Fiche de révision : Ressources et histoire africaine

Plan du Cours

  1. Progrès scientifiques et révolution agricole
  2. Révolution industrielle européenne
  3. Classes sociales et conditions ouvrières
  4. Mouvement ouvrier et doctrines socialistes
  5. Ressources agricoles du Bénin
  6. Ressources forestières et fauniques
  7. Élevage et ressources halieutiques
  8. Ressources minières et énergétiques
  9. Sols et ressources touristiques
  10. Ressources humaines béninoises
  11. Ressources techniques et financières
  12. Mauvaise gestion des ressources béninoises
  13. Impérialisme européen en Afrique
  14. Conférence de Berlin et colonisation
  15. Intégration économique et CEDEAO
  16. Résistances africaines à la colonisation

Repères chronologiques

  1. 1829Le Trade Union est créé en Angleterre comme exemple de syndicalisme réformiste.
  2. 1895La Confédération Générale des Travailleurs (CGT) est créée en France comme exemple de syndicalisme révolutionnaire.
  3. 31 décembre 1897Saka Yérima est mort avec une centaine de ses combattants lors des combats d’Ariyo.
  4. 1914Les Holli révoltés ont pris les armes et chassé Angellini de leur pays.
  5. novembre 1916L’arrestation et la déportation d’Omitoutou Bio Odjo et de ses chefs de guerre en Mauritanie ont mis fin à la révolte des Holli.
  6. 1964Le président libérien William TUBMAN a émis pour la première fois l’idée d’une Communauté de l’Afrique de l’Ouest.
  7. 1967Le projet de création de cette communauté a été discuté pour la première fois à la conférence des chefs d’État tenue à Accra.
  8. 1975Les chefs d’État de 15 pays ouest-africains ont signé à Lagos le traité créant la CEDEAO.

1. Progrès scientifiques et révolution agricole

★ À maîtriser

  • Les progrès sont favorisés par : le scientisme, la curiosité scientifique, les laboratoires bien équipés, la collaboration entre savants, l’utilisation des découvertes antérieures et des inventions, l’apparition des banques

  • La révolution agricole européenne s’appuie sur les machines agricoles, les engrais chimiques et naturels, les insecticides, les herbicides, les pesticides, les méthodes culturales nouvelles, les OGM, l’étude des sols et du climat ainsi que l’association de l’agriculture à l’élevage.

📌 À partir du XIXe siècle, l’agriculture européenne devient mécanisée, scientifique, intensive, commerciale ou spéculative, spécialisée ou régionalisée et agro-pastorale, contrairement à l’agriculture antérieure de subsistance pratiquée avec des outils rudimentaires.

Compléments

  • En Europe, les travaux de Pierre et Marie Curie et d’Albert Einstein portent notamment sur la lumière, la matière, les sources d’énergie, l’électricité et la radioactivité. - Pierre et Marie Curie ou Albert Einstein

  • Les ressources et découvertes énergétiques comprennent :

    • la houille blanche
    • le pétrole
    • l’électricité

Astuce mémo

Machines et méthodes nouvelles → agriculture plus productive

2. Révolution industrielle européenne

★ À maîtriser

  • Les transformations industrielles européennes sont favorisées par les nouvelles sources d’énergie, les matières premières agricoles et minières, une main-d’œuvre abondante, la standardisation, la taylorisation, la robotisation et les concentrations industrielles.

  • L’industrie européenne se caractérise par une production quantitative et qualitative rapide d’articles variés, le machinisme, la diversification et la spécialisation des industries, la création de régions industrielles et la formation d’empires industriels.

  • L’agriculture fournit à l’industrie des matières premières, tandis que l’industrie fournit à l’agriculture des machines et des produits phytosanitaires, stimulant ainsi réciproquement leur développement.

  • La surproduction agricole européenne entraîne la concurrence, la mévente et l’endettement des petits paysans, favorise leur ruine et leur exode vers les centres industriels ou miniers, et contribue à leur remplacement par de grands exploitants.

Compléments

  • Les nouvelles méthodes de travail industriel comprennent la standardisation, la taylorisation, le machinisme et l’automatisation, tandis que les entreprises adoptent différentes formes de concentration.

