★ À maîtriser
📌 Une crise économique est une dégradation brutale et relativement courte de la situation économique, tandis qu’une dépression est une période durable de difficultés économiques et sociales, marquée par une croissance ralentie ou négative.
Après la Première Guerre mondiale, les États-Unis connaissent une forte et rapide croissance économique appelée « Prosperity », qui dure de 1922 à 1929.
La production de masse et le travail à la chaîne, associés au fordisme, augmentent la production industrielle américaine ; la Ford T en devient un symbole.
Compléments
Les États-Unis deviennent le principal créancier de l’Europe, dont les pays empruntent aux banques américaines pour reconstruire leur économie après la guerre, tandis que les exportations américaines vers l’Europe soutiennent la croissance.
La hausse du niveau de vie d’une partie de la population et l’apparition d’une classe moyenne favorisent la société de consommation ainsi que les investissements des ménages dans l’immobilier et la Bourse.
Selon les idées d’Adam Smith, le libéralisme économique privilégie l’autorégulation du marché par l’offre et la demande et limite fortement l’intervention de l’État.
★ À maîtriser
Les particuliers et les entreprises recourent excessivement à des emprunts souvent de courte durée, ce qui rend les remboursements vulnérables à la moindre difficulté.
Entre 1925 et 1929, le prix des actions est multiplié par quatre, sans hausse équivalente de la richesse réellement produite par les entreprises.
🔄 La surproduction déclenche un cercle vicieux :
Quand les taux d’intérêt augmentent brutalement, les banques exigent le remboursement rapide des prêts ; les investisseurs vendent alors leurs actions, ce qui fait baisser les cours et alimente la panique et les ventes.
Le krach boursier n’est pas la cause unique de la crise économique : il agit comme un détonateur qui révèle des déséquilibres déjà présents.
Compléments
En 1929, environ 6 % des Américains possèdent des actions et quatre actions sur cinq sont achetées à crédit.
La concurrence de nouveaux producteurs, notamment le Japon, le Canada, l’Argentine et l’Inde, aggrave les difficultés de la production américaine.
Selon la théorie des cycles de Kondratieff, les économies connaissent de longues phases de croissance suivies de longues phases de ralentissement, et la fin des années 1920 correspond à la fin d’une phase d’expansion.
En 22 jours, les principales valeurs boursières perdent plus de 40 % de leur valeur.
La moyenne annuelle de l’indice Dow Jones passe d’environ 313 en 1929 à 236 en 1930, 139 en 1931 et 65 en 1932.
Surproduction → saturation → baisse des revenus → baisse de la demande → nouvelle saturation.
★ À maîtriser
Les régimes totalitaires cherchent à contrôler toute la société : les individus doivent obéir au chef et à l’État, et les libertés personnelles s’effacent au profit de la collectivité.
La centralisation du pouvoir se manifeste ainsi :
Le contrôle du monde du travail prend des formes différentes :
Les régimes totalitaires suppriment les libertés individuelles selon des modalités différentes : la Constitution soviétique de 1936 affirme construire une société sans classes et le régime cherche à éliminer la bourgeoisie et les koulaks, les lois fascistissimes italiennes de 1925-1926 suppriment les principales libertés, et les garanties des libertés individuelles sont suspendues en Allemagne dès février 1933.
Compléments
« La Force par la Joie » propose aux ouvriers :
Les compétitions sportives servent à montrer la force du régime et, pour les nazis, à prétendre démontrer la supériorité de la « race aryenne » ; les Jeux olympiques de Berlin de 1936 en sont un exemple.
En URSS, les jeunes rejoignent les Pionniers de 9 à 14 ans, puis le Komsomol de 14 à 28 ans, tandis que les enseignants sont surveillés et que les programmes scolaires transmettent l’idéologie officielle.
En Italie, l’Opera Nazionale Balilla, créée en 1926, comprend les Fils de la Louve de 4 à 8 ans, les Balilla de 8 à 14 ans et les Avant-gardes de 14 à 18 ans ; l’adhésion devient obligatoire en 1937.
