QCM : Pour un oui ou pour un non — 10 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la succession correcte des formes de diffusion de l’œuvre ?

Elle est publiée sous forme écrite avant toute diffusion.
Elle est d’abord scénique, puis adaptée pour la radio.
Elle est d’abord radiophonique, puis représentée sur scène.
Elle est créée simultanément à la radio et au théâtre.

Elle est d’abord radiophonique, puis représentée sur scène.

Explication

L’œuvre est conçue et diffusée d’abord comme une pièce radiophonique en 1981, avant sa représentation scénique en 1986. L’idée d’une création scénique initiale inverse donc la chronologie indiquée.

2. Quelle caractéristique formelle distingue la pièce concernant ses protagonistes et sa structure ?

Les protagonistes sont présentés comme un groupe et la pièce suit une structure en tableaux.
Les protagonistes sont identifiés par leurs professions et la pièce comprend plusieurs scènes.
Les protagonistes portent des noms propres et la pièce est divisée en actes.
Les protagonistes sont désignés par H1 et H2 et la pièce ne comporte ni actes ni scènes.

Les protagonistes sont désignés par H1 et H2 et la pièce ne comporte ni actes ni scènes.

Explication

H1 et H2 sont des désignations fonctionnelles, non des noms propres, et la pièce ne comporte ni actes ni scènes. Les autres descriptions ajoutent des éléments structurels ou identitaires absents de cette forme théâtrale.

3. Comment la phrase « C’est bien. Ça » déclenche-t-elle la dispute entre H1 et H2 ?

Son sens rappelle à H2 un désaccord politique ancien entre les deux amis.
Son contenu annonce une rupture que H2 juge préméditée.
Son ton ou le geste qui l’accompagne est interprété comme méprisant par H2.
Sa formulation contient une accusation explicite que H1 adresse à H2.

Son ton ou le geste qui l’accompagne est interprété comme méprisant par H2.

Explication

La phrase est anodine par son contenu, mais son ton ou son geste est perçu comme méprisant par H2. Elle ne contient donc pas une accusation explicite ni une annonce directe de rupture.

4. Quel paradoxe caractérise le conflit entre les deux protagonistes ?

Une rivalité professionnelle durable empêche toute véritable implication affective.
Une amitié ancienne transforme une offense minime en querelle profondément destructrice.
Une hostilité déclarée conduit progressivement les deux hommes à se réconcilier.
Une relation récente produit une querelle modérée autour d’un sujet important.

Une amitié ancienne transforme une offense minime en querelle profondément destructrice.

Explication

Le conflit oppose deux amis de longue date, mais une offense très légère devient une querelle destructrice. La durée de leur amitié n’atténue donc pas la violence de l’affrontement.

5. Que désigne le terme « tropismes » dans l’analyse de l’œuvre ?

Des réactions conscientes formulées après une discussion entre les personnages.
Des gestes visibles qui remplacent progressivement le dialogue entre les protagonistes.
Des mouvements psychologiques secrets et inconscients qui précèdent les mots.
Des échanges verbaux banals qui rendent les émotions directement compréhensibles.

Des mouvements psychologiques secrets et inconscients qui précèdent les mots.

Explication

Les tropismes sont de minuscules mouvements psychologiques inconscients qui se produisent avant la formulation verbale. Ils ne correspondent donc ni aux échanges banals ni à des réactions conscientes exprimées après coup.

6. Comment la sous-conversation se manifeste-t-elle sous une conversation banale ?

Comme un dialogue invisible de soupçons, de rivalités et de blessures d’ego.
Comme une discussion parallèle qui remplace progressivement les paroles échangées.
Comme un récit explicite qui expose les intentions des personnages au lecteur.
Comme une suite de répliques comiques détachées des tensions psychologiques.

Comme un dialogue invisible de soupçons, de rivalités et de blessures d’ego.

Explication

La sous-conversation est la dimension psychologique invisible qui se dissimule sous les paroles ordinaires, notamment par les soupçons, les rivalités et les blessures d’ego. Elle ne constitue donc ni un récit explicite ni un second dialogue prononcé.

7. Dans la crise du langage, quelle transformation affecte la fonction des mots ?

Ils deviennent des armes qui produisent des malentendus et la rupture.
Ils deviennent des arguments qui organisent un débat politique raisonné.
Ils deviennent des signes qui facilitent une compréhension réciproque.
Ils deviennent des formules qui permettent de résoudre les conflits sociaux.

Ils deviennent des armes qui produisent des malentendus et la rupture.

Explication

Les mots cessent d’assurer la communication et la compréhension pour devenir des armes provoquant malentendus et rupture. L’idée d’une compréhension réciproque correspond à la fonction attendue du langage, mais pas à sa crise.

8. Lorsque les personnages ne parviennent plus à se comprendre, comment le langage agit-il dans leur relation ?

Il maintient un dialogue ouvert malgré les désaccords entre les personnages.
Il transmet des informations imprécises qui peuvent ensuite être corrigées.
Il alimente les malentendus et transforme l’échange en affrontement.
Il exprime des émotions personnelles sans modifier les rapports entre eux.

Il alimente les malentendus et transforme l’échange en affrontement.

Explication

Dans cette crise, la parole ne rapproche plus les personnages : elle nourrit les malentendus et contribue à la rupture. Un dialogue maintenu malgré les désaccords suppose encore une fonction de communication qui est précisément mise en échec.

9. Comment la dispute se caractérise-t-elle dans cette œuvre par rapport à la dispute théâtrale classique ?

Son prétexte est futile, mais ses enjeux psychologiques sont vitaux et violents.
Son prétexte est politique, tandis que ses enjeux moraux structurent l’intrigue.
Son prétexte est complexe, mais ses enjeux psychologiques restent modérés et secondaires.
Son prétexte fait progresser l’intrigue, tandis que ses enjeux opposent des idées générales.

Son prétexte est futile, mais ses enjeux psychologiques sont vitaux et violents.

Explication

La dispute paraît insignifiante par son prétexte, alors qu’elle révèle des enjeux psychologiques vitaux et violents. La dispute théâtrale classique sert davantage à faire avancer l’intrigue ou à confronter des idées politiques et morales.

10. Pourquoi le théâtre est-il présenté comme un « tribunal sans juge » ?

Parce que les personnages abandonnent toute responsabilité dans le conflit.
Parce qu’un arbitre extérieur départage les versions opposées de l’affaire.
Parce qu’un magistrat examine les faits et rend une décision officielle.
Parce que chacun tente de prouver qu’il n’a pas rêvé l’affront subi.

Parce que chacun tente de prouver qu’il n’a pas rêvé l’affront subi.

Explication

Le théâtre prend la forme d’un espace de confrontation où chacun cherche désespérément à établir la réalité de l’affront de l’autre. Il ne s’agit pas d’un tribunal institutionnel, puisqu’aucun juge ne rend de décision officielle.

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En quelle année l’œuvre a-t-elle été écrite ?

En 1981.

Quelle forme initiale avait l’œuvre avant la scène ?

Une pièce radiophonique.

Quand la pièce radiophonique a-t-elle été diffusée ?

Le 13 décembre 1981.

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