★ À maîtriser
Les progrès sont favorisés par : le scientisme, la curiosité scientifique, les laboratoires bien équipés, la collaboration entre savants, l’utilisation des découvertes antérieures et des inventions, l’apparition des banques
La révolution agricole européenne s’appuie sur les machines agricoles, les engrais chimiques et naturels, les insecticides, les herbicides, les pesticides, les méthodes culturales nouvelles, les OGM, l’étude des sols et du climat ainsi que l’association de l’agriculture à l’élevage.
📌 À partir du XIXe siècle, l’agriculture européenne devient mécanisée, scientifique, intensive, commerciale ou spéculative, spécialisée ou régionalisée et agro-pastorale, contrairement à l’agriculture antérieure de subsistance pratiquée avec des outils rudimentaires.
Compléments
En Europe, les travaux de Pierre et Marie Curie et d’Albert Einstein portent notamment sur la lumière, la matière, les sources d’énergie, l’électricité et la radioactivité. - Pierre et Marie Curie ou Albert Einstein
Les ressources et découvertes énergétiques comprennent :
Machines et méthodes nouvelles → agriculture plus productive
★ À maîtriser
Les transformations industrielles européennes sont favorisées par les nouvelles sources d’énergie, les matières premières agricoles et minières, une main-d’œuvre abondante, la standardisation, la taylorisation, la robotisation et les concentrations industrielles.
L’industrie européenne se caractérise par une production quantitative et qualitative rapide d’articles variés, le machinisme, la diversification et la spécialisation des industries, la création de régions industrielles et la formation d’empires industriels.
L’agriculture fournit à l’industrie des matières premières, tandis que l’industrie fournit à l’agriculture des machines et des produits phytosanitaires, stimulant ainsi réciproquement leur développement.
La surproduction agricole européenne entraîne la concurrence, la mévente et l’endettement des petits paysans, favorise leur ruine et leur exode vers les centres industriels ou miniers, et contribue à leur remplacement par de grands exploitants.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Les deux classes sociales antagonistes apparues en Europe à partir du XIXe siècle sont la bourgeoisie et le prolétariat.
Les ouvriers vivent souvent dans des taudis ou des bidonvilles, se nourrissent et s’habillent mal et sont exposés notamment au rachitisme, à la tuberculose et au cancer.
Les ouvriers travaillent 14 à 16 heures par jour dans des ateliers insalubres, mal aérés et mal éclairés, pour un salaire dérisoire et sans garantie d’emploi.
Compléments
Les bourgeois vivent dans des logements confortables et des quartiers luxueux, consomment des aliments variés, s’habillent bien, utilisent des véhicules de luxe et scolarisent leurs enfants dans de grandes écoles.
Les ouvriers ne disposent initialement ni d’assurance, ni de pension de retraite, ni de congés payés, ni de prise en charge sanitaire, ni de droit de grève ou d’association.
Bourgeoisie aisée ; prolétariat précaire
★ À maîtriser
📌 Le syndicalisme réformiste défend les travailleurs par des moyens pacifiques comme le dialogue et la négociation, tandis que le syndicalisme révolutionnaire recourt à des actions telles que la grève, le boycott et le sabotage.
📌 Le socialisme utopique cherche une société idéale fondée sur l’égalité en comptant sur l’aide des riches, tandis que le socialisme scientifique ou marxiste prône la destruction du capitalisme par la dictature du prolétariat.
Compléments
Les partis ouvriers cités sont le Labour Party, créé en Angleterre en 1864, le Parti social-démocrate, fondé en 1875, et la SFIO, fondée en France en 1905 par Jean Jaurès.
Les luttes ouvrières mobilisent le syndicalisme et l’action politique fondée sur le socialisme, avec des moyens pacifiques comme la négociation, le dialogue et le sit-in, ou violents comme la grève, le sabotage et le boycott.
Les acquis sociaux comprennent les allocations familiales, la scolarisation obligatoire des enfants jusqu’à 12 ans, le suffrage universel, les libertés fondamentales, les caisses de sécurité sociale et l’accès des travailleurs aux classes moyennes.
Le mouvement ouvrier contribue à la constitution de syndicats et de partis, à l’amélioration des moyens légaux de revendication, à la défense des emplois menacés par l’automatisation et la délocalisation, ainsi qu’à la fête du 1er Mai pour les travailleurs du monde entier.