En Allemagne, les jeunes rejoignent les Hitlerjugend à 10 ans ; leur adhésion devient obligatoire légalement en 1936 pour les 10-18 ans, obligation renforcée en 1939, et les meilleurs sont encouragés à intégrer la SS ou la SA.
Les régimes totalitaires encouragent les familles nombreuses, les femmes au foyer et les naissances, tandis qu’ils rendent le divorce plus difficile et pénalisent les célibataires.
★ À maîtriser
Dans les régimes totalitaires, les médias contrôlés par l’État diffusent la version officielle des faits au moyen de la censure, de la désinformation et du contrôle de la presse.
Les régimes totalitaires organisent :
Les chefs totalitaires sont présentés comme des hommes exceptionnels et infaillibles : Staline est le « Petit Père des peuples », Mussolini le « Duce » et Hitler le « Führer ».
Compléments
En Allemagne, le ministère de la Propagande, confié à Joseph Goebbels, dirige la politique de propagande.
En URSS, Andreï Jdanov dirige la politique culturelle.
Le cinéma participe à la propagande totalitaire, notamment avec Sergueï Eisenstein en URSS et Leni Riefenstahl en Allemagne.
Les slogans totalitaires sont courts et répétés en permanence, comme « le Duce a toujours raison » en Italie et « vie est devenue meilleure, la vie est devenue plus gaie » en URSS.
Les portraits des chefs totalitaires sont omniprésents dans :
★ À maîtriser
Dans les régimes totalitaires, l’État peut arrêter, emprisonner ou exécuter n’importe qui, et désigne un ou plusieurs « ennemis » comme responsables de tous les problèmes.
En URSS, les principales victimes de la répression sont les ennemis de classe, les koulaks accusés de s’opposer à la collectivisation, de nombreux fonctionnaires pendant les Grandes Purges, certaines minorités nationales comme les Polonais et certaines communautés religieuses, notamment les Juifs.
En Italie, les principales victimes de la répression sont les opposants politiques jusqu’en 1938, puis le régime adopte des lois antisémites après son rapprochement avec Hitler.
En Allemagne nazie, les victimes de la répression comprennent : les communistes, les socialistes, les syndicalistes, certains prêtres, l’aile gauche du parti nazi lors de la purge des SA, les homosexuels, les personnes handicapées, les Juifs
Les polices politiques sont :
📌 Dans les régimes totalitaires, la justice n’est pas indépendante : les procès sont truqués, les accusés ne peuvent pas réellement se défendre et les condamnations, décidées à l’avance, peuvent mener à l’emprisonnement ou à l’exécution.
Compléments
L’URSS crée rapidement un vaste système de camps appelé goulag.
Environ 100 000 hommes homosexuels sont poursuivis en justice en Allemagne nazie, 50 000 sont condamnés et 5 000 à 15 000 sont déportés dans des camps de concentration où la mortalité est très élevée.
Le programme Aktion T4 entraîne l’assassinat d’environ 70 000 à 80 000 personnes handicapées jusqu’en 1941 ; les meurtres clandestins se poursuivent ensuite, portant le total à environ 200 000 à 300 000 victimes.
La Gestapo est créée en 1933 puis placée sous le contrôle de Himmler à partir de 1934.
Le premier camp de concentration allemand ouvre à Dachau en 1933.
La désignation d’ennemis justifie la répression d’État.
★ À maîtriser
Après le krach, de nombreux Américains ne peuvent plus rembourser les actions achetées à crédit et les banques subissent des retraits massifs tout en ayant perdu beaucoup d’argent en Bourse.
Entre 1929 et 1932, plus de 5 000 banques américaines font faillite.
Entre 1929 et 1932, la production industrielle américaine chute de 50 %.
🔄 La baisse de la production entraîne : des licenciements, une diminution des revenus, une baisse de la consommation, une baisse des ventes, de nouvelles faillites et de nouveaux licenciements
Au début de la crise, le président républicain Herbert Hoover reste fidèle au laisser-faire, refuse une intervention massive de l’État et laisse l’essentiel des aides aux États fédérés et aux associations caritatives.
Compléments
Les banques survivantes prêtent moins et accordent plus difficilement des crédits, ce qui freine l’activité économique et la reprise.