3. Classes sociales et conditions ouvrières

★ À maîtriser

📌 Les deux classes sociales antagonistes apparues en Europe à partir du XIXe siècle sont la bourgeoisie et le prolétariat.

  • Les ouvriers vivent souvent dans des taudis ou des bidonvilles, se nourrissent et s’habillent mal et sont exposés notamment au rachitisme, à la tuberculose et au cancer.

  • Les ouvriers travaillent 14 à 16 heures par jour dans des ateliers insalubres, mal aérés et mal éclairés, pour un salaire dérisoire et sans garantie d’emploi.

Compléments

  • Les bourgeois vivent dans des logements confortables et des quartiers luxueux, consomment des aliments variés, s’habillent bien, utilisent des véhicules de luxe et scolarisent leurs enfants dans de grandes écoles.

  • Les ouvriers ne disposent initialement ni d’assurance, ni de pension de retraite, ni de congés payés, ni de prise en charge sanitaire, ni de droit de grève ou d’association.

Astuce mémo

Bourgeoisie aisée ; prolétariat précaire

4. Mouvement ouvrier et doctrines socialistes

Notions clés & Définitions

  • Mouvement ouvrier : L’ensemble des luttes et actions menées par les ouvriers pour améliorer leurs conditions de vie et de travail.
  • Syndicalisme : Le syndicalisme est l’action menée par un syndicat, association de travailleurs exerçant la même profession pour défendre leurs intérêts matériels, moraux et professionnels.

★ À maîtriser

📌 Le syndicalisme réformiste défend les travailleurs par des moyens pacifiques comme le dialogue et la négociation, tandis que le syndicalisme révolutionnaire recourt à des actions telles que la grève, le boycott et le sabotage.

📌 Le socialisme utopique cherche une société idéale fondée sur l’égalité en comptant sur l’aide des riches, tandis que le socialisme scientifique ou marxiste prône la destruction du capitalisme par la dictature du prolétariat.

  • Les acquis ouvriers comprennent la réduction du temps de travail à 8 heures ou 10 heures par jour, l’augmentation des salaires, les congés payés, l’amélioration des ateliers et l’autorisation de la grève générale en 1906.

Compléments

  • Les partis ouvriers cités sont le Labour Party, créé en Angleterre en 1864, le Parti social-démocrate, fondé en 1875, et la SFIO, fondée en France en 1905 par Jean Jaurès.

  • Les luttes ouvrières mobilisent le syndicalisme et l’action politique fondée sur le socialisme, avec des moyens pacifiques comme la négociation, le dialogue et le sit-in, ou violents comme la grève, le sabotage et le boycott.

  • Les acquis sociaux comprennent les allocations familiales, la scolarisation obligatoire des enfants jusqu’à 12 ans, le suffrage universel, les libertés fondamentales, les caisses de sécurité sociale et l’accès des travailleurs aux classes moyennes.

  • Le mouvement ouvrier contribue à la constitution de syndicats et de partis, à l’amélioration des moyens légaux de revendication, à la défense des emplois menacés par l’automatisation et la délocalisation, ainsi qu’à la fête du 1er Mai pour les travailleurs du monde entier.

Astuce mémo

Réformisme négociateur ; révolutionnaire combatif

5. Ressources agricoles du Bénin

★ À maîtriser

  • Les cultures vivrières comprennent :

    • les céréales : maïs, riz, sorgho et mil
    • les tubercules et racines : manioc, pomme de terre, igname, taro et patate douce
    • les légumineuses : haricot, voandzou, pois d’Angole, soja, cassoulet et sésame
  • Au Bénin, l’agriculture contribue à environ 40 % du PIB, à 80 % des recettes d’exportation et fournit environ 70 % des emplois, tandis que le coton contribue à lui seul à plus de 40 % du PIB.

Compléments

  • En 2013, le Bénin produit 4,7 millions de tonnes de manioc et 93 000 tonnes de haricot.

  • Les cultures de rente comprennent l’arachide, le palmier à huile, le coton-graine, le karité, le kapok et le coton, tandis que la canne à sucre, l’ananas et l’anacarde complètent les productions agricoles.

