèles funéraires et tombes coûteuses jusqu’à une rupture vers 335.

💡 Astuce mémo

Éphèbes = Sanctuaires → Assemblée → Hoplite → Peltaste ; richesse = Terre puis Commerce ; critique = Chrématistique.

📖 9. Institutions et société macédoniennes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Intégration religieuse : Intégration religieuse : politique permettant d’installer des cultes étrangers dans la cité, depuis Lycurgue.
  • Décret pour Eudémos de Platée : Décret pour Eudémos de Platée : décision (330) accordant à un bienfaiteur des droits fonciers et une égalité fiscale et militaire.
  • Citoyenneté aux métèques : Citoyenneté aux métèques : attribution exceptionnelle de la citoyenneté à des résidents étrangers, après un vote long dès 370.
  • Esclave comme marchandise : Esclave comme marchandise : statut où l’esclave est traité comme un bien échangeable, souvent importé et louable.
  • Affranchi : Affranchi : ancien esclave libéré, dont le statut peut se rapprocher de celui des métèques.

📝 Points essentiels

  • Les débats politiques portent fréquemment sur l’attractivité fiscale, notamment dans les chantiers où pauvres et citoyens interagissent.
  • Depuis Lycurgue, le droit d’installer des lieux de culte étrangers est reconnu, par exemple Isis pour des Égyptiens.
  • Le décret pour Eudémos de Platée (330) récompense un mécène en temps de guerre par l’évergétisme, l’autorisation de posséder la terre et l’égalité fiscale et militaire.
  • La citoyenneté accordée à des métèques est très rare et nécessite un vote long, dès 370.
  • La citoyenneté de fait peut être surtout symbolique pour des rois étrangers, tandis que les cas réels de métèques résidant à Athènes restent encore plus rares.
  • Athènes est une société esclavagiste, même si ce n’est pas la norme dans toutes les cités grecques.

💡 Astuce mémo

Lycurgue = portes des cultes étrangers ; Eudémos = terre + égalité fiscale et militaire ; métèques = citoyenneté rare et longue ; esclaves = marchandise ; affranchi = pont vers le statut métèque.

📖 10. Réformes de Philippe II et nouvelle armée

🔑 Notions clés & Définitions

  • Réformes de Philippe II : Ensemble de transformations militaires attribuées à Philippe II qui renforcent la puissance de l’armée macédonienne.
  • Phalange macédonienne : Formation d’infanterie fondée sur des rangs serrés et l’usage d’armes longues, conçue pour tenir et percer.
  • Sarisse macédonienne : Lance longue utilisée par les fantassins macédoniens, dont l’efficacité dépend de la formation et du terrain.
  • Cohésion de l’armée macédonienne : Capacité du corps de troupes macédonien à rester uni et discipliné malgré la distance et les chocs.

📝 Points essentiels

  • La nouvelle armée macédonienne repose sur une infanterie organisée en formation serrée, capable de manœuvrer et de résister.
  • La sarisse macédonienne est particulièrement efficace en bataille, notamment sur des terrains où la cavalerie adverse est moins favorisée.
  • La victoire à Issos est liée à la combinaison formation en sarisse et terrain vallonné défavorable aux cavaliers perses.
  • L’efficacité de l’armée macédonienne est renforcée par sa cohésion, ce qui facilite la progression rapide après les premières victoires.
  • La conquête est facilitée par le ralliement des peuples conquis, ce qui réduit la résistance et soutient l’avancée.
  • La rapidité de l’effondrement perse s’explique aussi par la division de l’état-major perse, en plus du talent militaire d’Alexandre et de la cohésion macédonienne.

💡 Astuce mémo

Sarisse + formation serrée = choc frontal ; terrain vallonné = cavalerie perse neutralisée.

📖 11. Amphipolis, guerres sacrées et montée macédonienne

🔑 Notions clés & Définitions

  • Amphipolis : Amphipolis : cité stratégique de Macédoine, prise par Philippe II en 357 et symbole de sa montée de puissance.
  • Guerre des Alliés : Guerre des Alliés : conflit opposant Athènes à ses adversaires (357-355) dans le contexte de l’affaiblissement grec face à la Macédoine.
  • Troisième guerre sacrée : Troisième guerre sacrée : guerre religieuse et politique (356-346) qui fragilise les équilibres grecs pendant l’ascension de Philippe II.
  • Tagos de Thessalie : Tagos de Thessalie : titre attribué à Philippe II en 352, qui renforce son autorité sur la Thessalie.
  • Philippiques : Philippiques : discours de Démosthène contre la Macédoine, marquant l’opposition athénienne à Philippe II.