Entre juin 1929 et décembre 1932, la production agricole américaine recule de 60 % et les prix agricoles chutent d’environ 60 %.
De nombreux agriculteurs ruinés ne peuvent plus rembourser leurs prêts, leurs exploitations sont parfois saisies et certains partent vers l’Ouest, notamment en Californie, pour chercher une vie meilleure.
Le produit national brut américain passe de 104 milliards de dollars en 1929 à 56 milliards de dollars en 1933.
À partir de 1931-1932, Hoover accepte un déficit budgétaire exceptionnel, lance quelques grands travaux comme le barrage Hoover et crée en janvier 1932 la Reconstruction Finance Corporation, qui prête aux entreprises en difficulté, mais ces mesures restent limitées et l’aide aux chômeurs demeure insuffisante.
Faillites bancaires → crédits réduits → activité freinée.
★ À maîtriser
En 1929, les États-Unis réalisent environ 45 % de la production industrielle mondiale, sont les principaux créanciers de nombreux pays depuis la Première Guerre mondiale et investissent massivement à l’étranger.
Pour faire face à leurs difficultés, les États-Unis rapatrient leurs capitaux investis à l’étranger, ce qui réduit les moyens des pays concernés pour investir, produire ou consommer.
Le commerce mondial s’effondre d’environ deux tiers en valeur et d’environ un quart en volume.
Compléments
La baisse des importations américaines réduit les ventes de matières premières des pays fournisseurs, notamment de plusieurs pays d’Amérique latine.
En réponse à la loi Hawley-Smoot, d’autres pays adoptent eux aussi des mesures protectionnistes.
La crise atteint rapidement l’Allemagne et l’Australie dès 1930, puis le Royaume-Uni en 1932, tandis que le Canada et le Japon connaissent une reprise rapide.
Les pays dits « neufs », spécialisés dans une seule production agricole ou minière, sont particulièrement fragilisés par l’effondrement de leurs exportations.
Retrait des capitaux et protectionnisme → effondrement des échanges.
★ À maîtriser
📌 Le Canada et le Japon connaissent une reprise rapide, tandis que plusieurs pays européens restent durablement touchés.
La France entre dans la crise à partir de 1933, plus tardivement que les autres pays concernés.
En France, le chômage passe d’environ 12 000 personnes en 1930 à 340 000 en 1934, et touche pour la première fois les cols blancs, notamment les employés et les cadres.
En 1935, Pierre Laval mène une politique de déflation qui réduit de 10 % les salaires des fonctionnaires et crée de nombreux impôts sur les revenus les plus élevés, sans réduire durablement le déficit budgétaire.
Compléments
Le franc, encore garanti par l’or, reste très fort, ce qui rend les produits français plus chers que ceux des pays ayant dévalué leur monnaie et pénalise les exportations françaises.
La production industrielle française, base 100 en 1929, tombe à 89 en 1932 et ne retrouve son niveau de 1929 qu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
La situation économique française favorise la victoire du Front populaire en 1936, qui met en œuvre une politique économique différente.
La France est l’un des derniers grands pays industrialisés à sortir de la crise.
★ À maîtriser
À la fin de 1932, le monde industrialisé compte près de 40 millions de chômeurs.
Aux États-Unis, le chômage passe de 1,4 million de personnes, soit environ 3 % de la population active, en 1929 à 15 millions, soit près d’un actif sur quatre, en 1933.
En Allemagne, environ 6 millions de personnes sont sans emploi en 1932, soit près de 30 % de la population active, contre 8 % en 1928.
Compléments
La plupart des chômeurs ne bénéficient d’aucune indemnité et perdent rapidement toutes leurs ressources.
Au Royaume-Uni, environ un habitant sur cinq ne mange pas à sa faim pendant la crise.
La pauvreté entraîne des pertes de logement et le recours à des abris de fortune, tandis que les soupes populaires se multiplient pour nourrir les plus démunis.
Des autorités détruisent des stocks agricoles et industriels pour faire remonter les prix alors qu’une partie de la population souffre de la faim, ce qui provoque des manifestations parfois violemment réprimées, notamment dans la région de Détroit.