  • Le coton atteint 712 000 tonnes en 2019 et l’ananas 162 000 tonnes en 2010 au Bénin.

  • Les menaces agricoles béninoises comprennent l’insuffisance d’encadrement, le stockage traditionnel, l’exode rural, les aléas climatiques, la faible mécanisation, la dégradation des sols et l’utilisation anarchique des intrants.

6. Ressources forestières et fauniques

★ À maîtriser

  • Les ressources ligneuses du Bénin comprennent environ 273 000 hectares de forêts-galeries, 63 100 hectares de forêts denses, 120 000 hectares de forêts dégradées et 1 932 000 hectares de forêts claires et de savanes boisées.

  • Les menaces forestières comprennent les coupes massives, la fabrication anarchique de charbon et de bois de chauffe, la culture sur brûlis, la monoculture extensive du coton, les feux de végétation et le commerce d’acadja.

  • La faune béninoise comprend notamment des herbivores, des carnivores, des reptiles, des frugivores, des rongeurs, des granivores et des insectes, présents dans le pays et dans les parcs de la Pendjari et du W du Niger.

Compléments

  • Les ressources forestières comprennent les savanes arborées, les savanes arbustives, les forêts classées, les réserves du nord du pays et les plantations d’arbres fruitiers et de palmiers.

  • Les plantes médicinales comprennent :

    • l’aloès
    • l’acacia
    • le papayer
    • le quinquéliba
    • l’eucalyptus
  • Les ressources ligneuses fournissent des bois d’œuvre, des bois de service, du bois de chauffe et du bois pour fabriquer du charbon, et contribuent à purifier l’air et à favoriser la pluviométrie.

  • La faune contribue à l’alimentation, aux revenus des chasseurs et aux recettes touristiques, tandis que les peaux animales servent à l’artisanat.

7. Élevage et ressources halieutiques

★ À maîtriser

  • Les ressources pastorales comprennent :

    • les volailles
    • les porcins
    • les caprins
    • les ovins
    • les bovins
    • les équidés
    • les rongeurs
    • les chiens et les chats
  • L’élevage contribue à environ 6 % du PIB béninois et fournit des protéines, des emplois et des revenus, tout en pouvant limiter les importations de viande et favoriser les exportations.

  • Les ressources halieutiques comprennent des poissons comme les carpes, les silures et les tilapias, ainsi que des crustacés comme les crabes, les crevettes et les écrevisses, issus de la pêche maritime et continentale.

Compléments

  • Les bovins et les équidés sont élevés massivement dans le nord du Bénin, tandis que les autres animaux d’élevage se rencontrent un peu partout dans le pays.

  • Les menaces pastorales comprennent le manque de pâturages et de points d’eau, les épizooties, le coût des produits vétérinaires, l’insuffisance de centres et d’encadrement, les mouches tsé-tsé et les conflits liés à la transhumance.

  • La production halieutique béninoise atteint 39 612 tonnes en 2016 grâce à la pêche maritime et continentale.

  • La pêche occupe directement environ 50 000 pêcheurs et 20 000 mareyeurs, majoritairement des femmes, et fournit des produits alimentaires et une contribution au PIB.

8. Ressources minières et énergétiques

★ À maîtriser

  • Les ressources minières citées comprennent :

    • le fer de Loumbou-Loumbou et Madékali
    • l’or de Perma
    • l’uranium de Kandi
    • le cuivre de Lanta
    • le cobalt de Dassa-Zoumè
    • le nickel de Tanguiéta
    • l’étain de Dassa
  • Le pétrole offshore de Sèmè est estimé à 4,6 millions de barils et le gaz naturel du bassin sédimentaire côtier à environ 77 milliards de mètres cubes.

Compléments

  • Les autres ressources comprennent :

    • le marbre
    • le calcaire
    • le kaolin
    • l’argile
    • le phosphate
    • le sable de verrerie
    • les pierres ornementales
    • le granite
    • le quartzite
    • le gravier
  • Les ressources minières servent à la construction, à la fabrication du ciment et à la production métallurgique, tandis que leur exploitation est limitée par le manque de moyens, l’exploitation artisanale clandestine et l’insuffisance de contrôle et de politique publique.

