QCM : Risques et vulnérabilités — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le risque et la catastrophe ?

Le risque est un danger potentiel, tandis que la catastrophe correspond à ses conséquences réalisées.
Le risque concerne les phénomènes sanitaires, tandis que la catastrophe concerne les phénomènes naturels.
Le risque correspond aux dégâts observés, tandis que la catastrophe désigne une menace encore possible.
Le risque mesure la fragilité d’un territoire, tandis que la catastrophe indique la probabilité d’un phénomène.

Le risque est un danger potentiel, tandis que la catastrophe correspond à ses conséquences réalisées.

Explication

Le risque désigne une menace potentielle pouvant toucher des personnes ou des aménagements, alors que la catastrophe correspond aux conséquences de sa réalisation. Confondre le risque avec les dégâts observés inverse cette distinction fondamentale.

2. Dans l’étude d’un séisme possible dans une région, que désigne l’aléa ?

La fragilité des bâtiments face aux secousses.
La probabilité que le séisme se produise.
Le nombre de victimes après le séisme.
La valeur économique des infrastructures exposées.

La probabilité que le séisme se produise.

Explication

L’aléa correspond à la probabilité qu’un phénomène dangereux, comme un séisme, se produise. La fragilité des bâtiments relève de la vulnérabilité et non de l’aléa.

3. Une ville possède des bâtiments fragiles et des réseaux essentiels exposés à une inondation : quelle notion décrit cette situation ?

La prévention, c’est-à-dire l’organisation des secours.
L’aléa, c’est-à-dire la probabilité de l’inondation.
La catastrophe, c’est-à-dire la réalisation des dégâts.
La vulnérabilité, c’est-à-dire la fragilité face au risque.

La vulnérabilité, c’est-à-dire la fragilité face au risque.

Explication

La vulnérabilité désigne la fragilité des personnes, des biens et des territoires face aux risques. La probabilité de l’inondation correspondrait à l’aléa, tandis que les secours relèvent de la prévention.

4. Quels éléments sont pris en compte pour calculer l’IDH d’un État ?

L’espérance de vie, la scolarisation et le PIB par habitant.
La densité, la superficie et le nombre de catastrophes annuelles.
Le taux de chômage, les exportations et la production agricole.
La population urbaine, les ressources naturelles et les dépenses militaires.

L’espérance de vie, la scolarisation et le PIB par habitant.

Explication

L’IDH mesure le développement humain à partir de l’espérance de vie à la naissance, de la scolarisation et du PIB par habitant. Les autres ensembles d’indicateurs ne correspondent pas aux composantes de cet indice.

5. Quelle combinaison d’actions relève de la prévention des risques ?

Réparer les dégâts, indemniser les habitants et reconstruire les routes.
Mesurer l’aléa, calculer l’IDH et recenser les victimes.
Augmenter la densité urbaine, déplacer les populations et attendre l’alerte.
Adapter les bâtiments, préparer les secours et organiser l’évacuation.

Adapter les bâtiments, préparer les secours et organiser l’évacuation.

Explication

La prévention vise notamment à adapter les bâtiments, préparer les secours et organiser des plans d’évacuation. Réparer et indemniser interviennent après la catastrophe et ne constituent pas les principales actions préventives décrites ici.

6. Quelle relation entre changement climatique et catastrophes est correcte ?

Le changement climatique supprime les risques lorsque les secours sont bien préparés.
Le changement climatique peut renforcer certaines catastrophes sans être leur aléa initial.
Le changement climatique constitue l’aléa initial de chaque catastrophe observée.
Le changement climatique transforme toute vulnérabilité territoriale en catastrophe.

Le changement climatique peut renforcer certaines catastrophes sans être leur aléa initial.

Explication

Le changement climatique peut aggraver certaines catastrophes, mais il ne constitue pas nécessairement le phénomène dangereux initial. Une catastrophe dépend aussi de l’aléa et de la vulnérabilité du territoire.

7. Quels continents présentent la plus forte vulnérabilité face aux risques ?

L’Europe et l’Océanie.
L’Amérique du Nord et l’Europe.
L’Afrique et l’Asie.
L’Amérique du Sud et l’Océanie.

L’Afrique et l’Asie.

Explication

L’Afrique et l’Asie sont les continents présentés comme les plus vulnérables. L’Amérique du Nord est au contraire décrite comme peu vulnérable dans cette comparaison générale.