Face aux difficultés économiques, les mariages deviennent moins nombreux et le taux de natalité diminue.
Le chômage explose → la pauvreté et les tensions sociales s’aggravent
★ À maîtriser
📌 Aux États-Unis, les travailleurs noirs sont davantage touchés par le chômage que les travailleurs blancs.
Compléments
En France, certaines professions limitent l’accès des étrangers ou des nouveaux naturalisés, notamment les médecins et les avocats.
Roger Salengro et Charles Maurras, ainsi que des responsables syndicaux, réclament des restrictions de l’immigration.
Dans Terre des hommes, Antoine de Saint-Exupéry évoque des familles polonaises contraintes de quitter la France.
📌 En Afrique du Nord, les populations indigènes souffrent davantage de la crise que les Européens.
Dans Les Temps modernes, Charlie Chaplin montre les difficultés du monde ouvrier pendant la crise.
Jean Giraudoux, John Steinbeck et Pablo Picasso s’engagent pour témoigner des souffrances provoquées par la crise.
★ À maîtriser
Certains pays dévaluent leur monnaie pour rendre leurs produits moins chers à l’étranger et favoriser les exportations.
En 1935, la France choisit une politique de déflation en réduisant les salaires et les dépenses publiques, mais cette stratégie produit des résultats limités.
Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France détiennent ensemble 80 % du stock mondial d’or et cherchent à préserver leurs intérêts économiques et à éviter le contrôle des changes.
L’Italie envahit l’Éthiopie en 1935, tandis que le Japon occupe la Mandchourie dès 1931 puis étend son offensive au reste de la Chine en 1937.
Les revendications nationales d’avant 1914 concernent : l’Empire russe, qui impose la langue et la culture russes à ses minorités, l’Italie, qui revendique le Trentin, l’Istrie et la Dalmatie, les nationalistes allemands, qui veulent réunir les populations germanophones dans un même État
En Allemagne, la démocratie naît avec la République de Weimar en 1918 et est rapidement fragilisée par l’instabilité politique et les difficultés économiques des années 1920, qui nourrissent l’antiparlementarisme.
Après la guerre, les Allemands dénoncent le traité de Versailles comme un « Diktat », les Italiens parlent de « victoire mutilée » et le traité de Brest-Litovsk de 1918 nourrit la rancœur en Russie par ses pertes territoriales.
En Russie, les premières mesures bolcheviques provoquent inflation, chômage et famines, notamment dans l’Oural en 1921, tandis que les difficultés économiques favorisent le fascisme italien et que la crise des années 1930 entraîne environ 6 millions de chômeurs en Allemagne en 1932.
Compléments
En 1931, le Royaume-Uni dévalue la livre sterling d’environ 40 %.
En 1932, le Royaume-Uni met fin à près de 80 années de libre-échange en renforçant le protectionnisme.
L’Allemagne développe le troc avec plusieurs pays d’Europe de l’Est et d’Amérique latine et devient en 1936 le premier fournisseur du Brésil et du Chili.
L’URSS semble d’abord moins touchée par la crise mondiale parce que son économie est largement planifiée et peu intégrée aux marchés internationaux.
La période de la crise correspond en URSS au renforcement de la dictature stalinienne, marqué par la collectivisation forcée, les grandes purges et le repli du régime sur lui-même.
Avant 1914, la démocratie est peu enracinée en Russie, où le tsar gouverne seul, et reste récente en Italie, où le suffrage universel masculin n’est instauré qu’en 1912.
George L. Mosse considère que la Première Guerre mondiale est à l’origine des régimes totalitaires parce que la violence du conflit a brutalisé les sociétés et fait de la violence un moyen d’action politique, mais la France et le Royaume-Uni restent des démocraties malgré leur expérience de la guerre.
Face aux difficultés économiques, de nombreux électeurs pensent que les partis extrémistes peuvent rétablir l’ordre, combattre la crise et lutter contre le communisme.
★ À maîtriser
Les causes combinées des régimes totalitaires sont :
En octobre 1922, après la Marche sur Rome, Mussolini devient chef du gouvernement italien puis obtient les pleins pouvoirs.