  • Les ressources énergétiques béninoises comprennent aussi le pétrole onshore du plateau d’Allada, l’énergie solaire nationale, l’énergie éolienne littorale et 90 millions de mètres cubes de tourbe dans les régions côtières lagunaires et marécageuses.

  • La faible valorisation des ressources énergétiques, le manque d’équipements et d’entretien, l’insuffisance de recherche et l’absence de politique énergétique limitent leur exploitation.

9. Sols et ressources touristiques

★ À maîtriser

  • Les sols béninois comprennent : les vertisols des bas-fonds et bassins versants, les sols hydromorphes du littoral et des vallées, les sols ferrugineux du centre et du nord, les sols ferralitiques des plateaux du Bas-Bénin et du nord-ouest, les sols argileux d’Abomey, les sols sablonneux du littoral et des zones lagunaires

  • Les ressources touristiques béninoises comprennent les montagnes de l’Atacora, les collines de Dassa, Savalou et Savè, les cascades de Tanougou, les chutes de Kota, les parcs de la Pendjari et du W, les plages, les villages lacustres, les Tata-Somba, les musées et palais royaux, les villages souterrains d’Agoingointo, le temple des pythons et la route de l’esclave de Ouidah.

Compléments

  • Les sols favorisent l’agriculture, la diversité des cultures, la sylviculture, la construction en briques de terre stabilisée et la poterie.

  • Les ressources touristiques contribuent aux recettes nationales et créent des emplois, notamment pour les guides et les hôtesses, mais leur développement est freiné par le mauvais entretien, le manque d’infrastructures et de personnel qualifié et la dégradation des sites.

10. Ressources humaines béninoises

★ À maîtriser

  • Selon le recensement de 2012, le Bénin compte plus de dix millions d’habitants et sa population comprend une forte proportion de jeunes et 51 % de femmes.

  • Les principales menaces sur les ressources humaines sont :

    • Le chômage, le sous-emploi et les diplômés sans emploi
    • L’inadéquation entre formation et emploi
    • L’analphabétisme
    • La corruption et la tendance à la facilité
    • Le régionalisme et l’ethnocentrisme
    • Le népotisme et le favoritisme
    • La gabegie et l’impunité

Compléments

  • Le Bénin peut aussi compter sur sa diaspora, les populations des pays voisins et celles des États membres de la CEDEAO et de l’UEMOA.

  • La population jeune et nombreuse constitue un marché intérieur et une main-d’œuvre importante pour le développement béninois.

  • La présence des femmes au Bénin favorise le commerce et d’autres activités génératrices de revenus.

  • Les peuples sont associés aux traditions suivantes :

    • Tradition agricole : Fon, Adja et Bariba
    • Tradition pastorale : Fulbé
    • Tradition halieutique : Ouémènou, Toffin, Xwla et Houéda
    • Tradition commerciale : Yoruba et Dendi
  • Les solutions proposées sont :

    • Promouvoir l’auto-emploi des jeunes
    • Faciliter l’accès aux microcrédits
    • Garantir l’accès à une éducation et à des soins de qualité
    • Construire des écoles, des centres de santé et des centres de loisirs

11. Ressources techniques et financières

★ À maîtriser

  • Les ressources techniques disponibles comprennent :

    • L’utilisation d’engrais et d’intrants agricoles
    • La disponibilité des soins vétérinaires
    • Le développement de la pisciculture
    • La création de fermes apicoles
    • La modernisation des infrastructures artisanales
    • La professionnalisation des artisans
  • Les ressources techniques favorisent la modernisation des moyens de production, facilitent notamment les activités agricoles et artisanales, augmentent les rendements agricoles, halieutiques et pastoraux et compensent en partie le déficit de production animale et végétale.

  • Les principales sources de ressources financières du Bénin sont :

    • La fiscalité, notamment les taxes douanières et les impôts
    • Les prêts et les dons des partenaires étrangers
    • Les recettes des sociétés privées et des entreprises d’État
    • Les ressources des secteurs d’activité, notamment les exportations et le tourisme
  • Les ressources financières financent les activités économiques et les équipements, contribuent à la réalisation d’infrastructures socioéconomiques et assurent le fonctionnement de l’État, notamment le paiement des salaires des fonctionnaires.

