QCM : Philosophie des sciences (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’un concept ?

Une impression sensible vécue personnellement sans formulation générale
Une représentation mentale produite par abstraction et exprimable par un terme
Un souvenir particulier conservé après une expérience individuelle
Une réaction affective liée à une situation déterminée

Une représentation mentale produite par abstraction et exprimable par un terme

Explication

Un concept résulte d’un processus d’abstraction et peut être formulé par un mot ou une expression. Une impression sensible ou affective demeure une expérience subjective particulière, et non une représentation conceptuelle.

2. Quelle distinction caractérise le mieux un concept par rapport à un percept ou à une émotion ?

Le concept varie selon chaque individu, tandis que le percept possède une forme identique pour tous
Le concept est toujours sensible, tandis que le percept dépend d’une construction logique
Le concept est communicable et objectif, tandis que le percept ou l’émotion est subjectif
Le concept appartient à la mémoire, tandis que l’émotion peut être vérifiée par autrui

Le concept est communicable et objectif, tandis que le percept ou l’émotion est subjectif

Explication

Les concepts peuvent être partagés et vérifiés comme des représentations objectives, contrairement aux vécus qualitatifs des percepts et des émotions. Ces derniers peuvent être décrits, mais leur expérience exacte ne se transmet pas directement.

3. Quel rôle les concepts jouent-ils dans la pensée rationnelle ?

Ils limitent la pensée à la description d’événements singuliers
Ils permettent d’abstraire, de comparer et de généraliser les expériences
Ils remplacent l’observation sensible par des impressions personnelles
Ils empêchent de classer les expériences en catégories générales

Ils permettent d’abstraire, de comparer et de généraliser les expériences

Explication

Les concepts rendent possibles la pensée abstraite et rationnelle ainsi que l’organisation, la comparaison et la généralisation des expériences. Les réduire à des impressions singulières empêcherait précisément ces opérations intellectuelles.

4. Comment un concept formel est-il construit ?

Par l’énumération de plusieurs objets présentant des usages différents
Par l’association progressive de souvenirs et d’émotions individuelles
Par l’observation répétée d’objets rencontrés dans le monde quotidien
Par des conditions nécessaires et suffisantes établies indépendamment de l’expérience sensible

Par des conditions nécessaires et suffisantes établies indépendamment de l’expérience sensible

Explication

Un concept formel est construit en mathématiques ou en logique à partir de conditions nécessaires et suffisantes. Il ne dépend donc pas de l’observation d’objets particuliers, contrairement à un concept empirique.

5. Pourquoi le triangle constitue-t-il un exemple de concept formel ?

Parce qu’il dépend des propriétés variables des triangles rencontrés dans l’expérience
Parce qu’il désigne une famille d’objets reconnue par des observations quotidiennes
Parce qu’il est défini par une figure plane à trois côtés et une somme d’angles de 180 degrés
Parce qu’il regroupe des objets dont les formes et les usages changent selon les situations

Parce qu’il est défini par une figure plane à trois côtés et une somme d’angles de 180 degrés

Explication

Le triangle est déterminé par des propriétés nécessaires et suffisantes : trois côtés dans un plan et une somme d’angles internes de 180 degrés. Les formes et usages variables caractérisent plutôt un concept empirique comme celui de table.

6. Quelle propriété définit un concept empirique comme celui de table ?

Il repose sur des conditions logiques indépendantes de toute observation sensible
Il désigne une figure définie par des propriétés géométriques nécessaires
Il correspond à une liste fixe d’exemplaires présentant une structure identique
Il se forme à partir de l’expérience et regroupe des objets aux formes ou usages variés

Il se forme à partir de l’expérience et regroupe des objets aux formes ou usages variés

Explication

Un concept empirique repose sur les interactions avec le monde et rassemble des objets qui peuvent différer par leur forme ou leur usage. Cette variabilité le distingue d’un concept formel défini par des critères nécessaires et suffisants.