📝 Points essentiels

  • 357 : Philippe II prend Amphipolis, étape décisive de sa consolidation macédonienne.
  • 357-355 : la Guerre des Alliés oppose Athènes et contribue à l’instabilité du monde grec.
  • 356-346 : la Troisième guerre sacrée se déroule pendant la montée de Philippe II, ce qui détourne les cités de la défense commune.
  • 352 : Philippe II est proclamé Tagos de Thessalie, ce qui institutionnalise son influence régionale.
  • 351 : Démosthène prononce sa Première Philippique, premier grand signal anti-macédonien.
  • 348 : destruction d’Olynthe, événement lié à la pression macédonienne sur les cités de la région.

💡 Astuce mémo

Amphipolis = 357 (A comme « arrivée de Philippe »), puis Philippiques = 351 (P comme « Premier cri anti-Philippe »).

📖 12. Chéronée et ligue de Corinthe

🔑 Notions clés & Définitions

  • Paix commune (koinè eirènè) : Traité de paix visant l’ensemble des cités grecques, dont la première version est la Paix du Roi (386).
  • Amphictyonie : Association de peuples chargée de gérer un sanctuaire, pouvant déclencher une guerre sacrée.
  • Synedrion : Conseil politique, notamment celui de la ligue de Corinthe, qui coordonne des décisions collectives.
  • Chrématistique : Recherche de la richesse pour elle-même, doctrine critiquée par Aristote.

📝 Points essentiels

  • La Paix du Roi (386) constitue la première version de la paix commune visant l’ensemble des cités grecques.
  • Une amphictyonie gère un sanctuaire et peut servir de déclencheur à une guerre sacrée.
  • La ligue de Corinthe s’appuie sur un synedrion pour organiser la coordination politique entre cités.
  • La chrématistique correspond à une logique d’accumulation de richesses pour elles-mêmes, critiquée par Aristote.
  • Les sources à mobiliser pour cette période incluent notamment Xénophon (Helléniques, Poroi), Démosthène (Philippiques, Olynthiennes) et Arrien (Anabase).

💡 Astuce mémo

Paix commune = cadre panhellénique; Amphictyonie = sanctuaire → guerre sacrée; Synedrion = conseil de ligue; Chrématistique = richesse pour elle-même (critique d’Aristote).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
386 av. J.-C.Paix du Roi (ou Paix d’Antalcidas) imposée par Artaxerxès II, fin de la guerre de Corinthe (396-386)
322 av. J.-C.Écrasement de la Guerre lamiaque, réaffirmation définitive de la domination macédonienne
360-336 av. J.-C.Règne de Philippe II (meurt assassiné, œuvre poursuivie sous Alexandre)

📊 Tableaux de synthèse

Paix du Roi et ordre du monde grec

TraitPaix du RoiConséquences
AutoritéOrdre du Grand RoiCadre panhellénique mais mal respecté
OrganisationDivision du monde grecGrèce d’Asie mineure (paix, prospérité) / Grèce continentale (guerre perpétuelle)
Effet politiqueRégulièrement réaffirméeSparte s’en sert pour s’immiscer violemment dans les cités

Fin de l’hégémonie thébaine et bascule

ÉvénementCe qu’il changeConséquence
Bataille de Leuctres (371)Victoire totale thébaineMort du roi de Sparte ; Thèbes s’impose
Bataille de Mantinée (362)Mort d’ÉpaminondasL’hégémonie thébaine ne dure que quelques années
361Sparte ne participe plus aux paix communesIsolement spartiate