Réformisme négociateur ; révolutionnaire combatif
★ À maîtriser
Les cultures vivrières comprennent :
Au Bénin, l’agriculture contribue à environ 40 % du PIB, à 80 % des recettes d’exportation et fournit environ 70 % des emplois, tandis que le coton contribue à lui seul à plus de 40 % du PIB.
Compléments
En 2013, le Bénin produit 4,7 millions de tonnes de manioc et 93 000 tonnes de haricot.
Les cultures de rente comprennent l’arachide, le palmier à huile, le coton-graine, le karité, le kapok et le coton, tandis que la canne à sucre, l’ananas et l’anacarde complètent les productions agricoles.
Le coton atteint 712 000 tonnes en 2019 et l’ananas 162 000 tonnes en 2010 au Bénin.
Les menaces agricoles béninoises comprennent l’insuffisance d’encadrement, le stockage traditionnel, l’exode rural, les aléas climatiques, la faible mécanisation, la dégradation des sols et l’utilisation anarchique des intrants.
★ À maîtriser
Les ressources ligneuses du Bénin comprennent environ 273 000 hectares de forêts-galeries, 63 100 hectares de forêts denses, 120 000 hectares de forêts dégradées et 1 932 000 hectares de forêts claires et de savanes boisées.
Les menaces forestières comprennent les coupes massives, la fabrication anarchique de charbon et de bois de chauffe, la culture sur brûlis, la monoculture extensive du coton, les feux de végétation et le commerce d’acadja.
La faune béninoise comprend notamment des herbivores, des carnivores, des reptiles, des frugivores, des rongeurs, des granivores et des insectes, présents dans le pays et dans les parcs de la Pendjari et du W du Niger.
Compléments
Les ressources forestières comprennent les savanes arborées, les savanes arbustives, les forêts classées, les réserves du nord du pays et les plantations d’arbres fruitiers et de palmiers.
Les plantes médicinales comprennent :
Les ressources ligneuses fournissent des bois d’œuvre, des bois de service, du bois de chauffe et du bois pour fabriquer du charbon, et contribuent à purifier l’air et à favoriser la pluviométrie.
La faune contribue à l’alimentation, aux revenus des chasseurs et aux recettes touristiques, tandis que les peaux animales servent à l’artisanat.
★ À maîtriser
Les ressources pastorales comprennent :
L’élevage contribue à environ 6 % du PIB béninois et fournit des protéines, des emplois et des revenus, tout en pouvant limiter les importations de viande et favoriser les exportations.
Les ressources halieutiques comprennent des poissons comme les carpes, les silures et les tilapias, ainsi que des crustacés comme les crabes, les crevettes et les écrevisses, issus de la pêche maritime et continentale.
Compléments
Les bovins et les équidés sont élevés massivement dans le nord du Bénin, tandis que les autres animaux d’élevage se rencontrent un peu partout dans le pays.
Les menaces pastorales comprennent le manque de pâturages et de points d’eau, les épizooties, le coût des produits vétérinaires, l’insuffisance de centres et d’encadrement, les mouches tsé-tsé et les conflits liés à la transhumance.
La production halieutique béninoise atteint 39 612 tonnes en 2016 grâce à la pêche maritime et continentale.
La pêche occupe directement environ 50 000 pêcheurs et 20 000 mareyeurs, majoritairement des femmes, et fournit des produits alimentaires et une contribution au PIB.
★ À maîtriser
Les ressources minières citées comprennent :
Le pétrole offshore de Sèmè est estimé à 4,6 millions de barils et le gaz naturel du bassin sédimentaire côtier à environ 77 milliards de mètres cubes.
Compléments
Les autres ressources comprennent :
Les ressources minières servent à la construction, à la fabrication du ciment et à la production métallurgique, tandis que leur exploitation est limitée par le manque de moyens, l’exploitation artisanale clandestine et l’insuffisance de contrôle et de politique publique.
Les ressources énergétiques béninoises comprennent aussi le pétrole onshore du plateau d’Allada, l’énergie solaire nationale, l’énergie éolienne littorale et 90 millions de mètres cubes de tourbe dans les régions côtières lagunaires et marécageuses.
La faible valorisation des ressources énergétiques, le manque d’équipements et d’entretien, l’insuffisance de recherche et l’absence de politique énergétique limitent leur exploitation.