7. Quelle différence oppose une définition en compréhension à une définition en extension ?

La compréhension rassemble des objets variables, tandis que l’extension fixe leur usage commun
La compréhension donne des exemples concrets, tandis que l’extension formule les propriétés générales
La compréhension décrit une expérience vécue, tandis que l’extension traduit une émotion partagée
La compréhension énonce des critères généraux, tandis que l’extension énumère des cas particuliers

La compréhension énonce des critères généraux, tandis que l’extension énumère des cas particuliers

Explication

La définition en compréhension précise les caractéristiques nécessaires et suffisantes d’un concept, alors que la définition en extension énumère les cas qu’il comprend. Confondre les critères généraux avec une liste d’exemples inverse ces deux modes de définition.

8. Dans quelle situation une définition en extension peut-elle être préférable à une définition en compréhension ?

Lorsque le concept doit s’appliquer à une grande variété de cas inconnus
Lorsque le concept regroupe un nombre réduit de cas faciles à énumérer
Lorsque l’on veut reconnaître des cas nouveaux sans disposer d’une liste
Lorsque l’on cherche les critères nécessaires et suffisants du concept

Lorsque le concept regroupe un nombre réduit de cas faciles à énumérer

Explication

Une définition en extension peut être pratique lorsque la liste des éléments est courte, même si la compréhension est généralement plus économique et efficace. Pour de nombreux cas ou des cas nouveaux, les critères généraux de la compréhension sont plus adaptés.

9. Que signifie la notion de « texture ouverte » des concepts empiriques chez Friedrich Waismann ?

Leurs propriétés constitutives peuvent s’enrichir avec de nouvelles découvertes
Leur signification dépend d’un trait commun partagé par tous les cas
Leur application repose sur un exemple jugé plus représentatif que les autres
Leurs propriétés constitutives sont fixées par une définition formelle stable

Leurs propriétés constitutives peuvent s’enrichir avec de nouvelles découvertes

Explication

Pour Waismann, un concept empirique peut recevoir de nouvelles caractéristiques au fil de l’expérience et des découvertes, sans que sa liste de propriétés soit définitivement close. La définition formelle stable correspond à une conception opposée à cette révisabilité.

10. Comment Wittgenstein explique-t-il que des cas différents puissent relever d’un même concept comme celui de jeu ?

Ils possèdent tous une propriété essentielle identique
Ils sont reliés par un enchevêtrement de ressemblances partielles
Ils correspondent chacun à un prototype parfaitement représentatif
Ils sont définis par une liste exhaustive de critères nécessaires

Ils sont reliés par un enchevêtrement de ressemblances partielles

Explication

Wittgenstein décrit certains concepts comme des regroupements fondés sur des ressemblances partielles qui s’entrecroisent, plutôt que sur un trait universel. Une propriété essentielle identique ne rendrait pas compte de cette diversité des cas.

11. Dans la théorie d’Eleanor Rosch, qu’est-ce qu’un prototype au sein d’une catégorie ?

Un exemple marginal retenu parce qu’il s’écarte des autres membres
Un cas paradigmatique jugé plus représentatif que d’autres membres
Une définition abstraite qui détermine les limites de la catégorie
Un cas qui possède toutes les propriétés nécessaires de la catégorie

Un cas paradigmatique jugé plus représentatif que d’autres membres

Explication

Rosch appelle prototype le cas paradigmatique qui paraît le plus représentatif d’une catégorie, même si d’autres cas y appartiennent aussi. Il ne s’agit pas nécessairement d’un cas possédant toutes les propriétés définitoires d’une catégorie classique.

12. Pourquoi une croyance vraie mais dépourvue de justification ne constitue-t-elle pas une connaissance ?

Parce que la justification rend la croyance indépendante de toute vérité
Parce que la connaissance requiert une croyance vraie et justifiée
Parce qu’une croyance vraie doit être formulée comme un désir
Parce que la connaissance concerne des propositions auxquelles personne n’adhère

Parce que la connaissance requiert une croyance vraie et justifiée

Explication

La connaissance réunit trois conditions : croire, être dans le vrai et disposer d’une justification. Une croyance vraie obtenue sans raison suffisante satisfait la vérité, mais elle ne remplit pas la condition de justification.

