★ À maîtriser
Les mètres cités sont :
L’alexandrin compte 12 syllabes et se divise souvent en deux hémistiches de 6 syllabes ; il est présenté comme le vers le plus usité depuis le XVIe siècle.
Le comptage des syllabes prend en compte l’e muet final, qui ne se prononce pas devant une voyelle ou en fin de vers, ainsi que la diérèse, qui prononce en deux syllabes un groupe de voyelles, et la synérèse, qui le fusionne en une syllabe. - Ch. Baudelaire, XIXe siècle
📌 L’enjambement fait se poursuivre la phrase au-delà de la fin du vers ; le rejet fait commencer un groupe grammatical au vers suivant, tandis que le contre-rejet le fait commencer au vers précédent.
Compléments
Vers régulier : mesure fixe ; vers libre : longueur variable.
★ À maîtriser
Les dispositions de rimes sont :
Les rimes pauvres partagent un seul son, les rimes suffisantes deux sons et les rimes riches trois sons ou plus.
Compléments
📌 Les rimes féminines se terminent par un e muet, tandis que les rimes masculines sont les autres rimes, généralement terminées par une consonne accentuée.
★ À maîtriser
Le sonnet compte 14 vers, généralement répartis en deux quatrains suivis de deux tercets, avec un schéma de rimes précis.
Le rondeau comprend 13 vers répartis en trois strophes de 5, 3 et 5 vers, avec un refrain repris en début et en fin.
La ballade comporte trois strophes de même nombre de vers, suivies d’un envoi, et un refrain à la fin de chaque strophe.
Le pantoum comprend quatre quatrains ; les deuxième et quatrième vers de chaque quatrain sont repris comme premier et troisième vers du quatrain suivant.
Compléments
Le sonnet est apparu en Italie au XIIIe siècle et est devenu un classique en France au XVIe siècle, notamment avec Ronsard.
Le pantoum est originaire de Malaisie et Baudelaire l’a popularisé en France au XIXe siècle.
La ballade et le rondeau sont des formes médiévales, tandis que le sonnet est associé à la Renaissance et le pantoum au XIXe siècle.
A. Bertrand (1842) est cité comme exemple de poésie en prose.
G. Apollinaire (1913) est cité pour son poème « Zone » comme exemple de vers libres.
G. Apollinaire (1918) est cité comme auteur de calligrammes.
Grand Corps Malade et Abd Al Malik sont cités comme exemples contemporains de slameurs.
Les formes poétiques libres se caractérisent par des règles métriques absentes ou souples, l’absence de structure fixe, une longueur de vers libre et l’usage fréquent de la prose ou de formes non conventionnelles.
La liberté formelle en poésie s’est affirmée aux XIXe et XXe siècles, notamment avec les courants modernistes et expérimentaux.
J. Racine souligne que l’enjambement donne au poème un rythme fluide et dynamique et accentue sa musicalité et son effet expressif.
V. Hugo utilise le rejet pour souligner l’importance d’un mot ou d’un groupe dans la construction du sens.
Les sonorités douces citées sont f, v, ch, j et s, tandis que les sonorités dures citées sont b, d, g, p, t et k.
Les procédés stylistiques s’inscrivent dans la structure métrique et rythmique du poème et peuvent renforcer son sens, son émotion ou sa tension, souvent en lien avec des figures de style comme les métaphores et les répétitions.
Le rejet reporte un élément au vers suivant ; le contre-rejet le place au début du vers, rattaché au précédent.
★ À maîtriser
Au Moyen Âge, la poésie est dominée par les récits de chevalerie et l’amour courtois, avec des thèmes liés à l’idéal chevaleresque et à la fin’amor.
À la Renaissance, la Pléiade, notamment Ronsard et Du Bellay, cherche à enrichir la langue française en imitant les Anciens et fixe des formes comme le sonnet et l’alexandrin.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Boileau encadre la poésie par des règles classiques dans son Art poétique (1674), tandis que les fables de La Fontaine illustrent une poésie argumentative ou narrative au XVIIe siècle.
Au XIXe siècle, le Romantisme, notamment avec Victor Hugo, renouvelle la poésie en privilégiant l’expression des sentiments et en abordant l’histoire et la politique.
Au XXe siècle, des formes innovantes apparaissent, notamment les calligrammes d’Apollinaire et la poésie en prose de Francis Ponge, tandis que le slam et la poésie contemporaine diversifient les supports et les thèmes.
Compléments
Conon de Béthune, au XIIe siècle, illustre la tradition du débat poétique sur le carpe diem.