★ À maîtriser
Les sols béninois comprennent : les vertisols des bas-fonds et bassins versants, les sols hydromorphes du littoral et des vallées, les sols ferrugineux du centre et du nord, les sols ferralitiques des plateaux du Bas-Bénin et du nord-ouest, les sols argileux d’Abomey, les sols sablonneux du littoral et des zones lagunaires
Les ressources touristiques béninoises comprennent les montagnes de l’Atacora, les collines de Dassa, Savalou et Savè, les cascades de Tanougou, les chutes de Kota, les parcs de la Pendjari et du W, les plages, les villages lacustres, les Tata-Somba, les musées et palais royaux, les villages souterrains d’Agoingointo, le temple des pythons et la route de l’esclave de Ouidah.
Compléments
Les sols favorisent l’agriculture, la diversité des cultures, la sylviculture, la construction en briques de terre stabilisée et la poterie.
Les ressources touristiques contribuent aux recettes nationales et créent des emplois, notamment pour les guides et les hôtesses, mais leur développement est freiné par le mauvais entretien, le manque d’infrastructures et de personnel qualifié et la dégradation des sites.
★ À maîtriser
Selon le recensement de 2012, le Bénin compte plus de dix millions d’habitants et sa population comprend une forte proportion de jeunes et 51 % de femmes.
Les principales menaces sur les ressources humaines sont :
Compléments
Le Bénin peut aussi compter sur sa diaspora, les populations des pays voisins et celles des États membres de la CEDEAO et de l’UEMOA.
La population jeune et nombreuse constitue un marché intérieur et une main-d’œuvre importante pour le développement béninois.
La présence des femmes au Bénin favorise le commerce et d’autres activités génératrices de revenus.
Les peuples sont associés aux traditions suivantes :
Les solutions proposées sont :
★ À maîtriser
Les ressources techniques disponibles comprennent :
Les ressources techniques favorisent la modernisation des moyens de production, facilitent notamment les activités agricoles et artisanales, augmentent les rendements agricoles, halieutiques et pastoraux et compensent en partie le déficit de production animale et végétale.
Les principales sources de ressources financières du Bénin sont :
Les ressources financières financent les activités économiques et les équipements, contribuent à la réalisation d’infrastructures socioéconomiques et assurent le fonctionnement de l’État, notamment le paiement des salaires des fonctionnaires.
Compléments
Les principales menaces sur les ressources techniques sont :
Les principales menaces sur les ressources financières sont :
★ À maîtriser
Les effets de la mauvaise gestion des ressources agricoles sont :
Les problèmes affectant l’industrie béninoise comprennent :
Les conséquences sociales comprennent :
Compléments
Mauvaise gestion → sous-production, pauvreté et dégradation environnementale
★ À maîtriser
Les causes de l’impérialisme européen en Afrique sont :
Les Européens recherchaient en Afrique des matières premières agricoles, minières et énergétiques pour leurs industries, des débouchés pour leurs produits manufacturés et des espaces où investir leurs capitaux.
Les méthodes de pénétration européennes en Afrique étaient les missions d’exploration et le système des 3M, composé des missionnaires, des marchands et des militaires.
Compléments
Les Européens recherchaient des territoires au climat proche de celui de l’Europe pour y installer le surplus de population lié aux progrès de la médecine, notamment en Afrique du Sud et en Algérie.
Les explorateurs cités sont :
Les missionnaires évangélisaient les peuples africains et fournissaient à la métropole des renseignements qui facilitaient la conquête coloniale.
Les marchands cherchaient des débouchés pour les produits manufacturés et des sources de matières premières, installaient des comptoirs sur les côtes puis vers l’intérieur et transmettaient des renseignements utiles à la métropole.
Les militaires intervenaient pour dissuader les oppositions aux missions européennes et imposer par la force l’impérialisme aux Africains.
★ À maîtriser
📌 Les clauses territoriales de Berlin prévoyaient que la puissance installée sur une côte avait droit à l’arrière-pays, que toute occupation devait être notifiée et que toute prise de possession devait reposer sur une occupation effective.
📌 La colonisation indirecte britannique maintenait les institutions locales et traditionnelles et s’appuyait sur elles, tandis que la colonisation directe reposait notamment sur des traités ou la guerre, puis sur l’installation d’administrateurs et le contrôle militaire.
Compléments
La conférence de Berlin a été motivée par des différends coloniaux portant notamment sur le bassin du Congo, le Maroc, l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan, par les rivalités franco-britanniques à Fachoda et dans le golfe de Guinée, par les craintes du Portugal et par l’arrivée tardive de l’Allemagne dans la conquête coloniale.
