Fiche de révision : Réchauffement climatique et immobilier

Plan du Cours

  1. GIEC et hausse des températures
  2. Pollution et gaz à effet de serre
  3. Énergies et puits de carbone
  4. Causes humaines du réchauffement
  5. Empreinte carbone et comportements
  6. Biodiversité et risques naturels
  7. Immobilier et artificialisation
  8. Risques climatiques pour les bâtiments
  9. Eau, sécheresses et niveau marin
  10. Atténuation et adaptation

1. GIEC et hausse des températures

Notions clés & Définitions

  • GIEC : Organisme intergouvernemental chargé d’évaluer l’ampleur, les causes et les conséquences du changement climatique.

Points essentiels

  • Créé en 1988, le GIEC regroupe 195 États et synthétise les recherches existantes sans effectuer lui-même de nouvelles recherches.

  • Entre 2015 et 2024, la température moyenne mondiale de l’air à la surface des terres et de l’eau a augmenté de 1,24 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

  • Le GIEC estime que le réchauffement planétaire atteindra +1,5 °C dès le début des années 2030 quels que soient les scénarios d’émission de CO₂.

2. Pollution et gaz à effet de serre

★ À maîtriser

📌 La pollution désigne des sous-produits de l’activité humaine qui nuisent à l’atmosphère, aux sols, aux eaux, à la santé ou aux écosystèmes, tandis que le réchauffement climatique désigne l’augmentation de la température moyenne mondiale.

  • L’effet de serre naturel maintient la température moyenne de la planète autour de 15 °C, alors qu’elle serait de -18 °C sans cet effet ; l’émission excessive de GES crée un effet de serre additionnel qui réchauffe la planète.

  • Les émissions humaines de GES se répartissent ainsi:

    • CO₂ à 75 %
    • méthane à 18 %
    • protoxyde d’azote à 4 %
    • gaz fluorés à 2 %

Compléments

  • La vapeur d’eau est à l’origine de 80 % de l’effet de serre naturel, mais sa durée de séjour atmosphérique de quelques jours limite son rôle dans l’effet de serre anthropogène.

Astuce mémo

Pollution = nuisances sanitaires directes ; GES = réchauffement climatique

3. Énergies et puits de carbone

Notions clés & Définitions

  • Puits de carbone : Absorbe du CO₂ atmosphérique ; la végétation en absorbe un quart par la photosynthèse et l’océan en absorbe un quart, tandis que la moitié restante demeure dans l’atmosphère.

Points essentiels

📌 Une énergie primaire est directement disponible dans la nature, tandis que l’électricité est une énergie secondaire produite à partir d’énergies primaires.

  • Les trois énergies fossiles sont:

    • charbon
    • pétrole
    • gaz
  • La part des énergies fossiles dans les énergies primaires atteint 85 % dans le monde contre 45 % en France.

Astuce mémo

Énergies fossiles brûlées → CO₂ émis → réchauffement

4. Causes humaines du réchauffement

★ À maîtriser

  • À l’échelle mondiale, l’industrie représente 40 % des émissions de GES, l’agriculture 25 %, l’utilisation des logements 21 % et le transport 15 %.

  • La déforestation réchauffe le climat parce que le brûlage du bois restitue dans l’atmosphère le CO₂ absorbé par les arbres et que la destruction des forêts réduit l’absorption future du CO₂.

Compléments

  • En France en 2025, les émissions territoriales de GES représentent 359 Mt CO₂ équivalent et ont diminué de 32 % par rapport à 1990.

  • La déforestation est liée à 80 % à l’agriculture.

5. Empreinte carbone et comportements

Notions clés & Définitions

  • Empreinte carbone : Quantité de GES, exprimée en équivalent CO₂, induite par la consommation de biens et de services produits sur le territoire national ou importés.

★ À maîtriser

  • En France, l’empreinte carbone est estimée à 9,1 t CO₂ équivalent par habitant en 2025, avec un objectif de 5 tonnes en 2030 et de 2 tonnes en 2050.

Compléments

  • Les principales actions individuelles sont: privilégier le vélo, le bus, le train, le covoiturage ou la marche, réduire surtout sa consommation de bœuf et de mouton, changer de chauffage, isoler son logement, maîtriser ses ressources biologiques, faire pression sur les entreprises

6. Biodiversité et risques naturels

★ À maîtriser

📌 Une crue correspond au débordement d’une rivière ou d’un fleuve d’eau douce, tandis qu’une submersion correspond à l’entrée de la mer, donc d’eau salée, dans les terres.

  • Entre 1970 et 2020, la taille moyenne des populations d’animaux sauvages suivies a diminué de 73 %.

