QCM : Qu’est-ce que la philosophie — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux la philosophie ?

Une transmission de connaissances déjà établies
Une recherche de la sagesse et du savoir
Une possession certaine de la sagesse et du savoir
Une maîtrise pratique des techniques utiles

Une recherche de la sagesse et du savoir

Explication

La philosophie désigne une recherche de la sagesse et du savoir plutôt que leur possession définitive. Le sophos prétend déjà détenir le savoir, tandis que le philosophe demeure en recherche.

2. Qui est considéré comme l’inventeur du mot « philosophie » après s’être présenté comme philosophe plutôt que comme sophos ?

Pythagore, en Grèce au VIe siècle avant J.-C.
Socrate, à Athènes au Ve siècle avant J.-C.
Aristote, à Athènes au IVe siècle avant J.-C.
Platon, en Grèce au IVe siècle avant J.-C.

Pythagore, en Grèce au VIe siècle avant J.-C.

Explication

Pythagore est considéré comme l’inventeur du mot « philosophie » en Grèce au VIe siècle avant J.-C. Sa présentation comme philosophe marquait sa recherche du savoir, par contraste avec la prétention du sophos à le posséder.

3. Que révèle principalement le fait que le philosophe soit toujours en chemin vers le savoir ?

Un refus de toute connaissance déjà acquise
Une modestie lucide face à ce qu’il ignore
Une volonté de se présenter comme un savant accompli
Une certitude complète sur les vérités recherchées

Une modestie lucide face à ce qu’il ignore

Explication

Le philosophe reconnaît qu’il ne possède pas définitivement le savoir, ce qui suppose modestie et lucidité sur son ignorance. Se présenter comme un savant accompli correspond davantage à la figure du sophos.

4. Quel sentiment constitue, selon Aristote, le moteur de la philosophie ?

La certitude devant des phénomènes déjà bien expliqués
L’étonnement devant ce qui paraît nouveau ou rare
La crainte face aux dangers de la vie quotidienne
Le désir d’obtenir immédiatement une solution pratique

L’étonnement devant ce qui paraît nouveau ou rare

Explication

Pour Aristote, l’étonnement naît devant ce qui semble nouveau, inédit ou rare et déclenche la recherche philosophique. L’ignorance n’est pas le sentiment initial, mais une prise de conscience qui peut découler de cet étonnement.

5. Quel enchaînement décrit la démarche attribuée par Aristote à l’étonnement philosophique ?

Observer les phénomènes, accepter les mythes, puis renoncer à savoir
S’étonner, reconnaître son ignorance, puis rechercher le savoir pour lui-même
Chercher une récompense, résoudre une difficulté, puis éviter toute question
Douter de tout, abandonner l’action, puis rechercher une utilité extérieure

S’étonner, reconnaître son ignorance, puis rechercher le savoir pour lui-même

Explication

Selon Aristote, l’étonnement conduit à reconnaître son ignorance, puis à rechercher le savoir pour lui-même. La recherche philosophique ne se définit donc pas par une utilité extérieure immédiate.

6. Dans la question « Pourquoi philosopher ? », quelle différence oppose les deux sens possibles de « pourquoi » ?

La preuve d’une proposition et la conséquence d’un raisonnement
La méthode employée et le résultat finalement obtenu
Le but visé et la cause qui a provoqué l’action
La définition d’un terme et la description d’un objet

Le but visé et la cause qui a provoqué l’action

Explication

« Pourquoi » peut interroger le but ou l’utilité recherchée, mais aussi la cause ou la raison d’une action. Confondre ces deux sens empêche de distinguer ce qui motive une pratique de ce qu’elle vise.