Compléments
Ernst Nolte estime que le fascisme italien et le nazisme allemand sont principalement des réactions à la révolution bolchevique, car la peur d’une révolution communiste pousse les individus, les grands propriétaires et une partie des classes moyennes à soutenir Mussolini puis Hitler. - Fascisme et communisme. Correspondance entre François Furet et Ernst Nolte, 1998
L’Historikerstreit, ou « querelle des historiens », provoque une vive polémique en Allemagne entre 1986 et 1987 autour de l’interprétation de Nolte, perçue comme une tentative de disculpation partielle du nazisme.
François Furet reprend une partie de la réflexion de Nolte dans Le Passé d’une illusion, mais juge qu’il accorde trop d’importance au rôle du communisme dans la naissance du fascisme.
En février et octobre 1917, les révolutions russes permettent aux bolcheviks de prendre le pouvoir, sous la direction de Lénine jusqu’en 1922, et le régime devient rapidement une dictature.
Après l’affaire Matteotti, Mussolini assume la responsabilité politique du meurtre et annonce l’instauration de la dictature en 1925.
En février 1933, l’incendie du Reichstag est suivi d’un décret qui limite les libertés, puis le NSDAP devient le parti unique en juillet 1933 et Hitler concentre tous les pouvoirs en août 1934.
★ À maîtriser
Selon Staline, la dictature du prolétariat est une étape nécessaire où le pouvoir est exercé par les ouvriers afin d’éliminer définitivement les ennemis du communisme.
Le Parti communiste dirige l’ensemble du pays et place sous son autorité toutes les institutions, notamment l’administration, la justice, l’armée et l’économie.
Le parti prend le contrôle des moyens de production, dont les usines, les terres agricoles et les banques, afin de supprimer la propriété privée des grandes entreprises et de protéger l’URSS face au monde capitaliste.
Pour Mussolini, l’État et la Nation priment sur les individus, dont les intérêts personnels doivent s’effacer devant l’intérêt national ; il résume cette idée par « Tout dans l’État, rien contre l’État, rien en dehors de l’État. »
La politique de conquêtes fasciste comprend la consolidation des colonies de Libye et de Somalie ainsi que la conquête de l’Éthiopie en 1935.
Compléments
Le communisme soviétique se veut universel et doit, à terme, s’étendre à tous les pays.
Le régime stalinien poursuit la russification en imposant la langue et la culture russes aux différentes nationalités de l’URSS.
📌 Le fascisme se distingue du communisme par l’absence initiale d’une doctrine très élaborée : Mussolini privilégie l’action et construit progressivement son idéologie.
Le fascisme exalte la grandeur de l’Italie et Mussolini se présente comme l’héritier de l’Empire romain, avec pour objectif de rendre au pays sa puissance passée.
Le fascisme glorifie la guerre, la violence et l’esprit de conquête.
En 1925, Mussolini lance la « bataille du blé » pour augmenter la production agricole.
★ À maîtriser
Hitler veut créer un « Reich de mille ans », empire allemand puissant et durable, et rassembler toutes les populations germanophones au sein d’un même État.
Hitler affirme que le territoire allemand est trop petit pour le développement du peuple allemand et revendique un « espace vital » (Lebensraum) à conquérir vers l’est de l’Europe, notamment aux dépens des peuples slaves, qualifiés de « races inférieures » par l’idéologie nazie.
L’idéologie nazie présente la guerre comme une épreuve permettant aux peuples les plus forts de démontrer leur supériorité et comme un moyen d’étendre l’espace vital allemand.
En 1935, les lois de Nuremberg retirent aux Juifs la citoyenneté allemande et interdisent les mariages entre Juifs et non-Juifs.
Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, la Nuit de Cristal marque une nouvelle étape des persécutions : des synagogues sont incendiées, des commerces juifs détruits et des milliers de Juifs arrêtés.
Les trois régimes totalitaires cherchent à former un « homme nouveau », entièrement dévoué au régime et à ses valeurs, notamment par l’éducation, la propagande et l’encadrement de la jeunesse.
En 1935, la propagande soviétique présente le mineur Alexeï Stakhanov comme un recordman de production et son exemple donne naissance au stakhanovisme, qui encourage les ouvriers à accroître leur productivité.