Compléments

  • Les principales menaces sur les ressources techniques sont :

    • La faible modernisation de l’agriculture
    • L’utilisation de filets et d’autres méthodes prohibés
    • Le caractère traditionnel de l’élevage, notamment la transhumance
    • Le faible recours aux soins vétérinaires
    • La faible compétitivité de certains produits artisanaux locaux
    • La faible industrialisation
  • Les principales menaces sur les ressources financières sont :

    • L’affectation de fonds à des projets inadéquats
    • Le détournement de fonds publics
    • Le gaspillage des fonds
    • Le non-paiement des impôts par certaines populations

12. Mauvaise gestion des ressources béninoises

★ À maîtriser

  • Les effets de la mauvaise gestion des ressources agricoles sont :

    • La sous-production agricole
    • La baisse des revenus des agriculteurs
    • Le recul des cultures vivrières au profit des cultures de rente
    • La dégradation et l’appauvrissement des sols
    • L’irrégularité des pluies
    • Le manque de main-d’œuvre lié à l’exode rural
  • Les problèmes affectant l’industrie béninoise comprennent :

    • La dépendance énergétique envers l’extérieur
    • Le manque de techniciens industriels compétents
    • La concurrence étrangère
    • Le manque de banques pour le développement industriel
    • Le manque de capitaux
    • La vétusté des infrastructures industrielles
    • La faible consommation des produits locaux au profit des produits importés
  • Les conséquences sociales comprennent :

    • La pauvreté
    • Le chômage élevé
    • Le faible pouvoir d’achat
    • La cherté de la vie
    • Le manque d’habitats et la multiplication des logements précaires
    • Le manque d’eau potable
    • La délinquance juvénile
    • Les difficultés de prise en charge sanitaire

Compléments

  • Les conséquences environnementales comprennent :
    • La dégradation et le recul du couvert végétal
    • La disparition de certaines espèces végétales et animales
    • La dégradation, l’érosion et la pollution des sols
    • La pollution des eaux et des nappes phréatiques

Astuce mémo

Mauvaise gestion → sous-production, pauvreté et dégradation environnementale

13. Impérialisme européen en Afrique

Notions clés & Définitions

  • Impérialisme : Système qui préconise la domination politique, économique et culturelle des États les plus forts sur des États faibles, techniquement en retard ou trop divisés pour résister.

★ À maîtriser

  • Les causes de l’impérialisme européen en Afrique sont :

    • Économiques
    • Démographiques
    • Politiques
    • Stratégiques
    • Morales
    • Scientifiques
  • Les Européens recherchaient en Afrique des matières premières agricoles, minières et énergétiques pour leurs industries, des débouchés pour leurs produits manufacturés et des espaces où investir leurs capitaux.

  • Les méthodes de pénétration européennes en Afrique étaient les missions d’exploration et le système des 3M, composé des missionnaires, des marchands et des militaires.

Compléments

  • Les Européens recherchaient des territoires au climat proche de celui de l’Europe pour y installer le surplus de population lié aux progrès de la médecine, notamment en Afrique du Sud et en Algérie.

  • Les explorateurs cités sont :

    • Mungo Park
    • René Caillé
    • David Livingstone
  • Les missionnaires évangélisaient les peuples africains et fournissaient à la métropole des renseignements qui facilitaient la conquête coloniale.

  • Les marchands cherchaient des débouchés pour les produits manufacturés et des sources de matières premières, installaient des comptoirs sur les côtes puis vers l’intérieur et transmettaient des renseignements utiles à la métropole.

  • Les militaires intervenaient pour dissuader les oppositions aux missions européennes et imposer par la force l’impérialisme aux Africains.

14. Conférence de Berlin et colonisation

★ À maîtriser

  • La raison fondamentale de la conférence de Berlin était d’éviter des affrontements entre puissances impérialistes en Afrique et de fixer les règles du partage du continent.