7. Quel ordre respecte la méthode de traitement d’une question philosophique ?

Comprendre le sens, repérer les présupposés, reformuler, puis problématiser
Problématiser, choisir une réponse, définir les termes, puis repérer les présupposés
Reformuler, répondre immédiatement, comprendre le sens, puis comparer les opinions
Repérer les conclusions, multiplier les exemples, résumer la question, puis problématiser

Comprendre le sens, repérer les présupposés, reformuler, puis problématiser

Explication

Le traitement commence par la compréhension du sens et l’identification des présupposés, avant la reformulation et la problématisation. Commencer par répondre ou par conclure ferait l’impasse sur l’analyse préalable de la question.

8. Que signifie problématiser une question philosophique ?

Montrer pourquoi elle se pose et pourquoi ses réponses ne sont pas évidentes
Fournir rapidement une réponse personnelle sans examiner la question
Remplacer une question générale par une affirmation plus facile
Prouver qu’une question possède une solution unique et définitive

Montrer pourquoi elle se pose et pourquoi ses réponses ne sont pas évidentes

Explication

La problématisation montre qu’une question mérite d’être posée et que ses réponses ne sont ni évidentes ni nécessairement uniques. Elle ne consiste donc pas à imposer d’emblée une solution définitive.

9. Qu’est-ce qui distingue l’essence d’une chose par rapport à ses caractéristiques accidentelles ?

Elle correspond à un usage pratique dépendant de la chose
Elle décrit une propriété variable liée à son apparence
Elle indique une circonstance extérieure sans la caractériser
Elle permet de la reconnaître et de la définir en propre

Elle permet de la reconnaître et de la définir en propre

Explication

L’essence constitue ce qui caractérise une chose en propre et rend possible sa définition et sa reconnaissance. Une propriété variable, comme la couleur, relève plutôt de l’accident et ne définit pas nécessairement la chose.

10. Pourquoi Aristote considère-t-il la philosophie comme une discipline libre ?

Parce qu’elle tire son objectif d’une science appliquée à la nature
Parce qu’elle a sa propre fin et ne dépend pas d’une application pratique
Parce qu’elle reçoit sa valeur d’une technique destinée à produire un résultat
Parce qu’elle doit être subordonnée aux besoins politiques de la cité

Parce qu’elle a sa propre fin et ne dépend pas d’une application pratique

Explication

Dans la Métaphysique, Aristote qualifie la philosophie de libre parce qu’elle est à elle-même sa propre fin. Les autres sciences sont davantage liées à leurs applications pratiques, ce qui les rend dépendantes d’un usage.

11. Comment Aristote caractérise-t-il les applications pratiques possibles de la philosophie ?

Elles rendent la philosophie dépendante des techniques qu’elle cherche à produire
Elles peuvent exister, mais restent accidentelles par rapport à son activité
Elles remplacent la réflexion théorique dès qu’une utilité concrète apparaît
Elles constituent son objectif essentiel et déterminent sa valeur principale

Elles peuvent exister, mais restent accidentelles par rapport à son activité

Explication

Aristote admet que la philosophie puisse avoir des applications pratiques, mais celles-ci ne définissent pas son essence. Elles sont accidentelles, car l’activité philosophique conserve sa propre fin.

12. Quel est l’objectif central d’un dialogue philosophique ?

Défendre sa position jusqu’à obtenir le dernier mot
Comparer les participants selon leur capacité à convaincre
Imposer son opinion grâce à une argumentation habile
Clarifier le sujet et rechercher ensemble la vérité

Clarifier le sujet et rechercher ensemble la vérité

Explication

Le dialogue philosophique vise la clarification du sujet, la recherche commune de la vérité et l’instruction mutuelle. La volonté d’avoir le dernier mot correspond davantage à une dispute orientée vers la victoire.

13. Quelle attitude est requise pour qu’un échange devienne un dialogue philosophique ?

Maintenir sa position, éviter l’erreur et conclure par une victoire
Privilégier la rapidité de réponse afin de conserver l’avantage dans l’échange
Changer de sujet lorsque l’objection met en difficulté son raisonnement
Définir le sujet, accepter la réfutation et chercher un aboutissement

Définir le sujet, accepter la réfutation et chercher un aboutissement

Explication

Un dialogue philosophique exige une définition claire du sujet, l’acceptation de pouvoir se tromper et la recherche d’un aboutissement. Vouloir conserver l’avantage ou éviter la réfutation transforme l’échange en affrontement.

