QCM : Protection sociale en France (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments se conjuguent pour former le phénomène politique ?

Des idées et représentations, des acteurs en interaction, des institutions et des intérêts divergents
Des idées et représentations et des acteurs, sans institutions ni intérêts divergents
Des institutions et des acteurs en interaction, sans idées ni représentations
Des idées et représentations, des institutions et des intérêts nécessairement communs

Des idées et représentations, des acteurs en interaction, des institutions et des intérêts divergents

Explication

Le phénomène politique naît de la conjonction des idées et représentations, des acteurs qui interagissent, des institutions et d’intérêts individuels ou collectifs divergents. Le rôle exclusif des institutions et des acteurs omet les autres éléments, les intérêts nécessairement communs effacent leur divergence, et l’absence d’institutions ou d’intérêts rend la définition incomplète.

2. Dans une relation entre deux groupes, l’un dépend de l’autre et accepte sa position subordonnée. Quel concept décrit cette relation ?

La norme sociale
Le conflit d’intérêts
La domination
La coercition

La domination

Explication

La domination est un rapport asymétrique dans lequel un groupe devient dépendant de l’autre et accepte ou souhaite sa position dominée. La norme sociale renvoie à une règle collective, la coercition à une contrainte ou sanction, et la divergence d’intérêts ne suffit pas à caractériser une relation de domination.

3. Une autorité locale organise une action collective qui comprend des intentions, des décisions et des réalisations structurées et réputées cohérentes. Comment qualifier cet ensemble ?

Une initiative privée
Une action publique
Une politique publique
Un acte réglementaire

Une politique publique

Explication

Une politique publique est une volonté collective d’action ou d’inaction structurée en intentions, décisions et réalisations, imputable à une autorité publique. L’action publique désigne sa mise en œuvre, un acte réglementaire n’en est qu’une forme possible, et une initiative privée n’est pas imputable à une autorité publique.

4. Une administration met en pratique les décisions et orientations d’une politique publique déjà définie. De quoi s’agit-il ?

D’une procédure d’allocation
D’une politique publique
De l’action publique
D’un acte législatif

De l’action publique

Explication

L’action publique correspond à la mise en œuvre des politiques publiques, tandis que la politique publique désigne la volonté collective structurée qui l’oriente. Un acte législatif peut contribuer à une politique publique, et l’allocation de ressources est une caractéristique de ces politiques, non la définition de leur mise en œuvre.

5. Que désigne la mise sur agenda dans le processus d’élaboration d’une politique publique ?

Le processus par lequel un sujet devient l’objet d’une politique publique destinée à traiter un problème
La décision par laquelle une administration répartit les ressources entre différents groupes sociaux
La procédure par laquelle une loi adoptée est appliquée par les services publics
La mobilisation par laquelle une politique publique déjà définie est contestée devant les tribunaux

Le processus par lequel un sujet devient l’objet d’une politique publique destinée à traiter un problème

Explication

La mise sur agenda correspond à l’entrée d’un sujet parmi les problèmes auxquels une politique publique entend répondre. La répartition des ressources relève plutôt de la mise en œuvre et du contenu des politiques publiques.

6. Qui est associé à la distinction entre la gouvernabilité, relation de domination circulaire, et la gouvernementalité, mode de gouvernement vertical ?

Étienne de La Boétie
Max Weber
Émile Ollivier
Michel Foucault

Michel Foucault

Explication

Michel Foucault est associé à ces deux notions décrivant des formes de gouvernement et de domination. Max Weber est cité à propos de la légitimité de la domination, et non de cette distinction.

7. Quel rôle joue la mobilisation d’une élite sociale dans la mise à l’agenda d’un problème ?

Elle détermine directement la gravité objective du problème pour l’ensemble de la société.
Elle contribue à faire reconnaître le problème et à le porter vers l’arène politique.
Elle remplace la publicisation par une décision législative immédiate.
Elle garantit que le problème sera traité avant les autres sujets collectifs.