8. Quelle comparaison entre l’Asie et l’Amérique du Nord est exacte face aux catastrophes ?

L’Asie enregistre les plus grands dégâts matériels, tandis que l’Amérique du Nord est faiblement touchée.
L’Asie est peu vulnérable, tandis que l’Amérique du Nord concentre les populations les plus exposées.
L’Asie subit peu de victimes, tandis que l’Amérique du Nord connaît surtout des pertes humaines.
L’Asie compte beaucoup de victimes, tandis que l’Amérique du Nord subit de lourds dommages économiques.

L’Asie compte beaucoup de victimes, tandis que l’Amérique du Nord subit de lourds dommages économiques.

Explication

L’Asie est très vulnérable et connaît souvent un nombre élevé de victimes, alors que l’Amérique du Nord subit surtout d’importants dégâts matériels et économiques. Cette différence s’explique par des niveaux de vulnérabilité et de richesse distincts.

9. Pourquoi un pays riche peut-il subir de lourds dégâts économiques tout en comptant moins de victimes ?

Il possède davantage de biens exposés et bénéficie de constructions, d’alertes et de secours plus efficaces.
Il dispose de territoires moins peuplés et limite fortement la valeur de ses infrastructures.
Il connaît des phénomènes dangereux moins fréquents et concentre ses habitants dans des zones peu exposées.
Il évite les catastrophes grâce à une économie développée et ne nécessite pas d’évacuation.

Il possède davantage de biens exposés et bénéficie de constructions, d’alertes et de secours plus efficaces.

Explication

Les pays riches ont souvent davantage de biens à protéger, ce qui peut accroître les pertes économiques, mais leurs systèmes d’alerte et de secours ainsi que leurs constructions plus solides réduisent les victimes. La richesse ne supprime donc pas l’exposition aux catastrophes.

10. Dans quelle situation un territoire devient-il généralement plus vulnérable ?

Lorsque la pauvreté, l’habitat fragile et la forte densité se combinent avec un accès limité aux soins.
Lorsque les bâtiments sont solides, les secours rapides et les systèmes d’alerte bien organisés.
Lorsque les infrastructures sont nombreuses, mais protégées par des normes de construction efficaces.
Lorsque la population est peu nombreuse, les soins accessibles et les constructions bien adaptées.

Lorsque la pauvreté, l’habitat fragile et la forte densité se combinent avec un accès limité aux soins.

Explication

La pauvreté, la fragilité de l’habitat, l’accès limité aux soins, l’inefficacité des secours et la forte densité peuvent accroître la vulnérabilité. Des constructions solides et des secours efficaces tendent au contraire à la réduire.

11. Quel signe caractéristique permet notamment de reconnaître la peste noire ?

La présence de bubons sous les aisselles et à l’aine
L’apparition de plaques sèches sur les avant-bras
L’apparition de troubles respiratoires après un effort
La formation de douleurs articulaires dans les genoux

La présence de bubons sous les aisselles et à l’aine

Explication

La peste noire se manifeste notamment par des bubons situés sous les aisselles et à l’aine. La présence de ces bubons distingue cette maladie infectieuse d’un risque naturel ou technologique, qui n’est pas une maladie.

12. Quelle est la véritable cause biologique de la peste noire ?

Les accusations portées contre certaines populations religieuses
La bactérie Yersina pestis vivant chez certains rongeurs
Une contamination des eaux par les activités commerciales
Une infection de l’air provoquée par les mauvaises odeurs

La bactérie Yersina pestis vivant chez certains rongeurs

Explication

La peste noire est causée par la bactérie Yersina pestis, présente chez certains rongeurs. Les accusations visant les populations juives étaient fausses et ne constituent pas une explication biologique de l’épidémie.

13. Comment la peste noire s’est-elle propagée des rongeurs aux populations humaines puis entre les régions ?

Des aliments avariés l’ont transmise, puis les pèlerinages l’ont diffusée entre les villages
Des eaux contaminées l’ont transportée, puis les armées l’ont répandue dans les campagnes
Des animaux domestiques l’ont propagée, puis les incendies l’ont dispersée dans les villes
Des puces infectées l’ont transmise aux humains, puis les déplacements et les échanges l’ont diffusée

Des puces infectées l’ont transmise aux humains, puis les déplacements et les échanges l’ont diffusée

Explication

Des puces infectées transmettaient la bactérie des rongeurs aux humains, tandis que les déplacements, le commerce et les marins marchands favorisaient sa diffusion. Les autres propositions remplacent ce mécanisme par des vecteurs qui ne correspondent pas au processus décrit.

