QCM : Se raconter et se représenter (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que font les membres de la famille lorsque le père de Chateaubriand marche dans la salle, durant les soirées d’automne et d’hiver ?

La mère soupire et les enfants se taisent à son approche
La mère quitte la salle et les enfants accompagnent leur père
La mère lit à voix haute et les enfants répondent à leur père
La mère parle aux enfants et ceux-ci poursuivent leurs jeux

La mère soupire et les enfants se taisent à son approche

Explication

Le père marche longuement dans une salle faiblement éclairée par une bougie, tandis que la mère soupire et que les enfants se taisent lorsqu’il approche. L’idée que les enfants continuent à jouer contredit leur silence décrit dans cette scène.

2. Dans quel ordre le récit des *Mémoires d’outre-tombe* fait-il évoluer les scènes avant de présenter le père ?

Du portrait du père aux soirées d’été, puis aux soirées d’automne
Des soirées d’automne au portrait des enfants, puis aux soirées d’été
Des soirées d’été aux soirées d’automne et d’hiver, puis au portrait du père
Des soirées d’hiver aux soirées d’été, puis au portrait de la mère

Des soirées d’été aux soirées d’automne et d’hiver, puis au portrait du père

Explication

Le récit passe des soirées d’été à celles d’automne et d’hiver, avant de se concentrer sur le père. Le portrait de la mère ne constitue pas l’étape qui suit les soirées d’hiver dans cette progression.

3. Comment Leiris relie-t-il ses observations physiques à son caractère dans son autoportrait ?

Il associe l’apparence de ses mains à des jugements sur son caractère
Il explique ses habitudes par la forme de son visage
Il déduit son tempérament de la couleur de ses yeux
Il rattache sa personnalité à sa taille et à sa démarche

Il associe l’apparence de ses mains à des jugements sur son caractère

Explication

Le portrait mêle des caractéristiques physiques observées et des jugements subjectifs, notamment à propos de ses mains. La couleur des yeux est une autre caractéristique physique, mais elle n’est pas celle associée à son caractère dans cette unité.

4. À quel âge Michel Leiris se décrit-il dans *L’Âge d’homme*, où il présente son autobiographie comme un autoportrait sans concession ?

À 34 ans, dans un autoportrait sans concession
À 30 ans, dans un portrait romancé et idéalisé
À 40 ans, dans un récit centré sur sa carrière
À 25 ans, dans un tableau limité à son enfance

À 34 ans, dans un autoportrait sans concession

Explication

Leiris se décrit à 34 ans et conçoit son autobiographie comme un autoportrait sans concession. L’âge de 30 ans est un distracteur plausible, mais ne correspond pas à celui indiqué.

5. Que désigne le pacte autobiographique défini par Philippe Lejeune ?

La ressemblance entre un récit de vie et la réalité, sans engagement particulier de l’auteur envers le lecteur
La convention par laquelle l’auteur transforme ses expériences personnelles en récit fictif destiné au lecteur
La promesse de reproduire fidèlement les événements, même si le narrateur est un personnage distinct de l’auteur
L’engagement de l’auteur à dire sa vérité, fondé sur l’identité de l’auteur, du narrateur et du personnage

L’engagement de l’auteur à dire sa vérité, fondé sur l’identité de l’auteur, du narrateur et du personnage

Explication

Le pacte autobiographique associe l’identité de l’auteur, du narrateur et du personnage à l’engagement de l’auteur envers la vérité. La simple ressemblance avec la réalité relève d’une représentation, mais ne suffit pas à définir ce pacte.

6. Quelle raison George Sand donne-t-elle à l’écriture de sa vie, au-delà de l’examen de sa propre existence ?

Démontrer la fidélité de sa mémoire aux faits passés
Préserver les souvenirs de sa famille pour ses descendants
Étudier sa nature en la mettant en lumière pour les autres
Rétablir les événements politiques de son époque

Étudier sa nature en la mettant en lumière pour les autres

Explication

George Sand voit dans l’écriture de sa vie une façon d’étudier sa nature en l’exposant au regard des autres. La préservation des souvenirs familiaux n’est pas la raison mise en avant ici.

