QCM : Rites et peuplement de l’océan Indien (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quel enfant le rite réunionnais du sévé mayé est-il destiné ?

À un enfant dont les cheveux restent lisses jusqu’à sa première année
À un enfant dont les cheveux changent de couleur au moment du baptême
À un enfant dont les cheveux tombent par plaques après son premier anniversaire
À un enfant dont les cheveux s’emmêlent en boule entre ses premiers mois et son premier anniversaire

À un enfant dont les cheveux s’emmêlent en boule entre ses premiers mois et son premier anniversaire

Explication

Le sévé mayé concerne les enfants dont les cheveux s’emmêlent en boule, généralement après trois mois et avant un an. La chute de cheveux par plaques ne correspond pas au signe qui motive ce rite.

2. Quelle différence distingue les croyances malgaches et malbares sur les cheveux maillés ?

Chez les Malgaches, ils représentent l’esprit d’une divinité ; chez les Malbars, l’ancêtre transmet directement son propre esprit
Chez les Malgaches, ils signalent une divinité hindoue ; chez les Malbars, ils manifestent l’esprit propre de l’enfant
Chez les Malgaches, ils manifestent ou transmettent l’esprit d’un ancêtre ; chez les Malbars, l’ancêtre agit souvent comme délégué d’une divinité hindoue
Chez les Malgaches, ils protègent l’enfant par un rite familial ; chez les Malbars, ils indiquent une maladie physique

Chez les Malgaches, ils manifestent ou transmettent l’esprit d’un ancêtre ; chez les Malbars, l’ancêtre agit souvent comme délégué d’une divinité hindoue

Explication

La croyance malgache associe les cheveux maillés à la présence ou à la transmission de l’esprit ancestral, tandis que chez les Malbars l’ancêtre sert souvent de délégué à une divinité hindoue. L’attribution directe à la divinité dans le cas malgache inverse cette distinction.

3. Comment faut-il comprendre le sévé mayé par rapport à l’hindouisme indien ?

Comme une cérémonie commune à toutes les traditions hindoues de l’océan Indien
Comme un rite indien transmis à La Réunion sans modification culturelle notable
Comme une adaptation culturelle réunionnaise qui n’existe pas sous cette forme dans l’hindouisme indien
Comme une pratique malgache adoptée ensuite par les communautés hindoues réunionnaises

Comme une adaptation culturelle réunionnaise qui n’existe pas sous cette forme dans l’hindouisme indien

Explication

Le sévé mayé est une adaptation culturelle locale réunionnaise, et non un rite identique de l’hindouisme indien. Le présenter comme une pratique indienne transmise sans modification confond l’adaptation locale avec son origine supposée.

4. Quel est l’objectif général du rituel pour l’enfant ?

Le guérir d’une maladie en remplaçant les soins familiaux par une intervention divine
Le préparer à quitter sa famille et à rejoindre une communauté religieuse extérieure
Le protéger et l’intégrer à son environnement culturel et familial sous la tutelle d’un ancêtre ou d’une divinité
Le distinguer des autres enfants en l’isolant temporairement de son environnement culturel

Le protéger et l’intégrer à son environnement culturel et familial sous la tutelle d’un ancêtre ou d’une divinité

Explication

Le rituel vise à protéger l’enfant et à l’intégrer à son milieu culturel et familial sous la tutelle d’un ancêtre ou d’une divinité. L’idée qu’il doit quitter sa famille ne correspond pas à cette fonction d’intégration.

5. Que désigne le sévé mayé dans la tradition malgache concernant la cérémonie de l’enfant ?

Une pratique où l’enfant est peigné sans cérémonie pour prévenir l’emmêlement de ses cheveux
Une cérémonie où les cheveux de l’enfant sont conservés dans la maison afin de protéger son lignage
Un rite célébré après un an dans un temple par des prêtres, avec une dispersion des cheveux déterminée par la famille
Un rite généralement accompli vers six mois, souvent près d’une cascade, où les cheveux sont jetés à l’eau

Un rite généralement accompli vers six mois, souvent près d’une cascade, où les cheveux sont jetés à l’eau

Explication

Dans la tradition malgache, la cérémonie a généralement lieu vers six mois, souvent à la cascade Niagara, et les cheveux sont jetés à la rivière ou à la mer. La célébration dans un temple par des prêtres concerne plutôt la variante malbar, pratiquée sur des enfants âgés d’un an passé.

6. Quels symptômes sont associés au maillage dans la maladie z’esprit ?

Des fièvres répétées, des pertes d’appétit et des douleurs articulaires
Des visions diurnes, des pertes de mémoire et des troubles de l’équilibre
Des insomnies, des paralysies temporaires et des difficultés respiratoires
Des terreurs nocturnes, des convulsions et de l’agitation

Des terreurs nocturnes, des convulsions et de l’agitation

Explication

La maladie z’esprit associe au maillage les terreurs nocturnes, les convulsions et l’agitation. Les visions diurnes et les pertes de mémoire ne figurent pas parmi les symptômes indiqués.