13. Quelle attitude propositionnelle consiste à tenir pour vrai un contenu formulable comme une proposition ?

La croyance, qui exprime une adhésion à ce contenu
Le doute, qui suspend l’adhésion à ce contenu
Le désir, qui exprime une aspiration concernant ce contenu
L’imagination, qui représente ce contenu sans l’adopter comme vrai

La croyance, qui exprime une adhésion à ce contenu

Explication

La croyance est l’attitude par laquelle un sujet tient une proposition pour vraie et y adhère. Désirer cette proposition exprime une aspiration, mais ne revient pas à la considérer comme vraie.

14. Selon Charles Sanders Peirce, quelle caractéristique permet de comprendre une croyance comme une disposition à l’action ?

Elle demeure un état intérieur sans effet sur la conduite
Elle consiste à suspendre toute décision jusqu’à l’obtention d’une preuve
Elle oriente le comportement du sujet dans des situations concrètes
Elle correspond à une image mentale indépendante de toute pratique

Elle oriente le comportement du sujet dans des situations concrètes

Explication

Pour Peirce, croire dispose le sujet à agir d’une certaine manière, comme prendre un parapluie en croyant qu’il va pleuvoir. Un état intérieur sans conséquence comportementale ne correspond pas à cette conception pratique de la croyance.

15. Que se passe-t-il généralement lorsqu’une croyance est révisée dans un réseau holistique de croyances ?

La croyance révisée devient automatiquement un prototype de sa catégorie
Les autres croyances restent séparées et conservent leur contenu inchangé
La révision transforme une croyance propositionnelle en simple désir
D’autres croyances qui en dépendent peuvent être modifiées ou abandonnées

D’autres croyances qui en dépendent peuvent être modifiées ou abandonnées

Explication

Dans un réseau holistique, les croyances sont interdépendantes : modifier l’une d’elles peut nécessiter de réviser celles qui s’appuient sur elle. Cette conception s’oppose à l’idée qu’une croyance serait une entité totalement isolée.

16. Quelle distinction oppose les conceptions déflationnistes aux conceptions substantielles de la vérité ?

Les premières suspendent tout jugement sur la vérité, les secondes identifient la vérité à une certitude subjective
Les premières expliquent la vérité par le contexte d’énonciation, les secondes par la force persuasive d’un argument
Les premières fondent la vérité sur les faits observables, les secondes sur l’absence de contradiction entre les énoncés
Les premières traitent la vérité comme un outil logique ou linguistique, les secondes comme une propriété objective des énoncés

Les premières traitent la vérité comme un outil logique ou linguistique, les secondes comme une propriété objective des énoncés

Explication

La conception déflationniste considère que le prédicat « vrai » n’ajoute pas une propriété substantielle, tandis que la conception substantielle attribue aux énoncés une propriété objective. La référence aux faits caractérise plutôt la correspondance, et l’absence de contradiction caractérise la cohérence.

17. Selon la théorie de la correspondance, à quelle condition un énoncé est-il vrai ?

Lorsqu’il correspond à un fait ou à un état de la réalité
Lorsqu’il résiste aux objections dans un dialogue rationnel
Lorsqu’il exprime une croyance fondamentale impossible à remettre en cause
Lorsqu’il s’intègre sans contradiction dans un système d’énoncés

Lorsqu’il correspond à un fait ou à un état de la réalité

Explication

La théorie de la correspondance établit la vérité par le rapport entre l’énoncé et un fait ou la réalité. L’intégration sans contradiction relève de la théorie de la cohérence, non de la correspondance.

18. Dans la théorie de la vérité comme cohérence, pourquoi une affirmation est-elle tenue pour vraie ?

Parce qu’elle reproduit fidèlement un fait indépendant du système d’énoncés
Parce qu’elle est défendue par plusieurs raisons au cours d’un échange rationnel
Parce qu’elle s’intègre sans contradiction dans un ensemble cohérent d’énoncés
Parce qu’elle repose sur une première certitude mise à l’abri du doute

Parce qu’elle s’intègre sans contradiction dans un ensemble cohérent d’énoncés

Explication

La théorie de la cohérence évalue une affirmation selon son intégration non contradictoire dans un ensemble d’énoncés. La reproduction d’un fait appartient à la théorie de la correspondance, tandis que la certitude première relève du fondationalisme.