📌 Les clauses territoriales de Berlin prévoyaient que la puissance installée sur une côte avait droit à l’arrière-pays, que toute occupation devait être notifiée et que toute prise de possession devait reposer sur une occupation effective.

  • En Afrique, les conséquences politiques de la conférence de Berlin comprennent le partage et la colonisation du continent, les résistances des colonisés et des conflits frontaliers entre États.

📌 La colonisation indirecte britannique maintenait les institutions locales et traditionnelles et s’appuyait sur elles, tandis que la colonisation directe reposait notamment sur des traités ou la guerre, puis sur l’installation d’administrateurs et le contrôle militaire.

  • Les formes de colonisation directe décrites sont :
    • La colonie d’exploitation
    • La colonie de peuplement
    • Le protectorat

Compléments

  • La conférence de Berlin a été motivée par des différends coloniaux portant notamment sur le bassin du Congo, le Maroc, l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan, par les rivalités franco-britanniques à Fachoda et dans le golfe de Guinée, par les craintes du Portugal et par l’arrivée tardive de l’Allemagne dans la conquête coloniale.

  • Les clauses non territoriales comprenaient :

    • La lutte contre l’esclavage
    • La lutte contre le trafic des armes et de l’alcool
    • La liberté de conscience
  • Les conséquences économiques en Afrique comprennent :

    • L’exploitation des colonies
    • Le déclin de l’artisanat
    • Le pillage des ressources naturelles
    • La confiscation des meilleures terres
    • L’imposition des cultures de rente au détriment des cultures vivrières
    • L’imposition des impôts aux Africains
  • La colonie d’exploitation soumettait le territoire à la métropole et au colon, encadrait la population autochtone pour les travaux forcés et imposait notamment le portage, les impôts, l’expropriation des terres et le pillage des ressources.

📌 Dans le protectorat décrit, les rois indigènes géraient les affaires internes tandis que la métropole assurait la politique extérieure.

  • Les types d’exploitation des colonies comprennent :
    • L’économie de traite
    • Les droits de douane
    • Les impôts
    • L’appropriation des terres

Astuce mémo

Colonisation indirecte : institutions locales maintenues ; directe : administration imposée

15. Intégration économique et CEDEAO

Notions clés & Définitions

  • Intégration économique : Processus par lequel des États cherchent à réaliser en commun des objectifs de développement économique et social, en harmonisant leurs politiques et en supprimant les entraves à la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes.
  • Marché commun : Espace dans lequel les pays membres permettent la libre circulation des marchandises, des services, des personnes, des capitaux et des monnaies.

★ À maîtriser

  • Les formes d’intégration économique sont :
    • La zone de libre-échange
    • L’union douanière
    • Le marché commun
    • L’union économique
    • L’union économique et monétaire

📌 Dans une zone de libre-échange, les pays suppriment les droits de douane entre eux tout en conservant chacun leur politique douanière envers les pays tiers ; une union douanière ajoute un tarif extérieur commun.

📌 L’union économique met en place des politiques économiques communes au-delà du marché commun, tandis que l’union économique et monétaire y ajoute une monnaie commune.

  • L’objectif fondamental de la CEDEAO est de promouvoir la coopération et le développement par l’harmonisation des politiques économiques de ses pays membres.

Compléments

  • Les objectifs spécifiques de la CEDEAO comprennent la création d’un marché commun et d’une monnaie commune, le renforcement des relations entre les membres, la croissance économique, la protection des droits humains, la réduction de la dépendance extérieure, la lutte contre la pauvreté et la libre circulation des biens et des personnes.

Astuce mémo

Libre-échange → union douanière → marché commun → union économique → union économique et monétaire

16. Résistances africaines à la colonisation

Notions clés & Définitions

  • Résistances africaines : Ensemble des luttes menées par les Africains pour s’opposer à la pénétration coloniale ou aux abus de l’administration coloniale.
  • Terre brûlée : Tactique qui consiste à dévaster les villages, emporter les vivres et créer le vide devant l’ennemi.

★ À maîtriser

  • Les deux formes de résistance en Afrique de l’Ouest sont les résistances des souverains face à l’occupation territoriale et les résistances populaires face à l’occupation coloniale.