Les clauses non territoriales comprenaient :
Les conséquences économiques en Afrique comprennent :
La colonie d’exploitation soumettait le territoire à la métropole et au colon, encadrait la population autochtone pour les travaux forcés et imposait notamment le portage, les impôts, l’expropriation des terres et le pillage des ressources.
📌 Dans le protectorat décrit, les rois indigènes géraient les affaires internes tandis que la métropole assurait la politique extérieure.
Colonisation indirecte : institutions locales maintenues ; directe : administration imposée
★ À maîtriser
📌 Dans une zone de libre-échange, les pays suppriment les droits de douane entre eux tout en conservant chacun leur politique douanière envers les pays tiers ; une union douanière ajoute un tarif extérieur commun.
📌 L’union économique met en place des politiques économiques communes au-delà du marché commun, tandis que l’union économique et monétaire y ajoute une monnaie commune.
Compléments
Libre-échange → union douanière → marché commun → union économique → union économique et monétaire
★ À maîtriser
Les deux formes de résistance en Afrique de l’Ouest sont les résistances des souverains face à l’occupation territoriale et les résistances populaires face à l’occupation coloniale.
Les résistances populaires étaient motivées par des causes politiques, sociales, économiques et culturelles, notamment les pressions administratives, les recrutements obligatoires, les travaux forcés, les impôts, le pillage des ressources et l’aliénation culturelle.
Les causes internes de l’échec comprennent :
Les causes externes de l’échec comprennent :
Compléments
Les causes des résistances des souverains comprennent :
L’armée de Samory Touré comptait 30 000 à 35 000 hommes, d’abord équipés d’armes traditionnelles, puis dotés d’armes plus perfectionnées à partir de 1876 grâce aux impôts prélevés auprès des populations, notamment vaincues.
L’armée de Samory Touré était entraînée, disciplinée et organisée en infanterie et cavalerie.
Après sept ans de guerre, les Français ont arrêté Samory Touré par surprise le 29 septembre 1898 dans son camp de Guélémou ; il a ensuite été déporté au Gabon, où il est mort en 1900.
La résistance de Saka Yérima était dirigée contre les brutalités françaises, le pillage et l’incendie de son village maternel Gbégburu en 1897, la pénétration française à Nikki, la menace pesant sur les intérêts des princes et la mauvaise compréhension des traités d’alliance.
Le soulèvement des Holli a été provoqué par les travaux forcés sur les chantiers du Trainway de Sakété, les conditions de travail dégradantes, les impôts et l’assassinat du chef Houlouya par le capitaine Angellini.
L’insurrection de Kaba dans l’Atacora s’expliquait par le rejet de l’ordre colonial, notamment des travaux forcés et des recrutements militaires obligatoires liés à la Première Guerre mondiale de 1914 à 1918.
| Dimension | Avant le XIXe siècle | À partir du XIXe siècle |
|---|---|---|
| Finalité | Agriculture de subsistance | Agriculture commerciale ou spéculative |
| Techniques | Outils rudimentaires | Mécanisation et méthodes scientifiques |
| Production | Agriculture traditionnelle | Intensive et à rendement élevé |
| Organisation | Non spécialisée | Spécialisée et régionalisée |
| Forme | Moyens | Exemple |
|---|---|---|
| Réformiste | Dialogue et négociation | Trade Union, Angleterre, 1829 |
| Révolutionnaire | Grève, boycott et sabotage | CGT, France, 1895 |
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1. Quel ensemble de facteurs favorise les progrès scientifiques et technologiques européens aux XIXe et XXe siècles ?
2. Une région souhaite accroître ses rendements en combinant innovations techniques et connaissances du milieu. Quelle démarche correspond à la révolution agricole européenne ?
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Quels facteurs favorisent les progrès scientifiques et technologiques européens des XIXe et XXe siècles ?
Le scientisme, la curiosité scientifique, les laboratoires équipés, la collaboration entre savants, les découvertes antérieures et les banques.
Sur quels moyens la révolution agricole européenne s’appuie-t-elle ?
Les machines, les intrants, les nouvelles méthodes culturales, les OGM, l’étude des sols et du climat, et l’association avec l’élevage.
Quel changement caractérise l’agriculture européenne à partir du XIXe siècle ?
Elle devient mécanisée, scientifique, intensive, commerciale ou spéculative, spécialisée ou régionalisée, et agro-pastorale.
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