19. Qu’est-ce qui caractérise une démonstration ?

Une justification fondée sur des objets matériels et des observations
Une intégration harmonieuse d’une croyance dans un réseau global
Un échange rationnel destiné à répondre aux objections d’un interlocuteur
Une déduction logique effectuée à partir de prémisses données

Une déduction logique effectuée à partir de prémisses données

Explication

La démonstration est une déduction logique construite à partir de prémisses, notamment dans les mathématiques et la logique. Une justification fondée sur des observations et des objets matériels correspond à la preuve.

20. Comment une preuve justifie-t-elle une proposition ?

En reliant la proposition à un ensemble cohérent de croyances
En déduisant nécessairement la conclusion à partir de prémisses formelles
En confrontant différentes positions dans une discussion rationnelle
En mobilisant des entités matérielles et des éléments empiriques

En mobilisant des entités matérielles et des éléments empiriques

Explication

La preuve justifie une proposition au moyen d’éléments empiriques et d’entités matérielles. La déduction logique à partir de prémisses formelles décrit plutôt la démonstration.

21. Quelle activité correspond à l’argumentation ?

Établir une conclusion par déduction nécessaire à partir de prémisses données
Avancer des raisons, anticiper les objections et construire une position défendable
Fonder toute connaissance sur des principes rationnels considérés comme premiers
Vérifier une proposition au moyen d’objets matériels et d’observations

Avancer des raisons, anticiper les objections et construire une position défendable

Explication

L’argumentation consiste à proposer des raisons, à prendre en compte les objections et à dialoguer rationnellement pour élaborer une position cohérente. La déduction nécessaire relève de la démonstration, tandis que les observations matérielles relèvent de la preuve.

22. Quelle différence oppose le fondationalisme au cohérentisme concernant la justification ?

Le fondationalisme s’appuie sur des observations matérielles, tandis que le cohérentisme repose sur une déduction formelle
Le fondationalisme suspend le jugement, tandis que le cohérentisme affirme que toute connaissance est impossible
Le fondationalisme privilégie un réseau global harmonieux, tandis que le cohérentisme invoque des croyances fondamentales
Le fondationalisme invoque des croyances fondamentales, tandis que le cohérentisme privilégie un réseau global harmonieux

Le fondationalisme invoque des croyances fondamentales, tandis que le cohérentisme privilégie un réseau global harmonieux

Explication

Le fondationalisme fait dépendre la justification de croyances fondamentales, alors que le cohérentisme la rattache à l’intégration harmonieuse d’une croyance dans un réseau. La suspension du jugement appartient au scepticisme, pas à cette distinction.

23. Quelle ambition définit le fondationalisme en théorie de la connaissance ?

Fonder la connaissance sur des bases solides formées de principes premiers ou d’énoncés d’observation
Établir que toute connaissance véritable doit être suspendue faute de certitude possible
Décrire la justification comme une intégration harmonieuse des croyances dans un réseau
Montrer que toute justification alterne entre régression infinie, dogmatisme et circularité

Fonder la connaissance sur des bases solides formées de principes premiers ou d’énoncés d’observation

Explication

Le fondationalisme cherche des bases ultimes pour la connaissance, qu’il s’agisse de principes rationnels premiers ou d’énoncés d’observation empirique. Le trilemme d’Agrippa expose les difficultés de la justification, tandis que la suspension du jugement caractérise le scepticisme.