  • Les résistances populaires étaient motivées par des causes politiques, sociales, économiques et culturelles, notamment les pressions administratives, les recrutements obligatoires, les travaux forcés, les impôts, le pillage des ressources et l’aliénation culturelle.

  • Les causes internes de l’échec comprennent :

    • Les mésententes entre les rois africains
    • Les querelles de succession au trône
    • Les trahisons
    • L’indiscipline des troupes africaines
    • Le manque de formation militaire des Africains
    • Les maladies qui affaiblissaient les troupes africaines
  • Les causes externes de l’échec comprennent :

    • La supériorité technique, militaire et financière des troupes européennes
    • La maîtrise du terrain grâce aux renseignements des explorateurs, des religieux et des marchands
    • La ruine et le dépeuplement de l’Afrique par la traite négrière

Compléments

  • Les causes des résistances des souverains comprennent :

    • Les ambitions impérialistes européennes
    • Le refus de la domination étrangère et la volonté d’indépendance
    • La mauvaise interprétation des traités
    • L’ingérence européenne dans les affaires internes
    • La volonté européenne de supprimer des pratiques coutumières considérées comme faisant partie de l’identité culturelle
  • L’armée de Samory Touré comptait 30 000 à 35 000 hommes, d’abord équipés d’armes traditionnelles, puis dotés d’armes plus perfectionnées à partir de 1876 grâce aux impôts prélevés auprès des populations, notamment vaincues.

  • L’armée de Samory Touré était entraînée, disciplinée et organisée en infanterie et cavalerie.

  • Après sept ans de guerre, les Français ont arrêté Samory Touré par surprise le 29 septembre 1898 dans son camp de Guélémou ; il a ensuite été déporté au Gabon, où il est mort en 1900.

  • La résistance de Saka Yérima était dirigée contre les brutalités françaises, le pillage et l’incendie de son village maternel Gbégburu en 1897, la pénétration française à Nikki, la menace pesant sur les intérêts des princes et la mauvaise compréhension des traités d’alliance.

  • Le soulèvement des Holli a été provoqué par les travaux forcés sur les chantiers du Trainway de Sakété, les conditions de travail dégradantes, les impôts et l’assassinat du chef Houlouya par le capitaine Angellini.

  • L’insurrection de Kaba dans l’Atacora s’expliquait par le rejet de l’ordre colonial, notamment des travaux forcés et des recrutements militaires obligatoires liés à la Première Guerre mondiale de 1914 à 1918.

Tableaux de synthèse

Agriculture européenne traditionnelle et moderne

DimensionAvant le XIXe siècleÀ partir du XIXe siècle
FinalitéAgriculture de subsistanceAgriculture commerciale ou spéculative
TechniquesOutils rudimentairesMécanisation et méthodes scientifiques
ProductionAgriculture traditionnelleIntensive et à rendement élevé
OrganisationNon spécialiséeSpécialisée et régionalisée

Formes de syndicalisme

FormeMoyensExemple
RéformisteDialogue et négociationTrade Union, Angleterre, 1829
RévolutionnaireGrève, boycott et sabotageCGT, France, 1895

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Ressources et histoire africaine avec 51 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel ensemble de facteurs favorise les progrès scientifiques et technologiques européens aux XIXe et XXe siècles ?

2. Une région souhaite accroître ses rendements en combinant innovations techniques et connaissances du milieu. Quelle démarche correspond à la révolution agricole européenne ?

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Quels facteurs favorisent les progrès scientifiques et technologiques européens des XIXe et XXe siècles ?

Le scientisme, la curiosité scientifique, les laboratoires équipés, la collaboration entre savants, les découvertes antérieures et les banques.

Sur quels moyens la révolution agricole européenne s’appuie-t-elle ?

Les machines, les intrants, les nouvelles méthodes culturales, les OGM, l’étude des sols et du climat, et l’association avec l’élevage.

Quel changement caractérise l’agriculture européenne à partir du XIXe siècle ?

Elle devient mécanisée, scientifique, intensive, commerciale ou spéculative, spécialisée ou régionalisée, et agro-pastorale.

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