QCM : Phénomènes grammaticaux de la textualité (7 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un paragraphe comporte des reprises et des connecteurs bien organisés, mais son contenu contredit ce que l’on sait de la situation décrite. Quelle propriété peut-il conserver malgré cette contradiction ?

La cohésion, propriété du discours lié aux conditions d’énonciation
La cohésion, propriété du texte envisagé comme fermé sur lui-même
La cohérence, propriété du texte envisagé comme fermé sur lui-même
La cohérence, propriété du discours lié aux conditions d’énonciation

La cohésion, propriété du texte envisagé comme fermé sur lui-même

Explication

La cohésion porte sur l’organisation interne du texte, tandis que la cohérence met le discours en relation avec les conditions d’énonciation. Assimiler la cohésion à l’adéquation au monde confond les deux notions ; attribuer l’organisation interne à la cohérence les inverse ; les croire inséparables nie qu’elles puissent diverger.

2. Pour évaluer si un récit publicitaire est cohérent, une lectrice examine son genre, la situation décrite et les connaissances du monde nécessaires à sa compréhension. Quel type de contexte mobilise-t-elle ?

Un contexte graphique, centré sur la ponctuation du récit
Un contexte élargi, comprenant la situation extralinguistique et le genre
Un contexte interne, limité aux connexions entre les phrases
Un contexte référentiel, limité aux reprises de mots antérieurs

Un contexte élargi, comprenant la situation extralinguistique et le genre

Explication

La cohérence dépend d’un contexte plus large que la cohésion : elle prend en compte la situation extralinguistique, les connaissances du monde et le genre de discours. Réduire l’analyse aux connexions ou aux reprises concerne des indices internes, tandis que la ponctuation ne suffit pas à caractériser ce contexte élargi.

3. Dans un récit, la phrase « Une voyageuse entra dans le café » est suivie de « Elle commanda un thé ». Quel rôle joue « elle » ?

Un marqueur qui situe l’événement dans le temps
Un substitut qui dépend du moment de l’énonciation
Un indice démonstratif qui désigne un référent présent
Un substitut qui reprend un élément antérieur

Un substitut qui reprend un élément antérieur

Explication

Une anaphore reprend un élément antérieur ; ici, « elle » renvoie à « une voyageuse ». La dépendance à la situation d’énonciation caractérise un déictique, tandis qu’un marqueur temporel situe un événement et qu’un démonstratif relève d’une autre forme de repérage.

4. Qu’est-ce qu’une anaphore lexicale fidèle ?

La reprise du même nom, éventuellement précédé d’un déterminant différent.
La reprise d’un lieu antérieur par un adverbe de lieu.
La reprise d’un antécédent par un groupe nominal de forme différente.
La reprise d’une idée au moyen d’un terme générique.

La reprise du même nom, éventuellement précédé d’un déterminant différent.

Explication

L’anaphore lexicale fidèle reprend le même nom, même si son déterminant change. L’anaphore lexicale infidèle, contrairement à cette forme, reformule l’antécédent avec un groupe nominal différent.

5. Au sens restreint, quelles catégories de mots constituent les connecteurs dans la phrase complexe ?

Les adverbes et les groupes prépositionnels
Les présentatifs et les procédés anaphoriques
Les connecteurs temporels et les expressions spatiales
Les conjonctions de coordination et de subordination

Les conjonctions de coordination et de subordination

Explication

Au sens restreint, les connecteurs assurent la liaison dans la phrase complexe et comprennent les conjonctions de coordination et de subordination. Les adverbes et les groupes prépositionnels sont plutôt mentionnés parmi les connecteurs au sens large.

6. Quelle fonction la progression d’un texte remplit-elle par rapport à la cohésion ?

Elle relie le discours aux conditions de la situation d’énonciation.
Elle fait apporter une information nouvelle par chaque élément du texte.
Elle garantit que chaque élément nouveau reprend celui qui le précède.
Elle établit la concordance des temps entre les phrases successives.

Elle fait apporter une information nouvelle par chaque élément du texte.

Explication

La progression fait avancer le texte en apportant une information nouvelle à chaque étape, tandis que la cohésion rattache les éléments nouveaux à ce qui précède. Le rattachement aux éléments antérieurs relève donc de la cohésion, et non de la progression.

7. En quoi l’anaphore et le déictique diffèrent-ils par la source nécessaire pour identifier leur référent ?

L’anaphore renvoie à la situation d’énonciation, tandis que le déictique reprend un élément antérieur.
L’anaphore reprend un élément antérieur, tandis que le déictique renvoie à la situation d’énonciation.
L’anaphore désigne un lieu, tandis que le déictique reprend une proposition précédente.
L’anaphore dépend du genre du discours, tandis que le déictique dépend des connaissances du monde.

L’anaphore reprend un élément antérieur, tandis que le déictique renvoie à la situation d’énonciation.

Explication

L’anaphore s’interprète en retrouvant un élément mentionné auparavant, alors que le déictique tire sa référence de la situation dans laquelle l’énoncé est produit. L’option qui inverse ces deux sources confond la reprise textuelle avec l’ancrage énonciatif.

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Selon *100 fiches pour comprendre la linguistique*, qui définit la cohésion comme l’union intime des parties d’un ensemble ?

Gilles Siouffi.

Quel élément une anaphore reprend-elle toujours ?

Un élément antérieur.

Quelles ressources assurent l’organisation d’un texte ?

Les liens, les connexions et les récurrences entre ses phrases.

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