14. Pourquoi la peste noire se diffusait-elle rapidement dans les villes du XIVe siècle ?

Parce que les villes étaient dispersées et que les populations disposaient de nombreux remèdes
Parce que les échanges avaient cessé et que les habitants vivaient isolés des voyageurs
Parce que les villes étaient très peuplées et qu’il n’existait ni traitement ni vaccin
Parce que les autorités avaient organisé une vaccination préventive dans les quartiers

Parce que les villes étaient très peuplées et qu’il n’existait ni traitement ni vaccin

Explication

La forte concentration de population favorisait les transmissions, tandis que l’absence de traitement et de vaccin limitait les moyens de lutte. L’existence d’une vaccination ou d’un isolement généralisé ne correspond pas à la situation du XIVe siècle.

15. Comment la société du XIVe siècle expliquait-elle principalement la peste noire ?

Par l’action d’une bactérie identifiée chez les rongeurs
Par l’insuffisance des logements dans les quartiers urbains
Par une infection de l’air et des eaux
Par la transmission organisée de la maladie entre marchands

Par une infection de l’air et des eaux

Explication

Au XIVe siècle, l’explication courante associait la peste à une infection de l’air et des eaux. L’identification de Yersina pestis relève de l’explication scientifique moderne, et non des connaissances médiévales.

16. Quelle combinaison de mesures pourrait aujourd’hui limiter la propagation de la peste ?

Déplacer les malades, augmenter les contacts et supprimer les contrôles
Isoler les malades, améliorer l’hygiène et informer la population
Fermer les hôpitaux, interrompre les soins et limiter les informations
Multiplier les rassemblements, réduire l’hygiène et retarder les alertes

Isoler les malades, améliorer l’hygiène et informer la population

Explication

L’isolement des personnes malades, l’amélioration de l’hygiène et l’information du public réduisent les possibilités de transmission. Les autres combinaisons augmentent l’exposition ou affaiblissent la prise en charge sanitaire.

17. Dans le diagnostic du risque lié à la peste noire, que désignent respectivement l’aléa et la vulnérabilité ?

L’aléa est la mortalité élevée, tandis que la vulnérabilité correspond à la bactérie chez les rongeurs
L’aléa est la densité urbaine, tandis que la vulnérabilité désigne la maladie infectieuse
L’aléa est l’isolement des malades, tandis que la vulnérabilité correspond aux mesures d’hygiène
L’aléa est la peste noire, tandis que la vulnérabilité renvoie aux conditions fragilisant les sociétés

L’aléa est la peste noire, tandis que la vulnérabilité renvoie aux conditions fragilisant les sociétés

Explication

Dans ce diagnostic, l’aléa correspond à la peste noire et la vulnérabilité aux villes peuplées, à l’absence de traitements et à la circulation des marchands. La mortalité élevée est une conséquence du risque, tandis que la bactérie constitue sa cause biologique.

18. Quelle comparaison décrit correctement les réponses au risque sanitaire au XIVe siècle et aujourd’hui ?

Au XIVe siècle, on isolait certains malades et l’on cherchait des remèdes ; aujourd’hui, on dispose aussi de vaccins, du confinement et de masques
Au XIVe siècle, on utilisait des vaccins et des masques ; aujourd’hui, on recherche principalement des remèdes empiriques
Au XIVe siècle, on appliquait le confinement généralisé ; aujourd’hui, on limite les réponses à l’isolement individuel
Au XIVe siècle, on interrompait les échanges commerciaux ; aujourd’hui, on explique encore la maladie par l’air et les eaux

Au XIVe siècle, on isolait certains malades et l’on cherchait des remèdes ; aujourd’hui, on dispose aussi de vaccins, du confinement et de masques

Explication

Les réponses médiévales comprenaient l’isolement de certains malades et la recherche de remèdes, tandis que les sociétés actuelles disposent notamment du vaccin, du confinement et du masque. Les autres propositions attribuent aux sociétés médiévales des moyens modernes ou maintiennent une explication qui n’est plus scientifique.

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Qu'est-ce que le risque ?

Un danger naturel, technologique ou sanitaire pouvant menacer individus ou aménagements.

Qu'est-ce que l'aléa ?

La probabilité qu'un phénomène dangereux se produise.

Qu'est-ce que la vulnérabilité ?

La fragilité des personnes, biens et territoires face aux risques.

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