  • Les cinq principales pressions humaines sont:

    • destruction et artificialisation des milieux naturels
    • surexploitation des ressources naturelles et trafic illégal
    • changement climatique
    • pollution des océans, des eaux douces, des sols et de l’air
    • introduction d’espèces exotiques envahissantes

Compléments

  • La biodiversité fournit:
    • de l’air pur
    • de l’eau douce
    • des sols de bonne qualité
    • la pollinisation des cultures

Astuce mémo

Crue = eau douce des cours d’eau ; submersion = eau salée de la mer

7. Immobilier et artificialisation

Notions clés & Définitions

  • Artificialisation des sols : Transformation d’un espace naturel en terrain imperméabilisé, construit ou recouvert de bitume, de dalles ou de pavés.
  • Énergie grise : Énergie indirecte utilisée pour l’extraction, la transformation, la fabrication, le transport et la mise en œuvre d’un matériau, contrairement à l’énergie directe consommée pendant l’utilisation du bâtiment.

★ À maîtriser

  • La France perd chaque année 20 000 à 30 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers, et vise le zéro artificialisation nette en 2050.

Compléments

  • L’empreinte carbone d’un chantier est estimée entre 850 et 1500 kg de CO₂ équivalent par m² construit, tandis que celle du béton se situe entre 285 et 400 kg de CO₂ équivalent par m³.

Astuce mémo

Sol artificialisé → moins d’absorption → inondations et îlots de chaleur

8. Risques climatiques pour les bâtiments

★ À maîtriser

  • Le retrait-gonflement des argiles concerne potentiellement 48 % du territoire métropolitain et plus de 10 millions de maisons individuelles en France.

  • Les conséquences du retrait-gonflement des argiles comprennent:

    • fissures
    • compression ou rupture de canalisations
    • décollement de carrelage
    • remontées capillaires
    • infiltrations
    • moisissures
  • Les îlots de chaleur urbains peuvent rendre les zones urbaines 5 à 10 °C plus chaudes que la campagne environnante, car les surfaces imperméables, sombres et denses emmagasinent puis restituent la chaleur.

Compléments

  • En France, l’utilisation des bâtiments représentait 47 % de la consommation d’énergie en 2022 et 17 % des émissions de GES.

9. Eau, sécheresses et niveau marin

★ À maîtriser

  • En France, une personne sur quatre et un emploi sur trois sont exposés au risque d’inondation, qui concerne 16 000 communes et pourrait coûter 50 milliards d’euros aux assurances entre 2020 et 2050.

  • En France, 20 % du trait de côte recule actuellement et le recul pourrait affecter 165 000 bâtiments d’ici 2050.

  • Un point de bascule est un seuil critique de réchauffement au-delà duquel un système régulateur du climat ne peut plus jouer son rôle, entraînant des conséquences irréversibles pour les écosystèmes et les sociétés humaines.

Compléments

  • L’effondrement du pergélisol pourrait provoquer un réchauffement supplémentaire en libérant le CO₂ et le méthane qu’il piège normalement.

Astuce mémo

Réchauffement → évaporation accrue → pluies intenses ou sécheresses

10. Atténuation et adaptation

★ À maîtriser

  • Le réchauffement climatique augmente l’évaporation à la surface des océans, ce qui favorise la formation de nuages et de fortes pluies, tandis que l’évaporation sur les terres assèche les sols et provoque des sécheresses.

  • Le niveau moyen des mers a augmenté de 20 cm depuis 1900 et pourrait augmenter d’environ 1 m d’ici 2100 selon la trajectoire actuelle.

  • L’élévation du niveau des mers est due à la dilatation de l’eau qui se réchauffe, à la fonte des glaciers et à la fonte des calottes glaciaires ; la dilatation explique environ 30 % de cette élévation.

📌 L’atténuation consiste à réduire les causes du changement climatique en maîtrisant les émissions nettes de GES, tandis que l’adaptation consiste à anticiper les impacts et à limiter leurs dégâts.

Compléments

  • En 2022, 35 % des sols français ont connu une situation de sécheresse et 189 communes étaient privées d’eau potable en septembre 2023.

  • Dans l’immobilier, l’atténuation peut consister à rénover les bâtiments, remplacer une chaudière au fioul par une pompe à chaleur et appliquer le zéro artificialisation nette.

  • Les mesures d’adaptation comprennent:

    • désimperméabiliser les sols
    • planter des arbres pour créer de l’ombre
    • récupérer l’eau de pluie

Astuce mémo

Atténuation = réduire les causes ; adaptation = limiter les dégâts

Tableaux de synthèse

Pollution et réchauffement climatique

NotionCause principaleConséquence
Pollution de l’airParticules fines et COVRisques pour la santé et les écosystèmes
Réchauffement climatiqueÉmissions excessives de GESHausse des températures et perturbation de la biodiversité

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1. Comment le GIEC contribue-t-il aux connaissances sur le changement climatique ?

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GIEC — définition ?

Organisme évaluant le changement climatique.

Augmentation temp. — combien ?

1,24 °C entre 2015-2024.

Réchauffement 2030 — seuil ?

+1,5 °C dès début 2030.

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