7. Quel rôle Saint-Exupéry attribue-t-il à ses écrits lorsqu’il invite sa mère à l’y chercher ?

Ils racontent les événements répétitifs de sa vie quotidienne.
Ils exposent directement les émotions qu’il peine à exprimer.
Ils révèlent avec soin et réflexion ce qu’il pense et observe.
Ils divertissent sa mère par le récit de ses activités courantes.

Ils révèlent avec soin et réflexion ce qu’il pense et observe.

Explication

Saint-Exupéry présente ses écrits comme le résultat scrupuleux et réfléchi de ses pensées et de ses observations, où sa mère peut le découvrir. L’option évoquant les événements quotidiens est moins juste, car il explique que la vie courante lui paraît répétitive et écrit peu à son sujet.

8. Que révèle l’épisode du peigne dans les *Confessions* sur le souvenir que Rousseau garde de cette accusation ?

Il reste convaincu de son innocence malgré les apparences et les pressions pour avouer.
Il oublie peu à peu l’accusation lorsque les soupçons se portent sur une autre personne.
Il doute de son innocence parce qu’il ne se rappelle plus s’il a touché le peigne.
Il finit par reconnaître sa faute après avoir été confronté aux témoignages de sa famille.

Il reste convaincu de son innocence malgré les apparences et les pressions pour avouer.

Explication

Rousseau raconte que sa conviction de n’avoir ni cassé ni touché le peigne demeure malgré les pressions exercées pour lui faire avouer. L’idée qu’il finit par reconnaître sa faute contredit son affirmation persistante d’innocence.

9. Comment l’hyperbole dans la représentation d’une silhouette contribue-t-elle à la tonalité comique dans une bande dessinée ?

Elle reproduit les proportions du corps pour renforcer le réalisme de la scène.
Elle multiplie les détails du décor pour rendre l’action plus vraisemblable.
Elle exagère les traits de la silhouette pour provoquer le rire ou le sourire.
Elle atténue les traits de la silhouette pour créer une impression de gravité.

Elle exagère les traits de la silhouette pour provoquer le rire ou le sourire.

Explication

L’hyperbole déforme la silhouette en amplifiant certains traits, ce qui peut susciter le rire ou le sourire. Une représentation réaliste des proportions ne correspond pas à ce procédé d’exagération comique.

10. Quel effet produit le fait que Leiris présente son autobiographie comme un autoportrait sans concession ?

Il transforme son récit en portrait idéalisé destiné à valoriser ses qualités.
Il donne à voir une image de soi qui associe observations physiques et jugements personnels.
Il présente une analyse médicale qui écarte les impressions subjectives.
Il privilégie les événements historiques au détriment de toute description de soi.

Il donne à voir une image de soi qui associe observations physiques et jugements personnels.

Explication

Cette démarche conduit Leiris à examiner son apparence et à y mêler des appréciations subjectives sur son caractère. À l’inverse, un portrait idéalisé ne correspond pas à l’ambition sans concession qu’il attribue à son autoportrait.

11. Pour construire un autoportrait à la manière de Leiris, quelle démarche associerait le mieux observation et interprétation de soi ?

Présenter ses qualités morales sans évoquer son apparence
Décrire des traits physiques et les relier à des jugements sur son caractère
Rapporter les opinions de ses proches sans examiner son propre corps
Raconter des événements familiaux sans commenter sa personnalité

Décrire des traits physiques et les relier à des jugements sur son caractère

Explication

Leiris mêle des détails physiques observés à des jugements subjectifs sur son caractère, ce qui permet de construire un autoportrait nuancé. Raconter des événements familiaux sans commenter sa personnalité ne reprend pas cette association entre apparence et caractère.

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Dans quelle œuvre Michel Leiris se décrit-il à 34 ans ?

Dans *L’Âge d’homme*.

Que mêle le portrait autobiographique de Leiris ?

Des observations physiques et des jugements subjectifs.

Après les soirées d’été, vers quoi le récit des *Mémoires d’outre-tombe* passe-t-il ?

Aux soirées d’automne et d’hiver, puis au portrait du père.

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