En Italie, l’homme nouveau fasciste est un citoyen fort, discipliné et courageux, à la fois soldat, sportif et citoyen dévoué à l’État ; le régime valorise la virilité, l’obéissance et l’esprit de conquête.
En Allemagne, le modèle nazi de l’homme nouveau est un guerrier de la prétendue race aryenne, chargé de défendre la nation, de conquérir des territoires et d’assurer la domination de cette race.
Compléments
Entre 1933 et 1939, Hitler multiplie les coups de force et les agressions diplomatiques, profitant de la faiblesse des démocraties européennes qui cherchent à éviter un nouveau conflit mondial.
À partir de 1933, les idées antisémites nazies deviennent une politique officielle.
En URSS, le citoyen idéal selon Staline est un communiste consacré à la réussite de la société socialiste, pour qui le travail constitue un devoir envers la collectivité.
À partir de 1938, sous l’influence de l’Allemagne nazie, Mussolini adopte une politique raciste et antisémite, présentant les Italiens comme un « rameau du peuple aryen ».
La recherche d’un espace vital vers l’est entraîne la guerre de conquête.
★ À maîtriser
Les trois régimes totalitaires rejettent la démocratie libérale, les élections libres, le pluralisme politique et les libertés individuelles.
Dans les trois régimes totalitaires, le chef est présenté comme un dirigeant infaillible, incarne les aspirations de son peuple et concentre les pouvoirs politique, militaire et économique sans être responsable devant aucune institution.
Les trois dirigeants développent un culte de la personnalité pour renforcer l’autorité du chef et décourager la contestation, en les présentant comme des êtres exceptionnels.
Compléments
📌 Les nazis et les fascistes estiment que les hommes sont naturellement inégaux, tandis que les communistes dénoncent la démocratie libérale comme une « démocratie bourgeoise » servant surtout les classes les plus riches.
Les dirigeants totalitaires affirment que seul un parti unique peut défendre l’intérêt général et conduire la nation vers son avenir.
Les titres des dirigeants totalitaires sont :
En URSS, les portraits, les statues, les journalistes et les écrivains présentent Staline comme un dirigeant bienveillant, protecteur et parfois presque divin, mais une partie importante de la population le déteste sans pouvoir exprimer publiquement son opposition.
En Italie, Mussolini est présenté comme capable de tout réussir, et le slogan « Mussolini ha sempre ragione » (« Mussolini a toujours raison ») résume l’image d’un chef infaillible.
En Allemagne, Hitler est présenté comme le seul homme capable de sauver le peuple allemand et de rendre sa grandeur au pays.
★ À maîtriser
Dans les trois régimes totalitaires, le parti unique encadre la population et contrôle l’administration, la justice, l’armée, l’économie et la vie politique.
La Constitution soviétique de 1936 affirme des libertés d’expression, de réunion et de la presse, mais elles ne sont pas respectées et seuls les candidats approuvés par le Parti communiste peuvent se présenter aux élections.
En Italie, les lois fascistissimes de 1926 suppriment les libertés fondamentales et interdisent toute opposition politique ; le Parti national fasciste devient alors le parti unique.
Les régimes totalitaires refusent le libéralisme économique et font intervenir directement l’État dans l’économie pour contrôler la production, réduire le chômage, renforcer l’indépendance économique et préparer la guerre.
En URSS, le Grand Tournant lancé par Staline en 1928-1929 entraîne la disparition progressive de la propriété privée et la collectivisation des campagnes.
En URSS, le Gosplan élabore les plans quinquennaux, qui donnent la priorité à l’industrie lourde pour accélérer l’industrialisation.
Compléments
Depuis 1917, le Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) est le seul parti autorisé en URSS et contrôle l’ensemble de la société.
En Italie, le Grand Conseil du fascisme, où siègent les principaux dirigeants du PNF, définit les grandes orientations politiques du pays.
Après juillet 1933, le NSDAP est le seul parti autorisé en Allemagne, où l’État et le parti sont étroitement liés.
