QCM : Protéger et gérer le vivant (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quelle période la préoccupation de protéger les ressources naturelles émerge-t-elle en Europe et en Amérique du Nord ?

Après les guerres mondiales, au milieu du XXe siècle
Pendant l’industrialisation de l’Antiquité, entre les Ve et IVe siècles avant notre ère
Lors de l’essor des politiques climatiques, à la fin du XXe siècle
Pendant la Révolution industrielle, entre les XVIIIe et XIXe siècles

Pendant la Révolution industrielle, entre les XVIIIe et XIXe siècles

Explication

La préoccupation de protéger les ressources naturelles apparaît avec la Révolution industrielle qui se déploie en Europe et en Amérique du Nord entre les XVIIIe et XIXe siècles. La référence à l’Antiquité anticipe ce phénomène, tandis que les guerres mondiales et les politiques climatiques globales renvoient à des périodes ultérieures.

2. Une politique environnementale commence par créer des réserves où les activités destructrices sont interdites, puis autorise des usages encadrés afin de faire cohabiter humains et non-humains. Quelle évolution illustre-t-elle ?

Le passage de la mise à l’écart des espaces à une gestion conciliant différents usages
Le passage d’une gestion conciliant les usages à une mise à l’écart des espaces
Le remplacement de la protection des territoires par la seule protection des espèces
Le maintien d’une exclusion des activités humaines sans évolution des objectifs

Le passage de la mise à l’écart des espaces à une gestion conciliant différents usages

Explication

Les premières politiques soustraient des espaces aux destructions humaines, puis évoluent au XXe siècle vers une gestion des territoires conciliant les usages humains et la présence des non-humains. L’exclusion durable confond protection initiale et gestion ultérieure, l’inversion renverse la chronologie, et la réduction aux espèces écarte la gestion territoriale.

3. Une commune adopte des mesures pour limiter les transformations de ses milieux par les activités humaines ou en atténuer les effets. Comment qualifie-t-on cet ensemble de mesures ?

La gestion utilitariste des ressources
La protection de la nature
La mise en réserve intégrale
La restauration écologique

La protection de la nature

Explication

La protection de la nature désigne les mesures prises pour limiter l’anthropisation ou en réduire les effets. La restauration vise le rétablissement d’un milieu, la mise en réserve n’est qu’un outil possible, et la gestion utilitariste relève plutôt de la conservation.

4. Pour protéger une espèce dont la survie dépend d’un habitat menacé, quelle intervention correspond à une démarche de protection de la nature ?

Protéger d’autres espèces présentes dans des milieux éloignés
Protéger l’habitat et l’écosystème dont dépend l’espèce
Interdire toute activité humaine dans l’ensemble de la région
Suivre les effectifs de l’espèce sans agir sur son milieu

Protéger l’habitat et l’écosystème dont dépend l’espèce

Explication

La protection peut porter sur les espèces comme sur les espaces, car préserver une espèce requiert souvent de protéger son habitat et son écosystème. Le suivi des effectifs ne protège pas le milieu, les espèces éloignées ne répondent pas à la menace décrite, et une interdiction régionale générale n’est pas la conséquence nécessaire de cette démarche.

5. Dans une forêt, une équipe propose de bannir les usages humains parce qu’elle attribue à la nature une valeur propre ; une autre veut encadrer l’exploitation pour concilier les besoins humains et le renouvellement des ressources. Quelles approches représentent-elles, dans cet ordre ?

La préservation, puis la conservation
La conservation, puis l’exploitation non encadrée
La conservation, puis la préservation
La préservation, puis l’exploitation durable

La préservation, puis la conservation

Explication

La préservation attribue à la nature une valeur intrinsèque et cherche à la soustraire aux interventions humaines ; la conservation encadre les usages pour équilibrer besoins humains et régénération des ressources. Inverser les notions néglige leur distinction, tandis que l’absence d’encadrement et l’exploitation durable ne correspondent pas à la préservation et à la conservation telles que décrites.

6. Comment la signification de la wilderness évolue-t-elle aux États-Unis entre l’imaginaire puritain des colons et le XIXe siècle ?

D’une nature maîtrisée et productive à une nature dépourvue de valeur
D’une nature admirée et exaltée à une nature hostile associée au mal
D’une nature sans valeur religieuse à une nature hostile associée au mal
D’une nature hostile associée au mal à une nature admirée et exaltée

D’une nature hostile associée au mal à une nature admirée et exaltée

Explication

Dans l’imaginaire puritain, la wilderness est une nature aride et hostile associée au mal, avant d’être valorisée au XIXe siècle. L’inversion de cette évolution confond les périodes, tandis que l’absence de connotation religieuse et la réduction à une nature productive ne correspondent pas à cette transformation.

