★ À maîtriser
Compléments
Les Cahiers de Douai regroupent deux cahiers d’une vingtaine de poèmes, nourris des lectures et des rêves d’adolescent de Rimbaud.
Au XIXᵉ siècle, le mot « bohème » est popularisé par Henry Murger dans son livre Scènes de la vie de bohème et désigne des jeunes artistes qui privilégient une vie pauvre et la liberté de leur art.
★ À maîtriser
📌 Les « poches crevées » et le « paletot idéal » associent la vie de bohème au dénuement, tandis que l’éloignement des villes apparaît comme une libération plutôt que comme une souffrance.
Dans « Ma Bohème », Rimbaud met en scène son errance géographique et poétique lors de sa deuxième fugue, sur le chemin de la Belgique.
Dans le premier mouvement, l’imparfait duratif de « Je m’en allais », sans complément de destination, représente une errance sans bornes plutôt qu’une promenade orientée.
Compléments
Pauvreté matérielle, liberté poétique
★ À maîtriser
📌 Dans l’univers de fantaisie du poème, la pauvreté matérielle du poète se transforme en richesse grâce à l’imagination poétique.
L’image du « Petit-Poucet rêveur » fait du poète un enfant imaginatif qui, au lieu d’égrener des cailloux, égrène des rimes et associe ainsi marche et poésie.
La « Grande-Ourse » transforme le ciel en auberge et renouvelle l’expression dormir à la belle étoile en donnant à la nature un rôle protecteur.
Compléments
Le ciel devient une auberge où les étoiles bruissent comme des tissus
★ À maîtriser
L’écoute répétée des étoiles et des poètes du passé suggère que créer suppose de les lire et de les connaître pour pouvoir les dépasser.
Dans le dernier mouvement, la comparaison des lacets des souliers aux cordes d’une lyre rabaisse le symbole traditionnel de la poésie et accompagne l’émancipation de Rimbaud à l’égard des règles classiques.
Compléments
Dans le troisième mouvement, les trois vers du tercet respectent la césure à l’hémistiche, ce qui produit une impression d’harmonie et d’équilibre.
Dans les « bons soirs de septembre », la rosée comparée à un « vin de vigueur » évoque une nature propice à la création et la récolte des rimes.
Le rapprochement final entre le pied et le cœur associe l’organe de la marche à celui de la sensibilité, tandis que le mot « pied » peut aussi évoquer une unité métrique poétique.
L’écoute des poètes et de la nature → l’émancipation créatrice
★ À maîtriser
📌 L’opposition entre les projectiles meurtriers et le « ciel bleu » oppose la guerre des hommes à la quiétude de la nature.
Dans le premier mouvement du poème, les « crachats rouges de la mitraille » personnifient les armes et associent le sang, la violence et le bruit de la guerre.
Les « bataillons » désignent métonymiquement les soldats, que la guerre réduit à une masse d’hommes broyés et déshumanisés.
La « folie épouvantable » est présentée comme une force qui broie les hommes et les transforme en « tas fumant », faisant de la guerre une machine destructrice.
La guerre entre la France et la Prusse éclate en juillet 1870 et constitue le contexte du poème « Le Mal ».
Compléments
Le ciel bleu paisible s’oppose aux bataillons qui croulent dans le feu
★ À maîtriser
📌 Les images de l’été, de l’herbe et de la joie associent la nature à la vie et contrastent avec la mort des soldats.
📌 L’expression « qui fais les hommes » attribue la création humaine à la Nature plutôt qu’à Dieu et prend ainsi le contre-pied du dogme religieux.
Compléments
Nature qui crée les hommes, guerre qui les détruit
★ À maîtriser
La proposition principale « Il est un Dieu, qui rit » révèle que Dieu rit pendant que les hommes meurent et rapproche sa moquerie de celle du Roi qui « raille ».
Les autels, l’encens et les calices d’or sont des éléments du culte chrétien que le poème associe au luxe et à l’indifférence divine.
Le Dieu du poème s’endort au son des nombreuses prières, les « Hosannas », ce qui le présente comme indifférent aux malheurs humains et préoccupé de son bien-être.
Compléments
Dieu rit et s’endort tandis que les hommes meurent
📌 La chute du poème dénonce un Dieu qui s’enrichit des cadavres et révèle, selon le cours, une critique antichrétienne de la religion comme instrument de domination.
Les mères des soldats apparaissent repliées dans l’angoisse et en pleurs, sous des bonnets noirs qui signalent le deuil et renforcent le registre pathétique.
Le « gros sou » noué dans un mouchoir est une offrande précieuse pour les mères et témoigne de leur tentative vaine de sensibiliser Dieu à leur malheur.
Le deuil des mères → une offrande dérisoire à un Dieu indifférent
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1. Comment caractériser les principales influences littéraires d’Arthur Rimbaud au XIXᵉ siècle ?
2. Que rassemble le recueil des Cahiers de Douai ?
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De quel héritage littéraire Arthur Rimbaud est-il présenté comme issu ?
Du romantisme.
Dans « Ma Bohème », quel trajet accompagne la deuxième fugue de Rimbaud ?
Le chemin de la Belgique.
Que traduit « Je m’en allais », sans destination, dans le premier mouvement de « Ma Bohème » ?
Une errance sans bornes.
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