7. Quel rôle les Comores jouaient-elles pour les Austronésiens venus d’Asie du Sud-Est entre le VIIe et le XIIe siècle ?

Un refuge établi au cœur du canal du Mozambique
Un lieu d’installation durable entre l’Afrique et l’Asie
Un centre de départ vers la moitié sud de l’Afrique
Une escale entre Madagascar et l’Asie insulaire

Une escale entre Madagascar et l’Asie insulaire

Explication

Les Austronésiens passaient par l’archipel, qui leur servait d’étape sur la route entre Madagascar et l’Asie insulaire, sans qu’ils s’y établissent durablement. L’idée d’une installation durable confond le passage de ces voyageurs avec le premier peuplement bantou des Comores.

8. À quelle période les Arabo-Shiraziens islamisés arrivèrent-ils aux Comores et contribuèrent-ils à l’introduction de l’islam ?

Au VIIe siècle, depuis la région de Shiraz dans le golfe Persique
Au XVe siècle, depuis la région de Shiraz dans le golfe Persique
Au XVIIIe siècle, depuis la région de Shiraz dans le golfe Persique
Au XIIe siècle, depuis la région de Shiraz dans le golfe Persique

Au XIIe siècle, depuis la région de Shiraz dans le golfe Persique

Explication

Les Arabo-Shiraziens, originaires de la région de Shiraz et déjà islamisés, arrivèrent aux Comores au XIIe siècle. Le XVe siècle correspond notamment à la présence attestée de navires portugais, et non à leur arrivée.

9. En quoi les Wakaboula se distinguaient-ils des hommes libres dans la société comorienne ?

Les Wakaboula étaient des esclaves attachés aux sultans, tandis que les hommes libres formaient la classe marchande.
Les Wakaboula formaient la classe noble, tandis que les hommes libres étaient agriculteurs et pêcheurs.
Les Wakaboula étaient des chefs religieux, tandis que les hommes libres exerçaient des fonctions militaires.
Les Wakaboula étaient des agriculteurs et pêcheurs, tandis que les hommes libres constituaient la noblesse.

Les Wakaboula formaient la classe noble, tandis que les hommes libres étaient agriculteurs et pêcheurs.

Explication

Les Wakaboula appartenaient à la noblesse, alors que les hommes libres pratiquaient notamment l’agriculture et la pêche. Les agriculteurs et pêcheurs ne formaient donc pas la classe des Wakaboula.

10. Quel effet les razzias de pirates malgaches au milieu du XVIIIe siècle eurent-elles sur les sultans comoriens ?

Elles les incitèrent à déplacer les ports de ravitaillement vers Madagascar.
Elles les conduisirent à abandonner les routes maritimes vers l’Inde.
Elles les amenèrent à unifier les îles sous un pouvoir commun.
Elles les poussèrent à chercher la protection de puissances européennes.

Elles les poussèrent à chercher la protection de puissances européennes.

Explication

Les razzias affaiblirent les îles et poussèrent les sultans à rechercher la protection de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne. La recherche de protection répondait à cette vulnérabilité, et non à un projet d’unification politique des îles.

11. Un enfant présente des cheveux emmêlés en boule après ses trois premiers mois, mais avant son premier anniversaire. Quelle pratique correspond au rite réunionnais associé à cette situation ?

Peigner ses cheveux afin de prévenir la transmission d’un esprit ancestral
Attendre l’âge adulte pour confirmer son élection par une chevelure nouée
Consulter un devin pour déterminer si ses cheveux doivent être dispersés dans un temple
Organiser une cérémonie religieuse durant laquelle sa chevelure est coupée ou rasée

Organiser une cérémonie religieuse durant laquelle sa chevelure est coupée ou rasée

Explication

Le sévé mayé est un rite de naissance au cours duquel la chevelure de l’enfant est coupée ou rasée lors d’une cérémonie religieuse. Le recours au devin concerne plutôt la recherche de l’origine d’un esprit lorsque la thérapie occidentale est inefficace.

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À quel moment de la vie de l’enfant le sévé mayé est-il généralement pratiqué ?

Après les trois premiers mois et avant le premier anniversaire.

Chez les Malgaches, que signalent les cheveux maillés de l’enfant ?

La présence ou la transmission de l’esprit d’un ancêtre.

Quel est le rôle du rituel pour l’enfant ?

Le protéger et l’intégrer à son environnement culturel et familial sous la tutelle d’un ancêtre ou d’une divinité.

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