7. Quel ouvrage David Thoreau publie-t-il en 1854 pour raconter deux années vécues dans une cabane forestière du Massachusetts et critiquer le matérialisme américain ?

Wilderness and the American Mind
Walden ou la vie dans les bois
Du bon usage de la nature
L’invention du colonialisme vert

Walden ou la vie dans les bois

Explication

Dans *Walden ou la vie dans les bois*, publié en 1854, Thoreau raconte son séjour en forêt et critique le matérialisme de la société américaine. *Wilderness and the American Mind* est associé à Roderick Nash, tandis que les deux autres titres portent sur des sujets distincts.

8. Un parc protège un espace naturel en expulsant des habitants locaux et en les excluant des décisions de gestion. Quel concept décrit cette forme de domination ?

La préservation sans exclusion
Le colonialisme vert
La réserve artistique
La réglementation des usages traditionnels

Le colonialisme vert

Explication

Le colonialisme vert désigne la domination de populations locales par des dispositifs de préservation qui justifient leur expulsion et leur exclusion de la gouvernance des parcs. La réserve artistique renvoie à Fontainebleau, tandis que la réglementation des usages ne restitue pas à elle seule cette domination politique.

9. Une équipe compare le rythme actuel des extinctions au rythme naturel. Quel ordre de grandeur décrit le mieux l’accélération constatée ?

De 2 à 9 fois plus rapide
De 1 001 à 10 000 fois plus rapide
De 10 à 1 000 fois plus lent
De 10 à 1 000 fois plus rapide

De 10 à 1 000 fois plus rapide

Explication

Les extinctions actuelles se produisent à un rythme estimé entre 10 et 1 000 fois supérieur au rythme naturel. Une baisse du nombre d’espèces confond vitesse et quantité, un ralentissement inverse le constat et un facteur inférieur à dix sous-estime l’écart.

10. Pour résumer l’évolution mesurée entre 1970 et 2020 dans le rapport Planète Vivante 2024, quel résultat faut-il retenir concernant la taille moyenne des populations sauvages suivies ?

Un déclin de 40 %
Une augmentation de 73 %
Une diminution de 73 %
Une disparition de 68 %

Une diminution de 73 %

Explication

Le rapport estime que la taille moyenne des populations animales sauvages suivies a diminué de 73 % entre 1970 et 2020. Le chiffre de 68 % concerne les populations de vertébrés disparues, celui de 40 % les insectes en déclin, et une augmentation inverse le sens du résultat.

11. Dans une synthèse de la Liste rouge de l’UICN, quelle formulation correspond à l’estimation de la version 2025.1 ?

40 000 espèces menacées parmi plus de 169 420 évaluées
47 187 espèces menacées parmi plus de 169 420 évaluées
Plus de 169 420 espèces menacées parmi 47 187 évaluées
47 187 espèces menacées parmi 68 000 évaluées

47 187 espèces menacées parmi plus de 169 420 évaluées

Explication

La version 2025.1 recense 47 187 espèces menacées parmi plus de 169 420 espèces évaluées. Mettre le total évalué au rang des espèces menacées inverse les données, tandis que 68 % et 40 % renvoient à d’autres indicateurs du rapport sur la biodiversité.

12. Un spécimen d’une espèce protégée désignée par le ministère est prélevé puis transporté. Comment la loi française de 1976 traite-t-elle ces actes ?

Le prélèvement est interdit, mais le transport est permis
Le prélèvement et le transport sont interdits
Les actes sont interdits pour toute espèce menacée, même sans désignation
La destruction est interdite, mais le prélèvement et le transport sont permis

Le prélèvement et le transport sont interdits

Explication

La loi de 1976 interdit notamment le prélèvement et le transport des spécimens appartenant aux espèces protégées désignées par le ministère. Limiter l’interdiction à la destruction omet deux actes explicitement visés, tandis que l’extension à toute espèce menacée efface le critère de désignation.

13. Un projet vise à préserver un milieu naturel intact en réduisant au minimum les interventions humaines afin que l’écosystème évolue selon ses propres dynamiques. Comment cette démarche se nomme-t-elle ?

La gestion écologique intensive
L’exploitation durable
Le réensauvagement
La réintroduction faunistique

Le réensauvagement

Explication

Le réensauvagement cherche à maintenir les milieux naturels intacts et à minimiser ou empêcher l’intervention humaine pour laisser les écosystèmes s’autoréguler. La gestion intensive repose sur des interventions, la réintroduction est une pratique particulière, et l’exploitation durable implique un usage du milieu.