📌 Les kolkhozes sont des exploitations agricoles collectives, tandis que les sovkhozes sont des fermes appartenant directement à l’État.
Le stakhanovisme est présenté en URSS comme un modèle de travail destiné à encourager les ouvriers à augmenter leur productivité.
En Italie, la bataille du blé lancée en 1925 vise à augmenter la production agricole.
En Allemagne, dès 1933, l’État finance de grands travaux publics, notamment des autoroutes, et soutient l’industrie automobile et l’aviation afin de réduire le chômage.
À partir de 1934, les commandes militaires allemandes augmentent fortement afin de préparer le réarmement.
L’État contrôle l’économie pour renforcer sa puissance et préparer la guerre
★ À maîtriser
La propagande totalitaire ne parvient pas à rendre toute la population uniforme : des personnes continuent à penser différemment, malgré les risques liés à l’opposition.
Entre 1942 et 1943, des étudiants de Munich regroupés dans la Rose Blanche distribuent des tracts contre Hitler ; Hans et Sophie Scholl figurent parmi les principaux membres, puis sont arrêtés et exécutés.
En URSS, la planification permet une industrialisation rapide, mais les paysans souffrent de l’industrialisation forcée, les villes connaissent de graves problèmes de logement et les pénuries alimentaires restent fréquentes.
📌 Malgré l’affirmation du régime soviétique d’avoir supprimé les classes sociales, une nouvelle élite composée des dirigeants du Parti, des intellectuels et des cadres du régime apparaît et remplace en partie l’ancienne bourgeoisie.
Compléments
En URSS, les promesses de nourriture abondante et de pain bientôt gratuit convainquent surtout les étrangers, tandis qu’une partie des habitants des villes reste sceptique.
En URSS, des blagues circulent malgré la censure, notamment « En URSS, même le passé est imprévisible », allusion à la réécriture régulière de l’histoire par le pouvoir.
Le stakhanovisme peut entraîner :
En Italie, l’adhésion de la majorité de la population aux valeurs fascistes reste souvent superficielle.
En novembre 1939, Hitler échappe à un attentat à Munich.
Après la Nuit de Cristal de novembre 1938, des habitants de Bavière expriment leur dégoût et leur colère devant les destructions et les violences contre les Juifs.
En URSS, une économie parallèle se développe sous la forme du marché noir et d’échanges clandestins.
Les formes de résistance passive comprennent :
★ À maîtriser
Créée après la Première Guerre mondiale pour maintenir la paix, la Société des Nations manque de moyens d’action et de sanctions efficaces, si bien que ses décisions restent souvent symboliques.
En 1932, lors d’une conférence sur le désarmement réunissant 62 États, l’Allemagne obtient la reconnaissance de son droit à disposer des mêmes armements que les autres pays ; Hitler réclame aussitôt l’application de cette égalité, la France refuse et l’Allemagne quitte la SDN.
Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne, puis la France et le Royaume-Uni lui déclarent la guerre, déclenchant la Seconde Guerre mondiale.
Compléments
En 1935, l’Italie conquiert l’Éthiopie.
En 1936, Hitler remilitarise la Rhénanie.
En 1938, l’Allemagne annexe l’Autriche lors de l’Anschluss.
La guerre d’Espagne de 1936-1939 renforce les liens entre les dictatures européennes.
En mai 1939, l’Allemagne et l’Italie signent le Pacte d’Acier.
Le 23 août 1939, l’Allemagne et l’Union soviétique signent le Pacte germano-soviétique.
Mandchourie → Éthiopie → Rhénanie → Anschluss
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1. Concernant la distinction entre crise économique et dépression :
2. Dans une usine américaine des années 1920, quelle description correspond aux effets du fordisme et au rôle économique des États-Unis en Europe ?
Mémorisez les concepts clés de Régimes totalitaires et crise mondiale avec 100 flashcards interactives.
Qu’est-ce qui distingue une crise économique d’une dépression ?
Une crise est brutale et relativement courte, tandis qu’une dépression est durable.
Quand la « Prosperity » américaine a-t-elle lieu ?
De 1922 à 1929.
Quel symbole représente la production industrielle américaine associée au fordisme ?
La Ford T.
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