24. Quelle fonction le cogito remplit-il dans la philosophie de Descartes ?

Il recommande de suspendre le jugement puisque toute connaissance demeure impossible à établir
Il constitue une première certitude inébranlable à partir de laquelle le savoir peut être édifié
Il présente une conclusion provisoire obtenue après une régression infinie des justifications
Il fournit un énoncé empirique dont la vérité dépend d’observations toujours révisables

Il constitue une première certitude inébranlable à partir de laquelle le savoir peut être édifié

Explication

Chez Descartes, le cogito est présenté comme une certitude première et inébranlable servant de point de départ à l’édification du savoir. Les énoncés empiriques restent exposés à l’erreur, contrairement au statut accordé au cogito.

25. Quelles sont les trois issues du trilemme d’Agrippa pour toute justification ?

Une objection, une réponse rationnelle ou une conclusion provisoire
Une régression à l’infini, un arrêt dogmatique ou une justification circulaire
Une correspondance aux faits, une cohérence logique ou une vérité contextuelle
Une certitude première, une observation empirique ou une cohérence globale

Une régression à l’infini, un arrêt dogmatique ou une justification circulaire

Explication

Le trilemme d’Agrippa distingue trois difficultés : poursuivre les raisons à l’infini, s’arrêter sur une base dogmatique ou revenir circulairement à un énoncé déjà invoqué. Les autres ensembles décrivent des théories de la vérité ou des formes de justification.

26. Quelle attitude le scepticisme recommande-t-il face à la possibilité d’établir une connaissance véritable ?

Intégrer chaque croyance dans un réseau cohérent, afin d’éviter toute contradiction
Adopter des principes premiers, afin de construire un fondement absolument solide
Suspendre son jugement, parce qu’une connaissance véritable ne peut pas être établie
Commencer par le cogito, afin de reconstruire progressivement l’édifice du savoir

Suspendre son jugement, parce qu’une connaissance véritable ne peut pas être établie

Explication

Le scepticisme soutient que la connaissance véritable ne peut pas être établie et recommande l’épochè, c’est-à-dire la suspension du jugement. La recherche de principes premiers appartient au fondationalisme, tandis que le cogito est le point de départ cartésien.

27. Quelle thèse caractérise le faillibilisme ?

Nos connaissances deviennent certaines lorsqu’elles sont cohérentes avec des observations répétées.
Nos connaissances dépendent du contexte social qui détermine leur vérité.
Nos connaissances restent provisoires et peuvent être corrigées par la critique.
Nos connaissances reposent sur des fondements infaillibles et échappent à la critique.

Nos connaissances restent provisoires et peuvent être corrigées par la critique.

Explication

Le faillibilisme considère toute connaissance comme provisoire, révisable et susceptible d’erreur corrigible. L’idée de fondements infaillibles relève plutôt du fondationalisme, auquel le faillibilisme s’oppose.

28. Quel rôle Popper attribue-t-il aux énoncés d’observation dans l’évaluation des théories ?

Ils garantissent la certitude d’une théorie lorsque plusieurs observations concordent.
Ils servent à contrôler les théories sans constituer leur fondement définitif.
Ils remplacent les théories générales dès qu’une observation semble contradictoire.
Ils fournissent des vérités premières à partir desquelles toute théorie est déduite.

Ils servent à contrôler les théories sans constituer leur fondement définitif.

Explication

Pour Popper, les énoncés d’observation sont eux-mêmes réfutables et servent donc principalement au contrôle critique des théories. Ils ne constituent pas des bases infaillibles à partir desquelles la connaissance serait fondée.

29. Quel objectif définit le falsificationnisme de Popper ?

Soumettre les théories à des tests susceptibles de montrer qu’elles sont fausses.
Accumuler des confirmations jusqu’à établir définitivement la vérité des théories.
Construire des théories à partir d’observations considérées comme certaines.
Protéger les théories admises contre les résultats expérimentaux défavorables.

Soumettre les théories à des tests susceptibles de montrer qu’elles sont fausses.

Explication

Le falsificationnisme fait de la mise à l’épreuve critique et de la possibilité de réfutation un objectif central de la science. L’accumulation de confirmations ne peut pas établir une théorie comme absolument vraie.

30. À quelle condition une théorie est-elle scientifique selon Popper ?