14. Un organisme retire de l’exploitation agricole et forestière plusieurs terrains voisins, puis les relie pour faciliter les déplacements des espèces. Quelle démarche décrit cette action ?

Le réensauvagement passif avec des corridors verts
Le réensauvagement radical par réintroduction d’herbivores
La protection d’espaces cloisonnés sans connexion écologique
La gestion agricole des terrains avec des haies de production

Le réensauvagement passif avec des corridors verts

Explication

Le réensauvagement passif soustrait des terrains anciennement exploités aux activités humaines et peut relier les espaces en libre évolution par des corridors verts. L’entretien agricole maintient une exploitation, la réintroduction d’herbivores caractérise une approche radicale, et des espaces non reliés ne forment pas de corridors.

15. Une réserve veut protéger ses écosystèmes tout en maintenant des activités locales et en répondant aux besoins des habitants. Quelle approche correspond à cet objectif ?

Le paradigme intégrateur, qui cherche à concilier les enjeux économiques, sociaux et écologiques
Une gestion productiviste, qui privilégie les activités économiques locales
Une protection naturaliste, qui se limite à conserver les écosystèmes
Une préservation stricte, qui écarte les usages et les besoins des populations

Le paradigme intégrateur, qui cherche à concilier les enjeux économiques, sociaux et écologiques

Explication

Le paradigme intégrateur protège les milieux en tenant compte des usages et des besoins humains, afin de concilier les enjeux économiques, sociaux et écologiques. L’exclusion des usages relève d’une logique de préservation stricte, la priorité économique néglige l’équilibre écologique et la conservation seule ne prend pas en compte les dimensions sociales.

16. Après la réforme de 2006, une commune située en périphérie d’un parc national négocie avec le parc une charte pour encadrer plus souplement les activités locales. Dans quelle zone se trouve-t-elle ?

Dans le cœur du parc, où la charte communale assouplit les règles de protection
Dans l’aire d’adhésion, régie plus souplement par une charte négociée avec les communes
Dans une zone extérieure au parc, sans dispositif négocié avec les communes
Dans le cœur du parc, soumis à un encadrement strict des activités humaines

Dans l’aire d’adhésion, régie plus souplement par une charte négociée avec les communes

Explication

L’aire d’adhésion est la zone périphérique où la réglementation est plus souple et s’appuie sur une charte négociée avec les communes. Le cœur est soumis à des règles strictes, tandis que l’absence de cadre négocié ne décrit pas l’aire d’adhésion.

17. En écologie, que désigne l’expression « services écosystémiques » ?

Les rémunérations versées aux acteurs qui protègent la biodiversité
Les ressources naturelles destinées à être vendues sur un marché
Les bénéfices que les humains tirent des écosystèmes
Les interactions qui assurent le fonctionnement interne des écosystèmes

Les bénéfices que les humains tirent des écosystèmes

Explication

Les services écosystémiques sont les bénéfices que les humains tirent des écosystèmes, définition associée au Millenium Ecosystem Assessment de 2005. Les fonctions internes, les seules ressources commercialisées et les paiements de protection désignent des notions différentes.

18. Une politique publique verse une rémunération à des agriculteurs qui préservent la biodiversité afin de maintenir les bénéfices fournis par les écosystèmes. De quel instrument s’agit-il ?

Un paiement versé aux écosystèmes en échange des bénéfices qu’ils fournissent
Une aide agricole générale sans lien avec le maintien des services écosystémiques
Un paiement pour services écosystémiques destiné aux acteurs qui maintiennent ces services
Une réglementation de protection qui impose des restrictions aux agriculteurs

Un paiement pour services écosystémiques destiné aux acteurs qui maintiennent ces services

Explication

Les paiements pour services écosystémiques rémunèrent les acteurs qui préservent la biodiversité et maintiennent ainsi les services. Une réglementation impose des règles plutôt qu’une rémunération, et une aide sans lien avec ces objectifs ne correspond pas à ce mécanisme.

19. Un programme européen de restauration est évalué au regard de l’objectif fixé pour 2030 : quelle part minimale des zones terrestres et marines de l’Union doit-il viser ?

Au moins 20 %
Au moins 16 %
Au moins 30 %
Au moins 8 %

Au moins 20 %

Explication

Le règlement européen de 2024 fixe pour 2030 un objectif de restauration d’au moins 20 % des zones terrestres et marines de l’Union. La cible de 30 % concerne le Cadre mondial de la biodiversité, tandis que 16 % et 8 % sont les parts de terres et d’océans couverts par des aires protégées dans le monde en 2024.