Les Poètes maudits, notamment Baudelaire, Rimbaud et Verlaine, s’émancipent des formes traditionnelles pour explorer une poésie plus personnelle, sombre et moderne.
La poésie contemporaine se pratique aussi dans le rap, la chanson et le slam, souvent en lien avec la médiatisation.
★ À maîtriser
Compléments
Ronsard (1524-1585) et Du Bellay (1522-1560) sont les figures emblématiques de la Pléiade.
Baudelaire (1821-1867), Rimbaud (1854-1891) et Verlaine (1844-1896) sont associés aux poètes maudits.
La poésie romantique se distingue par son lyrisme intense et sa liberté formelle, et peut servir d’expression politique et sociale.
Apollinaire (1880-1918) et Grand Corps Malade (1979-) illustrent la poésie moderne et contemporaine.
La Pléiade enrichit la langue par les modèles anciens ; les poètes maudits rompent avec les formes traditionnelles.
★ À maîtriser
Compléments
Le choix entre vers réguliers, comme l’hexasyllabe, le décasyllabe et l’alexandrin, et vers libres influence la musicalité et l’harmonie du poème.
Les sonorités, notamment les allitérations et les assonances, renforcent la musicalité et soulignent le sens en créant des effets de douceur ou de dureté.
L’enjambement, le rejet et le contre-rejet jouent avec le rythme et peuvent mettre en valeur certains mots ou idées.
La structure formelle du poème comprend les rimes, les strophes, les schémas de rimes croisées, embrassées ou plates, les qualités pauvres, suffisantes ou riches, ainsi que les genres féminins ou masculins.
Forme, procédés, contexte, puis interprétation.
★ À maîtriser
📌 Les figures courtoises insistent sur la soumission, la retenue, la délicatesse et la valorisation de la dame, tandis que les figures générales peuvent jouer sur la musicalité ou la persuasion.
Compléments
Les procédés courtois comprennent :
Le jeu-parti met en dialogue deux voix dans un débat amoureux, où peuvent être valorisées la patience, la retenue ou la douceur.
Les figures courtoises magnifient la relation amoureuse et mettent en valeur la dame comme modèle de perfection, dans un discours codifié où la retenue et la finesse remplacent la passion brute.
La figure courtoise magnifie la dame par la retenue ; la figure générale joue notamment sur la musicalité ou la persuasion.
★ À maîtriser
Les dialogues médiévaux abordent fréquemment : l’amour courtois et ses limites, la chevalerie et ses valeurs, des questions morales comme la loyauté, la fidélité et la vanité
Dans les dialogues médiévaux, les personnages alternent réponses et accusations, tandis que des apostrophes comme « Dame » ou « Par Dieu » mettent en scène un duel verbal où la courtoisie peut masquer une critique acerbe.
La tonalité comique et satirique des dialogues médiévaux permet de critiquer les idéaux courtois, chevaleresques et moraux, ainsi que la vanité, la superficialité ou l’illusion liées notamment à la jeunesse et à la beauté.
Compléments
La poésie dialoguée médiévale reflète la coexistence de la tradition orale et de l’écrit, dans une société qui valorise la confrontation d’idées, la dispute courtoise et la satire.
Dans un dialogue médiéval, un chevalier et une dame peuvent mêler codes courtois et moqueries, la dame évoquant sa richesse tandis que le chevalier se moque de sa vanité.
Les dialogues et débats médiévaux ont une dimension didactique ou polémique, car la confrontation d’idées sert à faire réfléchir ou à divertir.
La courtoisie affichée masque parfois la critique satirique
Structure des formes fixes
| Forme | Vers et strophes | Particularité |
|---|---|---|
| Sonnet | 14 vers : deux quatrains et deux tercets | Schéma de rimes précis |
| Rondeau | 13 vers : strophes de 5, 3 et 5 vers | Refrain repris au début et à la fin |
| Ballade | Trois strophes et un envoi | Refrain à la fin de chaque strophe |
| Pantoum | Quatre quatrains | Reprise de vers entre quatrains |
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1. Un vers comporte douze syllabes et une césure centrale régulière : comment se répartissent ses syllabes entre les deux hémistiches ?
2. Pour compter un vers, un lecteur prononce en deux syllabes un groupe de voyelles et ne prononce pas l’e muet final placé devant une voyelle : quelles règles applique-t-il ?
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Quels sont les quatre mètres cités ?
L’hexasyllabe, l’octosyllabe, le décasyllabe et l’alexandrin.
Combien de syllabes compte l’alexandrin ?
Douze syllabes.
Quelle référence est associée aux règles de comptage des syllabes ?
Ch. Baudelaire, XIXe siècle.
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