★ À maîtriser
📌 La multitude des combattants, exprimée notamment par « combien d’hommes » et « en masse », contraste avec l’évocation des femmes et souligne la brutalité du combat.
Compléments
Les combats sont présentés comme insensés et continus grâce aux enjambements et au complément circonstanciel de lieu « tout le jour ».
L’anéantissement des hommes les réduit à un amoncellement de corps et leur fait perdre leurs caractéristiques humaines.
La multitude des combattants contraste avec les femmes et les corps accumulés.
★ À maîtriser
Dans le deuxième quatrain du Mal, les tirets et trois phrases exclamatives expriment l’émotion et la compassion du poète pour les morts et leurs familles.
La majuscule de « Dieu » personnifie la nature et l’élève au rang divin, tandis que « sainement » lui donne une dimension religieuse.
📌 Dans Le Mal, la nature est présentée comme une puissance créatrice opposée au pouvoir destructeur des hommes.
Compléments
Les expressions qui magnifient la nature sont :
L’emploi de « sainement » établit une transition entre deux sonnets consacrés à un Dieu et annonce la critique de la religion.
La nature crée et magnifie, tandis que les hommes détruisent.
★ À maîtriser
Dans Le Mal, le poète critique le Dieu qui assiste aux massacres en soulignant son indifférence aux hommes, à leurs prières et aux tueries.
Les deux derniers vers présentent les soldats comme des enfants innocents et naïfs à travers les mères, leurs pleurs et l’allusion au « sou », qui suggère soumission et faiblesse.
Compléments
La richesse, le luxe et les trois coupes évoquent la cupidité d’une religion qui reçoit de l’argent.
Le « gros sou » des mères est présenté comme la seule chose qui éveille l’attention du Dieu.
L’article indéfini « un » déprécie le Dieu et réduit son importance.
★ À maîtriser
Les Cahiers de Douai réunissent des sonnets nombreux mais pas toujours réguliers, ainsi que des coupes inhabituelles.
Les tonalités présentes dans le recueil sont :
Compléments
Dans les Cahiers de Douai, le lyrisme apparaît dans les poèmes d’exaltation amoureuse, de liberté, de communion avec la nature et d’éloge du voyage.
Le polémique marque les poèmes de révolte contre la guerre, la religion et Napoléon III, tandis que la satire soutient la dénonciation.
★ À maîtriser
Rimbaud admire Victor Hugo et l’engagement politique des romantiques, même s’il tourne parfois en dérision les excès du lyrisme romantique.
Baudelaire associe la laideur et la poésie, qui peuvent produire une nouvelle beauté par l’alchimie poétique, dans Les Fleurs du mal, publié en 1857. - Charles Baudelaire
Compléments
Le Forgeron traduit les revendications du peuple et le soutien de Rimbaud aux plus faibles.
L’éclatante victoire de Sarrebrück dénonce Napoléon III et peut rappeler les poèmes de Victor Hugo contre l’Empire dans Les Châtiments.
Théophile Gautier et Théodore de Banville sont des représentants du Parnasse, dont les thèmes privilégiés sont la mythologie et l’Antiquité.
L’influence parnassienne apparaît notamment dans Ophélie et Soleil et Chair.
Le symbolisme rattache Rimbaud à la recherche de formes poétiques nouvelles et d’une langue distincte du langage ordinaire, capable d’exprimer ce que le poète perçoit.
Selon les symbolistes, le poète déchiffre les mystères du monde en établissant des correspondances entre le visible et l’invisible.
Le Parnasse recherche l’art détaché de la politique, tandis que le romantisme porte aussi l’engagement.
★ À maîtriser
Compléments
Dans l’expression « émancipations créatrices », l’adjectif « créatrices » suggère que les libérations permettent d’inventer une création nouvelle et de trouver sa propre voix ou voie.
La métaphore « l’homme aux semelles de vent », attribuée à Verlaine, associe Rimbaud à la liberté, au mouvement, à l’errance et au vagabondage.
Dans Le Mal, Rimbaud dénonce la vénalité d’un Dieu qui s’éveille lorsque des offrandes lui sont apportées.
Rimbaud condamne l’autorité de Napoléon III et celle du « Roi » dans Le Mal.
★ À maîtriser
Les éléments traditionnels repris dans le recueil comprennent : les formes fixes, surtout le sonnet, les vers souvent réguliers, notamment l’alexandrin, les strophes régulières, les mythes et thèmes traditionnels
Rimbaud déplace parfois la césure traditionnelle à l’hémistiche, comme dans « un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue ».
Dans Vénus Anadyomène, Rimbaud parodie un thème pictural traditionnel en décrivant une prostituée décatie sortant de sa baignoire.
Compléments
Rimbaud prend des libertés dans la mise en page et la ponctuation, notamment par l’emploi du tiret.
Dans Ma Bohème, des enjambements gomment les délimitations entre les vers et parfois entre les quatrains et les tercets.
Dans « Petit Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course/des rimes », l’enjambement met l’accent sur des mots essentiels.
Rimbaud emploie aussi des vers courts, des néologismes, du vocabulaire argotique, des interjections et des mots crus.
Dans Les Réparties de Nina, Rimbaud moque le lyrisme romantique en décrivant la nature par des éléments banals ou triviaux, tels que l’étable, les fumiers et une vache qui fiente.
Après les Cahiers de Douai, l’émancipation poétique de Rimbaud se poursuit dans Une Saison en enfer et Illuminations.
★ À maîtriser
Rimbaud présente le dérèglement des sens comme le moyen par lequel le poète se fait voyant et arrive à l’inconnu. - Lettre dite du voyant, 15 mai 1871
Rimbaud qualifie le poète de « voleur de feu » et le charge de l’humanité et même des animaux. - Lettre dite du voyant, 15 mai 1871
Compléments
Le dérèglement des sens conduit le poète à traverser l’amour, la souffrance et la folie, puis à éprouver une torture et à risquer de perdre l’intelligence de ses visions. - Rimbaud, Lettre dite du voyant, 15 mai 1871
Le poète doit faire sentir, palper et écouter ses inventions, puis leur donner une forme si elles en ont une, ou préserver leur caractère informe si elles n’en ont pas. - Rimbaud, Lettre dite du voyant, 15 mai 1871
La langue nouvelle associe (Rimbaud, 15 mai 1871) :
Le poète doit définir la quantité d’inconnu qui s’éveille en son temps dans l’âme universelle et devenir un « multiplicateur de progrès ». - Rimbaud, Lettre dite du voyant, 15 mai 1871
Dérèglement des sens → accès à l’inconnu → invention d’une langue nouvelle.
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1. Dans le premier mouvement du Mal, quels procédés contribuent à évoquer des combats violents et meurtriers ?
2. Dans une analyse du premier mouvement, comment interpréter le contraste entre « combien d’hommes » ou « en masse » et l’évocation des femmes ?
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Quels procédés évoquent les combats du premier mouvement du Mal ?
Le lexique de la violence et des allitérations liées à la destruction.
Que souligne le contraste entre la multitude des combattants et l’évocation des femmes dans Le Mal ?
La brutalité du combat.
À quel genre le registre épique est-il associé dans Le Mal ?
À l’épopée.
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