20. Une initiative volontaire cherche à rétablir un écosystème endommagé : quel processus décrit-elle ?

La restauration écologique
La réintroduction d’une espèce
La mise en protection d’un territoire
La résurrection d’une espèce

La restauration écologique

Explication

La restauration écologique est un processus volontaire visant à rétablir un écosystème dégradé, endommagé ou détruit. La réintroduction porte sur une population d’espèce, la protection d’un territoire n’implique pas nécessairement son rétablissement, et la résurrection vise des individus apparentés à une espèce éteinte.

21. Dans une ancienne aire naturelle de répartition, un projet vise à rétablir des noyaux viables de population d’une espèce disparue localement : de quelle démarche s’agit-il ?

La réintroduction
La résurrection d’espèce
La conservation sur place
La restauration écologique

La réintroduction

Explication

La réintroduction consiste à restaurer des noyaux viables de population dans une ancienne aire de répartition naturelle. La résurrection crée des individus apparentés à une espèce éteinte, tandis que la restauration écologique concerne le rétablissement d’un écosystème.

22. Une équipe utilise des technologies génétiques pour produire des individus apparentés à une espèce éteinte, sans garantir qu’ils en possèdent tout le patrimoine génétique ni les modes de vie : comment qualifier son objectif ?

La résurrection d’espèce
La reconstitution d’un écosystème
La restauration écologique
La réintroduction d’espèce

La résurrection d’espèce

Explication

La résurrection d’espèces vise à créer, grâce aux technologies génétiques, des individus apparentés à une espèce éteinte, sans garantir la restitution de son patrimoine génétique complet ni de ses modes de vie. La réintroduction concerne le rétablissement de populations dans leur ancienne aire naturelle.

23. Lorsqu’un pays compare ses engagements à la cible mondiale adoptée lors de la COP15 de 2022, quelle proportion des terres et des océans de la planète cette cible prévoit-elle de protéger et conserver d’ici 2030 ?

20 %
8 %
16 %
30 %

30 %

Explication

Le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal vise à protéger et conserver 30 % des terres et des océans de la planète d’ici 2030. Les 20 % correspondent à l’objectif européen de restauration, tandis que 16 % et 8 % sont les parts mondiales protégées respectivement sur terre et en mer en 2024.

24. Un bilan mondial établi en 2024 dénombre près de 300 000 aires protégées : quelles parts de la surface terrestre et des océans couvrent-elles respectivement ?

8 % des terres et 16 % des océans
30 % des terres et 30 % des océans
16 % des terres et 8 % des océans
20 % des terres et 20 % des océans

16 % des terres et 8 % des océans

Explication

En 2024, près de 300 000 aires protégées couvrent 16 % des terres et 8 % des océans dans le monde. L’inversion des deux parts confond les surfaces terrestres et marines, tandis que 30 % est la cible mondiale à atteindre d’ici 2030.

25. Quel peuple est expulsé de la vallée de Yosemite en 1851, avant la création du parc national en 1890 ?

Le peuple Mohawk
Le peuple Miwok
Les colons américains
Les gardes du parc

Le peuple Miwok

Explication

Le peuple expulsé de la vallée de Yosemite en 1851 est le peuple Miwok. Les Mohawks renvoient à une autre population autochtone, tandis que les colons et les gardes du parc ne sont pas le peuple expulsé.

26. Quel rapport de 2024 indique une diminution de 73 % de la taille moyenne des populations de vertébrés suivies entre 1970 et 2020 ?

Le rapport Planète Vivante du WWF et de la Société Zoologique de Londres
Le rapport de la Convention sur la diversité biologique
Le bilan de l’Union internationale pour la conservation de la nature
L’étude mondiale sur le déclin des insectes

Le rapport Planète Vivante du WWF et de la Société Zoologique de Londres

Explication

Le rapport Planète Vivante 2024, publié par le WWF et la Société Zoologique de Londres, rapporte cette baisse de 73 %. La Convention sur la diversité biologique et l’UICN sont d’autres sources possibles, tandis que le déclin de 40 % concerne les insectes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 74 flashcards sur Protéger et gérer le vivant.

Quel bouleversement fait émerger la préoccupation de protéger les ressources naturelles ?

La Révolution industrielle.

Quelle référence associe la protection de la nature à la philosophie de l’environnement ?

Catherine et Raphael Larrere, Du bon usage de la nature. Pour une philosophie de l’environnement, 1997.

Comment évoluent les politiques de protection des espaces au XXe siècle ?

Elles visent à faire cohabiter humains et non-humains.

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