14. Pourquoi Socrate estime-t-il préférable d’être réfuté lorsqu’on se trompe ?

Parce que la réfutation débarrasse l’esprit de l’erreur
Parce que réfuter autrui procure une supériorité durable dans la discussion
Parce que l’erreur devient vraie lorsqu’elle résiste à une objection
Parce que la réfutation permet d’éviter toute recherche personnelle ultérieure

Parce que la réfutation débarrasse l’esprit de l’erreur

Explication

Dans le Gorgias, Socrate compare l’erreur à un mal dont la réfutation permet de se débarrasser. Réfuter quelqu’un d’autre ne possède pas cette même valeur lorsque l’on reste soi-même dans l’erreur.

15. Comment Platon définit-il la pensée dans le Théétète ?

Comme une intuition immédiate qui ne comporte aucune affirmation opposée
Comme un dialogue silencieux de l’âme avec elle-même
Comme une conversation orale menée devant plusieurs interlocuteurs
Comme une perception sensible produite par l’observation du monde

Comme un dialogue silencieux de l’âme avec elle-même

Explication

Pour Platon, penser consiste en un dialogue intérieur dans lequel l’âme passe de l’affirmation à la négation. Cette activité silencieuse se distingue donc d’un échange oral avec un interlocuteur.

16. Quelle différence Platon établit-il entre l’accès discursif et l’accès intuitif à la vérité ?

Le premier repose sur une perception immédiate, tandis que le second exige un raisonnement
Le premier relève d’une sensation personnelle, tandis que le second procède d’un débat collectif
Le premier dépend des circonstances, tandis que le second exprime une opinion variable
Le premier passe par un raisonnement, tandis que le second est immédiat

Le premier passe par un raisonnement, tandis que le second est immédiat

Explication

L’accès discursif à la vérité suit une démarche de raisonnement, notamment par le dialogue. L’accès intuitif est immédiat et ne passe pas par une progression discursive.

17. Quelle opposition Platon établit-il entre sa conception de la vérité et celle des sophistes ?

Platon la tient pour absolue, tandis que les sophistes la rapportent aux circonstances et aux intérêts
Platon la réduit à une opinion personnelle, tandis que les sophistes la fondent sur une réalité absolue
Platon la réserve aux échanges politiques, tandis que les sophistes la recherchent par la contemplation
Platon la rapporte aux circonstances, tandis que les sophistes la considèrent comme valable pour tous

Platon la tient pour absolue, tandis que les sophistes la rapportent aux circonstances et aux intérêts

Explication

Pour Platon, la vérité possède une validité absolue et universelle. Les sophistes la considèrent plutôt comme relative aux circonstances et aux intérêts en jeu.

18. En quoi consiste la maïeutique socratique ?

À transmettre directement un savoir achevé au moyen d’un exposé magistral
À faire accoucher les esprits grâce à un jeu de questions et de réponses
À atteindre une vérité immédiate par une intuition indépendante de tout échange
À persuader un interlocuteur en mobilisant des arguments adaptés à ses intérêts

À faire accoucher les esprits grâce à un jeu de questions et de réponses

Explication

La maïeutique est une méthode qui aide les esprits à faire émerger leur pensée grâce aux questions et aux réponses. Elle ne consiste donc pas à déposer un savoir tout fait dans l’esprit d’un interlocuteur.

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Qu'est-ce que la philosophie selon sa définition ?

Une recherche de la sagesse et du savoir.

De quels mots grecs vient le mot philosophie ?

De philein et sophia.

Que signifie le mot grec philein ?

Aimer ou aller vers.

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