Elle explique chaque résultat possible en conservant la même interprétation.
Elle précise les conditions dans lesquelles un test pourrait la réfuter.
Elle produit des prédictions suffisamment générales pour éviter les contradictions.
Elle s’accorde avec les croyances métaphysiques de la communauté scientifique.

Elle précise les conditions dans lesquelles un test pourrait la réfuter.

Explication

Une théorie scientifique doit exposer des conditions précises dans lesquelles une observation ou une expérience pourrait la mettre en défaut. Une théorie qui s’adapte à tout résultat, comme l’astrologie selon cet exemple, ne fournit pas un véritable risque de réfutation.

31. Que soutient le relativisme cognitif à propos de la vérité et des croyances ?

Leur vérité dépend de leur conformité aux méthodes expérimentales des sciences naturelles.
Leur légitimité repose sur leur capacité à résister aux tests de falsification.
Leur valeur peut être classée selon des critères objectifs valables dans tout contexte.
Leur sens et leur légitimité dépendent d’un contexte, sans vérité universelle.

Leur sens et leur légitimité dépendent d’un contexte, sans vérité universelle.

Explication

Le relativisme cognitif rapporte les énoncés et les croyances au contexte qui leur donne sens et légitimité, sans admettre de vérité universelle. La possibilité de distinguer objectivement savoir et mythe correspond à une position contraire au relativisme cognitif.

32. Que comprend un paradigme scientifique selon Thomas Kuhn ?

Un ensemble d’observations certaines qui s’impose indépendamment de toute communauté.
Une théorie individuelle qui guide les recherches sans inclure de présupposés métaphysiques.
Des théories, des méthodes et des croyances métaphysiques partagées par une communauté.
Une liste de lois universelles séparée des pratiques de résolution des problèmes.

Des théories, des méthodes et des croyances métaphysiques partagées par une communauté.

Explication

Pour Kuhn, un paradigme rassemble des théories, des façons de résoudre les problèmes et des croyances métaphysiques partagées par une communauté scientifique. Il ne se réduit donc ni à une théorie individuelle ni à une collection d’observations certaines.

33. Quelle distinction oppose correctement connaissance scientifique et certitude ?

La connaissance scientifique dépend d’un contexte particulier, tandis que la certitude résulte d’un accord entre chercheurs.
La connaissance scientifique reste hypothétique et révisable, tandis que la certitude exclut définitivement l’erreur.
La connaissance scientifique devient certaine après des tests répétés, tandis que la certitude désigne une hypothèse provisoire.
La connaissance scientifique repose sur des vérités premières, tandis que la certitude vient de corrections expérimentales successives.

La connaissance scientifique reste hypothétique et révisable, tandis que la certitude exclut définitivement l’erreur.

Explication

La science produit des connaissances hypothétiques et révisables, alors que la certitude implique une assurance définitive incompatible avec les limites des sciences de la nature. Des tests répétés peuvent renforcer une théorie sans supprimer la possibilité de sa révision.

34. Comment les théories scientifiques progressent-elles selon Popper ?

Par l’adaptation des hypothèses afin qu’elles concordent avec chaque observation nouvelle.
Par l’accumulation de confirmations destinées à rendre les hypothèses définitivement certaines.
Par la conservation des théories établies lorsque les résultats expérimentaux leur sont défavorables.
Par des essais et des erreurs guidés par des tests critiques qui révèlent leurs faiblesses.

Par des essais et des erreurs guidés par des tests critiques qui révèlent leurs faiblesses.

Explication

Selon Popper, les théories progressent grâce à des essais, des erreurs et des tests critiques qui peuvent conduire à leur correction ou à leur remplacement. Une démarche qui chercherait à les confirmer sans tenter de les réfuter ne correspond pas à ce modèle.

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Qu'est-ce qu'un concept en psychologie cognitive ?

Une représentation mentale issue d'un processus d'abstraction.

Par quoi un concept peut-il être formulé ?

Par un mot ou une expression.

Quelles impressions subjectives ne peuvent pas être transmises ni vérifiées exactement ?

Les percepts, émotions, humeurs et souvenirs.

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