QCM : Religion et justice (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie croire quelque chose ?

Le tenir pour vrai après en avoir établi une démonstration rationnelle
Le tenir pour vrai sans disposer nécessairement d’une démonstration rationnelle
Le tenir pour vrai parce qu’une autorité l’a déclaré incontestable
Le tenir pour vrai après l’avoir vérifié par une expérience répétée

Le tenir pour vrai sans disposer nécessairement d’une démonstration rationnelle

Explication

Croire consiste à tenir une idée pour vraie sans devoir en fournir une démonstration rationnelle. La démonstration rationnelle caractérise plutôt une connaissance justifiée que la croyance n’exige pas.

2. Dans un projet, une étape est indispensable à la réalisation de l’objectif : quel rôle joue-t-elle ?

Elle constitue un indice permettant d’évaluer la réalisation de l’objectif
Elle constitue une conséquence possible de la réalisation de l’objectif
Elle constitue une condition nécessaire à la réalisation de l’objectif
Elle constitue une condition suffisante pour garantir la réalisation de l’objectif

Elle constitue une condition nécessaire à la réalisation de l’objectif

Explication

Une condition nécessaire est un élément indispensable à la réalisation de quelque chose. Une condition suffisante garantirait à elle seule le résultat, ce qui n’est pas affirmé ici.

3. Quelle distinction sépare le fait de croire du fait de savoir ?

Croire, c’est démontrer une proposition ; savoir suppose de la tenir pour vraisemblable
Croire, c’est adhérer à une idée ; savoir suppose de pouvoir justifier ses connaissances
Croire, c’est justifier une connaissance ; savoir suppose d’adhérer à une idée
Croire, c’est vérifier une idée par l’expérience ; savoir suppose de l’accepter sans preuve

Croire, c’est adhérer à une idée ; savoir suppose de pouvoir justifier ses connaissances

Explication

La croyance consiste à adhérer à une idée, tandis que le savoir implique des connaissances que l’on peut justifier. L’adhésion sans justification ne caractérise donc pas le savoir.

4. Quelle question centrale se pose lorsqu’on examine le rapport entre croyance religieuse et justice ?

La justice peut-elle être définie par les rites d’une communauté religieuse ?
La croyance en Dieu est-elle indispensable pour connaître la justice et agir justement ?
L’action juste exige-t-elle que chacun adopte la même religion ?
La connaissance de la justice suffit-elle à établir l’existence de Dieu ?

La croyance en Dieu est-elle indispensable pour connaître la justice et agir justement ?

Explication

Le problème consiste à déterminer si la croyance religieuse est indispensable pour connaître la justice et agir justement, ou si cela est possible sans croire en Dieu. La question porte donc sur la nécessité de la croyance, pas sur une preuve de l’existence de Dieu.

5. Que signifie agir selon le principe de justice ?

Faire prévaloir l’intérêt collectif sur les droits de chaque personne
Respecter les droits de chacun et donner à chacun ce qui lui est dû
Accorder à chacun ce qu’il demande pour éviter les désaccords
Appliquer la même décision à chacun sans tenir compte de ses droits

Respecter les droits de chacun et donner à chacun ce qui lui est dû

Explication

La justice consiste à respecter les droits de chacun et à donner à chacun ce qui lui est dû. Appliquer une décision identique à tous ne suffit pas si les droits concernés ne sont pas respectés.

6. Une loi autorise une décision que beaucoup jugent injuste sur le plan moral : quelle distinction cette situation illustre-t-elle ?

Une action moralement juste est nécessairement conforme à la loi
Une action illégale est nécessairement injuste sur le plan moral
Une action légale établit que la règle est moralement juste
Une action peut être légale sans être moralement juste

Une action peut être légale sans être moralement juste

Explication

La légalité d’une action ne garantit pas qu’elle soit considérée comme moralement juste. À l’inverse, la conformité à la loi ne suffit pas à établir la valeur morale d’une décision.