Elle contribue à faire reconnaître le problème et à le porter vers l’arène politique.

Explication

La mobilisation d’une élite sociale participe à la transformation d’un sujet en problème public, avec son étiquetage, sa publicisation et sa spécialisation dans l’arène politique. La gravité objective ne détermine pas directement sa sélection, qui dépend aussi de la manière dont le problème est perçu et défini.

8. À partir de quelle période des textes réglementaient-ils déjà le traitement des mendiants, avant l’apparition de l’État-providence et de la Sécurité sociale ?

Dès l’Égypte antique
Sous la monarchie de Juillet
Au début de la Révolution française
À partir des années 1350

Dès l’Égypte antique

Explication

Des textes de l’Égypte antique réglementaient déjà le traitement des mendiants, ce qui montre que les politiques sociales précèdent l’État-providence et la Sécurité sociale. Les années 1350 correspondent plutôt à l’ordonnance de Jean II le Bon organisant localement l’aide aux plus démunis.

9. En quoi les hôpitaux généraux du XVIIe siècle et le grand enfermement du XVIIIe siècle se ressemblent-ils dans la gestion de la pauvreté ?

Ils réservent l’enfermement aux mendiants condamnés pour des délits violents.
Ils confient aux paroisses l’aide aux indigents sans intervention des autorités publiques.
Ils mettent à l’écart les pauvres, notamment pour prévenir la diffusion supposée de leur influence.
Ils offrent aux pauvres valides une formation professionnelle en vue de leur réinsertion.

Ils mettent à l’écart les pauvres, notamment pour prévenir la diffusion supposée de leur influence.

Explication

Les hôpitaux généraux, sous Louis XIII et Louis XIV, s’inscrivent dans une logique d’enfermement qui se prolonge avec le grand enfermement du XVIIIe siècle, destiné à isoler les pauvres et les vagabonds. L’idée de formation en vue de la réinsertion renvoie plutôt à des dispositifs de travail forcé évoqués pour une période antérieure.

10. Quelle conséquence la Révolution française entraîne-t-elle dans la conception de l’aide aux personnes pauvres ?

L’assistance est remplacée par la criminalisation de toute situation de pauvreté.
L’assistance reste une responsabilité religieuse confiée aux paroisses et aux œuvres charitables.
L’assistance devient un droit que la nation doit garantir aux personnes dans le besoin.
L’assistance est conditionnée à l’enfermement des pauvres dans des institutions de travail.

L’assistance devient un droit que la nation doit garantir aux personnes dans le besoin.

Explication

La Révolution fait émerger le droit d’être aidé par la nation et attribue à l’État la responsabilité de prendre en charge la pauvreté. Le maintien de l’assistance comme responsabilité religieuse correspond plutôt à l’organisation antérieure à la Révolution.

11. Une municipalité de la monarchie de Juillet veut accorder une aide aux personnes pauvres, mais exige en contrepartie qu’elles accomplissent un travail. Quel principe guide cette mesure ?

L’assistance dépend de la cotisation préalable à une caisse.
L’assistance est conditionnée par le devoir de travailler.
L’assistance relève principalement de la charité religieuse.
L’assistance est réservée aux personnes incapables de travailler.

L’assistance est conditionnée par le devoir de travailler.

Explication

Sous la monarchie de Juillet, l’aide est soumise au devoir de travailler. Cette mesure ne repose pas sur une cotisation préalable, principe associé à un modèle d’assurance sociale.

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Que désigne le phénomène politique ?

La conjonction d’idées et de représentations, d’acteurs, d’institutions et d’intérêts divergents.

Qu’est-ce qu’une politique publique ?

Une volonté collective d’action ou d’inaction, structurée et réputée cohérente, imputable à une autorité publique.

À quoi correspond l’action publique ?

À la mise en œuvre des politiques publiques.

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