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre la Paix du Roi (386) avec une paix “générale” durable : la source insiste sur un ordre réaffirmé mais mal respecté, et sur l’usage violent de Sparte.
  2. Croire que la Guerre lamiaque (322) est une guerre contre la Perse : la source la présente comme la révolte des cités grecques contre la domination macédonienne, écrasée en 322.
  3. Mélanger les dates de Philippe II : 360-336 est le règne, mais l’entrée en scène est décrite comme 361-360 dans le bilan vers 356 et la montée progressive.
  4. Penser que l’amphictyonie pyléo-delphique déclenche n’importe quelle guerre : la source précise qu’elle est la seule habilitée à déclencher une guerre sacrée.
  5. Interpréter la seconde confédération athénienne comme réellement “sans impérialisme” : la source dit qu’elle affiche une façade respectueuse, vite démentie (attaque de Samos en 366).
  6. Oublier que la cavalerie d’Alexandre (jeune) est décisive à Chéronée (338) : les forces grecques sont plus nombreuses, mais les lignes sont brisées.
  7. Réduire la conquête d’Alexandre à la seule supériorité militaire : la source ajoute la division de l’état-major perse et la cohésion macédonienne, plus le ralliement des peuples conquis.

✅ Checklist Examen

  1. Situer la période 386-322 av. J.-C. et expliquer en une phrase la logique générale (fragmentation, luttes pour l’hégémonie, unification macédonienne).
  2. Définir la Paix du Roi : qui l’impose, ce qu’elle met fin, et comment elle divise le monde grec (Asie mineure vs continent).
  3. Expliquer pourquoi Sparte passe de la victoire à l’effondrement : soutien perse, politique impérialiste, guerre de Corinthe, puis isolement après 361.
  4. Raconter l’itinéraire thébain : interventions spartiates (382), libération (379), puis Leuctres (371) et la limite de l’hégémonie (Mantinée 362).
  5. Présenter le redressement athénien : démocratie restaurée, seconde confédération (378) et le basculement vers la guerre des Alliés (357-355) avec les difficultés financières et les révoltes.
  6. Expliquer l’entrée de Philippe II : faiblesse initiale de la Macédoine (otage à Thèbes, désastre de Perdiccas III), puis réforme militaire (phalanges, sarisse) et croissance de l’infanterie.
  7. Maîtriser les étapes 355-352 : prise d’Amphipolis (357), expansion en Thrace, et le lien avec la troisième guerre sacrée (amende, Philomélos, Onomarkos, 20 000 mercenaires).
  8. Décrire l’intervention de Philippe II dans la troisième guerre sacrée : alliances, victoire, retrait bloqué, puis proclamation Tagos de Thessalie (352).
  9. Expliquer la montée du conflit avec Athènes : Olynthe détruite, Paix de Philocrate (346) et fin de la troisième guerre sacrée (capitulation phocidienne, amphictyonie).
  10. Raconter la quatrième guerre sacrée et Chéronée : affaire d’Amphisa, rôle d’Eschine et de Philippe, alliance Athènes-Thèbes, puis bataille de Chéronée (338) et sortie de Thèbes.
  11. Présenter la paix de Démade et la ligue de Corinthe : prisonniers sans rançon, pas d’occupation, démocratie préservée, et rôle du synedrion ; rappeler le refus spartiate.
  12. Expliquer la politique athénienne face à Philippe : financement de la guerre (eisphora, triérarchie, symmories), repli pacifiste d’Eubule (théorikon, mérismos, préposés), et redressement de Lycurgue (éphébie réformée, ré
  13. fin des conditions du théorikon vers l’armée).
  14. Décrire la société athénienne utile au cours : citoyenneté/éphébie, métèques (metoikon, prostatès), esclaves (marchandise) et affranchis (proche métèque).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Période 386-322 av. J.-C. et montée macédonienne avec 11 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quel événement de 386 av. J.-C. marque la fin de la guerre de Corinthe et l’imposition d’un nouvel ordre en Grèce ?

2. Quelle est la définition de la Paix du Roi imposée par Artaxerxès II en 386 av. J.-C. ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Période 386-322 av. J.-C. et montée macédonienne avec 9 flashcards interactives.

386-322 av. J.-C.

Période de fragmentation et de luttes pour l’hégémonie grecque, finie par l’unification macédonienne.

Paix du Roi

Accord imposé par Artaxerxès II, fin guerre de Corinthe

Sources antiques du IVe siècle

Textes d’orateurs, historiens, inscriptions et vestiges archéologiques.

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