7. Face à une règle en vigueur, que doit-on pouvoir faire pour agir justement ?

Appliquer la règle sans examiner les droits qu’elle concerne
Considérer la règle comme juste dès lors qu’elle est légalement établie
Interroger la valeur de la règle, au lieu de se limiter à lui obéir
Remplacer la règle par sa préférence personnelle dans chaque situation

Interroger la valeur de la règle, au lieu de se limiter à lui obéir

Explication

Être juste ne se réduit pas à obéir à une règle : il faut également pouvoir interroger sa valeur. Le fait qu’une règle soit en vigueur ne prouve pas à lui seul qu’elle est juste.

8. Quels éléments caractérisent une religion ?

Des règles morales, des traditions familiales et des pratiques destinées à unir une société
Des croyances, des lois et des institutions politiques organisant les droits d’une communauté
Des croyances, des pratiques et des rites relatifs au sacré, susceptibles d’unir une communauté
Des pratiques, des connaissances démontrées et des rites visant à expliquer la nature

Des croyances, des pratiques et des rites relatifs au sacré, susceptibles d’unir une communauté

Explication

La religion rassemble des croyances, des pratiques et des rites relatifs au sacré, qui peuvent unir une communauté. Des lois et des institutions politiques ne définissent pas à elles seules une religion.

9. Quelles étapes composent l’introduction d’une dissertation philosophique ?

Une citation, la formulation de la problématique, le développement, la discussion et l’annonce du plan
Une accroche, la définition des termes, la problématisation, la formulation de la problématique et l’annonce du plan
La définition des termes, l’exposé d’une thèse, des exemples, une objection et une synthèse
Une accroche, l’annonce du plan, la démonstration, la réfutation et la conclusion

Une accroche, la définition des termes, la problématisation, la formulation de la problématique et l’annonce du plan

Explication

L’introduction suit cinq étapes allant de l’accroche à l’annonce du plan, en passant par la définition des termes et la construction de la problématique. L’annonce du plan ne remplace pas le développement, qui appartient au corps de la dissertation.

10. Après avoir défini les termes du sujet et fait apparaître une difficulté, quelle organisation respecte les étapes de l’introduction avant de commencer le développement ?

Annoncer le plan, développer une thèse, puis formuler la problématique
Formuler la problématique, annoncer le plan, puis développer l’argumentation
Formuler la problématique, développer la première partie, puis présenter l’accroche
Développer une objection, conclure, puis annoncer le plan

Formuler la problématique, annoncer le plan, puis développer l’argumentation

Explication

Après la définition des termes et la problématisation, l’introduction formule la problématique puis annonce le plan avant le développement. Commencer à développer une partie avant d’annoncer le plan confond l’introduction avec le corps de la dissertation.

11. Quel problème Averroès examine-t-il dans Le Discours décisif ?

La supériorité de la dialectique sur toute forme de raisonnement religieux
La séparation des règles de justice d’avec toute interprétation philosophique
La possibilité de remplacer la loi religieuse par l’étude de la philosophie
La compatibilité entre l’étude de la philosophie et la loi religieuse islamique

La compatibilité entre l’étude de la philosophie et la loi religieuse islamique

Explication

Dans Le Discours décisif, Averroès examine si l’étude de la philosophie est compatible avec la loi religieuse islamique. Il ne pose pas la question comme un remplacement de la loi par la philosophie.

12. Quelles sont les trois méthodes d’accès à la vérité distinguées par Averroès ?

La rhétorique, la dialectique et la démonstration
La révélation, la dialectique et l’interprétation
La dialectique, la poésie et l’observation
La rhétorique, la jurisprudence et la démonstration

La rhétorique, la dialectique et la démonstration

Explication

Averroès distingue la rhétorique, la dialectique et la démonstration comme trois méthodes d’accès à la vérité. La révélation et l’interprétation ne constituent pas les trois méthodes énumérées dans cette distinction.

13. Quelle position Averroès défend-il concernant la vérité religieuse et la vérité démontrée par la philosophie ?

Elles sont contradictoires, car chacune exclut l’autre
Elles sont compatibles lorsque la philosophie abandonne toute démonstration
Elles sont compatibles, plutôt que contradictoires entre elles
Elles sont contradictoires, sauf lorsque la religion adopte la dialectique

Elles sont compatibles, plutôt que contradictoires entre elles

Explication

Averroès défend la compatibilité entre la vérité religieuse et celle que démontre la philosophie, et non l’existence de vérités contradictoires. L’idée que l’une doive exclure l’autre contredit directement cette position.

14. Comment, selon l’argument étudié, la religion rend-elle les règles de justice accessibles à des personnes ayant des capacités de compréhension différentes ?

Elle remplace ces règles par des coutumes distinctes selon chaque groupe
Elle transmet ces règles sous une forme identique, indépendamment des capacités de compréhension
Elle réserve ces règles aux personnes capables d’en suivre une démonstration philosophique
Elle adapte la manière de transmettre ces règles aux différentes capacités de compréhension

Elle adapte la manière de transmettre ces règles aux différentes capacités de compréhension

Explication

La religion rend les règles de justice accessibles en adaptant leur transmission aux différentes capacités de compréhension. Les réserver aux personnes capables de suivre une démonstration exclurait une partie de ceux auxquels cette adaptation est destinée.

15. Une communauté cherche à faire comprendre des règles de justice à des personnes dont les capacités d’abstraction varient. Quelle approche correspond à l’argument étudié ?

Confier leur compréhension aux personnes maîtrisant la démonstration philosophique
Remplacer leur enseignement par des décisions au cas par cas
Présenter les règles sous une forme abstraite identique pour toute la communauté
Adapter la transmission des règles aux capacités de compréhension des personnes

Adapter la transmission des règles aux capacités de compréhension des personnes

Explication

L’argument associe l’accessibilité des règles de justice à une transmission adaptée aux capacités de compréhension. Une présentation abstraite identique pour tous ne tient pas compte des différences auxquelles cette adaptation répond.

16. En quelle année paraît l’ouvrage de Durkheim Les Formes élémentaires de la vie religieuse ?

En 1922
En 1917
En 1912
En 1905

En 1912

Explication

L’ouvrage paraît en 1912. L’année 1917 correspond à la mort de Durkheim, et non à la publication de ce livre.

17. Comment Durkheim définit-il la religion dans Les Formes élémentaires de la vie religieuse ?

Une institution politique qui impose des lois communes et répartit les fonctions dans la société
Un ensemble de doctrines métaphysiques qui explique le monde sans organiser les liens sociaux
Une démarche individuelle de réflexion qui écarte les rites et les croyances collectives
Un système de croyances et de pratiques relatives au sacré qui unit les individus en communauté morale

Un système de croyances et de pratiques relatives au sacré qui unit les individus en communauté morale

Explication

Pour Durkheim, la religion associe des croyances et des pratiques relatives aux choses sacrées et rassemble les individus en une communauté morale. La réponse centrée sur des doctrines métaphysiques omet cette fonction de rassemblement collectif.

18. Que désigne la cohésion sociale ?

Ce qui permet aux institutions d’exercer leur autorité et de faire respecter les lois communes
Ce qui répartit les richesses entre les individus et garantit l’égalité de leurs conditions
Ce qui maintient les liens entre les individus et contribue à l’unité d’une société
Ce qui protège l’autonomie individuelle en limitant les relations entre les membres d’une société

Ce qui maintient les liens entre les individus et contribue à l’unité d’une société

Explication

La cohésion sociale correspond à ce qui entretient les liens entre les individus et soutient l’unité de la société. La répartition des richesses relève plutôt de la justice distributive, qui n’est pas la définition de la cohésion.

19. Dans une communauté, quel effet les croyances et les rites partagés ont-ils, selon Durkheim ?

Ils rassemblent les individus et renforcent leur sentiment d’appartenance au groupe
Ils établissent des règles juridiques et tranchent les désaccords entre les membres du groupe
Ils distinguent les individus selon leur statut et réduisent leurs occasions de se rassembler
Ils rendent les individus plus indépendants et diminuent leur identification au groupe

Ils rassemblent les individus et renforcent leur sentiment d’appartenance au groupe

Explication

Durkheim attribue aux croyances et aux rites partagés un rôle de rassemblement et de renforcement du sentiment d’appartenance. La création de règles juridiques et le règlement des litiges ne constituent pas l’effet visé ici.

20. Une société partage des règles communes, mais certaines de ces règles produisent de l’injustice : quelle conclusion est justifiée ?

La contestation de règles communes indique que la société a perdu toute cohésion
L’unité de cette société ne suffit pas à établir que ses règles sont justes
L’injustice de certaines règles empêche les individus de former une société unie
Le partage de règles communes rend ces règles justes pour tous les membres

L’unité de cette société ne suffit pas à établir que ses règles sont justes

Explication

Une société peut être unie sans être juste, car ses règles communes peuvent être contestées lorsqu’elles produisent de l’injustice. L’existence de règles partagées ne garantit donc pas, à elle seule, leur justice.

21. Quelle position Al-Ghazali représente-t-il face à certaines démonstrations philosophiques ?

Une attitude critique lorsqu’elles semblent contredire les enseignements religieux
Une volonté de remplacer les enseignements religieux par des explications philosophiques
Une défense de leur validité dès lors qu’elles reposent sur un raisonnement logique
Une indifférence aux conflits possibles entre raisonnement philosophique et religion

Une attitude critique lorsqu’elles semblent contredire les enseignements religieux

Explication

Al-Ghazali représente une position critique envers certaines démonstrations philosophiques lorsqu’elles paraissent contredire les enseignements religieux. Une défense de leur validité au seul motif qu’elles sont logiques ne correspond pas à cette position.

22. Dans quelle œuvre Al-Ghazali exprime-t-il sa critique de certaines démonstrations philosophiques ?

La République
Les Formes élémentaires de la vie religieuse
L’Incohérence des philosophes
La Somme théologique

L’Incohérence des philosophes

Explication

La référence associée à Al-Ghazali pour cette critique est L’Incohérence des philosophes. Les Formes élémentaires de la vie religieuse est l’ouvrage de Durkheim, et non celui d’Al-Ghazali.

23. Lorsqu’on rédige une sous-partie argumentative, quel enchaînement permet de développer l’argument de manière structurée ?

Annoncer l’argument, l’expliquer, l’illustrer et conclure partiellement.
Expliquer l’argument, conclure partiellement, annoncer une objection et l’illustrer.
Présenter un exemple, annoncer l’argument, conclure partiellement et l’expliquer.
Annoncer l’argument, le réfuter, présenter une objection et conclure définitivement.

Annoncer l’argument, l’expliquer, l’illustrer et conclure partiellement.

Explication

Cette démarche articule l’énoncé de l’argument, son explication, une illustration et une conclusion partielle. Commencer par un exemple puis présenter l’argument inverse l’ordre attendu et omet l’explication avant la conclusion.

24. Pour soutenir l’idée que la religion peut guider l’action juste, quelle formulation évite de prétendre que seuls les croyants peuvent agir justement ?

La religion fournit des règles morales sans lien particulier avec les croyances religieuses.
La religion établit que les non-croyants ne peuvent pas déterminer une conduite juste.
La religion peut offrir aux croyants des règles pour orienter leur conduite vers la justice.
La religion donne aux croyants des règles qui rendent leur conduite nécessairement juste.

La religion peut offrir aux croyants des règles pour orienter leur conduite vers la justice.

Explication

La religion peut fournir aux croyants des règles qui les aident à savoir comment agir justement, sans réserver la justice aux croyants. Affirmer que les non-croyants ne peuvent pas agir justement transforme cette idée en exclusion, ce qu’elle ne soutient pas.

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Qu’est-ce que la croyance ?

Le fait de tenir quelque chose pour vrai sans nécessairement disposer d’une démonstration rationnelle.

Qu’est-ce qu’une condition nécessaire ?

Un élément indispensable à la réalisation de quelque chose.

Qu’est-ce qui distingue croire de savoir ?

Croire consiste à adhérer à une idée, tandis que savoir suppose de pouvoir justifier ses connaissances.

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